Un arbre est tombé

Un arbre est tombé

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196 pages

Description

La nature qui se déchaîne. Un arbre qui tombe. Ces évènements entraînent le Commissaire Divisionnaire Francis Delani, dans une enquête où les cadavres vont se multiplier. Il sera face à un meurtrier qui ne laisse aucun indice derrière lui. Même son fidèle ami Jean, le médecin légiste en perd son latin. Mais à malin, malin et demi. Et Delani n'est pas du genre à abandonner, n'est-il pas pour ses collaborateurs le boule dogue? Celui qui mord et ne lâche.

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Publié par
Date de parution 25 avril 2013
Nombre de lectures 13
EAN13 9782342005622
Langue Français
Poids de l'ouvrage 1 Mo

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Dominique Calamel
UN ARBRE EST TOMBÉ
 
Mon Petit Éditeur
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http://www.monpetitediteur.comCe texte publié par Mon Petit Éditeur est protégé par les lois et traités internationaux relatifs aux droits dauteur. Son impression sur papier est strictement réservée à lacquéreur et limitée à son usage personnel. Toute autre reproduction ou copie, par quelque procédé que ce soit, constituerait une contrefaçon et serait passible des sanctions prévues par les textes susvisés et notamment le Code français de la propriété intellectuelle et les conventions internationales en vigueur sur la protection des droits dauteur. Mon Petit Éditeur 14, rue des Volontaires 75015 PARIS  France
IDDN.FR.010.0118582.000.R.P.2013.030.31500
Cet ouvrage a fait lobjet dune première publication par Mon Petit Éditeur en 2013
Août 2000
Prologue
Cest une nuit sans lune. Un crachin pénétrant tombe depuis le début de laprès-midi. La forêt est détrempée. On entend tomber des arbres les gouttes sur le sol. Bientôt le ronron dun moteur de voiture au ralenti, vient couvrir cette musique. Le claquement dune portière. Une ombre encapuchonnée, cachée par un long ciré noir, ouvre le coffre. En sort pelle et pioche, puis séloigne dans le cur du bois. Pinède mêlée de chênes. La silhouette ne se presse pas. Elle cherche patiemment un emplacement. Quand elle a trouvé son bonheur, elle mesure à grands pas la distance entre les arbres. Détermine un rectangle et se met au travail. Dabord à coups de pioche, puis avec la pelle : Lombre creuse un trou. Lentement, avec puissance, en reprenant régulièrement son souffle. Lexcavation prend forme. De toute évidence, il sagit dune tombe. On ne voit presque plus lombre qui a sauté dans le trou pour travailler plus facile-ment. Bientôt, la pelle jaillit de la tombe, puis lombre se hisse à la surface. Le ciré noir repart vers la voiture avec la même nonchalance, ouvre de nouveau le coffre et sans effort, en sort un gros pa-quet emmailloté dans un drap blanc. Il jette le corps, car il sagit
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UN ARBRE EST TOMBÉ
bien dun corps, sur son épaule. Puis « installe » son fardeau au fond du trou, avec douceur et respect. Il referme la tombe, tas-sant la terre au fur et à mesure, la recouvre de feuilles mortes. Jette des branchages et des glands en espérant quils germeront. Prend de la distance pour juger leffet de son camouflage. Recti-fiant. Éparpillant. Il se recueille une minute. Et retourne à sa voiture. Lombre avait agi avec méthode, sans un geste plus rapide que lautre. Le moteur ronfle. La machine roule en cahotant, tous feux éteints. Elle disparaît dans la nuit. La forêt retrouve la paix.
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Janvier 2006
Chapitre 1
Le sylviculteur accompagné de son chien avançait lentement dans sa forêt. Il prenait des photos et notait les dégâts provo-qués par la tempête de la nuit. Son cur se serrait au fur et à mesure du constat. Sur une largeur de plusieurs centaines de mètres et sur une longueur sans fin, un géant était passé, avait couché, broyé, maltraité ses arbres. Le travail dune décennie était anéanti. Il en avait les larmes aux yeux. Son chien museau au sol, était loin devant. Il zigzaguait à la recherche dune piste. Soudain il se mit à larrêt. Son maître le voyant faire, sourit.  Bilbo. Ce nest vraiment pas le moment. Mais Bilbo jappa. Insistant. Son maître sapprocha :  Quest-ce que tu as déniché ? Il flatta la bête, qui le salua en remuant la queue et reprit la pose. Alors son maître se pencha pour mieux voir. Un pin était tombé sur un jeune chêne, le déracinant, creusant un trou. Dans le trou, une forme humaine. Blanche. Gisait telle une momie. Le sylviculteur recula dun pas. Surpris. Puis regarda à nouveau. Il ne sétait pas trompé. Le corps à moitié découvert, semblait sortir dun autre temps. Machinalement, lhomme prit son portable et appela la police.
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UN ARBRE EST TOMBÉ
Le Commissaire Divisionnaire Francis Delani, arriva sur les lieux de la découverte en râlant. Il était sur la brèche depuis la veille, la tempête navait pas arrangé son humeur. Sans compter quil navait même pas eu le temps de rentrer chez lui pour prendre une douche et se changer. Car monsieur le Commissaire était un coquet. De taille un peu plus haute que la moyenne, silhouette élégante, proche de la quarantaine. Cheveux noirs, aux tempes grisonnantes. Un petit ventre rond et des poignées damour lui donnaient lair débon-naire. Apparence à laquelle il ne fallait surtout pas se fier. Car quand il mordait dans un os, tel un bouledogue, il ne lâchait jamais prise. Épicurien averti et cultivé. Sans être beau au sens commun du terme, son charme, son aisance naturelle, en imposaient quand il apparaissait. En un mot, il avait de la classe. À son grand dam, des fossettes creusaient ses joues quand il souriait. Ce qui faisait craquer les femmes et croire aux délinquants quils étaient en sécurité avec ce jeune homme. Sentiment vite rattrapé quand ils croisaient le regard aux pupilles dun vert glacial. Ses tenues vestimentaires non conventionnelles mais raffi-nées, démontraient son originalité. Il portait des costumes de faiseurs et même si ce nétait plus la mode, des gilets de soie dont la couleur tranchait avec celle de ses chemises, le tout dans un camaïeu exquis. Ses chaussures italiennes ne sortiraient pas indemnes du chemin boueux qui menait au cadavre. Voilà pourquoi il râlait. Dans le trou, deux hommes en combinaisons blanches saffairaient autour de la momie. Ils enlevaient le reste de la terre recouvrant le corps, avec le plus de précautions possibles. Mais la tâche était difficile, car le drap partait plus ou moins en lambeaux. Et ils devaient couper au sécateur les racines qui le ligotait au sol.
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