Mémoire trahie

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Français
322 pages
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Description

Quelque part, j'ai envie de me souvenir rapidement, je sens que je vais en apprendre plus avec Gwendal qu'avec Ethan. Par moments, je me demande pourquoi Gwendal s'est rapproché autant de moi en si peu de temps. Y a-t-il un intérêt derrière tout ça? Dois-je me méfier de lui? Dois-je me méfier d'Ethan? Ne suis pas en train de devenir un peu paranoïaque? Le corps meurtri, la mémoire envolée: le réveil est pour le moins brutal pour Erwan. De son passé ne lui sont données que de maigres pièces: un frère jumeau, une femme qui le laisse indifférent, une ancienne connaissance qui se montre bienveillante... Quelques fils ténus pour découvrir qui il est, coïncider de nouveau avec lui-même. Toutefois, l'amnésie est-elle seule responsable de cette dépossession de soi? Roman aux accents de thriller psychologiques, aux saveurs de vieux film noir, "Mémoire trahie" compose, sur les thèmes de l'identité et des faux-semblants, une intrigue aussi machiavélique que captivante.

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Date de parution 20 novembre 2014
Nombre de lectures 28
EAN13 9782342030556
Langue Français
Poids de l'ouvrage 2 Mo

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Mémoire trahie
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Publibook
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À Alays, Malia-Ana, Aileen, Jaymie, Enoha, Joy, Milo et Kali mes premiers petits-enfants.
Plus dur sera le réveil Me voilà réveillé depuis plus d’un quart d’heure maintenant, si c’est bien l’heure qui s’affiche sur un écran de contrôle que j’entrevois près de moi, j’attends que quelqu’un veuille bien entrer dans cette pièce. À vrai dire, ce serait vraiment bien que quelqu’un vienne puisque je n’arrive pour le moment pas à ap-peler et après tout, appeler qui ou quoi ? Bonne question. Je ne sais même pas où je suis. Ça ressemble à une chambre, certai-nement dans un hôpital ou peut-être une clinique, mais où et pourquoi ? Et aussi, dans quelle ville suis-je ? C’est étonnant, je ne peux pas dire que je suis bien ou mal, j’ai l’impression d’être comme sur un gros nuage, d’être sim-plement porté. Je ne sens plus mes jambes et je ne peux ni bouger celles-ci, ni même mes bras. Ma tête reste fixe, j’ai beau tenter de vouloir la pencher vers la droite ou la gauche, rien ne se passe. Seuls mes yeux peuvent regarder ce qui est perceptible dans mon champ visuel, j’ai eu la chance de distinguer l’appareil à ma gauche, ce qui est quand même assez limité. Je suis enfermé dans cette chambre, allongé sur un lit à at-tendre et c’est évident je ne peux plus bouger après tous ces essais infructueux. Attendre ! Enfermé est peut-être un mot trop fort, je suis simplement immobilisé parce que je ne dois pas pouvoir réussir à me lever seul. Difficile aussi quand on a le bassin et les jambes maintenus par un appareillage barbare qui vous tire les membres inférieurs vers l’extérieur du lit et le bas-sin immobilisé, j’ai même des sacs de sable à côté de chacun de mes flancs, afin de me dissuader de me retourner. Me lever… Encore faudrait-il que j’en sois capable avant d’envisager cette option. Un infirmier est passé il y a maintenant environ dix bonnes minutes, je dis infirmier, mais peut-être n’est-il qu’aide-soignant après tout. Il m’a regardé, m’a parlé mais je n’ai rien compris à ce qu’il m’a dit, il remuait ses lèvres, j’ai tenté de lire
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ce qu’il disait, mais il parlait beaucoup trop vite et je ne voyais pas la totalité de son visage, par moments, quand il bougeait, pris dans sa tâche et ses soins, je ne voyais plus les éventuels mots qu’il disait. J’ai lu qu’il m’a demandé : « Vous êtes réveil-lé ? » Ben oui, puisque je te regarde, ballot ! Seulement voilà, je ne sais même pas si j’ai parlé ou pensé cette réponse. Un peu stupide comme question, une envie de répondre : « Ben non, je te regarde mais je dors là, tu ne vois pas, je rêve les yeux ou-verts ! »En fait, je suis seul dans cette chambre, agréable quand même il faut que je le reconnaisse, la peinture au mur n’est pas ce vilain jaune écaille d’œuf qui ne sait toujours pas pointer entre le jaune ou le crème. Le lit bien que convenable finit tou-jours par devenir inconfortable au possible. J’ai l’impression d’être sur une planche de bois à longueur de journée. Je finis par espérer la venue des aides-soignantes pour me faire ma toi-lette journalière ce qui me permet aussi de changer de position un instant, parce que, bien entendu, on me remet dans la même position désagréable. Puis un médecin, enfin je suppose, est entré à son tour dans le champ de ma vision. Il m’a mis une lampe pointée dans les yeux qui m’a passablement ébloui. Il m’a parlé à son tour en me fixant cette fois et, voyant que je regardais ses lèvres, il s’est mis à parler plus doucement, plus posément en faisant des mou-vements avec sa bouche ce qui me permettait de déchiffrer enfin ses paroles. Il s’est présenté comme étant le chirurgien responsable de mon cas « clinique », il s’appelle Olivier et il me suit depuis… vingt-trois jours. Vingt-trois jours que je suis allongé sur ce lit et, pour le moment, sans savoir ce que j’ai. Il a constaté que je n’entendais pas et que je ne pouvais pas parler. Il m’a alors dit que nous allions faire des examens complémentaires mais je n’ai pas réussi à déchiffrer le type d’examen, peut-être trop compliqué, ou alors je ne connais pas, heureusement qu’il utilise une ar-doise magique maintenant pour communiquer. Vingt-trois jours que je suis ici ? Je ne sais toujours pas vraiment pourquoi, il y a trop peu de temps maintenant que je suis conscient. Ce médecin en charge de mon état de santé m’a informé que j’avais été placé en période de sommeil, un coma
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