Gallaterra - Épisode 8, Le Roi Noir
20 pages
Français

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Description

Bien qu'abandonnés par Vocorm, Maraé et Farôm restent déterminés à arracher Clinia des griffes de Garanum. Pour cela, ils pourront compter sur un nouvel allié de taille...

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 05 septembre 2016
Nombre de lectures 2
EAN13 9791034200245
Licence : Tous droits réservés
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0007€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Exrait

img

 

 

Bruno Demarbaix

 

 

 

 

 

GALLATERRA

Épisode 8 :

LE ROI NOIR

 

 

Table des matières

LE ROI NOIR

L’auteur

Mentions légales

 

Mes sens elfiques retrouvèrent lentement toute leur vigueur et je revins à moi. En ouvrant les yeux, une lumière éblouissante projeta à travers mes orbites une douleur lancinante, qui rebondit au fond de mon crâne comme une balle dans un tonneau. Au-dessus de ma couchette, des bougies dansaient sur le lustre à torchère suspendu dans la pièce.

Je me mis sur le côté pour atténuer la souffrance et mon visage se retrouva face une autre couchette, sur laquelle Farôm gisait inconscient.

Des flashes martelèrent alors ma boîte crânienne encore douloureuse : la grande muraille, Draccona, le Gollem puis l’obscurité…

— F… Farôm, bredouillai-je d’une voix pâteuse, mais je n’eus qu’un petit ronflement pour réponse. Au moins, il n’était pas mort.

Encore un peu désorientée, je me demandais quel pouvait être cet endroit et de quelle manière nous avions atterri là, quand j’entendis le son d’un pas lourd dans mon dos. Toujours allongée, je pivotai en direction du bruit. Il passait par les interstices de l’immense porte en bois fermant notre cachot et il se rapprochait. De toute évidence, cette ouverture n’avait pas été taillée pour les hommes, ce qui ne me rassura guère.

Par le petit ajournement de bas de porte, je vis deux ombres de pieds s’immobiliser devant elle. Sur la partie haute, une trappe large comme deux mains coulissa doucement et deux yeux reptiliens en émergèrent. Lorsque la créature vit que je la fixais, je crus déceler une forme de satisfaction dans son regard. Elle referma l’écoutille sans dire un mot, et l’instant d’après, la porte déverrouillée s’ouvrit.

J’avais basculé en position latérale lorsque mon geôlier fit son entrée. Celui-ci dut baisser sa tête cornée pour pénétrer dans notre cellule.

— Bonjour Maraé, avez-vous bien dormi ? me demanda-t-il en se redressant. Il dépassait maintenant les deux mètres et je dus lever la tête pour le regarder à nouveau dans les yeux, ce qui relança une nouvelle fois la balle dans mon crâne.

— Je ne pense pas que « dormir » soit le terme approprié, cher monsieur, rétorquai-je en me massant les tempes.

— Au nom de tous les Dracconians, recevez mes plus sincères excuses pour cet incident avec le Gollem près de la muraille. Il ne faisait que ce pour quoi il a été invoqué.

Sa réponse me fit sourciller.

— Les Dracconians ? Où sommes-nous et qui êtes-vous ? Et pourquoi sommes-nous prisonniers ?

— Prisonniers ? s’amusa-t-il. Ceci est une chambre et non un cachot, Madame.

— Pourtant, la porte était verrouillée.

— Simple précaution. Après ce qui vous est arrivé, je ne vous imaginais pas déambuler librement et désorientée dans un endroit inconnu, répliqua-t-il. Vous êtes nos invités. Quant à toutes vos questions, si vous vous sentez capable de marcher, sortons d’ici pour laisser votre ami finir de récupérer de son aventure, et j’y répondrai en chemin.

Après quelques secondes d’hésitation, je mis mes bottes ; l’instant d’après, j’étais debout. En me redressant, une seconde balle rejoignit la première dans ma tête, me faisant plisser les yeux. Voyant que je me massais à nouveau les tempes, mon logeur intervint :

— Je vais vous donner quelque chose pour la douleur. Voulez-vous manger quelque chose ?

— Oui répondis-je timidement.

Je n’aimais pas me sentir ainsi, à la merci de cet étranger, mais mon dernier repas datait du matin de notre départ vers le mur de Draccona, et j’étais véritablement affamée.

Nous sortîmes de la chambre en silence, mon hôte ferma la porte, mais n’en verrouilla pas l’accès. Me voyant l’observer, il s’adressa à moi :

— Le Marboréen n’est pas une menace sans son sceptre, et grâce à ses autres talents, il saura où...