Meurtre sous le pont des indigents
100 pages
Français

Meurtre sous le pont des indigents

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Description

Le corps mutilé d'une folle a été découvert sous le pont des indigents non loin d'un restaurant très fréquenté. Les enquêtes duraient depuis un mois lorsqu'un enfant fut sauvagement agressé et amputé d'une main. Les policiers du célèbre commissariat du 20e arrondissement tentent de découvrir d'éventuels liens entre les deux affaires, dans une ville où les périodes électorales connaissent généralement un regain de crimes rituels.

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Date de parution 18 avril 2019
Nombre de lectures 24
EAN13 9782140119811
Langue Français
Poids de l'ouvrage 2 Mo

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en
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Roman
Meurtre sous le pont des indigents
ME UR T R E E PONTSOUS L DE S INDIGE NT SR oman
Mohamed DIA R R A
MSOUS L E PONTE UR T R E DE S INDIGE NT SR oman
Du mê me auteur : Le mystè re du tournant, roman, Bamako, L ’Harmattan-Mal i, 2015 La fille adoptive du Chérif, roman, Bamako, L ’Harmattan-Mali, 2016
© L ’Harmattan, 2019 5-7, rue de l’É cole-Polytechnique ; 75005 Paris
http://www.librairieharmattan.com
ISBN : 978-2-343-17443-3 EA N : 9782343174433
A la mémoire de Ramata DIA RRA , albinos assassinée le 13 mai 2018 à Fana, au Mali, et à toutes les victimes de crimes rituels
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I
1 A prè s l’affaire du Mystè re du tournant , le commissaire 2 e Cè gè lè n , du commissariat de police du 20 arrondissement voulait se reposer. Il avait penséà se ressourcer au village où les ramages bercent le paysan dans son champ. Il n’y était pas venu depuis longtemps. L ’idée de voyager en E urope lui avait également effleuré l’esprit. L à, il se rendrait à la montagne en téléphérique ou visiterait une station de ski. Mais il y a cette nouvelle affaire, une folle sauvagement assassinée, la main droite sectionnée au poignet. Un crime abominable. L a poli ce était arrivée sur les lieux, suivie d’un véhicule de la protection civile. Des journalistes étaient également présents. L eurs stylos crépitaient sur des feuilles de bloc-notes sous le regard de curieux tenus à distance par un périmè tre de sécurité. L e corps avait été traînésur une certaine distance, ce qui était visible à travers une sorte de sillage sur le sol argileux. L ’inspecteur M arouf, les sergents Malléet Gagny relevaient les dimensions de ce sillage, long d’un mè tre cinquante environ. Sa largeur avoisinait quarante-trois centimè tres, correspondant probablement à la largeur du dos de la victime.
Sa profondeur ne dépassait guè re deux centimè tres. L a partie comprise entre la nuque et les talons de la victime était poussiéreuse, ce qui donnait l’impression qu’elle av ait ététraînée sur le dos. L es limiers avaient remarquédes traces de sang entre le baluchon posésur un tas d’immondices et le début du sillage, ce qui supposait que l’assassinat avait été perpétré prè s du baluchon et que le corps avait été déposé quelques mè tres plus loin. L es alentours du baluchon étaient minutieusement fouillés à la recherche d’autres indices. Mais en vain ! L e périmè tre n’avait livré aucun autre secret à l’exception d’une surface
1 Du mê me auteur, paru aux Editions L ’Harmattan en 2015.2 Mot Bamanan (langue locale), lire Tiè guè lin, « Homme tenace ».
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