Chroniques d

Chroniques d'un poste avancé Tome 2

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280 pages
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Description

Le capitaine Jacques Lettélier arrive au Brésil avec la sensation d'avoir raté sa vie. A Manaus, il rencontre Telma, jeune brésilienne abandonnée par son fiancé. Ils vont s'enfuir ensemble, poursuivis par les gorilles de son patron et par une hiérarchie militaire soucieuse de ramener l'officier déserteur. Ceci va devenir une histoire d'amour tumultueuse. Ce deuxième volume fait suite au premier volume qui constitue un témoignage sur l'expérience militaire de l'auteur au Tuamotu.

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Ajouté le 15 juin 2015
Nombre de lectures 8
EAN13 9782336383736
Langue Français
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Thierry Fusalba
Chroniques d’un poste avancé
Tome 2
Les vies multiples
Chroniques d’un poste avancé
© L’Harmattan, 2015 5-7, rue de l’Ecole polytechnique, 75005 Paris
http://www.harmattan.fr diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-336-30327-7 EAN : 9782336303277
Thierry Fusalba
Chroniques d’un poste avancé
Tome 2 Les vies multiples
L’Harmattan
Du même auteur : Planification et gestion de crise, L’Harmattan, 2009 L’art de la crise, L’Harmattan, 2012
« Veilleur, où en est la nuit ? » Depuis des années, les peuples posent cette question anxieuse et la nuit dure encore, mais qui ne sait que l’aube s’annonce d’abord par un redoublement des ténèbres, et qu’il faut que l’obscurité soit parfaite avant que le jour n’effleure le sommet des collines ? Julien Green, 7 octobre 1940 L’honneur d’être Français
PARTIE UNE
LES DOUTES
1.
Le silence fut brusquement rompu par la voix du commandant de bord annonçant la descente vers Manaus. Puis, l’avion entama de larges courbes, trouant les amoncellements nuageux au-dessus de la forêt. Peu après le décollage, il était entré dans l’espace aérien amazonien et presque aussitôt s’était déroulé un immense tapis vert sous sa trajectoire que brodaient parfois de sinueuses ri-vières. Les villages, s’il y en avait eu, étaient restés invisibles aux yeux des passagers que de brusques courants d’air ascendants avaient malmenés. Mais le pilote, rompu aux vols amazoniens, avait su maintenir le cap.
Le bruit des moteurs diminua et le nez de l’avion plongea vers le sol. Un sentiment d’angoisse se faufila entre les sièges. Jacques aperçut, au travers de son hublot, le sol qui montait rapidement. À présent, il discernait le contour des grands arbres, jusque-là impénétrables au regard et qui longeaient de vagues pistes zigza-guant vers l’horizon comme si elles hésitaient. Puis, le jeune homme distingua quelques cabanes, un carrefour désert, une route rectiligne qui semblait goudronnée et sur laquelle circu-laient de rares véhicules. Sous ses yeux, le paysage reprenait vie, dessinant la silhouette des massifs et le bord luisant des toits de tôle, au pied desquels l’agitation des hommes tressait un lien mystérieux. À ses côtés, son ami avalait un alcool fort qu’une
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