Instinct de survie

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125 pages
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Une tragique perte, lourde de conséquences ... Bradley Moon commence à se rendre compte que le meurtre de sa femme va transformer sa vie, étant loin de se douter de ce qui l’attend. Bradley se charge, en parallèle des forces de l’ordre, de retrouver les assassins de Sarah pour la venger et protéger les personnes qui lui sont chères. Une course effrénée va plonger le protagoniste dans un sentier ensanglanté où seule la vengence va lui permettre de garder la tête hors de l’eau ...

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EAN13 9782490637010
Langue Français

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BELLO Benjamin INSTINCT DE SURVIE (Thriller)
«La vengeance est un puissant moteur, addictive et souvent fatale »
I Chaque jour qui passait depuis la disparition de Sa rah affectait le comportement de Brad de plus en plus cruellement. L’envie de vivre s’était arrêtée net, comme son dernier regard dans ses bras. On lui avait ôté son unique raison de bouscul er ce monde, de le changer et de redonner une étincelle à toutes ces personnes qui avaient, elles aussi, perdu quelque chose. Chacun a sa raison de se donner. Que ce soit pour une femme, un homme, une envie ou une passion, le quotidien prend une allure existentielle quand il s’agit d’atteindre la réussite. Tout avait commencé au cœur d’une rue peu fréquenté e dans un quartier peu fréquentable en banlieue de New-York, lors de ce meeting au 5th Street Hadday. La salle était comme à son habitude quasiment vide… Mais Bradley était là. Il s’était vêtu de son plus beau costume, ce qui pour lui, était déjà un bel exploit. Sorti de son jogging habituel, il arborait fièrement sa tenue. Il trouvait qu’elle le mettait en valeur bien que le regard des autres lui importe peu. La barbe fraîchement taillée, cette obsession physique de se toucher en permanence la barbe, histoire de la remettre d’aplomb. Le col de sa chemise était entrouvert à la John Travolta et l aissait apparaître le haut d’un tatouage qui représentait un dragon enroulé autour d’un Ying et Yang. De nature zen et fervent défenseur du mélange cosmopolite, il aimait s’inspirer de différ entes cultures. Les litiges qui séparaient les Hommes à ce jour l’insupportaient au plus haut point. Il ne comprenait pas qu’on puisse se déchirer pour une différence d’origine, personne n’étant en mesure de choisir son lieu de naissance ou sa famille. Bref. Du haut de son grand mètre quatre-vingt-dix et sa conscience d’acier il était déterminé à accomplir sa mission du jour, venir en aide aux personnes réellement nécessiteuses. Comme chaque soir de bénévolat qu’il exploitait du mieux qu’il pouvait, ses valeurs prenaient le dessus, malgré la fatigue qui le tenaillait. Les premières personnes arrivaie nt et passaient la porte avec une certaine appréhension qui ne passait pas inaperçue. Certains venaient pour un simple problème d’addiction, pour s’extraire d’un tunnel qui ne s’achève jamais. Un verre à la main, Jackson venait de prendre place sur une chaise, mais pas d’inquiétude : il ne s’agissait là que d’un café latte. Il avait eu précédemment quelques soucis d’alcool, mais il était venu muni de son fameux jeton. Vous savez celui que l’on donne aux alcooliques pour les féliciter de leur abstention et pour les encourager. Lui n’était habillé qu’avec quelques affaires trouvées en rentrant du travail. Une activité trop fatigante qu’était celle de ferrailleur d’usine. Toujours dans la chaleur, la saleté, la répétition de gestes épuisants qui lui rappelait sans cesse son malheureux quotidien. Brad et Jackson s’étaient d’ailleurs liés d’amitié depuis que celui-ci lui était venu en aide. Bien que morale au départ, elle fût transformée au fil des jours en évidence. Un appel de détresse au milieu de la nuit et Brad pouvait débouler à tout moment. Même si la fatigue était pesante, il faisait cet effort. Il se disait que peu importe où se plaçaient ses limites, il n’avait pas peur de les ébranler au maximum. Il savait qu’il pouvait compter sur elle. Sarah. Une jolie fille issue du Bronx tout comme lui. Mais on aurait dit qu’elle avait échappé aux différents malheurs qui pouvaient s’abattre sur la vie de quelqu’un. Pourtant il n’en était rien, elle avait perdu son père d’un cancer, et son petit frère, Ruff, était paraplégique aux jambes. Ruff était encore un gamin à ses yeux malgré le fait qu’il rentrait à l’université. Ils n’avaient pas le même père.
Quelques années après la mort de son mari, Rose, sa maman, s’était réengagée avec un homme nommé Alfred et avaient eu ensemble le petit Ruff. Elle travaillait comme barmaid dans un établissement du même quartier, et sans surprise, elle s’était rendue un soir, par inadvertance, dans un des meetings de Brad. Elle lui avait tapé dans l’œil et elle le savait. C’est pour ça qu’elle s’y rendait régulièrement, toujours coquette, le raffinement ne lui était pas inconnu. Un rouge à lèvres d’une couleur intense, faisait ressortir la pâleur de son visage. Une couleur blonde un peu usée, laissait apparaître de sombres racines. Elle faisait elle-même ses couleurs, comme beaucoup de femmes aujourd’hui. Mais elle savait contrer parfaitement les effets de l’âge. Un mode opératoire bien consciencieux chaque matin lui permettait de se mettre en valeur sans surfaire son physique. Elle aimait lui plaire, comme il aimait la regarder. Au fil des années, elle était devenue tout pour lui. Sans explication, il avait dû user de stratagèmes pour la conquérir. Mais il avait su utiliser un de ses fidèles atouts, sa sens ibilité. Elle aimait savoir qu’il s’occupait de personnes en difficultés, vouer sa vie à aider les autres est sans doute l’une des plus belles preuves d’altruisme. Il n’avait jamais eu le courage de s’investir au péril de sa vie, comme pouvaient le faire les soldats du feu ou les forces de l’ordre, mais s a franchise et son honnêteté faisaient de lui un homme plein de bon sens et habile de responsabilités, et inexorablement, elle tomba sous le charme.
II Brad et Sarah rentraient ensemble de la dernière ass emblée. Main dans la main, deux ans de bonheur s’étaient écoulés. Plusieurs âmes avaient été secourues mais d’autres personnes avaient malheureusement succombé de leur chagrin, de leur peine. Ils étaient tous deux énormément affectés par ces secrets dévoilés, par ces moments partagés entre humains. Elle se serrait contre lui chaleureusement afin de lui montrer sa dévotion, ses sentiments. La fraîcheur commençait à tomber sur la ville et le froid s’empara de son corps parcouru de frissons. — Prends ma veste mon cœur, lui dit-il d’un air plein de compassion, comme à son habitude. Il prenait toujours une veste pour sortir, il savai t qu’il ne s’en servirait pas, mais qu’elle serait toujours utile pour un proche ravi de l’avoir. Une petite attention qu’il aimait exécuter au quotidien. Un sourire plus que gratifiant lui était rendu, une récompense sans prix à ses yeux. Elle avait une paire d’yeux bleus, si étincelants que même la nuit ne parvenait pas à lui retirer leur éclat. Il étai t tombé amoureux d’une femme, mais même plus, d’une entité féminine. Son corps, son esprit, son caractère aussi tranchant qu’une lame, il valait mieux être avec elle que contre elle. Ils venaient de passer Main Street, la dernière rue illuminée par les enseignes publicitaires et les magasins qui même fermés, consomment en une nuit l’ équivalent en électricité d’une centrale nucléaire. Ils longeaient à présent un quartier où Brad avait l’habitude de venir pour aider des personnes de son groupe. Un endroit malfamé comme d irait certains, et malheureusement correspondait parfaitement aux stéréotypes des rues que l’on peut voir dans les séries policières. Instinctivement, Sarah s’accrocha de plus belle à son bras, provoquant une étreinte qui ne lui était pas indifférent. Au loin, un homme était assis par terre. Il était là, comme à son habitude, malgré toute l’aide que Brad lui avait donnée. Un clochard comme on les appelle vulgairement. Daniel sans nom de famille. Les sans-abri n’aimaient pas décliner leur identité, un simple prénom suffisait,pour faire quoi ?Les seules personnes qui s’intéressaient à eux se fichaient des identités bancaires, du salaire et des chiffres qui définissent un Homme de nos jours. Quelques affaires déchirées et ternes, une vieille veste militaire, tout comme son corps flagellé par les blessures du temps, la fraîcheur des hivers et les tracas quotidiens qui pouvaient l’affecter. Une bou teille d’alcool vide fracassée contre le sol venait d’attirer l’attention de Brad et Sarah vers la scène. Deux individus se tenaient droit devant lui. La pénombre était plus que présente et il lui fallut faire un effort surhumain pour arriver à distinguer la sc ène des trente mètres qui les séparaient. Le dialogue commença à se muscler et devint parfaiteme nt audible. La rue servait parfaitement d’amplificateur, et elle propageait le son de manière artistique avec un léger écho. — Tu imagines pourquoi nous sommes là Danny… Tu sais très bien qu’il n’accepte pas qu’on lui fasse perdre son temps. Tu avais une seule et uniqu e chose à accomplir… Il ne comprend pas comment tu as pu le décevoir et te passe un message avec ses compliments ! Une première détonation se fit entendre. Un craquement dans la nuit, noire à présent, avait percé tous les filtres obstruant la vision. Le clochard s’écroula. Quelques secondes s’étaient écoulées, le temps pour Brad de comprendre ce qui venait de se produire. Il mit Sarah machinalement derrière lui, l’instinct avait pris le dessus et son comportement changea singulièrement durant ce laps de temps. Elle s’abrita derrière une voiture grise garée sur la chaussée tandis que lui se tenait debout, omnubilé par la scène affligeante qui venait de se dévoiler. Un de ses amis comme il les appelait, venait de se
faire descendre, de sang-froid par deux individus dont le visage ne mit pas longtemps à se faire découvrir par notre couple. Ils ne portaient ni cagoule ni stratagème pour dissimuler leur identité. L’un était grand, supérieur à l’autre en tout point, tant sur la hauteur que sur la largeur. De dos, o n aurait dit une armoire, il faisait même de l’ombre à son partenaire. Tous deux étaient habillés de costumes noirs, bien taillés et sûrement de grande marque. Un prestige qu’aimaient s’offrir certains hommes. On peut deviner beaucoup de choses sur un homme quant à sa façon de s’habiller. Les deux hommes avaient été surpris dans leur travail et réagirent aussitôt. Ils se précipitèrent droit sur Sarah et Brad en brandissant leur arme. Bradley sentit son pouls tambouriner ses tempes et brûler sa poitrine. L’adrénaline se dispersa dans chaque parcelle de son corps. Une forte chaleur se répandit en une fraction de seconde, puis fit place à une froideur mortuaire. Il s’écroula. Une balle venait de s’écraser contre sa cage thoracique, paralysant le moindre mouvement et provoquant une chute sans contrôle contre l’asphalte. Un cri strident retentit pour autant dans sa tête, Sarah venait de se jeter sur lui pour le protéger, modeste geste lui aussi provo qué par instinct. Ce sixième sens que nous avons perdu au cours des millénaires d’évolution ou de dé gradation si on s’en tient à la perte du sens primaire de protection. Une troisième détonation résonna d’une façon bouleversante. Perdu de tout sens, Brad sentit le poids de Sarah s’intensifier nettement. Elle venait, elle aussi, de tomber… Mais c’était différent, lui était encore conscient de ce qu’il se passait, même si le moindre geste était alors impossible. Il regarda ses yeux se fermer, impuissant, et vit alors s’éteindre la dernière lumière d’existence du corps de sa femme. Sans pouvoir lui dire à quel point il l’aimait, ni lui dire adieu.
III Déboussolé et encore légèrement dépourvu de pensées, Brad se réveilla plusieurs jours après ce drame. Il avait été plongé dans un coma artificiel, facilitant le travail des chirurgiens. La plaie était recouverte de bandages qu’il découvrait d’une main fragile. Les yeux s’ouvrirent à leur tour, dévoilant la pièce d’hôpital où il avait atterri. P lusieurs personnes étaient regroupées autour de son lit, il parvenait aisément à reconnaître certains visages. Il y avait notamment Jackson, agrippant avec compassion un bouquet de fleurs qu’il s’apprêtait à poser juste avant d’avoir la surprise de son réveil, ainsi que Ruff le petit frère de Sarah, avec son grand sourire qu’on lui connaissait si bien. Mais Brad recherchait le visage d’une autre personne, celle qui l’avait maintenu éveillé durant ces dernières années, il avait encore en esprit son visage lors de son dernier soupir, mais il ne parvenait à pas remettre des éléments concrets sur ce qu’il s’était passé. Il scruta alors chaque minois parmi ses amis et sa famille, mais cette recherche se solda par un échec, triste retour à la raison. L’éveil de cet évènement apparaissait à présent comme un tragique souvenir. La douleur était si intense qu’elle dépassait celle de la balle qui avait traversé son poumon droit. Il était arrivé inconscient à l’hôpital après qu’un passant soit arrivé sur les lieux du drame et contacté les secours. Des heures de chirurgie furent nécessaires pour réussir à stopper les hémorragies et le tirer d’affaire. Comme il commençait à le deviner, Sarah était partie, bien trop tôt. Il essaya de prononcer quelques mots, se voilant la face dans de vaines recherches. — Où est-elle ? Dit-il, pris de cours par ce vent de panique. Tout le monde avait le regard posé sur lui, des lar mes coulaient sur certains visages, d’autres restaient fermes mais plein de compassion. Son cœur souhaitait lui avouer cette tragique vérité mais son esprit continuait de lutter. Lui-même sentit les larmes dévaler sur ses joues, la chaleur de celles-ci imposa une pesante tension chez ce grand gaillard qui ne pleurait que trop rarement. La dernière fois remontait à leur mariage, lors de la déclaration des vœux des jeunes mariés, se jurant fidélité et amour jusqu’à la fin de leur vie. Il se remémora alors ce jour de célébration, où toute la famille et les amis étaient présents pour festoyer, se restaurer et fêter comme il se doit cette belle union. Sarah portait une robe blanche, classique avec un petit diadème parsemé de diamants et de fleurs, mêlés à une belle tresse de cheveux. Il la regardait avec fierté, pas comme un trophée personnel maintenant qu’ils étaient mariés, mais tout simplement parce qu’il était avec la femme de ses rêves, la femme parfaite à ses yeux. Elle était son unique raison de se lever et de trouver la force pour lui permettre de respirer. Leur destinée était toute tracée, il n’avait pourtant pas prévu qu’un obstacle si dramatique s’immiscerait dans leur vie. Qu’est-ce qu’il l’aimait. — Où est-elle… ? Répéta-il. Sa voix tressaillit lorsqu’il comprit cette fois-ci . Alors ses merveilleuses pensées disparurent brutalement, laissant place à la colère qui l’envahit de manière fulgurante. Il ne connaissait pas vraiment cette sensation, il n’avait jamais perdu le contrôle sur sa vie tant professionnellement que sentimentalement. Il aimait que tout soit rigoureusement organisé. Et même si une situation devait déraper, le plan B était déjà établi. — Non non, ce n’est pas possible. Non ! Il s’écroula sous le réconfort de ses proches, impu issants. Jackson, ses beaux-parents, Ruff, tous étaient présents et tous souffraient de cette tragique perte. Les sanglots prirent le dessus, sa vie ne
serait plus jamais la même. Il le savait.
Iv Un imposant véhicule venait de se garer devant un grand entrepôt près de la zone portuaire. Une de ces belles bagnoles aux vitres entièrement teintées, à l’allure de ces nouveaux SUV que l’on aperçoit à outrance dans les séries criminelles qui rythment notre traditionnel divertissement télévisuel du soir. Un de ces télés crochets qu’on ne peut louper sous aucun prétexte, où l’on peut se délecter devant un peu de sang et de frayeur. Trois hommes descendirent du véhicule aux énormes p are-buffles. Eux aussi revêtaient de brillants costumes d’un noir intense et des lunettes toutes aussi sombres. Le dernier gardait avec lui une mallette d’un cuir reconnaissable pour un amateur de maroquinerie. Il était grand, le visage fermé, prohibant toute émotion. Sa démarche en disait long sur le personnage. Une allure lente mais déterminée démontrait sa conviction. Le peu de paro les qu’il lâchait à ses sbires, prouvait bien qu’il s’agissait d’une personne hiérarchisée comme quelqu’un de reconnu. Le respect attire la convoitise et beaucoup sont prêts à vendre corps et âme pour l’obtenir. Il entraîne avec lui une dépendance sans limite. Après avoir effleuré sa puissance, il est difficile de s’en détacher. Pouvoir, argent, contrôle… Il est vrai dit comme ça qu’il n’est pas malsain d’ y penser, voire de convoiter une place pour le respect, tout en sachant que la plupart des humains vivent une vie plus que banale accentuée par le traditionnel métro boulot dodo. — Vos hommes ont un peu dérapé l’autre jour M.J. — Un accident voilà tout. Comme ce mot le traduit, ça arrive quand on ne s’y attend pas, mais on fait avec. — Vous avez laissé un témoin dans votre exceptionnelle aventure. — Ça m’étonnerait, mes hommes m’ont dit qu’ils les avaient refroidis. Tous les deux. Il sortit sa remarque d’un air satisfait et convaincu. — L’homme a survécu. M.J n’en croyait pas ses oreilles et se décomposa. Il savait qu’il ne fallait pas décevoir ses patrons. Quand on fait une connerie dans un boulot traditionnel, on a droit à une remontrance amicale, voire un blâme selon la gravité, mais lorsque vous travaillez dans le crime, les fautes peuvent être fatales. Il rétorqua sur un ton très timide. — Je suis désolé, je vais dire à mes hommes de corriger tout ça. Les deux hommes ne tergiversèrent pas plus longtemps et le caïd annonça le sujet de sa venue. — Tu as apporté tout ce qu’il fallait ? L’homme, qui imposait l’ordre et la rigueur, avait également une intonation qui faisait froid dans le dos et ne laissait pas la place au doute quant à la réponse de son collègue. — Bien entendu. Tout est là. Vous pouvez vérifier. Une hésitation dans sa voix fit comprendre quelle hiérarchie s’établissait entre les deux hommes et il ne comptait pas décevoir une seconde fois son patron. L’homme sortit son calibre et logea une balle dans la tête son employé. Il s’écroula net so us les yeux des bras droits, habitués à ce genre de conclusion. Il vida frénétiquement son chargeur sur la victime. Le hurlement du revolver se fit entendre et résonnait encore dans l’entrepôt. L’homme à la valise ramassa le sac encore tenu par la main raffermie de l’homme criblé de balles. Le sang s’écoulait sur le sol du hangar, des gouttes ruisselaient le long du sac noir. Plusieurs dizaines