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Aliette

De
145 pages
Aliette, jeune fille qui vit en Périgord avec son père, inventeur savant de produits rares pour la construction des autos, voit arriver un collaborateur dont elle tombe amoureuse. Elle se croit trompée par lui et le laisse partir. L'explosion du laboratoire de son père la laisse seule. Sa seule richesse est une voix d'or qui la rend célèbre. Comment sa vie se déroulera-t-elle désormais ?
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Rose Péquignot A L A L I E T T E TEI R O M A N E T TE
Aliette
Rose Péquignot Aliette Roman
Du même auteur L’amour plus fort que la haine, L’Harmattan, 2017.Safari, L’Harmattan, 2015.Dure comme un diamant, L’Harmattan, 2014.L’amour encore et toujours, L’Harmattan, 2014.La blessure secrète,2013.Le choix de Myriam, L’Harmattan, 2012.Une deuxième vie, L’Harmattan, 2012.Oriane, L’Harmattan, 2011.Juliette, mon amour, L’Harmattan, 2010.L’aventure autrichienne, L’Harmattan, 2010.Myrto et les hommes, L’Harmattan,2009.Le poison du doute, L’Harmattan,2009.Abou et le léopard, L’Harmattan, coll. des quatre vents « Contes », 2009.Les demoiselles de la maison des loups, L’Harmattan,2008.Le démon du soir, L’Harmattan,2007.L’oubli… peut-être ?, L’Harmattan, 2006.La merveilleuse histoire de la petite Hou, L’Harmattan, coll. « Contes des quatre vents », 2006. Nina, la nièce du curé, L’Harmattan,2006.La croisière, L’Harmattan, 2004.Nous étions heureux»,, L’Harmattan, coll. « Graveurs de mémoire 2004. © L’Harmattan, 2017 5-7, rue de l’Ecole-Polytechnique, 75005 Paris http://www.editions-harmattan.fr ISBN : 978-2-343-13638-7 EAN : 9782343136387
Chapitre un
Guillaume restait planté dans l'entrée de la cour qui donnait accès à une grande maison, à moitié maison de maître, à moitié maison de ferme, et contemplait, incrédule, l'incroyable désordre qui s'étalait devant lui.
Pourtant la maison avait encore belle allure bien qu'elle eut grand besoin de réparation. Certains volets pendaient de travers ayant perdu un gond ou deux. Leur peinture s’écaillait par endroits.
Le double perron qui permettait d'entrer dans le vestibule montrer la désolation de ces marches fendues. La cour contenait un mélange insolite de vieilles caisses remplies de ferraille, de pneus hors d'usage, d'instruments de jardinage et de restes de bicyclettes.
Par-ci par-là, un restant de massifs fleuris rappelait un temps de splendeur bien fini. Cependant, un magnifique rosier courait le long de la façade et donnait un air de fête à cette désolation.
Guillaume s'avança, indécis. Il avait en vain cherché une sonnette, une cloche pour signaler sa présence. Il ne
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lui restait plus qu'à frapper à une porte vitrée en haut du perron. Ce qu'il fit… sans aucun résultat !
Il contourna la maison et se trouva dans un jardin devenu forêt vierge où se promenait gravement une petite troupe d’oies. La façade donnait sur une terrasse, et le visiteur se mit à frapper à chaque porte-fenêtre l'une après l'autre.
À la troisième, une voix d'homme répondit « entrez » et la porte vitrée fut ouverte à la volée. Guillaume s'inclina légèrement :
– « Je suis Guillaume Lassalle, le collaborateur que vous avez demandé à monsieur Jeantet.
– Ah ! Oui, entrez, asseyez-vous, vous devez être fatigué par le voyage. Au fait, comment êtes-vous venu ?
– J'ai pris le train jusqu'à Brive et là j'ai loué une voiture.
– Voulez-vous boire quelque chose ? Anaïs, Anaïs ! »
Sa voix grondait et roulait, et devait s'entendre à une lieue ! Une grande femme, d'aspect plutôt négligé, fit son entrée :
– « Avez-vous perdu la tête pour hurler comme cela ? Y a-t-il le feu ou quoi ? »
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Puis elle aperçut le visiteur qu'il examinait sans indulgence.
– « Ah ! Le voilà donc, ce monsieur de Paris ! J'ai préparé votre chambre. Où est votre bagage ?
– Dans la voiture, devant le portail, je vais le chercher.
– Je peux le faire moi-même, mais je vous apporte à boire avant. »
Le jeune homme fit un geste pour la suivre, mais son hôte le retint :
– « Laissez, laissez, de toute façon elle n'en fait qu'à sa tête ! »
De loin, il cria encore :
– « Dis à la petite de venir. »
Elle se retourna et haussa les épaules :
– « Si vous croyez que je sais où elle est ! Elle avait parlé de pêche aux écrevisses. »
Et elle claqua la porte derrière elle. Un instant plus tard, elle était de retour avec des verres et une bouteille de cidre couverte de buée. Elle posa le tout sans un mot et sortit.
Guillaume ne savait que dire devant ces gens qu'il trouvait à moitié fous ! Il buvait tranquillement son
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