De la Corne du Kirin aux ailes du Fenghuang
369 pages
Français

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De la Corne du Kirin aux ailes du Fenghuang

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Description

L’Asie regorge de créatures mystérieuses, tantôt espiègles, tantôt protectrices, souvent dangereuses. Serez-vous prêt à vous confronter aux tengu japonais ? A suivre une gumiho dans les rues de Séoul ? Vous laisserez-vous porter par les paroles de la kinnari indienne ? Aux côtés de nos dix-sept auteurs, partez à la découverte du continent asiatique et de toute la diversité de son bestiaire fantastique.



Livre numérique enrichi d'illustrations (qui expliquent un poids pour le téléchargement un peu plus important)

Sujets

Informations

Publié par
Nombre de lectures 12
EAN13 9782364753150
Langue Français
Poids de l'ouvrage 1 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0060€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

Anthologie dirigée par A.S. Bora & C. Duquenne
DE LA CORNE DUKIRIN AUX AILES DUFENGHUANG
SOMMAIRE
PREFACE (Aodez S. Bora et Cécile Duquenne) - p. 1
LES ILES DU LEVANT
HIDERIGAMI ET LE TANUKI (Anthony Boulanger) - p. 7
FIN DE CYCLE (Marthe Machorowski) - p. 15
LES TREIZE ORPHELINS (Tesha Garisaki) - p. 23
FEU LIBÉRÉ, FEU HONNI (Anthony Boulanger) - p. 41
USO-TSUKI (Lilia Kessens)-p. 59
LES MONDES SUPERPOSÉS (Lilian Peschet) - p. 73
RYOKÔSHA (Philippe Deniel) - p. 109
INTERLUDE SIBÉRIEN
LA TRACE DU GRAND SERPENT (Alex Evans)-p. 127
SUD DE L’HIMALAYA
LES DÉFENSEURS DE SIDDAPUR (Flora Greys) - p. 157
LE CYGNE ET L’ALBATROS (Céline Etcheberry) - p. 187
BHUSUNDA (Julien Chatillon-Fauchez) - p. 209
AUX BORDS DES MERS DE CHINE- p. 237
DANSER AVEC LE DIABLE (Téo Silis) p. 239
LE ROI DE LA MER ORIENTALE ET LE PRINCE DE CHINE (Olivier Boile) - p. 245
SERINETTE POUR UN QILIN (Léo Lallot) - p. 259
HA LONG, LA DESCENTE DU DRAGON (V. Pingault) - p. 279
UN PARFUM D’ÉTERNITÉ (Célia Flaux) - p. 293
ARGENT TERNI (Mathieu Rivero) - p. 307
ILS SERONT DU VOYAGE (Eva Simonin) - p. 329
ANNEXES
LEXIQUE -p. 345
L’ILLUSTRATRICE -p. 351
LES AUTEURS -p. 352
LES ANTHOLOGISTES -p. 360
PRÉFACE
Cécile Duquenne:Dis, pourquoi l’Asie, d’abord ?
Aodez S. Bora:Parce que c’est un continent qui m’attire depuis très longtemps. Je le trouve mystérieux, fascinant, multiple et en même temps unique. C’était l’évidence pour moi de travailler autour de ce thème. En plus, je savais qu’il te plairait tout autant, et j’avais envie de travailler avec toi sur cette anthologie. Et toi, pourquoi l’Asie ?
C.D.:Bonne question. Je me la suis posée après le bac, en entrant à la faculté en licence de langue japonaise. Je me la suis posée trois ans après, une fois ma licence obtenue. Et je commence à trouver un début de réponse depuis que je fais de la recherche en littérature japonaise… Parce que l’Asie, pour moi, représente l’Autre absolu. Elle est à l’autre bout du monde. L’autre bout de la pensée. Ce n’est pas tant l’envie de comprendre qui m’a motivée et me motive toujours, que l’envie de devenir Autre. De m’aliéner de façon positive. Quoi de mieux que la littérature pour cela ? Du coup, quand tu m’as proposé de participer à cette an-thologie, je n’ai pas hésité : on fonce !
A.S.B.:L’idée de faire cette anthologie a germé parce que j’avais envie de passer de l’autre côté de la barrière, de voir ce qu’était le travail de sélection et correction des textes. Aujourd’hui, je sais que c’est un sacré travail ! On est aux commandes, mais j’ai trouvé que ça demandait encore plus d’énergie que d’être auteur. C’est toutefois extrêmement
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gratifiant de voir aboutir un projet que l’on a lancé, porté, et dont on est très fier. Comment as-tu vécu cette expérience de ton côté ?
C.D.:En touriste ! Non, plus sérieusement, ce fut très for-mateur et très enrichissant. Je retiens surtout le contact avec les auteurs, et leur curiosité à toute épreuve, leur envie de sortir des sentiers battus et rebattus. Je dois l’avouer, au début, j’avais un peu peur du résultat. Je ne voulais pas que l’on fasse simplement de « l’orienta-lisme », c’est-à-dire qu’on livre une image lisse de l’Orient vue par l’Occident, donc orientalisée à l’excès. Je dois dire que je suis heureuse du résultat, qui a dépassé mes espérances. L’an-thologie est unique en son genre, aboutie et, surtout, subtile dans son propos et dans l’image qu’elle donne de l’Asie.
A.S.B.:Je pense que le choix d’une thématique centrée sur les créatures mythiques de l’Asie y est pour beaucoup. Quand nos discussions ont abouti au choix de cette théma-tique, j’en étais très contente. Le bestiaire fantastique asia-tique est si peu connu en Europe que cela allait forcément pousser les auteurs à se renseigner, et donc à sortir des cli-chés sur l’Asie. Le résultat est là ! Et cela me plaît beaucoup de pouvoir faire découvrir aux lecteurs tout cet aspect mé-connu des cultures asiatiques (nos auteurs m’ont d’ailleurs fait découvrir certaines créatures dont je n’avais jamais en-tendu parler, à mon plus grand plaisir !).
C.D.:Oui, moi aussi ! J’imagine d’ailleurs que nos amis lecteurs vont également être surpris, et sacrément dépay-sés… J’ai aussi adoré le fait que les auteurs aient pris le risque de plonger vers des genres aussi inattendus que le polar ou le space opera, avec une thématique où l’on n’at-tendait pas ces genres. Nous avons eu aussi beaucoup de fantasy mythologique, et de très beaux opus fantastiques. En plus d’être riches d’une culture qui nous est étrangère, on peut dire que les textes ont su varier les genres.
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Ce qui ne nous a d’ailleurs pas aidées pour l’assemblage des textes après la sélection, n’est-ce pas ?
A.S.B.:Oui et non. J’aurais été très déçue si nous n’avions pas eu de textes de science-fiction. Au vu de la thématique, je craignais que les auteurs ne nous en soumettent pas. Heureu-sement, leur imagination était au rendez-vous, et les textes de space opera que nous avons dans l’anthologie sont parmi mes préférés ! L’influence asiatique aboutit à une science-fiction dif-férente, et qui me séduit tout particulièrement. Comme nous avions un peu de tous les genres, et que nous avions fait en sorte d’avoir un peu de toutes les régions de l’Asie (même s’il a fallu pour cela rouvrir l’appel à textes), la structure de l’an-thologie m’est apparue presque comme une évidence : regrou-per les textes par zones géographiques, afin de préserver les unités d’ambiance, et ensuite mettre en place une progression de la fantasy vers le fantastique puis vers la science-fiction. Du passé vers le futur. De ce qui a construit ce continent vers ce qui le portera demain.
C.D.:Oui, exactement mon sentiment ! D’ailleurs, quand tu évoques l’influence de l’Asie sur la ma-nière dont la science-fiction se met en place dans les textes, cela me fait penser à la manière dont le bestiaire asiatique a in-fluencé la construction de notre anthologie. Je pense qu’il au-rait été délicat, voire difficile pour le lecteur, de vraiment se représenter les créatures en question sans la présence des illustra-tions. Le bestiaire asiatique est tellement différent de ce que l’on connaît en Occident ! Tellement autre ! Et dans sa variété d’es-pèces, et dans ses mythes fondateurs. Les illustrations ne consti-tuent pas seulement un joli bonus à l’anthologie, elles forment un tout cohérent et indissociable avec les textes. Leur absence serait une vraie perte, non seulement de beauté, mais aussi de sens. À ce propos, Priscillia Grédé a fait un travail magnifique !
A.S.B.:Oui, les illustrations sont vraiment splendides. Je peux le dire en toute objectivité, car lorsque nous avons lancé
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le projet de cette anthologie, nous étions loin d’en espérer au-tant. On avait bien dans l’idée d’avoir de petites illustrations à la fin de chaque nouvelle, mais rien d’aussi élaboré. Si cette an-thologie est devenue un si bel ouvrage aujourd’hui, où les yeux sont autant choyés que l’esprit, c’est grâce à une rencontre inatten-due. Alors que nous n’avions pas encore réfléchi à un illustrateur pour la couverture, je suis tombée sur le stand de Priscilla Grédé au festival des Geek Faëries. J’ai su tout de suite que c’était exactement le style de dessin que j’avais en tête pour la cou-verture de l’anthologie. Heureusement pour moi, il t’a plu tout autant ! Et, chance des chances, Priscilla cherchait justement à tra-vailler avec un éditeur. Ce qui me plaît en particulier dans son style, outre son très grand talent, c’est qu’elle respecte bien l’es-prit des créatures asiatiques, mais sans les dessiner dans un style trop traditionnel. Cela respecte le bestiaire tout en le modernisant.
C.D.:Respecter la tradition du bestiaire asiatique tout en l’actualisant, c’est d’ailleurs l’un des buts de l’anthologie n’est-ce pas ? J’ai le sentiment que nous avons réussi notre pari. J’espère que les lecteurs prendront autant de plaisir à lire cette anthologie que nous en avons pris à la concevoir.
A.S.B.:Après les mois que l’on a passé dessus (pardon à nos chers auteurs pour les délais !), nos lecteurs ont intérêt à l’apprécier cette anthologie ! Plus sérieusement, j’espère qu’elle saura les emmener en voyage, les faire rêver et les faire sourire, telle que nous l’avons souhaitée. Et qu’ils auront envie d’en découvrir plus sur ce si beau continent et ses mythes et légendes.
C.D.:Envie d’en découvrir plus, oui… car c’est ainsi que l’on a pensé cette anthologie : comme un pont entre les cul-tures, où l’on peut se promener et rencontrer l’Autre à n’im-porte quel moment…
Bonne lecture et bonne aliénation ! Aodez S. Bora & Cécile Duquenne
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