Création d

Création d'un monde, le maître du temps

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Livres
480 pages

Description

Richard se voit offrir de formidables pouvoirs dans une période de sa vie qui ne lui est pas favorable. Il reçoit ces nouvelles capacités sans la moindre explication sur la façon de les utiliser et la raison de ce don... Il va donc tenter de connaître l’étendue de ses possibilités et de comprendre pour quelle raison ces dons fabuleux lui sont accordés.

Lentement, un projet de transformation du monde qui l'entoure germe dans son esprit. Il s'entoure de jeunes femmes qui vont devenir de véritables amies, des amies dont il change la vie et qu’il associe aux réalisations fantastiques qu’il se met à réaliser. Laissant son esprit s’évader dans l’univers qui nous entoure, il trouve la solution lui permettant de réaliser son projet et il entame la formidable création qu’il a conçue mentalement.

Une société totalement libre naît de ses œuvres. Richard s’emploie à la protéger de ce nouvel environnement, mais aussi de ses ennemis naturels. Ses actions changent totalement la vie du peuple, un peuple qu’il conduit avec l’aide de ses amis, mais aussi des chercheurs qu’il a formés et qui fabriquent des moyens capables d'ôter toute idée de nuisance à un quelconque ennemi. Ses amis, qu’ils soient féminins ou masculin, oscillent entre des sentiments opposés devant les pouvoirs qu’il dévoile lorsque le besoin s’en fait sentir, des sentiments qui varient de la peur de l’inconnu à l’admiration en passant par l’incompréhension face aux merveilles qu’il accomplit. Une seule est prête à tout pour le suivre dans toutes les situations en lui faisant une confiance totale et absolue. Ensemble, ils font des découvertes et des actions fantastiques qui changent la face de la vie des humains et des indigènes de la planète.

Dans les débuts de son périple, Richard recrute un trio de jeunes gens issus des banlieues dont il change la vie en leur donnant les moyens de réaliser leurs rêves et bien au-delà. L’un d’entre eux va devenir l’une des pièces maîtresses du monde qu’il crée. Autour de lui, de nouvelles équipes émergent, mais aussi des animaux à l’intelligence et à la puissance inconnue sur Terre. Les aventures se succèdent et chacun des amis de Richard y prend part, ensemble ou séparément.


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Informations

Publié par
Date de parution 13 février 2014
Nombre de lectures 5
EAN13 9782362528422
Licence : Tous droits réservés
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page €. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

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Patrick ROUSSEAU
Création d'un monde, le maître du temps
Éditions Mélibée
Éditions Mélibée, 2013 18 place Roguet – 31300 Toulouse Confiez-nous votre talent : info@editions-melibee.com – www.editions-melibee.com Le Code de la propriété intellectuelle et artistique n’autorisant, aux termes des alinéas 2 et 3 de l’article L.122-5, d’une part, que « les copies ou reproductions strictement réservées à l’usage privé du copiste et non destinées à une utilisation collective » et, d’autre part, que les analyses et les courtes citations dans un but d’exemple et d’illustration, « toute représentation ou reproduction intégrale, ou partielle, faite sans le consentement de l’auteur ou de ses ayants droit ou ayants cause, est illicite » (alinéa 1er de l’article L. 122-4). Cette représentation ou reproduction, par quelque procédé que ce soit, constituerait une contrefaçon sanctionnée par les articles 425 et suivants du Code pénal.
TOME I Le maître du temps
L’éveil
– Alors, c’est terminé ? – Oui ! Je rêve de ce moment privilégié depuis tell ement de temps que j’ai beaucoup de mal à m’en convaincre. Je prends ma ret raite anticipée. Disons que je l’espère définitive ! La porte s’entrebâille pour laisser passer Richard avec ses bagages. Passé la porte, il avance sur un grand parking, avant de dép oser un grand sac et de lâcher la poignée de la valise Samsonite qu’il tirait derrière lui. En face à lui, des champs bordés de haies, certains ont des lisières plantées de peupliers. Au loin, dans un pré, des vaches brouten t une herbe grasse et très verte, un veau fait le fou en jouant les taureaux de comba t. Dans un peuplier, des pies jacassent, elles jacassent comme un vieux couple qu i se dispute avec la violence de l’habitude. Elles s’envolent de concert. Ce devait juste être un plan de vol expliqué avec force détails. Devant Richard, une petite route zigzague au traver s de la campagne, une route par ailleurs totalement déserte. Au-dessus de sa tête, un ciel bleu immense où traîn ent quelques grappes de nuages. Des groupes d’oiseaux le sillonnent, certai ns planent, solitaires. Ces derniers paraissent animés d'intentions meulrières Un taxi paraît au loin, il met son feu clignotant a fin de traverser la route pour pénétrer sur le parc de stationnement et il vient s topper devant Richard, le chauffeur en descend en demandant. – C’est vous que je viens chercher ? Empoignant ses bagages, Richard acquiesce en s’avan çant. – Oui, c’est moi ! Nous mettons cela dans le coffre ? – Bien sûr, répond le chauffeur qui ouvre le coffre pour y enfourner les bagages tout en poursuivant d’un ton à l’expression joviale . – En voiture ! Installé à l’arrière, Richard garde le silence en s e contentant de regarder le paysage qui défile. Quelques kilomètres plus tard, le chauffeur du taxi lui demande tout en surveillant son client dans le rétroviseur. – Pas trop dur là-dedans ? Levant les yeux, Richard lui répond. – Si l’on garde la foi, cela devient acceptable. – La foi ! La foi en quoi ? Demande d’un air étonné le chauffeur de taxi. Richard se contente d’un sourire, sans lui donner d e réponse. Le taxi entre dans la ville, il stationne bientôt d evant l’entrée d’une gare. Richard règle la course, il empoigne ses bagages po ur pénétrer dans la gare. D’un regard, il balaie le hall d’entrée avant de se diri ger vers la consigne des bagages où il échange sac et valise contre un ticket. Il quitt e la gare pour se diriger, au hasard, dans la ville qui l’entoure. Dans une petite rue, i l ralentit son pas jusqu’à s’arrêter, en regardant, sur le trottoir opposé, une banque équip ée de deux distributeurs de billets. Une lutte semble se jouer dans son esprit. Il finit par secouer la tête et poursuit son chemin d’un pas beaucoup moins assuré. Quelques rue s plus loin, une petite brasserie fait naître un sourire sur son visage, le quel jusqu’à ce moment, était des plus sombres. Poussant la porte il pénètre dans l’é tablissement d’un pas redevenu assuré. Un comptoir apparaît sur sa gauche, une pet ite salle d’une dizaine de tables complète le débit de boisson. L’une des tables semb le lui faire signe, elle obtient ses faveurs et il s’y installe. Ayant au passage repéré une panière de croissants, avec gourmandise, il en passe la commande de plusieurs, en les faisant accompagner d’un grand café. Un deuxième café lui sert à termin er l’absorption du dernier croisant. Voyant une pendule publicitaire au-dessus du comptoir, il fixe durant un instant son attention sur elle, un sourire finit pa r éclairer son regard. Il se lève pour se diriger vers le comptoir où il règle sa note. Il en profite pour signaler au barman.
– Votre pendule n’est pas à l’heure. Celui-ci, étonné, se tourne pour regarder la pendul e, il se saisit d’une chaise pour aller décrocher la coupable en marmonnant son incom préhension. Laissant un pourboire, Richard se dirige vers la po rte de sortie, un sourire aux lèvres. Il est en train de refermer la porte lorsqu e le juke-box se met en service à pleine puissance. Quelques heures plus tard, ses bagages récupérés, u n train pratiquement désert l’emporte vers Paris. Richard, debout sur la platef orme du wagon où il a grimpé, se met à songer : il me faut faire preuve de patience, de prudence aussi. Un grand sourire illumine son visage quand il murmure entre ses dents. – Dans tous les cas, j’ai la preuve que je ne vis p as un rêve et que ce n’est pas la folie qui fait vibrer ma tête. Il se concentre un petit moment, puis saisissant se s bagages il se place devant la porte d’un compartiment en demandant à l’unique occ upante. – Puis-je ? Sa requête ayant été accordée, il s’installe après avoir déposé ses bagages dans les rangements surplombant les sièges. Un moment pl us tard, levant les yeux, il croise le regard de la jeune femme qui se trouve su r la banquette en face à lui, elle l’observe avec un sourire moqueur. Souriant avec un air étonné, il lui demande. – J’ai une saleté sur le nez ou un teint verdâtre d e martien ? La jeune femme lui répond tout en étouffant un rire . – Pas du tout monsieur ! Mais vous voir sourire, se ul dans votre coin, cela ma donnée à penser que vous viviez des choses très agr éables. En réalité, cela me rend terriblement jalouse. Richard se met à rire. – La jalousie n’est pas justifiée ! Il est vrai que je suis dans un état de contentement qui frôle le sacrilège. Mais… il faut vous dire que cela est vraiment très récent, une véritable renaissance après bien des an nées de misères de toutes les sortes. C’est le fait d’être parvenu à y survivre, qui m’a fait sourire. Lui tendant la main, il se présente. Richard ! La jeune femme lui serre la main en souriant. – Monique ! Vous allez à Paris ? – Oui, enfin, disons que j’y retourne. – Vous allez peut-être pouvoir me donner des rensei gnements. – Si je le puis, ce sera avec le plus grand des pla isirs, de quels renseignements avez-vous besoin ? La jeune femme sourit en lui expliquant d’un ton hé sitant. – Et bien ! Je ne me suis jamais rendue à Paris ! J e pars pour y travailler, y habiter, alors tout ce qui concerne, le logement, le travail . Les pièges à éviter… Tout ce que vous allez pouvoir me dire sur ce qu’est la vie par isienne m’intéresse. Je sors de ma campagne de Haute-Vienne, je viens de Limoges et je ne connais absolument rien de toutes les choses qui font la vie d’une grande v ille de la taille de notre capitale. Vous avez l’air de connaître la vie, et si cela ne vous dérange pas trop, je suis avide de tout conseil qui pourrait m’éviter de tomber dan s l’un des pièges que la ville va mettre sur ma route. S’il vous plaît ! Richard se met à rire en répondant. – Limoges, la ville de la porcelaine, où l’on fabri que des services de table magnifique. Pour s’installer à Paris, ce n’est pas évident. En réalité, cela dépend de vos finances. Les logements sont très chers et rare s dans la capitale, ils sont, du moins je le pense, les plus chers de France. – Et bien… en vérité, mes fonds sont très limités, j’ai groupé mes petites économies pour tenter ma chance. Ce n’est pas grand -chose, mais il faut absolument que je m’en sorte, assure Monique avec u n air déterminé. – Le travail… Cela dépend de ce que vous désirez ac complir, et de ce que vous
savez faire. Cela dépend aussi de vos compétences. En réalité, c’est la même chose que dans n’importe quelle autre ville, avec peut-êt re plus de choix dans tous les domaines. Quand le choix est grand, la compétition se trouve, elle aussi, plus grande. Savez-vous où dormir ce soir ? – Heu… Non ! Il me faut trouver un hôtel en espéran t mieux assez rapidement. Un hôtel pas trop mal fréquenté, murmure Monique. Richard regarde la jeune femme en réfléchissant, il finit par lui dire. – Je me trouve dans la même situation, alors voilà ce que je vous propose. Nous trouvons un hôtel, ensuite je vous invite au restau rant où tout en mangeant, nous pourrons discuter tranquillement de ce qu’il y a li eu de faire ou de ne pas faire ! Nous opérons comme cela ? – D’accord, regardez, nous sommes presque arrivés. En gare d’Austerlitz, ils quittent le train pour se diriger vers la consigne où ils déposent leurs bagages. Monique ne possède qu’une v alise. Ils grimpent dans un taxi et Richard demande au cha uffeur de les conduire place de la Bastille, qui se trouve de l’autre côté de la Seine. Ils se réfugient dans un bar, Richard passe une commande de deux consommations ap rès avoir installé Monique à une table et lui avoir demandé ce qui lui ferait plaisir. Il sort du bar pour se diriger vers un distributeur de billets devant lequel il se concentre profondément avant de voir l’appareil débiter deux grosses liasses de bil lets qui sortent d’une fente de l’appareil, il rejoint ensuite son point de départ. Dans le bar, il discute un petit moment avec le barman, lequel lui indique une rue e t un nom qu’il note sur un bout de papier avant de le tendre à Richard. Celui-ci lu i donne un billet de cinq euros avant de regagner la table, où il explique à la jeu ne femme. – Il existe un très joli petit hôtel dans une rue v oisine, il est situé juste à côté du bureau de poste. Nous finissons nos verres puis nou s allons lui rendre visite, d’accord ? L’hôtel, un petit deux étoiles, dispose encore de p lusieurs chambres disponibles. Ils en visitent deux, Richard donne son accord, Mon ique rechigne en s’y opposant. – C’est trop cher pour moi ! Cinquante euros par jo ur, je n’ai pas les moyens financiers me permettant de faire une dépense de mi lle cinq cents euros par mois ! D’autant plus que je risque fort d’être obligée de m’éterniser un peu dans un hôtel. D’autorité, Richard lui dit. – Pour aujourd’hui, cela ne pose aucun problème, c’ est moi qui vous invite. Nous discuterons de tout cela durant le repas de ce soir. Il règle les deux chambres. – Venez, allons chercher les bagages. Une fois que le couple se trouve de retour devant l a gare d’Austerlitz, Monique reste dans le taxi pendant que son compagnon récupè re les bagages à la consigne. Pendant que Monique sort ses vêtements pour les ran ger, Richard fait le tour du quartier en regardant tout ce qui l’entoure. Il sem ble affamé de mouvements, de bruit et il s’en emplit au maximum. Dans la soirée, un joli petit restaurant situé dans le dixième arrondissement les accueille. Ils ont utilisé le métro pour ce déplace ment et pour Monique il s’agit d’une véritable découverte. Dans le restaurant, elle demande à voix basse. – La serveuse a l’air de vous connaître. Vous êtes déjà venu ici ? – Oui ! Il y a quelques années, je mangeais réguliè rement ici le soir, c’est très bon, mais aussi véritablement tranquille. Après une journée passée dans la folie de Paris, je trouve que le calme est aussi important que la n ourriture, C’est du grand luxe lorsque l’on peut avoir les deux. Monique explique d’un ton gêné. – J’aimerais pouvoir manger souvent ici, je n’en ai malheureusement pas les moyens… J’ai eu le temps de bien réfléchir durant l a journée, j’ai fait mes comptes. Il ne m’est pas possible de me permettre de dépenser c inquante euros, par jour, en logement. L’hôtel est très mignon, très beau même, ce n’est pas cher avec salle de
bain, baignoire, toilettes, la télévision, de plus c’est très propre et joli. Le problème tient au fait que j’ai mille cinq cents euros en to ut et pour tout, avec cela, je puis payer un mois d’hôtel, mais en plus, durant ce temp s, je ne puis ni boire ni manger, ensuite, je n’ai plus rien ! Pour arranger les chos es, je n’ai pas de travail, de toute façon avant de trouver un travail qui me donne les moyens de payer mille cinq cents euros par mois de logement, il sera passé beaucoup d’eau sous les ponts de Paris. Bien ! Je vais vous expliquer ma situation. Je vien s d’avoir le baccalauréat, mais ma famille n’a pas les moyens de me payer des études p lus longues. Nous nous sommes disputés, j’ai quitté la maison avec mes éco nomies. Ne vous inquiétez pas, je suis majeure, j’ai vingt ans. J’ai pensé faire u ne école hôtelière pour travailler dans la restauration, chef de rang ou autre chose, mais il me faudrait travailler avant d’entrer à l’école afin de pouvoir être payée duran t les cours. Alors, je vais trouver un hôtel moins cher, vous rembourser les cinquante eur os que vous avez donnés pour ma chambre. Ensuite, il me faut très vite trouver d u travail. – Bravo ! Demain je vais vous aider à trouver du tr avail. Pour ce qui est des cinquante euros, c’est cadeau. Il est inutile de pr otester, j’ai de l’argent à ne savoir qu’en faire. Je vais aussi vous prêter mille cinq c ents euros supplémentaires. Vous me les rendrez quand vous en aurez les moyens, si v ous ne pouvez pas me les rendre, ce n’est vraiment pas grave. Pour l’hôtel, nous verrons demain, mais celui-ci est propre et très correct. Vous savez, si vous dev ez passer vos nuits à vous battre avec des cafards, cela gâche terriblement le temps de sommeil. Ce soir, je vais vous faire connaître le Paris nocturne, ensuite, tout le monde ira se mettre au lit. Sur l’avenue Parmentier, Richard dit à sa compagne de surveiller l’avenue afin d’arrêter un taxi, au cas où il en passerait un. Il explique. – Je vais en face chercher de l’argent au distribut eur. Il se dirige vers les distributeurs de la banque, B.N.P, devant laquelle il demeure quelques instants, ensuite il traverse une rue pour se placer devant l es distributeurs du crédit lyonnais. Lorsqu’il rejoint Monique, celle-ci a fait signe à un taxi qui s’arrête. Ils grimpent à bord en donnant les Champs-Élysées comme destinatio n. Sur la prestigieuse avenue, ils visitent quelques brasseries avant de v isionner un film, pour vers minuit retourner manger. Monique est aux anges. Elle s’amuse comme une folle de la moindre des choses. Richard fait un numéro de magie qui la laisse muett e de surprises. Voyant que cela l’amuse il se lève pour en faire un autre. Il S’app roche d’une table en tenant une montre dans la main, il demande. – Cette montre n’est pas à vous ? Je viens de la tr ouver sur la banquette où je me trouvais assis. Un jeune homme regarde son poignet d’un air étonné tout en lui disant. – Mais oui, c’est ma montre… Comment cela est-il po ssible ? Richard poursuit en lui disant d’un air parfaitemen t neutre. – Il y avait aussi ce portefeuille. Serait-il possible qu’il vous appartienne lui aussi ? – Mais… mais enfin comment ? C’est bien le mien… Co mment cela est-il possible ? Richard le lui tend en lui disant, un sourire narqu ois aux lèvres. – Alors, tout est parfait, vous devriez faire plus attention avec vos affaires. Excusez-moi, mais je dois aller rejoindre ma compag ne Il rejoint la table de Monique qui cache le fou rire qui lui agite tout le corps. Couché à deux heures du matin et debout à sept heur es de la même matinée, Richard descend à la réception de l’hôtel où il ret rouve le propriétaire de l’établissement qui gère les comptes de la veille. Il le salue avant de lui faire sa demande. – Je désirerais conserver les deux chambres durant un mois, cela est-il possible ? – Mais bien sûr, Monsieur. – Alors, je vais vous régler les deux chambres, en plus de la journée en cour. Vous acceptez les espèces. – Il n’y a aucun problème, Monsieur, un instant… Ce la fait trois mille cent euros.
Après avoir réglé la note, Richard demande au propr iétaire de faire remettre la facture de sa chambre à Monique, ensuite il sort pr endre son petit-déjeuner en achetant au passage un journal. Tout en mangeant, i l consulte les offres d’emplois du journal le Parisien. Un emploi de barmaid comblerait les désirs de Moniq ue, songe Richard en encadrant la proposition d’une brasserie des Champs -Élysées. Réglant son petit-déjeuner il se dirige vers la station de métro pour se rendre dans la brasserie. De retour sur la place de la Bastille, il demande à la réception de réveiller Monique en lui faisant dire de le rejoindre dans le bar voi sin de toute urgence. Monique arrive trois quarts d’heure plus tard. Elle est fraîche co mme une rose lorsqu’elle fait son apparition dans la brasserie. Voyant Richard, elle se dirige vers lui avec un grand sourire sur les lèvres. – Comment vas-tu, Richard, c’est plus facile en se tutoyant. C’est surtout bien plus sympathique ! – Tout à fait d’accord ! Prend un déjeuner léger, t u as un rendez-vous sur l’avenue des Champs-Élysées pour un travail de barmaid. Tu e s embauchée, mais le patron aimerait tout de même te connaître. – Waouh ! Comment as-tu fait ? – À sept heures, j’étais debout, huit heures me tro uvaient dans le métro après avoir lu les annonces du quotidien le Parisien. J’ai expo sé tes motivations au gérant qui a jugé que tu méritais de travailler pour lui. Ce n’e st pas plus compliqué que cela. – Mais… tu connais le patron ou bien le gérant ? – Non, pourquoi ? – Comment as-tu fait ? cela paraît impossible ! – Impossible, cela n’existe pas. Il y avait un prob lème pour lequel j’ai cherché et trouvé une solution. Il y a toujours une solution à un problème. Imagine que quelqu’un ait changé la serrure de ta porte. Pour o uvrir, tu as un trousseau de cinq cents clés. Il ne t’est pas impossible de rentrer c hez toi, il faut juste que tu trouves la bonne clé. Un jour, je te montrerais, peut-être, co mment trouver du premier coup la bonne clé. Pour le moment, ce n’est pas le problème . – Tu leur as dit que je n’avais jamais fait ce trav ail ? – Oui, justement, durant un mois tu vas travailler en binôme. Si tu te débrouilles seule avant la fin de ce mois, ce serait beaucoup m ieux, surtout du côté de ton salaire qui dans ce cas ferait un bond en avant. Monique demande d’un air intéressé. – Quel salaire vais-je gagner ? – En binôme, tu vas gagner mille euros de salaire f ixe en plus de la moitié des pourboires. Je pense que sur les Champs-Élysées tu devrais pouvoir facilement doubler ton salaire. Je suis désolé, mais je n’ai p as pu faire mieux. Monique le regarde, bouche ouverte. Elle saute soud ain sur ses pieds pour lui couvrir le visage de baisers. – Calme-toi, tu dépenses de l’énergie dont tu vas a voir besoin durant la journée qui t’attend, une journée entière debout derrière un co mptoir va te demander toute ta vitalité, les clients ne sont pas tous particulière ment aimables et lorsque la fatigue est présente ce n’est pas toujours facile. – Tiens, regarde, le garçon attend que tu veuilles bien lui commander ton petit-déjeuner. Tu ne vas pas attendre qu’il lui pousse d es racines sous les pieds. Monique secoue la tête tout en mordant dans son cro issant. – C’est fou, hier je ne connaissais absolument rien de cette immense ville. Je n’avais même aucune idée de l’endroit où j’allais d ormir. Pour ne rien te cacher, j’étais terriblement inquiète… ! Me voilà le lendem ain matin, après avoir passé une nuit de rêve dans un hôtel deux étoiles. Je me retrouve avec un travail très bien payé sur les Champs-Élysées. Qui es-tu ? Un ange ? Un archange peut-être ? Richard lui répond, en souriant d’un air heureux. – Non mon petit, je suis simplement Richard. Devant la tête que fait Monique, il éclate de rire.
Monique se met à rire elle aussi, mais elle poursui t son idée. – Tu as une idée pour un logement moins cher, cinqu ante euros… – Ah oui. Je t’explique. Tu as mille cinq cents eur os en plus de ceux que je t’ai prêtés hier au soir, tu peux donc sans problème att endre ta prochaine paye, cela d’autant plus que tu as droit à un repas minimum su r ton lieu de travail. En fonction de tes heures de service, cela peut être deux repas . Donc, du côté des repas le problème se trouve réglé et ton équilibre nutritif est sauvé. Pour ce qui est du logement, le patron de l’hôtel m’a dit qu’il y avai t un papier pour toi dans ton casier. Va voir ! Monique se lève en regardant Richard d’un air intri gué, puis elle se dirige vers l’hôtel. Quand elle revient, brandissant sa facture à la mai n, Richard lui dit. – Tu vois, tu as une sécurité d’un mois du côté du logement. C’est un hôtel, mais il est de bonne fréquentation. Tu as la télévision, un grand lit, une salle de bain avec baignoire, tu as même un réfrigérateur-bar. Il foui lle ses poches pour en sortir un ticket. Cela ! C’est une carte orange avec son ticket mensu el, je l’ai pris parce que nous ne sommes que le deux. À paris, la voiture c’est nu l. J’ai pris aussi une carte pour mon usage. Il te faut remplir la carte, il faut aus si une photo, tiens ! Regarde. Richard sort sa carte orange pour lui montrer. Monique songeuse le regarde. – C’est trop Richard, tout va trop vite, je ne comp rends rien. Que veux-tu de moi ? – De toi ? Ce que je veux de toi ? Facile ! Tu es j olie, et me promener à tes côtés valorise mon ego. C’est la première des raisons, la seconde ? J’ai besoin de quelqu’un comme toi en tant qu’amie. Quelqu’un avec qui il m’est possible de me détendre sans aucun préjugé. Quelqu’un qui n’est pa s plein de calculs sur mes possibilités financières. En finale, je voudrais qu e tu sois pour moi une amie, une vraie amie, pas une petite amie. Je voudrais que lo rsque tu as un problème, tu m’en parles, je puis résoudre beaucoup de problèmes. Ne me demande pas comment je le fais ! Je le puis ! C’est tout. Peut-être un jou r pourrais-je t’expliquer beaucoup de choses. Pour le moment, ce n’est pas possible, je n e te connais pas assez, je n’ai pas non plus toutes les réponses. Tu es d’accord po ur fonctionner comme cela ? Monique le regarde longuement. Dans sa tête, elle e st en train de se demander si elle n’aurait pas envie d’un peu plus que d’amitié. Elle finit par répondre. – Je suis d’accord ! Je suis d’accord si ce n’est p as à sens unique. Moi je te dis quand j’ai des soucis, toi tu me dis si tu en as. C omme cela je suis d’accord, mais il est possible que notre amitié évolue vers autre cho se de plus profond. Richard la regarde en souriant. Il finit par répond re. – Non ! Une amitié sincère suffira. Tu es trop jeun e ou bien c’est moi qui suis trop vieux, choisi ! – Tu parles, tu as au maximum trente ans ! Un grand sourire éclaire le visage de Richard qui l ui répond. – Cela est vraiment très gentil, allons voir ton pa tron, nous mangerons là-bas. Monique est embauchée, une heure derrière le compto ir lui a montré ce que serait son travail avec exactitude, elle débute dans trois jours. Elle se trouve sur un petit nuage et ses rêves d’indépendances et de réussite s emblent se réaliser au-delà de tous ses espoirs. Elle n’imagine aucunement le fantastique avenir qui l’attend. Ils vont flâner sur les Champs-Élysées, admirent le s vitrines qui se trouvent sur leur passage. Ils vont en admirer d’autres dans les rues adjacentes. Richard fait l’acquisition de deux costumes qu’il l aisse entre les mains des vendeurs pour qu’ils fassent réaliser les retouches à effectuer. Dans divers endroits, il achète, des vestes, des pantalons, des chemises. Il force la main de Monique afin qu’elle se choisisse des vêtements qu’il lui achète . Dans un magasin spécialisé se trouvant à proximité de la gare de l’est, il lui fa it acheter des vêtements de travail, puis ils rentrent déposer tous leurs achats dans le urs chambres respectives. Le samedi matin, Richard fait un loto tout en déjeu nant dans un bar-tabac. Il passe