E-SAC

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E-SAC, unité de sécurité et de maintien de l'ordre, patrouille au sein d'un hôpital de New-York, alors que les humains sont entrés en guerre totale

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EAN13 9791034200344
Langue Français

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Morgane Franck

 

 

 

 

 

E-SAC

 

 

Table des matières

E-SAC1

L’auteur16

Mentions légales      17

 

 

J'ouvre les yeux et, en chiffres digitaux rouges dans mon champ de vision, mon horloge interne indique : 07:00. Je cligne des yeux une fois et l'heure laisse la place au plafond immaculé. La lumière, diffusée par des néons blancs, est crue, mais ne me dérange pas. Elle ne me fait même pas froncer les sourcils.

Un visage souriant apparaît au-dessus de moi, me regardant. Il s'agit d'un sujet humain mâle, bien rasé, aux cheveux bruns très bien coiffés, dont aucune mèche ne dépasse. Ses yeux marrons sont rieurs et très éveillés.

Il prononce les mots, les mêmes mots, tous les jours, à la même heure : 07:00.

Qui es-tu ?

Je réponds, sans ciller.

Je suis E-SAC pour Electronical Security Androïd Collaborator, unité de sécurité et de maintien d'ordre au sein de l'établissement Saint Mary Hospital, New York. Matricule : 250588-943.

Il sourit de plus belle, satisfait, ses yeux toujours plongés dans les miens.

Et qui suis-je ?

Je réponds, sur le même ton monocorde. La chanson est la même qu'au premier jour.

William Holt, ingénieur en robotique, génie en technologies numériques, mon créateur.

Doublement satisfait, William tape sur mon épaule dans un geste purement humain qui ne fait pas sens pour moi. Je l'ai cependant associé à : « Tu peux te lever ».

 

Il y a donc un lien logique de cause à effet. Ce rituel de réveil effectué, William, passant une main dans ses cheveux de peur qu'ils ne soient décoiffés, va s'installer dans un fauteuil de cuir dans lequel il passe énormément de temps à réfléchir, penser, créer. Le tout est numérisé et placé dans la banque de données d'une tablette dernier cri que William ne quitte jamais.

Un peu raide, je me redresse en position assise, avant de passer mes jambes sur le côté de ma couche. Il s'agit d'un lit blanc sur lequel est posé un matelas, recouvert d'une housse en plastique, blanc lui aussi. C'est là que je passe mes heures de veille, programmées pour correspondre aux heures de sommeil des humains, ce qui me permet de me recharger et d'être, chaque nuit, au besoin, programmé à nouveau pour les tâches du lendemain.

 

...