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Caprices du Nobel

De
238 pages
Ce roman historique nous permet d'entrer dans le monde très secret de la recherche, celui des laboratoires, des conflits d'ordre scientifique avec les conséquences que peut engendrer l'obtention -ou non- du prix Nobel. Paul Dormont, tout d'abord jeune brancardier australien, deviendra par la suite médecin et biochimiste. Au fil de son parcours, nous suivons intrigues du monde scientifique, contre-espionnage et résistance.
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WilliamRostène
Les caprices du Nobel À la découverte du diabète et du stress Roman
collection Deux Infinis science et littérature
16/10/13 19:11
Les caprices du Nobel
Deux Infinis : Science et Littérature Collection dirigée par Gérard BonneaudConstruction rigoureuse pour l’une, libre élaboration pour l’autre, science et littérature se conjuguent dans une collection où des thèmes scientifiques toujours renouvelés fondent un espace littéraire à la recherche de l’émergence de nouveaux infinis de l’imaginaire. DéjàparusSylvaine GROS, Goutte d’Or, L’Intemporelle,2013.Jean-Pierre BOUDINE,Sur la route des Terres Rares, 2012. Gilbert BOILLOT,Les Sables de l’estuaire. Récits et réflexions de ma septantaine, 2012.François VANNUCCI,Allegro Neutrino ou L’attrape-temps, 2012. William ROSTENE,L’héritage de Paul. Paul Bert, l’homme des possibles (Roman), 2012. Maeva SANDEAU,Au pays des chercheurs.La vie entre post doc, précarité et jeux de pouvoir,2012.
William Rostène
Les caprices du Nobel
À la découverte du diabète et du stress
© L’Harmattan, 2013 5-7, rue de l’Ecole-Polytechnique, 75005 Paris http://www.harmattan.fr diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-343-01844-7 EAN : 9782343018447
The greatest joy in life is to accomplish. It is the getting not the having. It is the giving not the keeping. Cameron Lecture, Sir Frederick Banting
A Hélène
PREMIERE PARTIE
CHAPITRE 1 Eté 1918. Front nord ouest de la France - Maman, maman, viens me chercher !!! Depuis des heures, un jeune soldat criait, allongé sur un des lits de fortune qui jonchaient le sol de la salle commune d’une ferme transformée en hôpital pour les blessés britanniques en arrière du front. L’infirmière de service était perplexe face à ce jeune homme. Elle ignorait d’où il venait, de quel régiment il faisait partie, et pour quelle raison il criait si fort et en français. C’est un paysan de cette vallée de Somme, ravagée par les bombardements, qui l’avait embarqué dans une charrette et l’avait déposé devant la porte de l’hôpital, enfin, de ce qui restait de l’édifice. Aucun papier, aucune plaque distinctive sur lui. Seulement un brassard orné d’une croix rouge, comme celui que portaient les brancardiers qui circulaient dans les tranchées. Pas de casque non plus, mais des habits civils un peu trop grands pour lui. - Dr Banting, si vous avez un moment, pourriez-vous venir ? Nous avons récupéré un jeune homme qui délire depuis son arrivée. Nous n’avons pas voulu le toucher en vous attendant. Je sais, Dr Banting, que vous n’avez pas quitté la salle d’opération depuis ce matin. Voulez-vous boire quelque chose ?dit l’infirmière en l’observant alors qu’il terminait un pansement. - Je vous remercie, Judith, mais j’en ai encore pour quelques minutes et je vous rejoins. Depuis quelques jours nous voyons sans cesse arriver des soldats avec des blessures de plus en plus graves. Si cela continue, nous n’aurons bientôt plus rien pour faire fonctionner cet hôpital. Il faudrait d’ailleurs prévenir notre état-major de la situation: elle devient dramatique. On entendait au loin les détonations des obus qui s’écrasaient à intervalles réguliers. Pourtant la ligne de front se trouvait à plusieurs kilomètres. Il fallait souvent rétablir l’électricité dont on se demandait comment elle pouvait encore nous parvenir.
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