Que justice soit faite

Que justice soit faite

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Livres
149 pages

Description

L'histoire du monde est également une histoire judiciaire. L'histoire judiciaire est aussi celle des criminels. Les faits divers font la une des journaux. Régulièrement, nous pouvons lire des articles relatant des affaires criminelles plus ou moins atroces, commis par des hommes ou des femmes qui, au départ n'étaient pas des tueurs nés. Dans cet ouvrage, l'auteur a retenu plusieurs affaires, tirées de faits réels. Afin de préserver l'intimité des personnes concernées, les noms, lieux et dates ont été volontairement modifiés.

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Publié par
Ajouté le 13 juin 2011
Nombre de lectures 275
EAN13 9782748180527
Langue Français
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2 Titre
QUE JUSTICE SOIT
FAITE

3

Titre
TORTOLANI Michel
QUE JUSTICE SOIT
FAITE
La justice contre les criminels
Polar
5Éditions Le Manuscrit























© Éditions Le Manuscrit, 2006
www.manuscrit.com

ISBN : 2-7481-8052-6 livre imprimé
ISBN 13 : 9782748180527 livre imprimé
ISBN : 2-7481-8053-4 livre numérique
ISBN 13 : 9782748180534 livre numérique

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8 QUE JUSTICE SOIT FAITE






L’histoire du monde est également une
Histoire judiciaire.

L’histoire judiciaire est aussi celle des
criminels.

Les faits divers font la une des journaux.

Régulièrement, nous pouvons lire des articles
relatant des affaires criminelles plus ou moins
atroces, commis par des hommes ou des
femmes qui, au départ n’étaient pas des
tueurs nés.

Dans cet ouvrage, l’auteur a retenu plusieurs
affaires, tirées de faits réels.

Afin de préserver l’intimité des personnes
concernées, les noms, lieux et dates ont été
volontairement modifiés.
9 LES MONSTRES

LES MONSTRES
Robert et Josélito sont tous les deux gitans.
Nés il y a une trentaine d’année environ, ils sont
incapables de donner avec précision leur date
de naissance. Ils ont passé la plus grande partie
de leur existence dans une caravane, voyageant
dans tout le pays, avec leurs parents, leurs
cousins et amis. Ils ne sont jamais allés à l’école
et ne savent ni lire, ni écrite. Dès 16 ans, ils
aident leur père et fabriquent des paniers, des
cache-pot en osier. Ils sont cousins, mais, en les
voyant on ne leur trouve aucun air de famille.
Leur vie a basculé il y a cinq ans et ces deux
jeunes garçons ont semé la terreur dans les
régions qu’ils ont traversées, en violant,
torturant, volant et tuant avec une fureur
inqualifiable.
La première fois qu’ils ont opéré, c’était le
8 juillet 1970 à Civray, une petite bourgade du
centre de la France.
Germaine, âgée de 75 ans avance, le dos
courbé, la tête enveloppée d’un foulard
bordeaux. Elle rejoint sa maison vers 19 heures.
11 QUE JUSTICE SOIT FAITE
Comme à son habitude, Germaine ferme sa
porte à doubles tours. Précaution qu’elle a prise
après le décès de Georges, son mari. Tout d’un
coup, alors qu’elle se trouve assise dans la
cuisine, des coups sont donnés contre la porte
d’entrée. Elle n’a pas le temps de se lever que la
porte vole en éclats. Deux hommes entrent
dans la pièce, leurs visages sont masqués par
une cagoule noire. Le plus grand est armé d’un
grand couteau de boucher, le second a un rasoir
dans les mains. C’est celui-là qui s’approche de
Germaine et lui applique son arme sur la gorge.
Il appuie jusqu’à ce que la lame entame la peau
de la vieille dame.
– Donne ton fric ou tu crèves.
Avant même d’avoir prononcé une parole,
l’homme lui entaille la gorge. Son complice lui
saisi le bras et l’entraîne dans un coin de la
pièce. Ils parlent à voix basse, puis
entreprennent de fouiller entièrement la
maison, à la recherche des économies de
Germaine.
Les deux hommes, non comptant de leur
découverte, s’en prennent à leur victime. Le
plus grand, Jolélito, la plaque contre le mur et
lui met la main sur la bouche, Robert
entreprend de lui couper sa blouse, puis son
soutien gorge. Avec son rasoir, il commence à
lui taillader la poitrine et le ventre.
12 LES MONSTRES

Germaine ne peut rien faire, Josélito
l’immobilise toujours.
Après plusieurs minutes d’agonie, les
monstres quittent la maison en laissant leur
victime terrorisée, blessée physiquement et
moralement.
Cette agression est la première d’une longue
série. Des dizaines de personnes âgées vont être
les victimes impuissantes de ces deux bêtes
humaines.
Simone, 78 ans est déshabillée, la plante des
pieds brûlée avec un briquet, le bout des seins
coupés. A quelques kilomètres, c’est Jeannine,
71 ans qui est violée à plusieurs reprises. Renée
82 ans est amputée de trois doigts, Lucie a les
deux avant-bras cassés.
Ces actes ignobles sont toujours suivis du vol
des économies, bijoux et objets de valeur des
vieilles femmes. Toutes ces victimes ont eu de
la chance, car Robert et son complice vont
passer aux assassinats.
Le 13 juillet, toujours dans le centre de la
France, un petit village tranquille de l’Eure et
Loir voit arriver une caravane tirée par deux
chevaux clairs. Deux hommes assez jeunes
l’occupent ; deux gitans qui proposent des
paniers en osiers aux habitants qui voient cette
occupation de leur village d’un mauvais oeil.
Les gendarmes sont bine venus les contrôler,
mais ils sont toujours là.
13 QUE JUSTICE SOIT FAITE
Une nuit, Marcelle 73 ans, de nature pas très
commode chasse Josélito de sa cour. Furieux,
celui-ci quitte les lieux, avec l’intention d’y
revenir plus tard avec son cousin Robert. Vers
trois heures, les deux hommes pénètrent dans la
maison, après avoir fracturé la fenêtre de la
cuisine. Marcelle, réveillée se met à crier, à
hurler même. Elle reconnaît l’individu qu’elle a
chassé quelques heures auparavant. Elle
s’enferme dans la chambre, mais la porte ne
résiste pas longtemps aux coups de pieds des
deux gitans. La vieille dame continue à hurler
quand ses agresseurs la saisissent par les
cheveux et la jette au sol. Josélito, vexé par la
réaction de Marcelle, la roue de coups de pieds
avant de l’étouffer à l’aide d’un oreiller pris sur
le lit.
Six mois plus tard, c’est au tour de Roberte,
62 ans. Elle est couchée quand les gitans la
saisissent par les bras, mais elle a le temps
d’arracher la cagoule de Josélito. Roberte vient
de signer sa condamnation à mort. Josélito lui
brise les vertèbres cervicales.
Les deux monstres quittent la région, mais
continuent à voler et violenter les vieilles
femmes, dans les différentes villes ou villages
qu’ils traversent. Mais le travail de la police et
de la gendarmerie permet leur identification et
leur arrestation le 8 juin 1972. Les enquêteurs
ont constaté qu’à chaque agression, deux gitans
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