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La chasse aux fantômes

De
187 pages
The Atlantic Paranormal Society, aussi connu sous l’acronyme T.A.P.S., est le bébé de deux personnes qui exercent le métier de plombier le jour et d’enquêteurs paranormaux la nuit : Jason Hawes et Grant Wilson. Grâce aux enquêtes propres à vous faire dresser les cheveux sur la tête qu’ils ont menées à l’aide de leurs talents particuliers et d’une bonne dose de science, ils sont devenus les vedettes d’une populaire émission de la chaîne télévisée Sci-Fi : Ghost Hunters. Avec l’aide de l’auteur à succès Michael Jan Friedman, Jason et Grant nous racontent pour la première fois par écrit leurs enquêtes les plus mémorables. Les enquêteurs de T.A.P.S. utilisent un équipement scientifique dernier cri - caméra thermique, détecteur de champs électromagnétiques, thermomètre numérique - pour chasser les fantômes avec des résultats étonnants. Ce livre à la fois amusant, fascinant et terrifiant présentent des enquêtes présentées dans Ghost Hunters ainsi que les premières incursions de T.A.P.S. dans le paranormal. Après l’avoir lu, vous ne verrez plus le monde surnaturel de la même façon.
Ce livre contient des images montrant des phénomènes paranormaux captés sur pellicule.
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Copyright © 2007 Jason Hawes, Grant Wilson and Michael Jan Friedman Titre original anglais : Ghost Hunting Copyright © 2012 Éditions AdA Inc. pour la traduction française Cette publication est publiée en accord avec Pocket Books, une division de Simon & Schuster Inc. Tous droits réservés. Aucune partie de ce livre ne peut être reproduite sous quelque forme que ce soit sans la permission écrite de l’éditeur, sauf dans le cas d’une critique littéraire. THE ALTLANTIC PARANORMAL SOCIETY and T.A.P.S. sont des marques de commerces de Jason Hawes et Grant Wilson aux États-Unis et dans les autres pays. Éditeur : François Doucet Traduction : Miville Boudreault Révision linguistique : Féminin pluriel Correction d’épreuves : Éliane Boucher, Suzanne Turcotte Conception de la couverture : Paulo Salgueiro Image de la couverture : © Thinkstock Photos de l’intérieur : Copyright © 2007 Jason Hawes and Grant Wilson Mise en pages : Paulo Salgueiro ISBN papier 978-2-89667-682-8 ISBN PDF numérique 978-2-89683-633-8 ISBN ePub 978-2-89683-634-5 Première impression : 2012 Dépôt légal : 2012 Bibliothèque et Archives nationales du Québec Bibliothèque Nationale du Canada Éditions AdA Inc. 1385, boul. Lionel-Boulet Varennes, Québec, Canada, J3X 1P7 Téléphone : 450-929-0296 Télécopieur : 450-929-0220 www.ada-inc.com info@ada-inc.com Diffusion Canada : Éditions AdA Inc. France : D.G. Diffusion Z.I. des Bogues 31750 Escalquens — France Téléphone : 05.61.00.09.99 Suisse : Transat — 23.42.77.40 Belgique : D.G. Diffusion — 05.61.00.09.99 Imprimé au Canada
Participation de la SODEC. Nous reconnaissons l’aide financière du gouvernement du Canada par l’entremise du Fonds du livre du Canada (FLC) pour nos activités d’édition. Gouvernement du Québec — Programme de crédit d’impôt pour l’édition de livres — Gestion SODEC. Catalogage avant publication de Bibliothèque et Archives nationales du Québec et Bibliothèque et Archives Canada
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À Kristen Hawes, mon épouse, pour m’avoir aidé à faire de mon rêve, T.A.P.S., une réalité. À Samantha, Haily, Satori, Austin et Logan, mes enfants, pour m’avoir montré à quel point les petits moments de la vie peuvent être agréables. — Jason Hawes À ma formidable épouse, Reanna Wilson, pour son amour et son soutien indéfectibles, et à mes fils, Connor, Noah et Jonah, qui donnent un sens à tout ce que j’entreprends. — Grant Wilson
AVANT PROPOS
L’absence de reconnaissance des phénomènes paranormaux par la science traditionnelle ou par les fabricants d’équipement spécialisé empêche de les recréer dans des conditions contrôlées. C’est pourquoi, dans le domaine de l’enquête paranormale, les théories, les spéculations et les points de vue divers pullulent. Compte tenu de ces limites, le contenu du texte qui suit représente ce que notre organisation, T.A.P.S., considère comme se rapprochant le plus de la réalité. T.A.P.S. ne prétend pas que ces croyances sont des faits avérés ; elle les présente plutôt comme des théories et des observations éclairées fondées sur des années d’expérience et de recherche.
PAR JASON HAWES
T.A.P.S.
hez The Atlantic Paranormal Society (ou T.A.P.S.), chaque enquête commence Chabituellement par une question : ce cas mérite-t-il notre attention ? La réponse varie souvent en fonction d’une deuxième question : la personne qui croit avoir été témoin d’une activité paranormale a-t-elle vraiment besoin de notre aide ? Voilà notre objectif premier : aider. Dès qu’une personne croit avoir aperçu un fantôme, entendu un bruit étrange ou trouvé des objets qui avaient été déplacés de manière inexpliquée et que cela la préoccupe, nous chargeons notre matériel à bord de nos véhicules, nous nous rendons sur place pour enquêter sur cette activité et, au besoin, nous bénissons les lieux. Nous croyons qu’il existe des entités paranormales, certaines inoffensives et d’autres beaucoup plus dangereuses, mais, avant d’affirmer qu’une maison ou un édifice est hanté, nous étudions toutes les autres possibilités. J’éprouve une sympathie particulière envers les personnes qui ont été témoins d’une activité paranormale et qui ont l’impression d’avoir perdu la raison. J’y reviendrai plus loin. De plus, la décision de lancer une enquête ne me revient pas à moi seul. Mon associé, Grant Wilson, doit également donner son accord. Grant et moi sommes les cofondateurs de T.A.P.S. et nous tenons compte de nos points de vue respectifs. Il est comme un frère pour moi et notre amitié dure depuis le tout premier jour où nous nous sommesrencontrés. À l’époque, j’étais âgé de 22 ans et ma première expérience paranormale remontait à 2 années auparavant. À l’âge de 20 ans, je fréquentais une femme qui était une adepte du Reiki, une technique japonaise basée sur la manipulation des énergies vitales d’une personne pour l’aider à réduire son niveau de stress, à se détendre et à guérir. Au départ, le concept même d’énergie vitale me laissait sceptique. Toutefois, après avoir mis en pratique cette technique pendant environ six mois, j’ai commencé à voir des choses. Cela débutait habituellement par un fin brouillard d’où émanait une faible lumière, puis de cette lumière surgissaient différentes choses dont des animaux transparents ou des apparitions complètes d’êtres humains. J’essayais alors de les montrer à quiconque se trouvait avec moi, mais personne ne semblait les voir. On me regardait alors comme si j’étais complètement cinglé et, franchement, je me demandais si je ne l’étais pas effectivement. J’avais l’impression de perdre carrément les pédales. Vous ne pouvez pas imaginer à quel point cela m’effrayait. Je ne savais plus à quel saint me vouer. C’est alors qu’un ami me présenta un type nommé John Zaffis, qui était connu au Connecticut comme un chercheur dans le domaine du paranormal. Zaffis effectua quelques tests et détermina que j’avais acquis une sensibilité aux phénomènes paranormaux. Même si ce diagnostic était préférable à la folie, j’étais loin d’être rassuré. Je voyais encore des choses que je ne voulais pas voir. De plus, Zaffis, qui vivait à trois heures de route de chez moi, ne pouvait venir me voir aussi souvent que je l’aurais souhaité. À sa suggestion, j’ai fondé la Rhode Island Paranormal Society, mieux connue sous l’acronyme RIPS. Il ne s’agissait pas d’une organisation vouée à la chasse aux fantômes comme T.A.P.S., à tout le moins pas au début. C’était plutôt un groupe d’entraide. Je cherchais à côtoyer des gens qui avaient vécu des expériences similaires à la mienne, espérant ainsi qu’ils m’aideraient à composer avec ma sensibilité et à la tenir en laisse. J’ai ainsi fait beaucoup plus de belles rencontres que je ne l’aurais imaginé.
Mais personne ne savait comment m’aider. Puis un jour, lors d’une visite à un aquarium situé à Mystic au Connecticut, une femme âgée dans la cinquantaine sortie de nulle part vint vers moi et me demanda sur un ton doux, presque intime : — Comment allez-vous ? C’était une question incongrue à poser à un parfait étranger. Avant que je puisse ouvrir la bouche, elle enchaîna en disant : — Je sais que vous voyez des choses. Tout ça peut cesser. Essayez les olives vertes. On se reverra bientôt. Puis elle s’en alla. J’étais trop sonné pour tenter de la rattraper et lui demander comment diable elle connaissait mon problème. Plus étrange encore, les olives vertes donnèrent des résultats. Je me mis à manger des olives à longueur de journée, une bouteille par jour, et les visions cessèrent. Toutefois, il s’agissait d’une solution temporaire, car dès que j’arrêtais d’en manger, les visions recommençaient. Au moins, je disposais maintenant d’un moyen d’atténuer les symptômes. Entre-temps, mon groupe RIPS avait pris son envol, envahissant les cimetières et les bâtiments abandonnés avec des caméras vidéo, un enregistreur et beaucoup d’optimisme. Nous captèrent quelques PVE ici et là, mais rien qui fut digne de mention. Un PVE est un phénomène de voix électronique. Quand un chasseur de fantômes entre dans une pièce, il demande toujours à toute entité paranormale qui pourrait s’y trouver de signaler sa présence. Or, même si une entité est présente, à l’écoute et disposée à se manifester, sa réponse n’est pas toujours audible pour l’oreille humaine. Il arrive parfois que seul un appareil d’enregistrement audio puisse la capter. Vous ne la découvrez ensuite qu’en analysant vos enregistrements sur bande magnétique ou sur support numérique. Les PVE font partie du répertoire de l’enquêteur paranormal depuis leur découverte fortuite dans les années 1950 par un homme qui enregistrait des chants d’oiseaux. À sa grande surprise, il capta plutôt des voix humaines. L’autre élément que le RIPS semblait trouver en abondance était des halos. Un halo est une concentration d’énergie de forme ronde, translucide et mobile qui signalerait une quelconque activité paranormale. Malheureusement, les gens confondent souvent les halos avec des phénomènes parfaitement normaux comme la poussière, les insectes ou les reflets de lumière. Il n’était pas rare qu’un membre du RIPS affirme détenir une « preuve » de phénomène paranormal sous la forme d’un « halo » capté par sa caméra alors qu’en fait, il s’agissait de particules de poussière en suspension et qu’il n’y avait pas l’ombre d’un fantôme dans un rayon de 80 kilomètres. Le RIPS visitait également des maisons, répondant ainsi à l’invitation des résidants qui voulaient savoir si leur domicile abritait des entités surnaturelles. Je me souviens d’un cas au Connecticut en particulier. J’en parle non pas parce qu’il s’y déroulait une activité paranormale significative, mais parce que c’est à cette occasion que je revis cette femme que j’avais rencontrée à l’aquarium de Mystic. Tout comme nous, elle cherchait des signes d’activité paranormale. Ce fut un moment étrange, surtout qu’elle avait prédit que nous allions nous revoir. J’en profitai pour la remercier de sa suggestion à propos des olives vertes. Environ au même moment, je reçus un appel d’un type qui venait de consulter ce qui nous tenait lieu de site Web et qui affirmait être en mesure de l’améliorer pour le rendre plus attrayant et plus convivial. En fait, il proposait de le refaire gratuitement. En retour, il demandait simplement l’autorisation de l’inclure dans son portfolio afin de décrocher d’autres contrats du genre. C’était une offre difficile à refuser. Je le rencontrai donc dans un restaurant, le Bess Eaton
Doughnuts. Il était accompagné d’un ami prénommé Chris. Je me rappelle m’être demandé à ce moment s’il désirait vraiment discuter du site Web, car notre conversation semblait toujours bifurquer vers ses expériences personnelles avec le paranormal. Nous étions en train de bavarder à côté de ma voiture dans le stationnement du restaurant lorsque cet homme révéla ses véritables intentions. Il avait eu une expérience paranormale récurrente qui avait commencé alors qu’il avait 15 ans qui avait duré jusqu’à son entrée au collège à l’âge de 17 ans. Il s’agissait d’une expérience intense vécue dans un secteur boisé du Rhode Island, où il avait grandi, et il la revivait encore aujourd’hui de temps à autre. Cet homme s’appelait Grant Wilson. Chris confirma tout ce que Grant m’avait raconté. Lui et d’autres amis avaient même soumis Grant à plusieurs tests pour déterminer si cette expérience avait bel et bien eu lieu. J’aimerais vous en dire davantage, mais Grant n’aime guère parler de cette expérience. C’est un sujet sensible pour lui. Quoi qu’il en soit, cette conversation se transporta du stationnement de ce restaurant jusqu’à mon salon. Nous discutâmes pendant des heures de nos visions respectives du paranormal et nous constatâmes alors à quel point nos points de vue convergeaient. Ce dialogue se poursuivit pendant des jours et des semaines. Finalement, je lançai à Grant : « Au diable les autres (en référence aux autres chasseurs de fantômes et à leurs méthodes). Faisons-le à notre façon. » À l’époque, et c’est encore vrai aujourd’hui, la plupart des groupes paranormaux se promenaient un peu partout en affirmant que tout était hanté. Cependant, en recueillir des preuves était le dernier de leurs soucis. Ils entraient dans les maisons, se mettaient à l’écoute de leurs émotions et affirmaient péremptoirement s’il y avait ou non une présence spectrale. En fait, ces groupes ne trouvaient jamais d’endroits qui n’étaientpashantés. Grant et moi préconisions une approche plus rationnelle. Avant d’affirmer qu’un lieu abritait une entité surnaturelle, il nous fallait une preuve. Nous nous démarquions ainsi de manière importante, et c’est sur cette base que nous créâmes T.A.P.S. J’emploie le mot « nous » parce qu’il s’agissait autant de l’idée de Grant que de la mienne. Grant résuma parfaitement notre philosophie : « Si vous cherchez à prouver qu’un endroit est hanté, tout ce que vous trouverez ressemblera à une preuve. Si vous cherchez à démontrer le contraire, il ne vous restera en fin de compte que les éléments que vous n’êtes pas en mesure d’expliquer. » Dès le départ, nous trouvâmes des gens qui avaient des visions similaires. Le site Web de T.A.P.S. (conçu par Grant, bien évidemment), accueillit 200 visiteurs par jour, ce qui à l’époque était un nombre très impressionnant. Ce nombre augmenta sans cesse et grimpa en 2 ans jusqu’à2 000visiteurs par jour. Les groupes paranormaux en quête de publicité entraient en contact avec les médias au moment de l’Halloween et ainsi de suite. Nous ne mangions pas de ce pain. Et pourtant, notre réseau de chasseurs de fantômes qui partageaient notre philosophie et abordaient le surnaturel en faisant preuve d’une bonne dose de discernement continuait de croître. Rapidement, notre réputation déborda des frontières de la Nouvelle-Angleterre. Des gens nous contactaient d’aussi loin que la Californie, le Michigan ou la Louisiane. Malheureusement, nous n’avions pas les moyens financiers de nous rendre dans ces endroits pour aider ces personnes, pas plus que nous ne disposions de contacts fiables vers qui les diriger. Grant et moi arrivâmes à la conclusion que pour étendre notre réseau de contacts, il nous fallait d’abord faire la distinction entre ceux qui voyaient les choses comme nous et les autres. Le meilleur moyen d’y arriver fut de soulever un peu de controverse. Dans notre site Web, nous publiâmes un texte affirmant que les halos étaient une supercherie. À l’époque, les halos étaient un phénomène très en vogue. Pour certaines personnes, lire qu’ils étaient insignifiants fut l’équivalent d’une gifle en plein visage. Leur réplique fut cinglante.