Un plongeon dans l

Un plongeon dans l'eau noire

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Français
282 pages

Description

Le sénateur Planchon, maire d'une commune proche de Deauville doit intégrer le gouvernement. Mais un pervers étouffe plusieurs femmes avec des sacs plastiques ornés du blason de sa ville. Une pigiste proche du monde politique est engagée par une association pour démanteler une filière du proxénétisme. Son en quête la rapproche du tueur.

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Date de parution 20 février 2019
Nombre de lectures 0
EAN13 9782140114571
Langue Français
Poids de l'ouvrage 1 Mo

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Jean Eroukhmanoff
Un plongeon dans l’eau noire Roman
PRIX LITTR É DU ROMAN POLICIER
Prix JeanPierre Goiran décerné par le Groupement des écrivains médecins
NOIR
Un plongeon dans l’eau noire
Collection « Noir » dirigée par Carole Martinez
La collection « Noir » accueille tous types d’ouvrages policiers, romans noirs, à suspense, d’espionnage et thrillers ainsi que des nouvelles sur la même thématique dont l’intrigue peut se dérouler aussi bien en France que dans le reste du monde.
Dernières parutions
Joëlle CABRERA,Les écailles du papillon, 2018. Jean-François EUTIQUE,Le Trio Magyar, 2018. Cécile CHARRIER,Crucifiés, 2018. Daniel VASSEUR,La maison Montricourt, 2018. Marcel BOURDETTE-DONON,L’anxiété des écrevisses, 2018. Gilles TCHERNIAK,Vigilance de classe, 2018.
Jean Eroukhmanoff
Un plongeon dans l’eau noire
ROMAN
DU MÊME AUTEUR
L’Élection,pièce de théâtre Le Mur suisse,roman, L’Harmattan
© L’Harmattan, 2019 5-7, rue de l’École-Polytechnique75005 Paris www.editions-harmattan.fr ISBN : 978-2-343-16692-6 EAN : 9782343166926
PREMIÈRE PARTIE
Pulsions
« J’faisais rien de mal avec elle, George. J’faisais rien que la caresser... J’voulais rien que lui toucher sa robe à cette fille… »
 Des Souris et des Hommes, John Steinbeck
CHAPITRE 1  L’homme venait de franchir la double porte vitrée. On percevait encore, mais plus lointaines, les trois notes qui précèdent les messages d’Air France. Il était le seul asiatique parmi cette foule qui se précipitait vers les taxis. Sa silhouette voûtée mais plus encore sa marche lente le vieillissait. Pourtant, de près, malgré son visage tendu on ne lui donnait pas trente ans. Son pantalon de coton noir tire-bouchonné et sa vareuse fripée, aux manches élimées, témoignaient du long voyage qui s’achevait.  Dès qu’il fut dehors, ses traits se durcirent, son front se plissa sauf au-dessus d’un sourcil où une cicatrice blanche en forme d’étoile attirait les regards. Une grimace apparut au moment où sa main gauche se porta une fois de plus sur son ventre. Il prit la file d’attente mais posa rapidement son bagage pour s’asseoir dessus. La douleur s’estompa. Comme il l’avait constaté dans l’avion, la marche accentuait les souffrances. Un vent frais le fit frissonner, il leva la tête pour découvrir un ciel menaçant. Les nuages assombrissaient le paysage et cette campagne noircie lui rappelait la jungle qui entourait Hué.  Il se redressa et avança au moment où une pluie fine se mit à tomber. Serrant son unique bien de ses doigts fins, Tim s’approcha du taxi. Le propriétaire du véhicule venait de contourner la voiture et prit la valise grise cabossée pour la loger dans le coffre. Une bourrasque les empêcha de communiquer mais avant de remonter, le conducteur ouvrit la porte au Vietnamien. Celui-ci se recroquevilla sur la banquette, après avoir vomi dans le caniveau en éclaboussant l’aile arrière ; le chauffeur, pressé de se protéger du vent, s’était engouffré dans son véhicule sans rien entendre. Les portes claquèrent à l’unisson.  — Où allez-vous ?  Tim cherchait avec fébrilité dans le carnet qui lui servait de portefeuille et dont les couvertures protégeaient quelques pages.  — J’avance pour ne pas gêner les autres.  Deux minutes passèrent avant que Tim ne lui tende le morceau de plastique vert qu’il avait retrouvé. Un nouveau spasme le prit, la nourriture
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