Piège mortel au Vatican

-

Français
415 pages
Lire un extrait
Obtenez un accès à la bibliothèque pour le consulter en ligne
En savoir plus

Description




2 décembre 2018



Le commandant Gerfaut et ses adjoints sont invités en Italie pour donner une conférence. Ce qui ressemblait à des vacances tourne vite au cauchemar. Dès leur arrivée à Fiumicino, ils sont la cible d’un attentat qui fait de nombreuses victimes. Adriana est grièvement blessée et lutte contre la mort. Bien qu’abattu et démoralisé, Gerfaut se joint au capitaine Paola Tempesti, de la Sécurité Intérieure italienne. Poursuivant un témoin disparu, ses investigations le mènent au Parrain de Cosa Nostra. L’enquête piétine, mais quand on cherche la vérité à Rome, les mystères du Vatican et le silence de l’Opus Dei ne tardent pas à brouiller les pistes. Il va traquer les coupables, quitte à mettre la Ville Éternelle à feu et à sang.



Résoudra-t-il cette énigme ? Quel effroyable secret se cache derrière tous ces crimes ?



Le commandant n’a plus rien à perdre et il ira au bout de lui-même.



Piège mortel au Vatican est la 7e enquête du commandant Gabriel Gerfaut.

Sujets

Informations

Publié par
Nombre de lectures 7
EAN13 9782374536897
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0052€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Signaler un problème
Présentation
2 décembre 2018 Le commandant Gerfaut et ses adjoints sont invités en Italie pour donner une conférence. Ce qui ressemblait à des vacances tourn e vite au cauchemar. Dès leur arrivée à Fiumicino, ils sont la cible d’un attenta t qui fait de nombreuses victimes. Adriana est grièvement blessée et lutte contre la m ort. Bien qu’abattu et démoralisé, Gerfaut se joint au capitaine Paola Tempesti, de la Sécurité Intérieure italienne. Poursuivant un témoin disparu, ses investigations l e mènent au Parrain de Cosa Nostra. L’enquête piétine, mais quand on cherche la vérité à Rome, les mystères du Vatican et le silence de l’Opus Dei ne tardent pas à brouiller les pistes. Il va traquer les coupables, quitte à mettre la Ville Éternelle à feu et à sang. Résoudra-t-il cette énigme ? Quel effroyable secret se cache derrière tous ces crimes ? Le commandant n’a plus rien à perdre et il ira au b out de lui-même. Piège mortel au Vatican est la septième enquête du commandant Gabriel Gerfaut.
Gilles Milo-Vacériil vitune vie bien remplie. Après des études de droit,  a pendant quelques années de multiples aventures au s ein de l’armée puis entame une série de voyages sur plusieurs continents afin de découvrir d’autres cultures. C’est un auteur protéiforme, explorant sans cesse d e nouveaux territoires. Le polar ou le thriller, le roman d’aventures inscrit dans l ’Histoire ancienne ou plus contemporaine, les récits teintés de fantastique, s e sont imposés à lui en libérant complètement sa plume de toutes contraintes et révé lant un imaginaire sans limites. Au-delà d’une trame souvent véridique, le suspense et les intrigues s’imposent dans ses romans, apportant une griffe particulière à ses publications. Un pied dans la réalité, l’autre dans un univers étrange où tout pe ut devenir possible, Gilles Milo-Vacéri surprend ses lecteurs avec des textes au réa lisme angoissant. Il aime conserver un lien étroit et permanent avec son lect orat, lors de rencontres dédicaces ou grâce à sa présence sur les réseaux so ciaux et son blog officiel qu’il anime très activement. Blog officiel-Facebook-Twitter
PIÈGE MORTEL AU VATICAN
Les enquêtes du commandant Gapriel Gerfaut Tome 7
Gilles Milo-Vacéri
38 RUE DU POLAR
À Caroline, J’espère pouvoir t’y emmener un jour, car la Ville Éternelle et le Vatican sont les écrins d’une Histoire passionnante qu’il faut découvrir avec le cœur, autant qu’avec les yeux…
Prologue
28 novembre 2018 États-Unis d’Amérique - État de Virginie - Palisade s Le V8 de sa Chevrolet Mustang ronronnait tranquille ment, en sous-régime. Avec ce temps déplorable et la neige qui tenait sur la r oute, toutes les manœuvres devenaient compliquées. Pourtant, il adorait son no uveau jouet, même s’il lui avait coûté une fortune et que sa femme avait franchement désapprouvé son caprice en lui faisant une scène mémorable. Il s’était content é de répliquer qu’à son âge et compte tenu de ses responsabilités, il aimait profi ter de la vie et de chaque instant de liberté. À 48 ans, Mack Galloway dirigeait le service des Op érations Spéciales de la CIA. Après une carrière couverte de gloire au sein du co rps des Marines, l’Agence avait recruté ce jeune commandant si prometteur, l’un des rares à avoir obtenu la médaille d’Honneur pour actes de bravoure multiples . En abordant le Chain Bridge qui traversait le Potom ac, le conducteur réfléchissait à cette convocation très étrange. Si Thomas Scott-A rmstrong, le grand patron de la CIA, l’avait convoqué dans ce coin perdu, en lui in timant le secret absolu, c’est qu’il y avait anguille sous roche et que l’affaire risqua it de ne pas être simple. — Oh, merde! jura-t-il, en rattrapant in extremis une embardée de son bolide. Depuis la veille, un temps déplorable s’était abatt u sur la Virginie et le district de Washington. Langley n’avait pas été épargnée et ce soir, rouler sur cette chaussée qui brillait dans ses phares devenait un exercice p érilleux. Pourquoi son grand patron lui avait-il donné rendez -vous dans ce bled pourri alors qu’ils auraient pu tranquillement discuter da ns une des pièces sécurisées du siège de la CIA? Son appel téléphonique avait été des plus brefs, malgré les lignes ultraprotégées. Il ne lui avait donné aucune indica tion, pas un mot de trop et depuis ce matin le cerveau de Galloway échafaudait des diz aines d’hypothèses, toutes plus farfelues les unes que les autres. Mack jeta un coup d’œil rapide à son GPS pour ne pa s se perdre dans le dédale de petites routes où la forêt masquait les villas d es riches autochtones. — Bordel, une chatte n’y retrouverait pas ses petit s! pesta-t-il, devant faire une courte marche arrière pour s’engager dans un embran chement mal indiqué. Il ralentit encore et sa montre lui apprit qu’il av ait quinze bonnes minutes de retard. Peu importait, il serait au rendez-vous et si toutefois son supérieur lui faisait une remarque, il n’aurait qu’à lui réciter le bulle tin météo du jour et l’avertissement de la jolie journaliste de CNN.Si vous pouvez éviter de prendre la voiture, restez chez vous! Tout en grommelant, il finit par trouver le bon che min et arriva devant un chalet qu’il ne put voir qu’en s’engageant dans l’allée privée. — Eh biend! C’est peut-être la garçonnière de ce vieux brigan ! dit-il, en souriant. Son sourire s’effaça en reconnaissant la berline no ire du directeur de la CIA stationnant près de deux autres limousines. Il fron ça les sourcils en apercevant les 1 hommes des Services Secrets qui lui firent immédiatement face et dès cette
seconde, il comprit que c’était grave. — Ah bon Dieu, qu’est-ce qui se passe encore? jura-t-il, entre ses dents serrées. Les agents agirent avec une rigueur quasi militaire . Un homme se plaça devant le capot de sa Mustang en l’éclairant avec une torche puissante, ce qui l’aveugla. Il repéra un mouvement sur sa droite, c’était le type qui assurait la couverture du contrôle et enfin, le troisième se présenta à sa fe nêtre, la main sur la crosse de son automatique glissé dans le holster de ceinture. — Bonsoir, monsieur. Présentez-moi vos papiers, s’i l vous plaît et sans gestes brusques. Mack prit sa carte professionnelle et la tendit len tement, entre deux doigts. L’agent l’examina et se pencha pour le voir de plus près. Il fit un petit geste à son collègue et rangea son arme. — C’est bon, monsieur Galloway, vous pouvez y aller. La torche s’éteignit et il put se ranger près du vé hicule de son patron. Quand il descendit de voiture, la neige tombait plus dru. So ucieux, il se pressa de rejoindre le perron abrité par une marquise imitant à la perf ection les modèles français du siècle dernier. Une faute de goût selon lui, surtou t que le chalet était construit entièrement en bois. Devant la porte, il regretta de ne pas avoir mis de cravate, pensant à tort qu’il assisterait à un rendez-vous informel où il serait en tête-à-tête avec son supérieur. Tant pis4 noirs appartenant aux! Il tourna la tête et découvrit les trois gros 4 x Services Secrets, bien dissimulés par le pignon, à l’abri des regards indiscrets. Il sonna et patienta, tout en pestant contre le fro id glacial. Il entendit un bruit de pas puis la porte s’ouvrit. — Bonsoir Mack, je commençais à m’inquiéter! Il observa le visage du directeur de la CIA et comp rit aussitôt que ses traits tirés n’étaient pas dus seulement à la fatigue. — Désolé, mais entre la neige et le verglas, j’ai failli… — Entrez! le coupa son supérieur, en s’effaçant. Galloway fit quelques pas et découvrit un intérieur luxueux. La cheminée abritait une belle flambée qui donnait, outre une douceur bi en appréciable, un ton chaleureux à la décoration, complètement réalisée à base de bois et sous toutes ses formes, du sol aux meubles en passant par les b ibelots. Cette résidence appartenait certainement à l’administration et deva it servir aux réunions secrètes à l’extérieur des bâtiments officiels. Les deux hommes devant l’âtre l’intriguèrent, car i ls lui tournaient le dos. Ils portaient un costume sombre, coupé sur mesure et di scutaient à voix basse, un verre à la main. Thomas Scott-Armstrong les interpella. — Messieurs, Galloway est enfin des nôtres. Ils firent volte-face et Mack n’en crut pas ses yeu x. Son patron se tourna vers lui. — Inutile de perdre du temps à faire les présentations, n’est-ce pas? — En effet, répondit-il, décontenancé. À gauche se tenait Garry Moore, le vice-président d es États-Unis. À droite, Wesley H. Gooseman, juge fédéral et président de la Cour Suprême, la plus haute instance judiciaire de leur pays. Le souffle coupé, le directeur des Opérations
Spéciales se dirigea vers eux et leur serra la main avec beaucoup de déférence. Il comprenait mieux la présence des Services Secrets e n guise de comité d’accueil! — Bonsoir, Mack. Comment allez-vous depuis la derni ère fois? — Très bien, monsieur le Vice-Président. Merci. Puis ce fut le tour du magistrat qui le salua chale ureusement, lui aussi. — Asseyons-nous, proposa le chef de la CIA. Les quatre hommes prirent place autour de la table qui servait plus de décoration qu’à y prendre des repas. Personne ne semblait vrai ment habiter en ces lieux. Scott-Armstrong prit un dossier assez épais dans sa mallette et le déposa devant Galloway qui remarqua le sceau de confidentialité e t en lut le titre, sans l’ouvrir. Il pinça les lèvres, intrigué. — Angel Fire ? Ça sort d’où? Son supérieur lui intima le silence d’un geste de l a main. Le Vice-Président lui sourit. — Déjà, vous devez comprendre que nous sommes les s euls à connaître l’existence de cette opération plus que clandestine , car cette mission n’existera que pour nous quatre. Mack grinça des dents. Ça commençait mal et apparem ment, les jours à venir ne seraient pas de tout repos. L’homme politique reprit. — En préambule, je dois vous expliquer ce qui a eng endré Angel Fire… Il commença un long monologue sur un ton froid et d étaché. Au fur et à mesure que Galloway prenait connaissance de l’origine du p roblème, il pâlissait légèrement, car plus les informations affluaient, plus il se se ntait embarqué dans la pire affaire de toute sa carrière. * — Voilà, vous savez tout, conclut Garry Moore. Le directeur des Opérations Spéciales resta silenci eux un moment, abasourdi par ce qu’il venait d’entendre. Il fixa le juge fédéral qui restait imperturbable puis son patron qui lui montra le dossier d’un signe de tête . — Allez-y, Mack, regardez et nous répondrons à vos questions, si toutefois nous avons la réponse. Il ouvrit la chemise et lut en diagonale. Le ciel v enait de lui tomber sur la tête et ce qu’il découvrait n’arrangeait rien. Il releva le s yeux et croisa le regard du magistrat qui prit la parole. — J’imagine votre surprise et croyez bien que nous la partageons! Maintenant, vous avez tout ce qu’il faut. Dans ce dossier, il y a les photos de vos cibles, les transcriptions des écoutes téléphoniques, les procè s-verbaux des filatures, bref… toutes les preuves qui attestent de cette… cette fo lie, n’ayons pas peur des mots. Moore enchaîna. — Vous avez bien compris vos instructions? — Oui, monsieur. Je suis juste… comment dire? Gooseman s’emporta. — Sur le culen suis toujours! Comme nous trois. Bon Dieu, moi le premier, je n’
as revenu et pourtant, j’en ai vu dans ma fichue ca rrière! bougonna le juge, excédé. Le directeur de la CIA servit un verre à son subalt erne qu’il s’empressa de boire. Le haut fonctionnaire le fixa un instant et ajouta. — En dehors des intéressés, nous ne sommes que quat re à savoir et c’est très bien ainsi. Garry Moore en fit autant et but une petite gorgée. — Alors, Mack, comment comptez-vous procéder? Galloway se tourna vers son supérieur. Pas très à l ’aise, il réfléchit et au moment où il allait répondre, Scott-Armstrong répondit pou r lui. — Moins vous en saurez, mieux ce sera, monsieur le Vice-Président. On ne sait jamais, une fuite est toujours possible et si le Co ngrès devait lancer une enquête officielle, vous n’aurez pas à mentir sous serment. Le numéro deux du gouvernement hocha la tête et sou rit. Il vida son verre et demeura plongé dans ses pensées. Le directeur de l’ agence de renseignements fit claquer sa langue. — Mack, combien d’hommes allez-vous mettre sur l’af faire? — Deux seront suffisants et je sais déjà qui je vai s missionner. Bien entendu, je devrai leur expliquer les tenants et aboutissants d ’Angel Fire. Le juge fédéral grimaça. — Non, c’est impossible! Vous ne pouvez pas divulguer le nom de celui qui a vraiment foutu ce merdier et encore moins les circo nstances exactes. L’homme d’action fixa son interlocuteur. C’était ch oquant d’entendre le Président de la Cour Suprême s’exprimer comme le dernier des voyous. — Que voulez-vous dire, monsieur? dit-il, désarçonné. — Donnez vos ordres, mais n’en dites pas trop. Moin s il y aura de personnes informées de la teneur réelle de cette affaire scan daleuse, mieux ce sera pour tout le monde. Croyez-moi! Le Vice-Président se leva et mit son manteau. — Comme vous l’avez souligné, cher ami, moins j’en saurai, mieux je me porterai. Je vous laisse. Si vous avez besoin de qu oi que ce soit… ne m’appelez surtout pas. Je nierai avoir assisté à cette réunio n et encore moins avoir connaissance d’Angel Fire. Il fixa le directeur de la CIA très froidement. — C’était mon devoir de vous prévenir et d’alerter la Cour Suprême. Ce que vous allez faire maintenant ne me regarde pas. En résumé , vous avez ma bénédiction et rien de plus. Wesley H. Gooseman en fit autant. Ce fut rapide et il n’y eut que des petits signes de tête en guise de salutation. En quelques minutes , les deux hommes avaient déserté les lieux. — Eh bien! Les rats quittent le navire, lança Galloway, agac é. Son supérieur ricana en se grattant le menton. — Allonsemps, vous devriez! Ce sont de très hauts fonctionnaires. Depuis le t être habitué. — Ouais… c’est vrai. Quand il faut monter au feu, o n envoie les sans-grade et si ça chauffe, les huiles mettent leur cul bien à l’ab ri. Une vieille rengaine dans le
renseignement. Le patron de la CIA eut un petit sourire et montra la bouteille. — Un dernier verre avant de repartir? — Avec plaisir, merci. Les deux hommes trinquèrent, en silence. Galloway revint à la charge. — Je suppose que tout est dans le dossier, mais ils arrivent quand au Vatican? — Dimanche prochain, le 2 décembre. Mack écarquilla les yeux et resta avec son verre en l’air. — Pardon? — Vous avez bien entendu. C’est dans quatre jours. Il avala son whisky d’un trait et toussota légèreme nt. — 96 heures pour monter une opération de cette enve rgure? Bordel! C’est du délire. Ils sont tous devenus fous ou quoi? Scott-Armstrong acquiesça. — Je sais bien. Ça m’est tombé dessus exactement co mme vous et on devra rester dans l’ombre jusqu’au bout. Vous devez réuss ir, l’échec n’est pas une option et je ne tolérerai pas une seule fuite! Il marqua une pause avant d’ajouter. — Vous avez bien saisi l’origine de l’affaire? — Si vous parlez de ce connard de… Son supérieur fit une petite grimace et lui coupa l a parole. — Vous savez que nous n’avons pas le droit d’exprim er nos opinions… cela dit, je vois que vous avez bien compris l’importance de cette mission. Autre chose, ce sont desnettoyeursqu’il faut envoyer, Mack. Galloway soupira. — Hmm… ça, j’avais bien cerné le problème. Je sais ce que je dois prévoir. Une question… concernant les victimes collatérales, je peux… — Je m’en moque! Tant que ça ne touche pas notre administration, v ous avez carte blanche. Si tout est clair, je vous laisse. Thomas Scott-Armstrong enfila une épaisse parka sur sa veste de costume et se dirigea vers la porte. Il l’ouvrit et s’immobilisa sur le seuil. — Même si vous deviez faire sauter le Vatican pour mener Angel Fire à bien, je ne vous dirais rien. Il ne faut pas que le reste du monde sache ce qui s’est passé ici. Point final! Le directeur des Opérations Spéciales avait légèrem ent pâli. Il en oublia de saluer son patron et regarda bêtement la porte se f ermer. Il se saisit de la bouteille de whisky et se resservit une bonne rasade. Il aval a une longue gorgée et reposa lentement son verre puis il fouilla dans sa poche p our en sortir un petit appareil électronique miniaturisé. Il appuya sur un bouton e t aussitôt, il entendit la voix de l’agent des services secrets : Bonsoir, monsieur. Présentez-moi vos papiers, s’il vous plaît et sans gestes… Il sélectionna l’avance rapide de l’enregistrement numérique et ce fut Garry Moore. — …de quoi que ce soit… ne m’appelez surtout pas. Je n ierai avoir assisté à cette réunion… Satisfait et avec un petit sourire aux lèvres, il c oupa l’écoute et remit l’appareil