Les chevaliers du chloroforme  - Livre 6

Les chevaliers du chloroforme - Livre 6

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Livres
72 pages

Description

Les aventures du « Mystérieux Docteur Cornélius » sont sans conteste un des chefs-d'œuvre du roman policier populaire de la « Belle Époque ». Le Rouge y mêle intrigue et vision scientifique dans un univers romanesque très singulier. De New York à la Bretagne, du Grand Ouest américain à l'île des Pendus, la plume de Le Rouge entraînera le lecteur dans des lieux étonnants, mystérieux et énigmatiques, où s'affrontent deux conceptions antagonistes du monde ; l'une, incarnée par le savant français Prosper Bondonnat dont les recherches sont orientées dans le seul but d'ajouter une pierre à « l'édifice radieux de la modernité » , l'autre, par le maléfique docteur « Cornélius Kramm », chirurgien esthétique américain, « sculpteur de chair humaine », inventeur de la « carnoplastie » ; et dont l’obsession se tourne essentiellement vers le pouvoir et l'argent.

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Date de parution 01 janvier 2011
Nombre de lectures 24
EAN13 9782363819413
Licence : Tous droits réservés
Langue Français

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Bien que le Grizzly-Club eût installé ses locaux au trente-deuxième et dernier étage d’un gratte-ciel tout récemment édifié, ceux qui en faisaient partie avaient la jouissance d’un magnifique parc que l’on eût pu, à certains égards, comparer aux jardins suspendus de Babylone, construits par la reine Sémiramis. Ce parc avait été, en effet, installé sur le toit même, disposé en terrasse et recouvert d’une épaisse couche de bitume.

  Pendant des semaines les ascenseurs avaient hissé des caisses pleines de terre végétale. Enfin, à force d’argent et de patience, d’ombreux bosquets s’épanouissaient maintenant au-dessus des pelouses d’un vert tendre que séparaient des allées sablées. Une source vive fuyait en serpentant à travers les gazons d’où s’élevaient des massifs de rhododendrons, de camélias et d’orangers.


  Dans ce jardin, magiquement éclos au faîte du monstrueux édifice de brique et d’acier, il régnait, même aux plus brûlantes journées de la canicule, une exquise fraîcheur. Nonchalamment étendus dans leurs rocking-chairs, ou vautrés dans des fauteuils de rotin colorié, les membres du club pouvaient, dans l’encadrement verdoyant des feuillages, admirer le vaste panorama de la baie de New York, les gigantesques édifices de la ville, l’Hudson couvert de navires et la grandiose statue de la Liberté dont le flambeau s’allume au crépuscule.