188 pages
Français

La Valse des corps-morts

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Description

L’éclipse à laquelle Bruno, fervent astronome amateur, assistait devait aussi être le sombre décor de sa disparition… Une minute trente d’obscurité: c’est même ce court laps de temps qu’il a fallu à son meurtrier pour se glisser derrière lui et l’égorger, avant de laisser sur son cadavre une note sibylline. Quelques mots d’une insaisissable portée et qui intriguent Franck Weber, l’inspecteur en charge de l’enquête… Une investigation qui se déroulera dans la région d’Arcachon, où la victime vivait avec sa femme Clara, où il évoluait dans un groupe d’amis et collègues avocats qu’il connaissait depuis ses années d’études: Charles, Hugo, Alain… Eux et leurs compagnes: la sévère Paola, l’évaporée Mathilde… Apparemment un petit clan bien sous tout rapport, peut-être travaillé par quelque séparation… Mais rien qui puisse servir de prétexte à un meurtre… Même les rapports à la clientèle ne fournissent aucun élément exploitable pour Weber qui, pourtant, devra rapidement composer avec un deuxième meurtre… Entrer dans "La Valse des corps morts", c’est pénétrer en territoire opaque. C’est progresser à tâtons dans un tunnel qui ne nous laisse aucune lumière pour trouver sa sortie. Lire Isabelle Villain, c’est faire l’expérience littéraire de l’expectative, du doute, du mensonge et des faux-semblants. C’est devenir soi-même l’objet d’un scénario habile qui ne se dénoue intégralement que dans ses ultimes lignes.

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Nombre de lectures 41
EAN13 9782748350371
Langue Français

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La Valse des corps-morts
Du même auteur
Cadavre aux olives, aux Editions Bénévent Un rendez-vous qui sent le sapin, Editions Publibook
Isabelle Massare-Villain La Valse des corps-morts Publibook
Retrouvez notre catalogue sur le site des Éditions Publibook : http://www.publibook.com Ce texte publié par les Éditions Publibook est protégé par les lois et traités internationaux relatifs aux droits d’auteur. Son impression sur papier est strictement réservée à l’acquéreur et limitée à son usage personnel. Toute autre reproduction ou copie, par quelque procédé que ce soit, constituerait une contrefaçon et serait passible des sanctions prévues par les textes susvisés et notamment le Code français de la propriété intellectuelle et les conventions internationales en vigueur sur la protection des droits d’auteur. Éditions Publibook 14, rue des Volontaires 75015 PARIS – France Tél. : +33 (0)1 53 69 65 55 IDDN.FR.010.0114011.000.R.P.2009.030.40000 Cet ouvrage a fait l’objet d’une première publication aux Éditions Publibook en 2009
Je tenais à remercier tout particulièrement, pour leur aide, leur soutien et leurs conseils, Laurence, Jacqueline et Pierre Olivier Petit, Isabelle et Gilles Vicard, Rima Tawil, Maître Franck Cartier et Elisa Pecorelli… Et Bruno Mazodier, pour la photo de couverture.
Chapitre 1 11 août 1999 — Tu as eu la météo ? demanda Romain anxieux. — Oui. On devrait pouvoir bénéficier d’une légère amélioration vers midi d’après le dernier bulletin, lui ré-pondit Bruno le plus calmement possible. Mais cette apparente sérénité n’était qu’une façade. Bruno bouillait de l’intérieur. Il avait préparé cette journée depuis des semaines et n’était pas décidé à la voir gâcher en raison d’une météo capricieuse. Le pessimisme était de rigueur. Le rendez-vous tant espéré avec le premier con-tact avait avorté en raison d’un brouillard persistant. Une légère bruine commençait même à tomber et de gros nua-ges sombres s’accumulaient au-dessus de la tête des centaines d’observateurs venus comme Bruno et Romain en pleine campagne dans les environs de Reims guetter et e contempler la dernière éclipse totale de soleil du XX siè-cle. — Ces nuages ne laissent vraiment rien présager de bon, grommela Romain en balayant le ciel du regard. — Si l’éclaircie pointe son nez comme semble le con-firmer la météo, nous devrions pouvoir distinguer les premiers grains de Bailly. — Et le solitaire ? — Dans tes rêves ! J’ai eu la chance de le voir une seule fois en 1994 dans le nord du Chili. Je suis arrivé avec mon guide à cinq mille mètres d’altitude, emmitouflé dans un poncho. Le froid était intense et le ciel d’une pure-té exceptionnelle. J’ai découvert des gens extraordinaires. Mon guide m’avait expliqué que pour son peuple la dispa-
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rition du soleil symbolisait pour eux la mort d’Inti, le Dieu Soleil. Inti parcourt chaque jour le ciel vers l’ouest puis plonge dans la mer pour revenir le lendemain matin. Le voir disparaître en plein jour fait redouter aux habitants une catastrophe céleste. — Je t’envie d’avoir pu voir tout ça. — Peut-être, mais j’ai souffert de l’altitude, tu ne peux même pas imaginer à quel point. Vomissements, maux de tête… J’ai même terminé en caisson hyperbare. — N’empêche que tu es un gros veinard ! Pour au-jourd’hui, je pense qu’on a finalement bien choisi notre emplacement. Je viens de contacter des copains qui ont préféré se positionner au nord de Reims. Ils sont dans une purée de pois épouvantable. — Peut-être bien, mais avec toute cette mélasse, on a déjà raté le premier contact… Et dire qu’il fait un temps de rêve à Arcachon. C’est vraiment pas de bol ! — Tu as eu ta femme ? — Clara est en train de se prélasser sur son nouveau ba-teau. — Vous vous êtes offert un bateau ? — Clara en rêvait, alors pour notre anniversaire de ma-riage je lui ai fait la surprise. — Et ta fille ? — Les parents de Clara l’ont emmenée pour trois se-maines en Australie. Ils rentrent la semaine prochaine. — Plutôt cool les beaux-parents ! — Ils désiraient offrir un souvenir inoubliable à Julie pour ses dix ans. — Tu as des nouvelles ? — Au début oui car ils rayonnaient autour de Sydney. Mais depuis deux jours et jusqu’à la fin de leur voyage, cela va être plus difficile. Mes beaux-parents sont plutôt du genre retraités baroudeurs. Ils ont prévu des escalades, des randonnées dans le Nord vers Darwin en territoire aborigène et une balade vers la grande barrière de corail.
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