La morte en robe blanche
45 pages
Français

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Description

À la sortie du métro, dans la foule dense, le détective Francis BAYARD sent une main dans son veston. Pas le temps de réagir, l’impudent inconnu a disparu.


Malgré les apparences, il ne s’agit pas là d’un pickpocket, puisque rien de lui ne manque. Bien au contraire, il retrouve dans sa poche une lettre le conviant à un mariage mondain, prétendant qu’un événement grave va s’y dérouler.


Curieux, Francis BAYARD décide d’assister à ces noces.


Le lendemain, la cérémonie s’apprête à démarrer, la voiture amenant la promise s’arrête devant la mairie, le chauffeur descend pour ouvrir à la jeune femme, mais, stupeur, celle-ci gît sans vie sur la banquette...

Sujets

Informations

Publié par
Nombre de lectures 11
EAN13 9791070033562
Langue Français
Poids de l'ouvrage 1 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0007€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

LES AVENTURES DE FRANCIS BAYARD
alias le « Sphinx »

LA MORTE EN ROBE BLANCHE
Récit policier

Jean des MARCHENELLES
I
UN CHAPITRE BLANC…
 
Je venais de rentrer de vacances et je m'apprêtais à goûter, après ces quelques semaines d'éloignement, la douceur et l'ambiance familière de mon petit logis, lorsque je découvris dans mon courrier une lettre qui m'était adressée par mon excellent ami Francis Bayard. Le célèbre détective m'invitait à le rejoindre dans son hôtel particulier, et me recommandait expressément de soigner ma tenue et de paraître, si possible, en habit.
Fort intrigué, j'échangeais mon costume de voyage contre un smoking de coupe assez élégante et je me rendis à son appel.
Je trouvais Bayard fort surexcité. Il m'apparut, sur le palier de sa chambre, guettant mon arrivée en se penchant sur la cage d'escalier.
— Enfin ! s'exclama-t-il, te voilà !
— Que t'est-il arrivé de fâcheux ?
— Rien de particulièrement désagréable ; mais j'aurais été désolé de ne pas te voir à ce sujet. Il vient de m'arriver une aventure peu banale et je voudrais t'en faire partager les péripéties.
— Je suis prêt à faire tout ce qui te plaira.
— Eh bien, mon cher, nous n'avons pas une minute à perdre, partons… Nous allons assister à un mariage très select, pour lequel j'ai été requis d'office… d'une façon assez curieuse. Je te raconterai cela en route…
Nous empruntâmes le taxi qui attendait à la porte de l'hôtel et Francis entama son récit :
— Je descendais du métro, à la station Barbès, lorsquAe je me sentis bousculé sans ménagement par un quidam qui s'empressa de filer dès que j'eus fait volte-face. Je l'avais tout d'abord pris pour un pickpocket en train d'exercer ses talents et mettant à profit la densité vraiment extraordinaire de la foule compacte, et comme agglutinée dans l'étroit boyau de la sortie. Un frôlement léger, presque imperceptible, m'avait donné l'éveil et je ressentis l'impression angoissante que peut provoquer la présence d'une main dans la poche de votre veston. De cette poche, visitée par l'inconnu, je retirai un bout de bristol semblable à une carte de visite, mais ne portant aucune inscription imprimée. Ce message surprenant était, par contre, recouvert d'une écriture fine et serrée que je ne reconnaissais nullement. Le voici ; tu peux lire.
J'en pris connaissance rapidement. Il était ainsi rédigé :
 
« À monsieur Francis Bayard, détective privé.
« Monsieur. Nous vous invitons à assister demain à 11 heures à la mairie du X e  arrondissement, au mariage de Mademoiselle Arlette de Courbeville et de Monsieur Maxence de Méricourt.
« Il vous sera loisible de vous glisser dans le flot des invités qui seront assez nombreux.
« Il vous suffira d'agir très discrètement et de surveiller, sans un seul moment d'inattention, le processus du cortège, et de veiller tout spécialement sur les deux jeunes mariés. Il doit se passer un événement grave et, si vous ne pouvez l'empêcher, nous désirons, néanmoins, que vous en soyez le témoin.
« Nous ne pouvons vous documenter davantage, mais nous agirons de telle sorte qu'un contact permanent reste établi entre vous-même et l'expéditeur de cette lettre. »
 
— Qu'en penses-tu ? me demanda Francis.
— C'est parfaitement incompréhensible !
— C'est bien mon avis ; voilà pourquoi j'ai donné suite à cette étrange invitation. Et d'ailleurs, sans savoir pour qui je vais travailler, je suis cependant certain d'obtenir d'avantageux émoluments.
Francis me tendit une liasse de billets de banque d'un geste désinvolte.
— Tu vois ? J'ai déjà reçu un acompte.
— Alors tu dois connaître la personne qui t'emploie ?
— Pas du tout ! Et c'est...