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L'Enfant qui parle aux dragons

De
308 pages
Une nuit, lors d'une terrible tempête de neige... Poursuivi par des villageois, un homme et une femme ont le temps de cacher leur bébé avant d'être tués sauvagement. Mais l'enfant a un étrange compagnon: un bébé dragon... Recueillis tous deux par Ren, un magicien éleveur de dragons, ils grandiront comme deux frères. Mais quelle est cette espèce inconnue de tous? Pourquoi voulait-on la mort des fugitifs? Pourquoi les meurtriers ont-ils tous été éliminés à leur tour? Le passé tragique d'Hikari, la servante, aurait-il un lien avec les meurtres? Avec "L'Enfant qui parle aux dragons", Guillaume Campos donne vie à un univers mythologique cohérent, où les monstres ne sont pas toujours ceux que l'on croit... S'inspirant à l'origine du populaire jeu DragonVale, l'auteur parvient à livrer une épopée fantastique qui ravira les fans comme tous les amateurs du genre manga, auquel il rend un hommage aussi passionné que maîtrisé.
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L’Enfant qui parle aux dragons
Guillaume Campos L’Enfant qui parle aux dragons Tome I – Les deux frères
Publibook
Retrouvez notre catalogue sur le site des Éditions Publibook : http://www.publibook.com Ce texte publié par les Éditions Publibook est protégé par les lois et traités internationaux relatifs aux droits d’auteur. Son impression sur papier est strictement réservée à l’acquéreur et limitée à son usage personnel. Toute autre reproduction ou copie, par quelque procédé que ce soit, constituerait une contrefaçon et serait passible des sanctions prévues par les textes susvisés et notamment le Code français de la propriété intellectuelle et les conventions internationales en vigueur sur la protection des droits d’auteur. Éditions Publibook 14, rue des Volontaires 75015 PARIS – France Tél. : +33 (0)1 53 69 65 55 IDDN.FR.010.0118887.000.R.P.2013.030.31500 Cet ouvrage a fait l’objet d’une première publication aux Éditions Publibook en 2014
Je remercie ma mère pour m’avoir transmis sa passion pour la lecture, ma famille pour m’avoir soutenu et NeyDg pour m’avoir aidé tout au long de cette histoire.
Prologue La lune éclaire de sa faible lumière le sol recouvert de neige blanche. Le vent glacial virevolte entre les arbres dépourvus de feuilles, les rivières grouillantes de vie en été sont maintenant gelées et les pierres, dures comme la glace, recouvertes de cette neige blanche. Le vent fait s’envoler les particules de neige en surplus. Il emmène dans sa brise cette poudreuse créant une petite tornade blanche tournoyant dans la nuit noire, éclairée par la lune. Deux petites lueurs rougeâtres transpercent cette nuit noire. Deux ombres se déplacent sans bruit dans cette nuit glaciale. Elles courent à travers les restes d’une forêt recouverte par la neige. La première personne est grande, on devine un corps musclé derrières les frêles vêtements bien inadaptés pour un tel climat. L’homme a le visage rond. Ses yeux sont ronds aux iris d’un bleu foncé aussi glacial que la neige environnante. Il a un nez aquilin, qui surplombe sa bouche ronde. Le vent frappe son front rond, ainsi que ses cheveux bruns en bataille et ses joues rondes rosies par le froid. Sa main gauche tient fermement la main droite de celle qui le suit. La deuxième personne a un corps plus frêle. Son visage est aussi rond. Ses yeux sont en amande avec des iris d’un vert clair envoûtant. Elle a un nez grec qui va avec sa bouche ronde. Ses longs cheveux fins bruns sont battus par le vent et révèlent un front haut. Elle tient une sorte de berceau dans sa main gauche qu’elle bloque contre sa poitrine. Leurs respirations sont difficiles. Le froid glacial ren-trant dans leur corps comme une éponge. Ils arrivent devant une rivière glacée, qui avant devait être grouillante de vie. L’homme saute et arrive à passer sans en-combre sur l’autre berge. La femme hésite, mais saute à son tour. À la réception, elle se tord la cheville droite. Elle ne peut s’empêcher de pousser un cri de douleur : — Accroche-toi, lui dit l’homme.
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— Oui, lui répond la jeune femme. Au loin, derrière eux, les lueurs vives s’approchent et des cris se font légèrement entendre, mais la distance est trop grande pour pouvoir les comprendre. Les deux personnes re-prennent leur course. Ils continuent à courir sans relâche, mais la fatigue commence à les rattraper. La femme a de plus en plus de mal à respirer et son visage est couvert de sueur. L’homme a lui aussi du mal à courir. Les lueurs se rapprochent du couple, de même que les cris qui se font maintenant nettement enten-dre : — À mort les monstres ! crie une voix. — Oui, à mort ! répond une autre voix. — Vous allez brûler ! crie encore une autre. La femme finit par s’arrêter, agenouillée dans la neige, le souffle court, au bord de l’asphyxie. L’homme surpris se re-tourne vers la jeune femme : — Qu’est-ce qu’il y a ? Ne t’arrête pas ! — Je n’en peux plus. Il faut que l’on cache notre enfant. L’homme acquiesce et cherche alors un endroit où cacher le berceau. Il finit par trouver un arbre mort. Ce dernier a un trou dans son tronc. — Là, on pourra le cacher, lui dit l’homme. — Bien. Elle se relève et ils se dirigent ensemble vers le tronc. Elle y dépose le berceau. Puis, elle fait plusieurs signes cabalistiques avec ses mains et l’intérieur du tronc s’illumine alors d’une lumière apaisante et chaleureuse. — Il ne mourra pas de froid. Puis elle fait d’autres signes avec ses mains, psalmodiant des incantations venues d’un autre temps. Le trou commence alors à se refermer tout seul : — Qu’as-tu fait ? — J’ai lancé un sort de silence et d’invisibilité qui empêche-ra les cris de l’enfant de se faire entendre par ces vauriens et le rendra invisible à leurs yeux. Ainsi aucun risque qu’ils ne le trouvent. Les voix sont maintenant parfaitement audibles. L’homme et la femme font un dernier sourire à l’endroit où se trouve l’enfant. La femme y verse quelques larmes, puis ils se remet-tent à courir. Les personnes qui les suivent passent devant
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