Catharine

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BILINGUE ANGLAIS-FRANÇAIS






Catharine est une orpheline qui vit au Devon avec sa tante.




Manquant terriblement à ses amies absentes, Cecilia et Mary Wynne, Catharine se réjouit de l'arrivée de sa cousine, Camilla Stanley.




Camilla est une jeune femme pleine d'entrain, mais un peu idiote.




Les Stanley apportent à Catharine un avant-goût de la haute société, ce qui n'est pas pour lui déplaire, mais à l'arrivée de leur fils Edward, un jeune homme à la fiabilité douteuse, une compagnie d'un genre très différent s'offre à elle.











Le traducteur Jean-Yves Cotté nous livre une traduction inédite du premier roman inachevé de Jane Austen, nous guidant dans cet avant-goût délicieux de personnages immortels, tantôt attachants, tantôt irritants.

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EAN13 9782376419723
Langue Français

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Madam ncouraged by your warm patronage of The beautiful Cassandra, and The History of England, which through lainbderrtEmasuxEeitresnoroefeysehgthbrnogugighnetthI,snoitidEerocinfavouryour generous support, have obtained aplaceineverylibraryintheKingdom,  take the of the following Novel, which I humbly flatter myself, possesses Merit beyond any already published, or any that will ever in future appear, except such as may proceed from the pen of Your Most Grateful Humble Servt
The Author Steventon August 1792
Catharine had the misfortune, as many heroines have had before her, of losing her parents when she was very young, and of being brought up under the care of a maiden aunt, who while she tenderly loved her, watched over her conduct with so scrutinizing a severity, as to make it very doubtful
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e atharine avait le malheur, comme nombre d’héroïnes avant elle, d’avoir perdu ses parents alors tanteCdemeurée célibataire qui, tout en l’aimant qu’elle était fort jeune, et d’avoir été confiée aux bons soins d’une tendrement, veillait sur sa conduite avec une rigueur si sourcilleuse que beaucoup, à com-mencer par Catharine elle-même, doutaient fortement qu’elle lui portât une réelle affection. Cette prudence ombrageuse l’avait souvent pri-vée de justes distractions ; l’avait parfois obligée [1] à renoncer à un bal, car un officier y était at-tendu, ou à accepter un cavalier recommandé par sa tante de préférence à un partenaire de son choix. Elle était cependant dotée d’un heureux caractère, peu enclin à la tristesse, et seule une très vive contrariété pouvait entamer son inépui-sable joie de vivre et sa bonne humeur. En plus de ces antidotes propres à atténuer et consoler la moindre déconvenue, il en était un autre qui la
e [1] Dans la littérature romanesque duxviiisiècle, les ofîciers ne sont généralement pas considérés comme de bons partis et une jeune femme respectable se doit donc de ne pas les fréquenter.
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to many people, and to Catharine amongst the rest, whether she loved her or not. She had frequently been deprived of a real pleasure through this jealous been sometimes obliged to relinquish a ball because an officer was to be there, or to dance with a partner of her aunt’s introduction in preference to one of her own choice. But her spirits were naturally good, and not easily depressed, and she possessed such a fund of vivacity and good humour as could only be damped by some very serious vexation.–Besides these antidotes against every disappointment, and consolations under them, she had another, which afforded her constant relief in all her misfortunes, and that was a fine shady bower, the work of her own infantine labours assisted by those of two young companions who had resided in the same village–. To this bower, which terminated a very pleasant and retired walk in her aunt’s garden, she always wandered whenever anything disturbed her, and it possessed such a charm over her senses, as constantly to tranquillize her mind and quiet her spiritsSolitude and reflection might perhaps have had the same effect in her bed chamber, yet habit had so strengthened the idea which fancy had first
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soulageait immanquablement de tous ses mal-heurs : une jolie tonnelle ombragée, œuvre de ses ardeurs juvéniles assistées de celles de deux jeunes compagnes qui habitaient alors le même village. Dans cette tonnelle, située à l’extrémité d’une allée très agréable et écartée du jardin de sa tante, elle aimait toujours à se retirer quand quelque chose la préoccupait. Cette tonnelle possédait à ses yeux tant de charme qu’elle l’apaisait et la calmait toujours – la solitude et la méditation eussent sans doute produit le même effet dans sa propre chambre, mais cette habitude née d’un simple caprice était devenue si prégnante qu’une telle pensée n’avait jamais effleuré Kitty, intimement persuadée que seule sa tonnelle pouvait lui faire recouvrer la paix. Elle s’enflammait facilement et se montrait enthousiaste, en amitié comme en tout. Cette précieuse tonnelle était son œuvre et celle de deux charmantes jeunes filles pour lesquelles elle nourrissait la plus tendre affection depuis son plus jeune âge. C’étaient les filles du clergy-[2] man de la paroisse, une famille avec laquelle
[2] Ministre du Culte anglican qui peut être vicaire, pasteur ou recteur. Dans la société anglaise traditionnelle, les clergymen étaient souvent des îls cadets de bonne famille et jouissaient ainsi d’une certaine considération.
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