Ad Majorem Dei Gloriam

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155 pages
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Description


1917... La cité-état de Saint-Évangile ne prend pas part à la Grande Guerre. Elle est en proie à un tout autre conflit : la guerre sainte contre les griffonistes, des non-morts blasphémateurs particulièrement violents.


Les libres penseurs, vampires comme mortels, sont pris entre deux feux et contraints de choisir leur camp. Mais, dans l’ombre de l’histoire officielle, des dogmes, des grandes théories, se livrent bataille des ambitions et des rancœurs tout humaines.


Qui donc est cette jeune mortelle que certains vampires ont juré de protéger sur leur vie ? Quel lourd secret porte la ténébreuse Édéa ? Pourquoi Davy, le vampire impie obsède-t-il à ce point l’archevêque ?




Ad Majorem Dei Gloriam vous propose une immersion dans les méandres d’un univers fantastique sombre et complexe...



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EAN13 9782369762102
Langue Français

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M’Isey
Ad Majorem Dei Gloriam
Collection Pleine Lune Dystopie Fantastique
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©2016 M’Isey. Photographie © 2016 M’Isey. Édité par Lune-Écarlate 66 rue Gustave Flaubert 03100 Montluçon, France. Tous droits réservés dans tous pays. ISBN 978-2-36976-211-9. Le code de la propriété intellectuelle interdit les copies ou reproductions destinées à une utilisation collective. Toute représentation intégrale ou partielle faite par quelques procédés que ce soit, sans le consentement de l’auteur ou de ses ayants droits, est illicite et constitue une contrefaçon au terme des articles L,122,-5 et L,335-2 et suivant du code la propriété intellectuelle.
Préface
J’avoue avoir été fort étonnée que l’on me demande de rédiger une préface. Soit dit en passant, un périlleux exercice que je n’avais jamais pratiqué. Il est si difîcile de parler d’un roman que l’on n’a pas soi-même écrit. Je me suis donc plongée dans l’univers de cette dystopie fantastique écrite par M’Isey. Ce n’est un secret pour personne, je suis passionnée de vampires et j’adore être surprise tant par le récit que par la plume de l’auteur. Les lignes d’Ad Majorem Dei Gloriam m’ont amenée au début e du XX siècle, et de ces années noires de la Première Guerre mondiale. 1917, année particulièrement sombre où la révolution russe éclatait, où de nombreux soldats ont été fusillés, période à laquelle les humains se sont révoltés face aux faiseurs de guerres. Ici, il s’agit d’un autre conLit tout aussi cruel. Un affrontement aux accents hélas bien trop actuels. Quand l’intolérance, le fanatisme prennent le pas sur la raison, jusqu’où sont prêts à aller des individus au nom d’une entité ou d’un idéal ? Finalement, peut-être les extrêmes înissent-ils par se rejoindre. Ici point de vampires séducteurs au sourire digne des publicités pour dentifrice ou de prince charmant, pas de jeunes îlles prêtes à fondre pour un quelconque buveur de sang. Juste une histoire qui
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vous amènera à réLéchir. Je vous invite à la rencontre du mystérieux Davy, du fantasque Griffon ou de l’inquiétant Achille sous la plume poétique de M’Isey qui vous emportera, sur ses lignes chantantes au rythme des mots, à la façon d’une mélodie de Brahms.
Montluçon, le 11 septembre 2016 Nathy
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I – Præludium
1911. Ci-gisait Claudius La Luette. Des milliers d’anonymes s’étaient rassemblés pour rendre un dernier hommage au grand homme. Ils se serraient sous un immense chapiteau sombre dont les piliers crevaient la terre à intervalles réguliers, telles les fondations d’une cathédrale. La pluie claquait sur la toile, aussi lourde qu’une marche funèbre, aussi lugubre qu’un requiem. Elle avait accompagné les chœurs comme un instrument aux consonances tristes et faisait écho aux sanglots des anonymes. Le soleil lui-même, ce matin-là, avait décidé de se voiler de nuées. Le deuil était universel. Le Saint Père contourna l’autel d’exception et ît un pas vers le cercueil sobre, en orme verni. La messe était dite, ses derniers mots seraient personnels. Il prit une longue inspiration et, sur un ton des plus emphatiques, entama : — Claudius s’est présenté à moi il y a un peu plus d’un an. Claudius La Luette était un vampire, toutefois il ressemblait à un enfant ouvrant de grands yeux sur le monde. Je ne me souviens plus de ses mots exacts, mais il m’a offert son pouvoir comme les chevaliers de jadis offraient leur épée.
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Les chevaliers des temps glorieux de la Chrétienté. Selon Claudius, et cette vision l’honore tout particulièrement, le vampirisme est un don de notre Seigneur, et non du Diable ! Il a su nous en convaincre. La suite, nous la connaissons tous. Claudius, par son courage et sa foi inébranlables, îgurera en bonne place des livres d’histoire. Il est sans conteste le plus grand artisan du renouveau de l’Église catholique et l’un des acteurs majeurs, bien qu’éphémère, de ce début de siècle. Le saint homme ît une courte pause. La foule put se recueillir un court instant, le pape retrouver son soufe noyé dans ses kilos superus. La pluie cessa ; le silence devint étrangement pesant. Le prélat reprit : — Claudius afîrmait que le pouvoir a corrompu et dégénéré la majorité de ses frères. Il insista auprès du Sacré Collège pour que le mouvement griffoniste soit déclaré hérétique et, en tant que tel, reconnu comme un ennemi fondamental de notre Église. Ainsi fut prêchée la Guerre Sainte. Claudius fonda l’ordre cistercien de la Garde et déît nombre de communautés apostates. C’est lui encore qui captura Griffon, le chef spirituel des hérétiques, et qui le ît interroger. Le Saint Père prit une lente inspiration avant d’achever : — Nousluidevonsbeaucoup.Nousluidevonslerenouveau de l’autorité de l’Église. Ses actes et son abnégation, durant cette seule année 1911, auront amplement racheté son passé d’errance et d’irréligion. Il nous manquera.
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