Blood-sex #1

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Français
65 pages
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Description

Un conducteur verni, qui ramasse deux auto-stoppeuses peu farouches, et les emmène se baigner un bel après-midi d’été...

Un simple d’esprit dégénéré, mené à la baguette par un frère pervers, laissant derrière lui des cadavres ressemblant plus à des tripes qu’à des êtres humains.

Et derrière cette horreur, l’imagination fertile d’un écrivain maniant aussi bien le rasoir que la plume, mutilant prostituées et jeunes héritiers pour trouver l’inspiration et terminer son dernier livre : Blood Sex.


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Informations

Publié par
Date de parution 25 juin 2014
Nombre de lectures 2
EAN13 9791025101629
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0250€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

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Nécrorian
Blood-sex
French Pulp éditions
Angoisse© French Pulp éditions, 2016
49 rue du moulin de la pointe
75013 Paris
Tél. : 09 86 09 73 80
Contact : contact@frenchpulpeditions.fr
www.frenchpulpeditions.fr
ISBN : 9791025101629
Dépôt légal : juillet 2014
Couverture : © Véronique Podevin
Le Code de la propriété intellectuelle et artistique interdit toute copie ou reproduction destinée à une
utilisation collective. Toute représentation ou reproduction, par quelque procédé que ce soit,
constituerait une contrefaçon sanctionnée par les articles L. 335-2 et suivants du Code de la propriété
intellectuelle.1
Il faisait chaud, terriblement chaud. Tout n’était que chaleur. Le soleil, une boule de feu suspendue à la
verticale du cañon.
Paul se dressa sur un coude. Il était étendu sur un rocher plat. À cet endroit, la rivière devenait sage,
s’étalait dans de petits bassins aux eaux claires entourés de rocs usés par des millénaires de brusques
fureurs. De son surplomb, Paul pouvait discerner le fond du bassin. Plusieurs fois déjà, il avait surpris
l’éclat argenté d’un poisson. « Un coin à truites », pensa-t-il.
— Viens…
Il sourit, regarda les deux filles nues qui faisaient la planche en agitant les bras pour l’inciter à les
rejoindre.
— Viens… Elle est bonne !
Il se leva, les contempla encore quelques secondes puis il dégrafa sa ceinture et baissa son jean. Il
plongea dans l’eau cristalline, fut surpris par sa fraîcheur, en suffoqua presque. Il nagea rapidement pour
remuer, pour rétablir la circulation sanguine dans ses muscles tétanisés par le brusque changement de
température. Alors, il se sentit bien, débarrassé de cette chaleur moite qui lui collait à la peau.
Il se retourna vers les filles qui le regardaient en gloussant. Il ne se souvenait même plus de leurs noms…
Sue et Linda, deux auto-stoppeuses qu’il avait chargées juste après son passage à la station-service. Elles
allaient dans la même direction que lui, en admettant qu’elles aient vraiment une direction précise. Deux
filles en vacances, sans but, sinon la recherche du soleil car elles venaient d’un État du nord.
— Vous avez de la place ?
Il était seul dans sa Cherokee débarrassée de son hard-top. Difficile de refuser, d’autant que les deux
filles n’étaient pas si mal ; deux brunes aux formes avantageuses mises en relief par des tenues
vestimentaires certainement choisies pour capter l’attention des chauffeurs : shorts courts qui leur rentraient
dans la raie des fesses et débardeurs singulièrement échancrés sous les bras, laissant apprécier les seins
bronzés.
Elles jetèrent leurs sacs sur la banquette arrière et s’installèrent toutes les deux à l’avant, à côté de lui.
Laquelle était Sue et laquelle était Linda ? Il ne le savait déjà plus et il s’en moquait… Un moment, il se
demanda s’il ne devait pas les présenter à Fred. Elles feraient sensation dans son truck-stop, surtout le
samedi soir, quand les ploucs des environs venaient s’y shooter à la bière avec l’espoir de se dégoter une
petite chatte bien chaude pour y déverser leur semaine de travail.
— Quelle chaleur !
Brusquement, la fille la plus proche de lui ôta son débardeur et respira profondément en se caressant les
seins, s’attardant sur les pointes brunes qui se gonflèrent et doublèrent presque de volume, devinrent
grumeleuses.
— Quelle chaleur, répéta-t-elle sans cesser de s’agacer toute seule du bout des ongles.
Paul se concentra sur la conduite, méfiant. Peut-être des allumeuses capables d’alerter les flics s’il leur
posait seulement la main sur les cuisses. Ce genre de filles existaient. Lui n’en avait jamais rencontré mais il
en avait entendu parler, et il se méfiait.
La route surplombait maintenant le cañon au fond duquel coulait la rivière. La fille se redressa, se pencha
vers la banquette arrière, fouilla dans son sac et en sortit une bombe de mousse solaire. Elle s’en aspergea
les seins, les massa en gémissant. Paul sentit une tension dans son jean ajusté.
— Tu connais pas un endroit pour se baigner ? demanda la fille qui était appuyée à la portière, le visage
au vent.
— Faudrait descendre au fond du cañon…
— On y va ?
— On trouvera un chemin dans trois miles.
— Ça nous fera du bien, ajouta celle qui tenait la bombe de mousse solaire.
Paul jeta un œil vers la montre du tableau de bord. Il était en avance. Avec cette chaleur, une baignade ne
se refusait pas. Et puis les deux filles devaient avoir une idée derrière la tête, peut-être la même que lui. Ça