L'Ombre des Loups

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268 pages
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Description

Laeta, une belle et jeune esclave, est vendue à Rodar, un trafiquant. Elle noue rapidement une relation consentie avec son maître, qui l'emploie comme fille de joie à La lune dans l'eau, une taverne malfamée.
La jeune femme se révèle avoir plus de talents que ceux d'une simple courtisane...


Offerte pour un mois à un sergent de la garde, elle se retrouve au cœur d'une étrange série de meurtres, au sujet desquels il doit enquêter : un loup-garou semble à l'œuvre.
Laeta, qui n'est pas auprès du jeune sergent par hasard, le séduit et se prend à son propre piège, elle en tombe amoureuse.


Prisonnière de ses amours antagonistes et de sa condition d'esclave, Laeta pourra-t-elle percer un mystère qui s'épaissit aussi sûrement que les brumes du lac ?
De ses amies, de ses amours, et de sa propre existence, que pourra-t-elle sauver lorsque le péril se révélera et menacera tous les comtés du nord ?

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Informations

Publié par
Date de parution 10 juin 2014
Nombre de lectures 61
EAN13 9782365405980
Licence : Tous droits réservés
Langue Français
Poids de l'ouvrage 3 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0052€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

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Les Royaumes de Lune

Les Royaumes de Lune

Tome 1 : L’ombre des loups

Stéphane Tarrade

LES EDITIONS SHARON KENA

Tous droits réservés, y compris droit de reproduction totale ou
partielle, sous toutes formes.

©2014 Les Editions Sharon Kena
www.leseditionssharonkena.com
ISBN : 978-2-36540-597-3

Remerciements :

A Madame De Clermont, Madame Pimienta, Madame
Germain, Madame Massey, Monsieur Hengo et tous ceux qui, de
l’école primaire au lycée, ont travaillé une terre aride et difficile
pour y faire éclore, un jour, une petite fleur aussi chétive et fluette
que Vanavia.
A ma mère etma grand-mère pour des années d’efforts, de
dictées et de guerre aux majuscules.
Aux anciens du lycée Bellevue, de la faculté des sciences de
Bordeaux I et tous ceux qui ont croisé Laeta au détour d’une
aventure imaginaire.
A Fritz Leiber, son bazar du bizarre,son quai des étoiles, ses
mingols et tant d’autres choses merveilleuses.
A Bénédicte,Elodie et toutes celles qui ont donné une part
d’elles-mêmes à Laeta…

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Table des matières

Chapitre 1 p 13
Chapitre 2 p 32
Chapitre 3 p 50
Chapitre 4 p 65
Chapitre 5 p 86
Chapitre 6 p 105
Chapitre 7 p 118
Chapitre 8 p 138
Chapitre 9 p 164
Chapitre 10 p 195
Chapitre 11 p 220
Chapitre 12 p 238
Épilogue p 259

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Chapitre I : Le marché de Burh Sagaz



Sangaï considéra la fille. La prisonnière que lui ramenaient
Yésügei et Norgash était, en tous points, exceptionnelle. Une
vingtaine d’années, vingt-cinq peut-être, des cheveux blonds
légèrement ondulés, des yeux bleus brillants, un corps souple aux
jolies formes et un superbe minois. Elle ferait une esclave de prix.
Le mingol regardait la prise avec satisfaction, la fille en spartiates et
vêtue des restes d’une robe écrue déchirée et salie n’en menait pas large
dans la petite cage où on l’avait enfermée. Les torches des trois hommes
aux traits rudes, arborant des moustaches longues et fines, comme cela se
faisait chez les mingols, projetaient de grandes ombres mouvantes. Ils
étaient tous dans une petite salle sombre aux murs ocre et au sol de terre
battue, l’odeur des chevaux des cavaliers des steppes s’y faisait d’ailleurs
méchamment sentir. Deux autres cages de fer, vides celles-là, étaient posées
à même le sol dans cette petite pièce.
– Sors-lade la cage, dit Sangaï d’un ton impérieux.
Pendant que Yésügei s’affairait à ouvrir la porte de manière
énergique, Sangaï caressait le long fouet qu’il portait au côté. Une
forme d’avertissement à la fille, sans nul doute. Mais était-ce bien
nécessaire ?
Yésügei extirpa la fille de la cage et lui délia les mains.
Empoignant sa longue chevelure, il la força à se tenir droite devant
Sangaï. Elle fit une petite grimace de douleur lorsque la main
puissante lui tira les cheveux mais son expression ne laissa
transparaitre ensuite que sa peur et son malaise. Elle essayait
désespérément de tourner ses yeux vers le sol, pour éviter les regards
ténébreux des trois hommes des steppes, mais Yésügei la forçait à
regarder Sangaï.

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