Le doigt coupé

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61 pages
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Description

Alors que Marius PÉGOMAS, le célèbre détective marseillais, est embauché par M. Satrace afin de retrouver sa femme, une fugueuse invétérée, le juge d’instruction de Colmar le mande pour l’aider à résoudre le meurtre mystérieux d’un gendarme et d’un doigt coupé retrouvé sur le lieu du crime.


Marius PÉGOMAS s’envole au plus vite vers la contrée alsacienne avec l’intuition profonde que les deux affaires sont liées...


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Nombre de lectures 2
EAN13 9782373476767
Langue Français

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AU LECTEUR
***
MARIUS PÉGOMAS, Détective marseillais, se présente :
Simple citoyen de Marseille devenu, par la force de s choses, le détective français le plus réputé, il va raconter ses merveil leuses aventures dans des livres numériques.
Chacun d'eux contiendra un romancomplet et absolumentinédit, de 3.000 lignes que, grâce aux progrès des moyens tech niques,OXYMORON Éditionspeut offrir au prix de moins deUNeuro.
En lisant, à chaque parution, ces romans stupéfiants plus saisissants encore parce qu'ils sont vrais, le lecteur ne pourra manqu er d'éprouver une émotion intense, et quand il en aura parcouru un, il voudra les connaître tous, car ils sont dus à la plume dePierre YRONDY, l'auteur deThérèse Arnaud, Espionne française.
MARIUS PÉGOMAS, Détective marseillais, est un type véritablement extraordinaire, qui, au milieu des situations les p lus tragiques, conserve sa bonne humeur, son ironie mordante et cette blague i nimitable chère aux enfants de la Canebière.
MARIUS PÉGOMAS, Détective marseillais, n'a pas son pareil pour ré soudre les énigmes les plus obscures. Et bien souvent, la police doit faire appel à sa collaboration.
Les romans de cette série pourront être mis entre t outes les mains. Ils sont le type parfait du roman familial.
Petits et grands se passionneront, et attendront av ec impatience la prochaine parution qui leur apportera trois heures de lecture saine et captivante.
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EN VENTE PARTOUT SUR INTERNET.
Marius PÉGOMAS
DÉTECTIVE MARSEILLAIS *
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LE DOIGT COUPÉ
De
Pierre YRONDY
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CHAPITR EPREMIER
LE DOIGT COUPÉ
La route de Colmar à Kaysersberg s'étendait, droite sous le soleil.
À petite allure, deux gendarmes à bicyclette faisai ent une ronde. Tous deux appartenaient à la brigade de Colmar.
Chemin faisant, ils échangeaient machinalement quel ques rares réflexions concernant des affaires de service. Et, nonchalamme nt, ils continuaient de pédaler.
Ils avaient déjà accompli la plus grande partie de leur ronde sans que le moindre incident eût attiré leur attention.
Déjà, ils apercevaient au loin, à quelque cinq cent s mètres, les silhouettes des premières maisons de Kaysersberg.
Cette perspective leur fit augmenter leur allure.
Le soleil qui tombait dru les avait altérés. Et ils se voyaient déjà tous deux, dans un petit café, se délectant d'un gobelet de Ri esling avant de reprendre la route du retour.
Soudain, des hurlements rauques retentirent, qui s' étaient élevés subitement, sans que nul bruit ne les eût fait prév oir, ni coup de feu ni vacarme de dispute. Un instant, ils cessèrent. Mais, ils re prirent aussitôt, dès que le malheureux qui lançait ces appels désespérés eut vr aisemblablement repris respiration.
On devinait que, non loin de la route, dans un peti t boqueteau dont la lisière s'arrêtait à quelques mètres du chemin, se passait un drame étrange et qu'un individu avait été grièvement atteint.
Les cris du blessé étaient de plus en plus stridents.
Dès le premier appel, les deux gendarmes stoppèrent et sautèrent en bas de leur machine.
Ils s'interrogèrent du regard :
— On y va, Polycarpe ?
— Oui ! Et au trot, Saturnin !
Le premier, Polycarpe s'élança dans la direction d'où provenaient les appels.
Il fonçait, à toute vitesse, pour atteindre le boqu eteau.
Pendant ce temps, Saturnin rangeait les deux vélos dans le fossé qui borde
la route.
Puis, ayant terminé ce travail, il s'élança, à son tour, dans le sillage de son camarade. Mais Polycarpe qui donnait tout son effort, avait déjà pris une avance assez notable et allait atteindre la lisière du pet it bois lorsque Saturnin quitta la route.
Les deux gendarmes étaient prêts à toute éventualité. Et, machinalement, ils avaient tiré leur revolver.
Guidé par les cris qui, s'ils avaient diminué d'int ensité, n'avaient pas cessé, Polycarpe s'enfonça sous bois.
Cet affaiblissement des appels ne témoignait-il pas que le blessé perdait ses forces, s'épuisait et que son état réclamait des so ins urgents.
Haletant, Polycarpe atteignit une petite clairière entourée de gros arbres.
Au centre de cet espace libre, il vit un homme allo ngé à terre, qui se tordait, semblant en proie à d'infernales tortures.
En quelques secondes, Polycarpe franchit la distanc e qui le séparait du blessé.
En hâte, il se pencha sur le corps du jeune homme q ui continuait de se rouler à terre en faisant retentir des clameurs dés espérées.
Polycarpe était à genoux, près du blessé et interro geait déjà, compatissant :
— Qu'avez-vous ? Êtes-vous blessé ? Comment avez-vo us été atteint ? Où avez-vous mal ?
Le blessé continuait de se tordre et de gémir, sans répondre aux questions du gendarme.
Cependant, d'un examen superficiel, Polycarpe avait constaté que l'homme étendu à terre ne portait aucune blessure apparente . Aucune trace de sang n'était visible.
Polycarpe encourageait le blessé :
— Nous allons vous faire transporter à l'hôpital... Mais, dites-moi, avez-vous été attaqué ? Avez...
La silhouette de Saturnin se profilait déjà à l'oré e de la clairière.
Le second gendarme voyant son collègue auprès du bl essé redoubla de vitesse.
Polycarpe tentait d'obtenir une réponse du jeune ho mme qui ne cessait de gémir.
— Essayez de me répondre, de me...
La phrase fut coupée net.
Une détonation avait retenti, brutale, sèche, souda ine.
Presque immédiatement, le corps de Polycarpe s'étai t affaissé, tombant sur le sol, parallèlement à celui du blessé.
Au même instant, l'homme qui gisait à terre se rele vait. Et, sans donner le signe du moindre malaise, filait de toute la vitess e de ses jambes vers les fourrés et les taillis qui bordaient la clairière.
Tout fut si vite fait, si vite réalisé que, avant q ue Saturnin arrivât près de Polycarpe, dont il n'était éloigné que de quelques mètres, le blessé avait disparu. Et Saturnin n'avait pas eu le temps matéri el de faire usage de son revolver.
Le premier soin de Saturnin fut de s'enquérir de l'état de son collègue.
Polycarpe ne donnait plus signe de vie. Il baignait littéralement dans le sang. À première vue, on ne pouvait savoir où il avait été atteint.
Saturnin, dérouté par ce brusque drame dont il ne s oupçonnait rien, eut encore une nouvelle surprise. Il découvrit, couvert par le sang de Polycarpe, un doigt humain, auquel était passée une alliance d'or rouge.
Dès que Saturnin comprit que tout soin était inutil e et qu'aucun espoir ne restait de sauver son infortuné collègue, il s'élan ça pour retrouver la piste de l'individu qu'il avait vu filer si rapidement dès q ue la détonation avait retenti et que le malheureux Polycarpe s'était effondré.
Mais, les recherches du gendarme furent vaines.
Le fugitif avait pris une trop grande avance. Le te rrain lui offrait un champ propice soit pour se dissimuler, soit pour poursuiv re sa route sans qu'il fût possible de suivre sa piste.
Comprenant l'inanité des recherches Saturnin revint vers Polycarpe.
entreprises dan s ces conditions,
Il cherchait à s'expliquer comment s'était produit le drame qui avait coûté la vie à son collègue.
Il semblait évident que le coup de feu qui avait at teint Polycarpe avait été tiré par l'inconnu qui se roulait à terre.
Pour quel motif ?
Quelle comédie avait jouée l'homme qui se tordait s ur le sol ?
Cependant, pour admettre la culpabilité de cet indi vidu, il aurait fallu
supposer qu'il prévoyait l'arrivée des gendarmes ! Or, de toute évidence, lorsque les cris avaient commencé de retentir,l'inconnu ne pouvait avoir vu ni Polycarpe ni Saturnin.
Il fallait donc admettre que, pour une cause quelco nque, l'homme avait hurlé sous le coup de quelque souffrance inconnue. Puis, voyant arriver les gendarmes et craignant peut-être que son transport à l'hôpital, où des questions lui seraient posées, n'entraînât pour lui des compl ications, il avait brusquement décidé de se débarrasser de Polycarpe.
Mais, pour adopter cette thèse, il fallait admettre que l'inconnu avait préparé son revolver et qu'il était prêt à tirer lorsque l' infortuné gendarme s'était penché vers lui !
Une autre hypothèse pouvait également être envisagé e.
N'était-ce pas l'homme qui avait déterminé les cris de l'inconnu qui, craignant d'être dénoncé par sa victime, avait tiré sur Polycarpe ?
Mais tiré de quel endroit ?
Comment avait-il assisté à la scène ?
Quel était ce personnage ?
Personne ne pouvait répondre à ces questions, sauf l'inconnu qui gisait à terre, et qui subitement n'avait plus ressenti aucu n malaise puisqu'il avait pu s'enfuir à toute vitesse... !
Et encore, troisième thèse à envisager :
Que signifiait ce doigt humain retrouvé près du corps de Polycarpe ?
Appartenait-il à l'homme qui s'était enfui ?
Le gendarme Saturnin restait accablé.
La soudaine disparition de son collègue, si mystéri eusement atteint ! Les énigmes que posait cette mort ! Questions insoluble s pour Saturnin.
Aussi, désespérant de retrouver la piste du meurtri er, se sentant impuissant à apporter soit le moindre secours à son infortuné compagnon, soit la moindre lumière sur cette affaire, il se résolut à donner l 'alarme à Kaysersberg.
DANS LA MÊME COLLECTION
1 — LES GANGSTERS DE LA JOLIETTE
2 — LE...