Grenat, pierre de sang - Le Cycle des pierres protectrices : tome 2

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97 pages
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Lorsqu’il était humain, Victor Cavington a vu ses enfants et son épouse mourir devant ses yeux, déchiquetés par la meute Campalano. Déterminé à se venger, il a renoncé à son humanité afin d’exterminer les coupables jusqu’au dernier.


Après 300 ans, son but est atteint. Il doit désormais se chercher de nouvelles raisons pour continuer à vivre. Il va alors faire la connaissance de Lucie. Celle-ci l'attire irrésistiblement, à tel point qu’ils partagent une nuit torride, qui se terminera tragiquement. Victor devra faire face à ses erreurs et en assumer les conséquences.


Mais le Vampire doit surtout se concentrer sur un problème bien plus important. Il doit mettre à jour un trafic de drogue et d’êtres humains instauré par des créatures de la nuit.

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EAN13 9791034810796
Langue Français

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Le cycle des pierres protectrices Tome 2
Eloïse Clunet Le cycle des pierres protectrices Tome 2 Grenat, Pierre de sang Couverture :Mahora Publié dans laCollection Imaginaire Dirigée parPauline Monsarrat
©Evidence Editions2019
Mot de l’éditeur Evidence Editions a été créée dans le but de rendre accessible la lecture pour tous, à tout âge et partout. Nous accordons une grande importance à ce que chacun puisse accéder à la littérature actuelle sans barrière de handicap. C’est pourquoi nos ouvrages sont dispo nibles en format papier, numérique, dyslexique, malvoyant, braille et audio. Tout notre professionnalisme est mis en œuvre pour que votre lecture soit des plus confortables. En tant que lecteur, vous découvrirez dans nos di%érentes collections de la littérature jeunesse, de la littérature générale, des témoignages, des livres historiques, des livres sur la santé et le bien-être, du policier, du thriller, de la littérature de l’imaginaire, de la romance sous toutes ses formes et de la littérature érotique. Nous proposons également des ouvrages de la vie pratique tels que : agendas, cahiers de dédicaces, Bullet journal, DIY (Do It Yourself). Pour prolonger le plaisir de votre lecture, dans notre boutique vous trouverez des goodies à collectionner ainsi que des boxes livresques disponibles toute l’année. Ouvrir un livre Evidence, c’est aller à la rencontre d’émotions exceptionnelles. Vous désirez être informés de nos publications. Pour cela, il vous su3t de nous adresser un courrier électronique à l’adresse suivante : Email :contact@evidence-editions.com Site internet :www.evidence-boutique.com
Prologue Cela faisait des semaines que Lucie cherchait une solution pour échapper à cette soirée débile. Elle était assistante sur un nouveau procès et devait travailler sur son dossier pour représenter au mieux les intérêts de son client et ainsi obtenir un contrat à durée indéterminée. Sabine était la seule de ses collèg ues avec laquelle elle aimait passer du temps. Elle s’était mise en tête que toutes les employées du cabinet devaient venir à son enterrement de vie de jeune #lle pour que l’ambiance ne retombe jamais au cours de la nuit. Une histoire de cohésion de groupe, selon la future mariée… Le souci ? Lucie détestait ce genre d’événement. Tout servait de prétexte pour vous faire porter des dég uisements ridicules ornés de sexes en mousse géants, et surtout un nombre astronomique de frous-frous rose bonbon. L’avocate savait que, pour avoir la patience requise lors de cette soirée, elle aurait besoin d’une sacrée dose d’alcool pour ne pas exploser devant ses collaborat rices,un comble pour Lucie, qui en général n’en consommait que très rarement. Mais quand elle se sentait sous pression, elle devait compenser et, pour cela, Lucie n’avait trouvé que deux options : la boue ou les cocktails. Elle avait choisi la seconde depuis longtemps et vu comment s’annonçait la sortie entre filles, il lui en faudrait une très grande quantité. Tandis qu’elle planchait sur une aaire dans le vain espoir qu’on l’oublie, ses consœurs s’étaient toutes mises sur son dos pour qu’elle cède et les accompag ne. Bien entendu, quelqu’un avait eu l’excellente idée d’imprimer des tee-shirts assortis, d’un rose 1uo b ien criard pour l’occasion. Finalement, elles avaient accompli un tour de la ville durant lequel Lucie avait dû s’extasier devant de la lingerie ou des jouets intimes. Sabine avait dû eectuer deux ou trois gages dans le but de gagner le droit d’utiliser un bon d’achat pour le « vibromasseur de ses rêves », objet pour lequel to utes les participantes s’étaient cotisées a#n de gâter l’heureuse élue. Après qu’elles se furent changées, le groupe de #lles hystériques avait atterri dans une boîte de nuit gothique. Toujours sobre et passe-partout, Lucie se sentait déjà un peu plus à l’aise en ayant retrouv é ses vêtements noirs habituels. Elle n’aimait vraiment pas porter des couleurs voyantes et un simple chemisier avec un pantalon conviendrait pour le lieu. Toutefois, elle redoutait le reste de la soirée. Ses collèg ues avaient voulu orir à la future mariée un moment « extrême » dans un milieu à l’opposé du 1uo qu’elles avaient arboré depuis leur sortie du bureau. Avant de pénétrer dans le bâtiment, Sabine avait pris Lucie à part. Son amie avait insisté pour qu’elle se montre plus enjouée et ne gâche pas la fête. La jeune femme avait promis à la fiancée de faire un effort pour la suite du programme. Au moins, je peux proter de l’ambiance rock et j’ai accès à un bar. Vu ce que je dois subir, je peux me permettre un écart pour une fois. 1 L eFreak’s Pubétait un lieu peu commun, à l’image duMonster’s Barde L iège, avec de grands fauteuils 2 3 métalliques imposants inspirés d’Alienset dePrédator. Tout, dans l’établissement, rappelait ces #lms de
science-#ction. L’étage était consacré aux boissons. L’endroit lui parut extravagant. Le premier sous-sol, lui, était destiné à la danse avec une immense piste et un zinc en acier rehaussé de panneaux à LED rouges et bleues sur tout un côté. La pièce recelait de nombreux recoins sombres, propices aux rapprochements. Lucie se portait volontaire pour aller chercher les consommations dès que l’une de ses collèg ues vidait son verre. C’était le meilleur moyen qu’elle avait trouvé pour s’éloigner du groupe d’hypocrites qui, d’habitude, ne lui aurait jamais adressé la parole. Dans son esprit, le monde du travail ressemblait énormément à celui du lycée, mais en pire. On ne pouvait pas sécher le boulot sous prétexte que l’on se sentait mal pour éviter les garces. Cette excuse ne fonctionnait déjà pas quand j’allais au collège… Elle n’eut pas besoin de ré1échir long temps pour comprendre qu’on ne l’avait invitée que dans un but : apporter sa contribution à l’achat du cadeau. Après tout, elle tenait à faire plaisir à Sabine et ne voulait pas froisser la #ancée. Celle-ci était la seule femme de la société avec qui elle avait entretenu une véri table conversation, et pas uniquement parce que son bureau se situait en face du sien. Mais Lucie était surtout exaspérée, car les autres ne se montraient pas franches. Depuis des mois, ses collèg ues se plaignaient à la moindre occasion du fait que la future « Madame Parfaite » évoquait son mariage « parfait ». Pourtant, ce soir-là, elles étaient toutes rassemblées, l’encourageant pour qu’elle leur donne plus de détails sur « Monsieur Parfait » en bavant d’envie. Lucie ne se laissait pas duper par leur comportement, elle voyait les rouages dans les esprits retors de ces pestes qui espéraient s’incruster à la cérémonie. Elles voulaient, dans la mesure du possible, y rencontrer quelqu’un : les amis du #ancé étaient, pour la plupart, avocats ou médecins… Dans le cas c ontraire, elles souhaitaient au moins obtenir des nouvelles croustillantes a#n d’alimenter leurs ragots et leurs reproches continuels reprendraient à l’instant même où la jeune femme aurait tourné le dos. Pire encore, elles critiqueraient ouvertement la noce une fois que celle-ci aurait eu lieu… Très peu pour moi. Au bout d’une heure, elle retourna au bar. Lucie avala cul sec le verre de vodka caramel qu’on venait de lui verser et décida de ne pas les rejoindre tout de suite, a#n de souer un peu. Elle se dirigea vers la piste de danse. Là, elle se lâcha complètement. La musique l’entraînait tandis qu’elle fermait les yeux. Elle bascula la tête en arrière tout en retirant la pince qui reten ait ses long s cheveux blonds en un chignon sévère. Elle voulait pro#ter sans se préoccuper des autres. Après tout, les #lles ne remarqueraient son absence que lorsqu’elles auraient soif et, étant donné la quantité d’alcool qui restait sur la table, la jeune femme disposait au minimum d’une demi-heure de répit. Lucie commençait à se sentir pompette… Pompette, c’est un mot rigolo. La cadre se mit à rire toute seule à cette idée. Elle devait le reconnaître, elle était déjà bien éméchée, mais après tout, peu lui importait si cela lui permettait d’endurer cette soirée. Elle aurait juste un très mauvais mal de crâne, le lendemain. Et avec un peu de chance, ses collèg ues ne lui proposeraient plus de les accompagner en soirée.
Chapitre 1 V ictor fulminait depuis quelque temps. Il y avait un trop grand nombre d’événements sur lesquels il perdait le contrôle, à commencer par ses émotions. Ils manquaient d’effectifs. Ethan et Morgane étaient partis en voyage depuis un mois pour eectuer un tour de toutes les meutes de France. Ils désiraient tous les rencontrer a#n de leur prouver que la jeune femme ag irait comme une Alpha digne de con#ance et qu’elle n’abuserait pas de son statut. Le couple ne reviendrait pas avant plusieurs semaines. Entre la grossesse de Morgane et les dommages psycholog iques dont elle sourait à la suite de son agression, ils devaient mettre à plat pas mal de choses avant de pouvoir à nouveau accomplir leur mission au sein de la résidence Sérénité. V ictor avait besoin d’eux, mais après ce qu’avaient traversé ces derniers, ils méritaient un peu de repos. Derek, de son côté, avait très mal vécu la trahison d’Éléonore. Bien que cela échappe encore à V ictor, le Loup avait sincèrement aimé cette furie et il avait cru qu’ils avaient un avenir ensemble, qu’elle aurait #ni par oublier ses ambitions et pro#ter du temps qu’elle passait avec lui… Le lieutenant d’Ethan s’était alors porté volontaire pour diriger un petit groupe qui ne comptait plus aucun mâle adulte. Il cherchait à faire amende honorable après les ag issements d’Éléonore et souha itait les protéger jusqu’au moment où il pourrait transmettre le commandement à un membre lég itime de cette meute. Parmi les enfants en bas âge, il espérait en trouver un qui se dégagerait du lot en grandissant. Tugdual, quant à lui, avait reçu de très graves blessures et tous avaient redouté le pire le concernant. Il aurait besoin de repos avant de pouvoir reprendre ses fonctions au sein de la résidence. En attendant, l’Ours était retourné auprès des siens. V ictor avait cru pouvoir mener à bien son projet. Il aurait voulu se laisser rattraper par la mort jusqu’à ce que Morgane lui rende visite dans ses appartements. Elle avait eu du cran, elle l’avait aronté seule pour lui annoncer qu’elle portait des jumeaux. Et il l’admirait pour cela. La Louve et Ethan lui avaient imposé un ultimatum avant de partir. Soit il acceptait les choses immondes qu’elle allait engendrer, soit les meutes au complet la défendraient contre sa quête de vengeance. Le Vampire y perdrait sans aucun doute la vie et n’obtiendrait jamais ce qu’il désirait. Il avait décidé de la suite avec log ique et rapidement, mais s a colère demeurait entière. V ictor avait alors juré devant les urnes contenant les cendres de sa femme et de ses enfants qu’il resterait pour veiller à l’éducation des louveteaux. En revanche, s’il avait le moindre doute sur le fait que les petits tenaient de leurs ancêtres paternels, Victor mettrait un terme à leur existence. En attendant, il avait trouvé une nouvelle raison de vivre et des soucis urgents à régler. Juste après le départ du couple, l’équipe avait repéré un pic de disparitions suspectes. En menant ses recherches, V ictor avait découvert que quelqu’un utilisait son club pour des aaires plutôt louches et cela avait le don de l’enrager. Celui-ci se situait au centre de l’enquête de police depuis quelques jours. Il en était propriétaire, mais ne s’était jamais rendu sur place. N’y étant pas connu, le Vampire avait pu s’y in#ltrer pour surveiller l’endroit a#n de comprendre ce qu’il se tramait réellement là-bas et en #nir avec tout cela. Il avait
chargé Léo de veiller sur les diérents écrans qui diusaient les images en direct. Une fois que cette aaire serait rég lée, il comptait bien reprendre les choses en mains puisqu’apparemment, l’ajout d’un bon système de sécurité s’était avéré insuffisant. Cet endroit n’avait beau ne représenter qu’un investissement pour #nancer la résidence, V ictor refusait de laisser passer ça. Il s’était assis à une table isolée d’où il pouvait observer les allées et venues. Grâce à ses sens aig uisés, il y voyait comme en plein jour malgré l’obscurité qui régnait dans le club a#n de favoriser les rapprochements entre les clients. Cependant, cela faisait plus de deux heures qu’il se trouvait sur les lieux et rien n’avait attiré son attention jusqu’alors, à l’exception d’une jeune femme blonde qui n’arrêtait pas d’aller au comptoir. Il avait tout d’abord cru qu’elle faisait partie des employés, une barmaid, ou peut-être une serveuse, à en juger par son aisance un plateau à la main alors qu’elle traversait la salle. Mais elle ne s’occupait que d’une seule table et n’avait vraiment pas l’air à sa place, ni dans ce lieu ni avec les personnes qui l’accompagnaient. Sa tenue, bien que similaire à celle des autres, était trop stricte avec sa chemise boutonnée jusqu’en haut. Elle semblait tout simplement être venue ici directement depuis son travail. Sa coiure, qui maintenait sa chevelure par quelques éping les stratég iquement disposées, dégageait sa nuque parfaite, et ses lunettes lui donnaient une allure sérieuse. Elle paraissait froide, mais V ictor était convaincu que, sous cette image, se cachait une nature brûlante. Curieux, il décida de se distraire de l’ennui de la soirée en l’observant plus attentivement. Après avoir informé Léo qu’il lui con#ait la surveillance du club pour un moment, il se déplaça jusqu’à l’emplacement où la belle blonde était installée avec ses amies. Il y découvrit une troupe de midinettes très bruyantes. Elles s’extasiaient sur les différents accoutrements de la clientèle du lieu. Si elles voyaient les habitués du niveau inférieur… Le Vampire s’apprêtait à faire demi-tour lorsqu’il croisa le regard frustré de la jeune femme. De tout e évidence, elle n’appréciait pas sa sortie et cela l’intrigua. Pourquoi donc reste-t-elle avec ces filles ? V ictor aurait pu facilement lire dans son esprit, mais préféra une autre approche, choisissant de l’aborder au moment où elle serait seule. Il se positionna de façon à l’intercepter quand elle reviendrait du bar, mais là encore, elle le surprit et se rendit sur la piste de danse où elle se mit à onduler en rythme après avoir relâché sa chevelure. En#n, elle se détendit et il eut alors un aperçu du tempérament qu’elle cachait sous son tailleur strict. Elle se mouvait langoureusement et ne prêtait aucune attention à ce qui l’entourait et se laissait porter par les basses. Lorsqu’un type commença à se montrer plus entreprenant avec elle, V ictor traversa la pièce en un clin d’œil et dissuada l’humain d’aller plus loin. Celui-ci réag it à l’instant où il croisa le regard du vampire et battit en retraite. Le message n’aurait pas pu être plus clair : si tu la touches, je t’égorge ! Maintenant que V ictor se tenait plus près, le parfum de cette blonde submergea ses sens. Il ne s’ag issait pas d’une fragrance de luxe, d’une eau de toilette ou d’une émanation de déodorant. Non, c’était l’arôme naturel de cette #lle, celui de son sang . Il n’en avait jamais senti d’aussi captivant. V ictor s’avança encore un peu vers elle et se mit à danser à son tour sans même s’en rendre compte, se calant sur son rythme. Après de long ues années d’abstinence, il trouvait pour la première fois une femme à son goût. Peu lui importait , finalement, qu’elle ne soit qu’une simple humaine, elle dégageait quelque chose d’irrésistible. Tout d’abord, elle ne sembla pas lui prêter attention, mais ils se tinrent bientôt si proches l’un de l’autre qu’il se sentit rapidement à l’étroit dans son pantalon. Elle prit alors conscience de sa présence et rouvrit subitement les yeux. Elle aurait pu s’éloigner, briser le charme, mais elle poursuivit, plus lascive que jamais. Ils
s’échangèrent des regards sulfureux. Elle paraissait en transe, tout aussi captivée par l’attraction qu’il exerçait sur elle qu’il l’était par la sienne. Il put l’admirer dans toute sa splendeur grâce à sa nature. Aucun détail ne lui échappa. Il pouvait déceler d’in#mes traces d’or dans ses iris noisette s’il les observait d’assez près. V ictor était complètement hypnotisé et ce regard de braise eut raison du reste. Le Vampire l’attira encore plus près de lui et la tourna pour se retrouver derrière elle. À cet instant, leurs vêtements constituaient la seule barrière entre eux. Plaqué l’un contre l’autre, il voulait voir la réaction de la jeune femme face à l’évidence de son désir. Leur changement soudain de position la surprit. Dès qu’ils se mirent à onduler ensemble, V ictor sut avec précision à quel moment elle prit conscience de son érection pressée contre elle. L’expression qu’elle arbora alors ne laissa aucun doute. Elle était dans un état proche du sien. Il ne la quitta pas des yeux au moment où elle se mordit la lèvre inférieure et en rajouta pour rendre leur danse toujours plus explicite. Elle eut ainsi tout le loisir de le sentir contre elle. De précieuses secondes durant lesquelles elle eut un aperçu très prometteur de ce qu’il avait à lui orir, V ictor ne lui imposerait rien. À elle de choisir si elle en voulait davantage ou si elle préférait prendre ses jambes à son cou. Lorsque la musique changea de rythme, il lui tendit la main et une fois qu’elle l’eut acceptée, il la g uida dans le couloir bondé, l’attirant dans une réserve qu’il avait repérée en arrivant pendant qu’il avait examiné les lieux. Seul un rideau les séparerait de la foule. Mais pour l’instant, ce recoin constituait l’unique endroit où il pourrait donner libre cours à toute la passion q u’elle lui inspirait. V ictor n’était pas près de manquer d’idées. Il avait l’intention de pro#ter de tout ce qu’elle avait à lui orir, et même plus encore. Depuis qu’il avait vu la jeune femme, il n’avait qu’une chose en tête : plonger en elle et s’en abreuver. Mais il devait garder le contrôle, il n’étancherait pas sa soif sur elle et irait chasser plus tard. On doit toujours respecter le code. Mais avant tout, il devait se concentrer pour prendre le temps nécessaire à un sort d’isolement, ainsi, ils ne seraient pas dérangés. Les Vampires d’un certain âge avaient la faculté de détourner l’esprit des humains a#n qu’ils ne se rendent pas compte de leur présence, voire de leur faire oublier l’existence d’une pièce ou d’une maison. C’était une compétence très utile quand on souhaitait préserver sa demeure des intrusions ou que l’on devait se nourrir sur des criminels en pleine rue. Juste avant de pénétrer dans l’espace réduit, il apposa sa main sur l’encadrement où aurait dû se trouver la porte et marmonna quelques paroles inintellig ibles pour une oreille normale. Mais à peine franchit-il le rideau que ses sens bouillonnants eurent le dessus sur sa volonté. Victor ne se rappelait même plus l’avoir tiré. Ils n’avaient pas échangé le moindre mot, mais l’isolement serait plus propice au dialog ue. S’attendant à ce qu’elle veuille faire un peu connaissance, il lui accorderait cette in#me attention. Cela ne serait qu’un léger contretemps, mais tout ce qu’il pourrait lui dire n e serait que des mensonges qu’elle #nirait par oublier. V ictor prévoyait déjà d’hypnotiser la belle blonde pour qu’elle ne se souvienne plus de lui dès qu’il sortirait de la pièce. Il pourrait renoncer à son abstinence, ma is certainement pas à jouer au gentil petit couple. Néanmoins, à l’instant où ils furent seuls, elle le plaqua contre le mur, embrassant, non… dévorant chaque parcelle de peau sur son sillage. Elle ne semblait pas avoir envie de recevoir plus que ce qu’il était prêt à partager avec elle, et c’était très bien comme cela. Parfait, du sexe sans sentiment, sans paroles inutiles, c’est vraiment mon type! Elle était déterminée et V ictor n’était pas en reste. Il venait de g lisser une main sous son chemisier et découvrit avec plaisir qu’elle ne portait rien en dessous qui puisse le gêner, à l’exception, peut-être, d’un sous-vêtement. Celui-ci céda en quelques secondes. Il saisit rapidement l’un de ses seins, jouant avec lui. Il interrompit leur baiser pour se pencher sur la poitrine de la jeune femme. Il pinça son téton dressé entre ses