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Aux portes de la pierre et du temps

De
202 pages
Dans une ville de murs et de secrets, où un seul homme est censé posséder la magie, Kai, une jeune flle de dix-sept ans, s’efforce de cacher son propre secret elle peut manipuler les fls du temps. Lorsque Kai avait huit ans, Reev l’avait trouvée sur les berges de la rivière, et son «frère» s’en est occupé depuis. Kai ne sait pas d’où lui viennent ses habiletés ou d’où elle provient. Tout ce qui compte, c’est qu’elle et Reev restent ensemble, et déménagent peut-être un jour du conteneur qu’ils appellent maison, loin des murs métalliques du Labyrinthe. Le seul ami de Kai est le fls du propriétaire d’une boutique, Avan, dont la scandaleuse réputation l’effraie et l’intrigue à la fois. Mais Reev disparaît. Alors que demeurer silencieuse et en sécurité signife qu’elle le perdra pour toujours, Kai fait le vœu de faire tout ce qu’il faut pour le retrouver. Elle quittera la seule maison qu’elle a connue et risquera de s’insérer dans une révolution vieille de plusieurs siècles. Mais pour sauver Reev, Kai doit démêler les fls de son passé et faire face à des vérités choquantes sur son frère, son amitié avec Avan, et son pouvoir unique.
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Copyright©2014LoriM.Lee Titre original anglais : Gates of Thread and Stone opyright © 2015 Éditions AdA Inc. pour la traduction française Cette publication est publiée en accord avec Skyscape, New York, NY Tous droits réservés. Aucune partie de ce livre ne peut être reproduite sous quelque forme que ce soit sans la permission écrite de l’éditeur, sauf dans le cas d’une critique littéraire. Éditeur : François Doucet Traduction : Renée Thivierge Révision linguistique : Féminin pluriel Correction d’épreuves : Nancy Coulombe, K therine Lacombe Ilustration de la couverture : © 2014 Tony Sahara Carte : © 2014 Megan McNinch ontage de la couverture : Matthieu Fortin Mise en pages : Sébastien Michaud papier 978-2-89752-939-0 PDF numérique 978-2-89752-940-6 ISBNePub 978-2-89752-941-3 Première impression : 2015 Dépô légal : 2015 et Archives nationales du Québec BibliothèqueNationale du Canada Éditions AdA Inc. 1385, boul. Lionel-Boulet Varennes, Québec, Canada, J3X 1P7 phone : 450-929-0296 Télécopieur : 450-929-0220 www.ada-inc.com info@ada-inc.com Diffusion Canada : Éditions AdA Inc. France : D.G. Diffusion Z.I. des Bogues 31750 Escalquens — France Téléphone : 05.61.00.09.99 Suisse : Transat — 23.42.77.40 Belgique : D.G. Diffusion — 05.61.00.09.99 Imprimé au Canada
Participation de la SODEC. Nous reconnaissons l’aide fi ancière du gouvernement du Canada par l’entremise du Fonds du livre du Canada (FLC) pournos activités d’édition. Gouvernement du Québec — Programme de crédit d’impôt pour l’édition de livres — Gestion SODEC. Catalogage avant publicatio de Bibliothèque et Archives nationales du Québec et Bibliothèque et Archives Canada Lee, Lori M. [Gates of Thread and Stone. Français] Aux portes de la pierre et du temps (Série Aux portes de la pierre et du temps ; 1) Traduction de : Gates of Thread and Stone. Pour les jeunes de 13 ans et plus. ISBN 978-2-89752-939-0 I. Thivierge, Renée, 1942- . II. Titre. III. Titre : Gates of Thread and Stone. Français. PZ23.L437Au 2015 j813’.6 C2015-941825-9
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À Kay et May, les meilleures amies et les meilleures sœurs qu’une fille peut avoir.
Chapitre 1
La Mort habitait une tour de verre au centre de la Cour blanche. Je pouvais voir cette tour à partir de n’importe quel endroit dans la ville. Elle coupait la ligne d’horizon comme une lame. La Mort — elle avait probablement un vrai nom — était le bras droit de Kahl Ninu et son bourreau personnel. Ou, du moins, c’était ce que racontaient les rumeurs. Ça m’était égal qu’elles soient vraies, tant que ce n’était pas ma tête qui était sur le billot. Le fait que le bourreau de Kahl habitait dans le bâtiment le plus impressionnant de la ville n’était pas la seule raison pour laquelle la Cour blanche me déconcertait. Je n’étais jamais allée plus loin que la caserne le long du mur intérieur, mais j’avais pu voir les Gris élaborés de la Cour se précipiterà travers les rues pavées, certains ayant des formes monstrueuses ; leurs corps imposants étaient assez gros pour transporter trois cavaliers à la fois. La sangle de mon sac messager s’enfonçait dans mon épaule, et je la remontai alors que je tournais à droite, vers la barrière. Des murs de six mètres séparaient la Cour blanche du reste de la ville. Seules les personnes qui détenaient les bonnes autorisations pouvaient entrer ou sortir. — On se voit demain, Kai. Le Gardien me fit signe de sortir. Comme postière, j’y avais accès durant les heures de travail. Après avoir franchi la porte, je me sentis moins tendue. Le District Nord — affectueusement surnommé « la Ruelle » par certains, et pas si affectueusement « le Purgatoire » par d’autres — était fort différent de la Cour blanche. Ici, les immeubles étaient faits de pierres et de briques, laids et bruns, et d’une uniformité réconfortante. Je passai du trottoir au caniveau pour éviter un tas étincelant de verre brisé. Au-dessus de l’amas, le mur du bâtiment en ruine avait une fenêtre cassée, des éclats en dents de scie toujours accrochés au cadre. Alors que je tournais le coin, je jetai un coup d’œil à une affiche collée sur un lampadaire bosselé. C’était une parmi une demi-douzaine d’autres dans ce quartier particulier — inutile de faire de la publicité auprès des personnes sans crédits. Aujourd’hui, l’affiche montrait un homme et une femme à moitié nus qui incitaient les gens à leur rendre visite sur les quais. Je pouffai de rire. La semaine dernière, on avait annoncé une imbécilité au sujet de la ville merveilleuse de Ninurta. Une publicité complémentaire vraiment astucieuse. De qui essayaient-ils de se moquer ? Mais, bon, tant que Kahl Ninu nous laissait tranquilles, mon frère et moi, il pouvait bien faire ce qu’il voulait. Une épaule heurta la mienne sur le trottoir. Je ne pris pas la peine de vérifier mes poches. Elles étaient déjà vides. Mais parfois, j’y laissais de petites notes qui, je l’imaginais, pourraient réjouir un voleur à la tire. « Réessayez demain. J’ai oublié mes diamants chez moi. » ou « Vous auriez peut-être plus de chance avec ce gars-là. », accompagné d’une flèche griffonnée. Eh bien, de toute façon, elles m’amusaient. Ici, le trottoir se rétrécissait. Des garçons de l’école flânaient au coin de la rue. Les éclats de leurs voix portaient dans la rue fissurée. L’un d’eux venait de finir de manger une pomme et lança le cœur à un Gris qui passait dans sa forme étincelante de cerf aux cornes recourbées. Au service de la Cour blanche. Les Gris de la Cour étaient faciles à distinguer des Gris de la Ruelle qui étaient sales et rouillés. Le cerf renversa la tête et le cavalier se mit à crier, mais les rires des garçons noyèrent ses paroles. J’évitai tout contact visuel et je serrai mon sac messager plus près. À ma droite, il y avait une rangée de boutiques. Des auvents rayés pendaient des supports de bois ; et des affiches du dernier club clandestin, de ceux que mon frère désapprouvait, habillaient les fenêtres. J’enjambai une tache brune grumeleuse sur le sol et je coupai à travers une ruelle ; c’était un raccourci vers le Centre de tri postal du district, ou CTPD. De la lessive était accrochée aux murs de chaque côté, tandis que des tuyaux rouillés rampaient comme des veines par-dessus les briques. J’évitai les côtés de la ruelle ; les murs paraissaient humides et couverts de quelque chose de vert et possiblement en mouvement. À l’avant, une jeune femme avec une coupe mohawk noir et blanc était appuyée contre les barreaux d’une sortie de secours brisée. Le métal craqua sur des charnières écaillées alors qu’elle se déplaçait légèrement. Elle baissa les yeux sur ses bottes grises, les mains enfouies dans les poches de son chandail. Je marchai à vive allure. Comme je passais devant elle, je lui fis un hochement de tête à peine perceptible. Juste pour être polie. Reev disait qu’il fallait toujours être poli, même si personne d’autre ne s’en souciait. La jeune fille se précipita, me poussant contre le mur de la ruelle. Je perdis le souffle alors que nous heurtions les briques, mon sac amortissant l’impact. Je levai le bras pour la faire dévier, mais elle le repoussa de côté. Des doigts forts, couverts de terre, se serrèrent autour de mon cou. Une paume moite se pressa sur ma clavicule, et un bord tranchant fouilla dans mes côtes. Si elle devait faire un trou dans ma tunique, je la flanquerais à terre. Ma tunique était gris terne, usée aux coudes, avec des boucles partiellement effilochées cousues le long des ourlets — rien de spécial, sauf que c’était Reev qui me l’avait confectionnée. — Tu es un peu loin de la Cour blanche, n’est-ce pas ? La jeune fille se mit à ricaner, et je remarquai ses lèvres colorées en rouge vif. — Combien penses-tu que quelqu’un paierait pour te ravoir ? Je cessai de me débattre.Quoi? Un rire bouillonna jusqu’à ma gorge. D’accord, c’était nouveau. Les doigts autour de mon cou se desserrèrent, et la fille tressaillit un peu. — Qu’est-ce qui est si drôle ? — Je vis dans le Labyrinthe, lui dis-je carrément. Si le District Nord était le Purgatoire, alors le Labyrinthe était l’Enfer. C’était ainsi que nous appelions le Quartier Est, précisément un labyrinthe de conteneurs qui nous servaient de maisons, si étroitement entassés qu’ils s’étaient transformés en une ville dans la ville. Opérant selon ses propres règles tacites, le Labyrinthe se trouvait à peu près aussi bas que possible sur l’échelle sociale, ce qui, à Ninurta, voulait dire quelque chose. — Personne ne va payer un seul crédit pour moi. Ce qui était un mensonge, parce que Reev paierait chaque crédit qu’il avait épargné pour nous afin de nous permettre de quitter les murs de métal suintants et la claustrophobie du Labyrinthe. Il donnerait encore plus pour moi, et je ne permettrais jamais que cela arrive. — Je t’ai vue quitter la Cour blanche, dit la fille, sa main moite glissant contre ma peau. Sa nervosité ne me rassurait pas ; elle ne la rendait que plus imprévisible. — Regarde de plus près, dis-je, et je baissai les yeux vers la sangle de mon sac messager sur mon épaule. J’écartai mes longs cheveux noirs, et la fille se concentra sur l’oiseau jaune cousu dans la vieille toile. C’était le logo du Centre de tri postal du districtun symbole suranné de vol et de liberté, ce qui était profondément ironique, et quelque chose à quoi je ne pensais pas de peur que mes yeux se retrouvent directement dans les Terres interdites. Dès que la jeune fille prit conscience de ce qu’elle voyait, son corps se raidit et son visage déjà pâle devint cendré. — B-bien, commença-t-elle. Tu… Je… Elle lâcha un juron. Le couteau s’enfonça plus fort dans mes côtes. Je retins mon souffle. La fille jura de nouveau.
— Alors, en avons-nous fini maintenant ? Je me sentais un peu mal pour elle. Elle n’était pas beaucoup plus âgée que moi. Peut-être dix-huit ou dix-neuf ans ; mais la plupart des jeunes d’ici avaient pénétré par effraction dans leur première boutique à cinq ans. J’ignorais si c’était vrai pour moi, étant donné que je ne pouvais me souvenir de rien de ce qui s’était passé avant mes huit ans. Il fallait que je parte, sinon je serais en retard pour remettre mon sac au CTPD. Ma route était chronométrée et je ne pouvais me permettre de perdre des crédits. La main de la jeune fille me serra le cou. — Tu es jolie, dit-elle, son regard parcourant mon visage. Et tes yeux sont assez inhabituels. Je gémis. Et c’est parti. — Je parie que j’obtiendrais un bon prix pour toi sur les quais. J’en avais assez entendu. Je tendis le bras avec mon esprit, tâtonnant pour toucher aux fils du temps qui flottaient autour de nous. Si vous étiez capable de les voir, vous les verriez partout, entrelaçant les personnes, les bâtiments érodés, les pierres sous mes pieds. Ils se déplaçaient vers l’avant en mouvements constants. Toujours vers l’avant. J’imaginai mes doigts qui attrapaient les fibres, les faisant ralentir pendant qu’elles s’entremêlaient. Le temps ne s’arrêtait jamais vraiment. Pour autant que je pouvais le dire, cet arrêt était impossible. Mais je pouvais le ralentir pendant quelques secondes, juste assez pour obtenir l’avantage. Les lèvres peintes de la fille continuèrent de bouger de façon minimale, sa voix devint un bourdonnement indiscernable. Je combattis les fils qui m’enlaçaient aussi, me tordant pour sortir de l’emprise de la fille et poussant sur le couteau enfoncé dans mon ventre. L‘arme était grossière, un simple débris de métal brisé avec une extrémité enveloppée dans un chiffon qui servait de poignée. Je ne pouvais pas retenir les fils très longtemps. Le temps ralentissait seulement dans l’espace autour de moi, et la pression croissante pour continuer vers l’avant et rattraper le reste des fils brisait mon emprise. Le temps claqua vers l’avant, rebondissant. Je m’arrachai, me laissant entraîner par l’élan du temps accéléré, et je tombai au sol. Une douleur envahit mon bras. Derrière moi, la jeune fille parut avoir le souffle coupé. La crainte me figea sur place.Elle avait vu. Je bondis sur mes pieds, frottant mes paumes en même temps que je me retournais pour lui faire face. Elle ne pouvait pas avoir vu. Personne d’autre que Reev était au courant de mes manipulations. Pour tous les autres, la perception du temps demeurait ininterrompue, ce qui préservait la conviction que personne à part le Kahl ne possédait la magie. La jeune fille ne me regardait pas. En fait, elle n’était même pas debout. Elle était agenouillée à côté du mur de la ruelle, et elle était tombée sur son couteau qui sortait de son ventre. Je la regardai alors qu’elle se glissait sur le côté dans un tas flasque. Sa tête heurta le sol avec un craquement.Je tressaillis, cherchant d’un côté et de l’autre de la ruelle, mais si quelqu’un avait vu ce qui était arrivé, il était déjà passé à autre chose. Rien que je puisse faire pour aider cette fille maintenant. Alors que je me détournais, la jeune fille gémit. Je regardai par-dessus mon épaule. Je ne pouvais voir son visage, mais je pouvais l’entendre marmonner. Je jetai un coup d’œil vers la sortie qui s’ouvrait sur la rue. Je devrais la quitter. Par sa nervosité et la façon maladroite dont elle m’avait attaquée, il était évident qu’elle n’était pas une criminelle aguerrie. Mais elle voulait me vendre sur les quais — elle méritait ce qui lui arrivait. La ville irait mieux sans une autre bouche désespérée à nourrir, et avec toutes les personnes qui disparaissaient chaque année, que serait une de plus ? D’ailleurs, il ne s’agissait pas d’une ruelle dissimulée. Quelqu’un finirait probablement par la trouver à temps. Mais si quelqu’un l’attendait? Un frère. Une sœur. Un bébé affamé pour le dîner. Qu’arriverait-il à sa famille si elle ne revenait pas ? Stupide conscience. Le coursier le plus près était au coin. Alerter les coursiers était le seul moyen de mettre la main sur les Gardiens — à part de me rendre directementà leur poste local, ce que je ne ferai certainement pas. Mais les coursiers chargeaient un prix fou pour leurs services, des crédits que Reev et moi ne pouvions nous permettre de dépenser, et même si j’essayais de mentir sur mon nom, ils me demanderaient une pièce d’identité pour vérifier ma citoyenneté. Je jetai un regard noir vers la jeune fille qui saignait dans la terre.Merde !
Chapitre2
Lorsdue j’avais Dix ans, Reev avait passé un De ses Dimanches De congé avec moi près De la rivière. Nous étions à la recherche D’insectes sur la rive boueuse et nous nous DemanDions duels pouvoirs mutants nous pourrions obtenir en tombant Dans l’eau trouble. Il avait fait semblant De m’y lancer, et j’avais eu si bêtement peur du’il le fasse due je m’étais torDu la cheville en le repoussant. Reev s’était senti très mal. Il avait promis De ne plus être aussi ruDe, et je lui avais Dit De lancer sa promesse Dans la rivière parce due personne n’imposait Des restrictions à mon frère, même pas lui-même. ans ma tête, c’était assez logidue. Il m’avait transportée tout le long Du chemin jusdu’à notre boîte Dans le Labyrinthe. Je me souviens De la façon Dont ses cheveux éraflaient mon visage, De la chaleur De son épaule contre ma joue et De l’oDeur De la rivière — Douceâtre comme Des fruits pourris — sur ses vêtements. Sa voix dui murmurait Des excuses inutiles était la seule chose Douce à son sujet. Tout le reste avait été — et était encore — Dur, fort, inflexible. Rassurant. Je ne voulais pas due la fin De semaine se termine. Je voulais une autre journée. Je le voulais tellement fort due lorsdue je me suis réveillée le matin suivant pour trouver Reev toujours à la maison, j’ai cru due mon souhait s’était concrétisé. Le plus étrange — c’était du’il s’était effectivement réalisé. Nous étions encore Dimanche. Reev était parti travailler pour finir par Découvrir due personne D’autre ne s’était renDu compte due c’était censé être lunDi. Une fois la confusion Dissipée, une colère froiDe s’était glissée sur son visage — sa bouche s’était crispée en une ligne et son regarD s’était Durci, ses yeux Devenant comme Des pierres grises. C’était la première fois du’il me regarDait De cette manière. — Promets-moi, avait-il Dit, due tu ne le feras plus jamais. Jamais. J’avais été incapable De Dire duoi due ce soit parce due le changement en lui m’avait tellement effrayée. Nous avions vu les GarDiens prenDre Des gens — les traîner sur leurs Gris, à travers les barrières De la Cour blanche, et nous n’en entenDions plus jamais parler. ans le Labyrinthe, nous avions un Dicton :Reste silencieux, reste immobile, reste en sécurité. Mais Reev était le seul à l’avoir remardué. Il n’y avait pas De GarDien martelant à notre porte. Les fils se Déplaçaient autour De moi, Devenant plus tentants à mesure du’ils se clarifiaient Dans ma vision. La Renaissance avait éliminé presdue tous lesmahjos — les utilisateurs De magie. La lignée De Kahl était censée être la Dernière, et il se servait De sa magie pour aiDer la ville. Si j’avais un pouvoir spécial, un pouvoir dui ne faisait De mal à personne, pourduoi ne pourrais-je pas l’employer, moi aussi ? — Kai, avait Dit Reev. Promets-moi. Nous nous étions regarDés tous les Deux, mais l’expression De peur Dans ses yeux m’avait finalement poussée à acduiescer.