Identité

Identité

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Livres
216 pages

Description

Banlieue montréalaise. En six mois de temps, Janie Sainclair a tout perdu: ses parents, son frère jumeau, sa passion pour l'actualité et son travail de journaliste. Deux ans plus tard, alors que ses blessures ne sont pas encore pansées, sa vie va à nouveau basculer, la projetant au centre d'une affaire sordide. Kidnappings, meurtres, des victimes aux ressemblances frappantes... Épiée par un mystérieux psychopathe, placée sous surveillance policière, Janie sera-t-elle la prochaine cible? Autour d'une héroïne aussi fragile que tenace, et de fêlures familiales explosives, Nancy Rouillard orchestre une enquête pleine de rebondissements. Cocktail haletant de suspense, d'action et de psychologie, "Identité" est un thriller malin qui saura toucher un large public.

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Publié par
Date de parution 18 décembre 2012
Nombre de lectures 20
EAN13 9782924020357
Langue Français
Poids de l'ouvrage 1 Mo

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Nancy Rouillard
Identité
Société des Écrivains
Sur simple demande adressée à la Société des Écrivains, 14, rue des Volontaires  75015 Paris, vous recevrez gratuitement notre catalogue qui vous informera de nos dernières publications. Texte intégral © Société des Écrivains, 2012 Le Code de la propriété intellectuelle interdit les copies ou reproductions destinées à une utilisation collective. Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite par quelque procédé que ce soit, sans le consentement de lauteur ou de ses ayants cause, est illicite et constitue une contrefaçon sanctionnée par les articles L 335-2 et suivants du Code de la propriété intellectuelle.
À mes amours, mille mercis
Vous avez cru en ce projet et mavez supportée dans ces longs moments dinspiration. Vous êtes restés disponibles et compréhensifs dans les instants plus difficiles et vous mavez même conseillée pour certains passages. Vous avez montré tant denthousiasme face à ce désir décrire et dintérêt face à cette création, quil a été facile dy plonger entièrement. Sans vous, je ne sais pas où la première ébauche se serait retrouvée.
Écrire a toujours été pour moi un plaisir, un moment dévasion. Même toute jeune, je mamusais à rédiger des histoires. Cette fois-ci, écrire a été une activité de ressourcement, une bouée de sauvetage, la reprise dun état de calme et de bonheur intérieur après une dure tempête.
Aujourdhui, je suis fière de ma détermination et de ma persévérance. Jencourage tout un chacun à retrouver la paix grâce à une activité comme lécriture.
Chapitre 1 Cétait une soirée chaude et humide, Janie regardait son émission préférée comme à chaque jeudi soir. Bien installée dans son confortable sofa et accompagnée de son labrador Kit, elle attendait impatiemment que le meurtrier de la belle Sophie soit enfin capturé. Kit semblait plus agité quà lhabitude et Janie tentait de le calmer en le flattant derrière les oreilles, mais rien ne semblait lui permettre de se coucher calmement sur son coussin. Linspecteur Casey allait finalement trouver le coupable quand elle entendit un cri perçant qui semblait provenir dune maison voisine. Impulsivement, Janie se précipita vers la porte, louvrit et sortit sur le perron, Kit à ses côtés. Elle nétait pas la seule à lextérieur, plusieurs voisins se trou-vaient sur le trottoir, le regard dirigé vers la petite maison jaune. Janie commanda à Kit de retourner à lintérieur, ferma la porte, puis avança rapidement vers Joseph et Maria, les voisins den face. Ils paraissaient aussi choqués quelle. Ils étaient sortis, eux aussi, sans trop savoir ce qui se passait. Ils avaient vite compris que quelque chose dinhabituel se dérou-lait au niveau du rond-point, plus précisément dans la petite maison jaune. Tous les habitants du quartier lavaient bapti-sée ainsi. Elle attirait lil de tous les passants puisquelle était la seule du quartier à être de cette couleur. Tous les au-tres bâtiments du coin, maisons, immeubles à appartements ou condos, présentaient une maçonnerie plus discrète.
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Lhomme qui y habitait depuis plusieurs années ne parlait jamais à personne. Il avait lair plutôt timide. Il sortait très peu de chez lui et recevait très rarement des visiteurs. Les gens du voisinage le croisaient de temps en temps à lépicerie du village, sans plus. Janie allait ouvrir la bouche pour demander à Joseph sil voulait laccompagner, quand un deuxième cri encore plus intense que le premier se fit entendre. Maria entra précipi-tamment dans la maison pour réconforter leurs enfants qui pleuraient sur le pas de la porte, puis Joseph fit signe à Janie de le suivre. Ils coururent en direction de la maison. Janie essaya de contacter le 911 sur son téléphone cellulaire, mais se ravisa au moment où des patrouilles arrivèrent finalement sur les lieux. Elle reconnut Carl Matton et son coéquipier Marty Lévis dans le deuxième véhicule. Elle avait déjà tra-vaillé avec eux quelques années auparavant, alors quelle écrivait un article sur un cadavre trouvé au bord du ruisseau Lapalme, situé à lautre extrémité de la ville. À lépoque, elle faisait équipe avec Steven, son frère jumeau. Tous les deux travaillaient pour le meilleur journal de Cartierville, soit « Le Complice du citoyen ». Steven la suivait partout avec, soit son appareil photo pour prendre les clichés les plus extraordi-naires, soit sa caméra et Janie rédigeait les articles, en sappuyant sur le côté sensationnel de ce genre de nouvelle. Cétait léquipe la plus connue de ce journal, car ils étaient toujours sur place au bon moment. Ils ne manquaient jamais un fait divers. Elle avait dailleurs fait plusieurs jaloux, mais cétait du passé et Janie devait péniblement tourner la page. Sortie de sa rêverie, elle observa la scène qui se déroulait sous ses yeux.
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Les policiers du premier véhicule se dirigeaient vers larrière de la maison en inspectant chacune des fenêtres sur leur chemin. La main sur leur arme, prêts à tirer si nécessaire, Marty Lévis et un autre policier arrivé dans le troisième véhi-cule de patrouille, montaient les marches à lavant pour atteindre la porte principale. Carl Matton, qui avait eu ordre de questionner les voisins, mais surtout de sassurer que per-sonne ne fasse un geste regrettable, se présentait maintenant devant Janie.  Madame Sainclair !  Sergent Matton. Vous savez très bien que je déteste me faire appeler par mon nom. Appelez-moi Janie. Très bien, alors jessayerai de men souvenir. Est-ce que quelquun dentre vous a vu ou entendu quelque chose dinhabituel ?  Nous avons tous entendu le même cri, répondit rapide-ment Joseph qui se tenait debout à côté de Janie. Un cri perçant, très fort le genre de cri poussé par quelquun qui souffre ou mort dépouvante. Nous étions sur le point daller voir ce qui se passait, mais les voitures de patrouille sont ar-rivées. Jimagine quune personne est en danger à lintérieur, mais cest difficile à croire.  Vous êtes monsieur ?  Monsieur Joseph Lacours. Jhabite au 4532 avec mon épouse et mes deux enfants.  Et monsieur Lacours, puis-je vous demander pourquoi cest si difficile à croire ?  En fait, cest à cause de la personne qui habite dans cette maison, Sergent. Cet homme ne fait jamais de bruit, ne reçoit presque jamais personne chez lui. Il se contente de vi-vre sa vie sans créer de problème, le voisin parfait en somme.  Et vous, Janie, vous le connaissez cevoisin parfait?
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 Pas vraiment, sergent Matton. Joseph a raison. Ça fait trois ans que jai emménagé au 4535 et je peux compter le nombre de fois où jai rencontré cet homme. Il est très dis-cret, ni agréable ni désagréable.  Vous ne trouvez pas ça anormal dêtre aussi discret ? Avant le cri, avez-vous vu quelque chose ?  Pour ma part, débuta Janie, jétais bien installée devant la télévision avec mon chien Kit. De mon salon, je ne vois pas la maison jaune, car il donne sur ma cour arrière. Je dois toutefois avouer que mon labrador semblait plus agité que dhabitude. Mais pour répondre à votre question, le fait est que je nai rien vu. Pour le deuxième cri, je me trouvais sur le bord de la route avec Joseph et son épouse. Je regardais dans la direction de la maison, mais rien na retenu mon attention.  De notre côté, ma femme et moi finissions de ramasser la vaisselle du souper pendant que les enfants jouaient dans la salle de séjour. De la cuisine, il nest pas possible de voir la maison jaune.  Bon très bien, ne vous éloignez pas de la ville pour les prochains jours, vous aurez certainement des dépositions of-ficielles à faire au poste. On ne sait pas trop ce qui se passe dans la maison pour le moment, mais un appel au 911 a été logé de lintérieur il y a cinq à dix minutes. Ça ne minspire pas confiance du tout. Je vais aller interroger les autres voi-sins. Je vous conseille de rentrer chez vous ou de reculer. Libérez le plus despace possible, on ne sait jamais. Un acci-dent est si vite arrivé. Puis le sergent Matton se dirigea vers les Martel et les Painchaud, qui se tenaient juste un peu plus loin sur la rue. Leurs enfants samusaient encore à jouer au basket, comme si rien ne sétait passé. Janie regardait Joseph regagner sa mai-son. Il avait pris la décision daller réconforter ses enfants
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