La légende de la reine Ilya

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211 pages
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Description

Le monde est en guerre.


Depuis dix longues années, les habitants tentent de survivre péniblement, les conflits éclatant de partout et les vies se faisant arracher inlassablement.


Pourtant, un changement important s’amorce. De nouveaux clans voient le jour. De nouvelles entités se forment, pour le meilleur ou pour le pire et parmi eux, celles de Fuyuki et Ode, deux personnages hauts en couleurs.


Très vite, ces jeunes clans vont se retrouver confrontés à leur premier adversaire... un groupe de mercenaires baptisé les Amazones.


Drôle, épique, magique, l’histoire emmène le lecteur dans un univers coloré et léger avec des personnages attachants et heureux de vivre, mais le plonge également dans une intrigue sombre et grave, celle de ce monde en guerre qu’est Cyfandir. Entre rires et larmes, immergez-vous dans cette œuvre qui n’a pas fini de vous surprendre et qui vous conduira à découvrir...


... La légende de la reine Ilya.

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EAN13 9791092839340
Langue Français

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La légende de la reineIlya
1:Les Amazones
Créé et écrit par : Joren
Illustrations : Noweria
Edité par : Nanachi éditions
La Rabatelière
www.nanachi.fr
ISBN : 979-10-92839-34-0
Dépôt légal : 04/2016
Bonjour à tous chers lecteurs ^^. Merci de vous être laissés tenter par La légende de la reine Ilya. En créant cee histoire, je voulais vous faire voyager, vous emmener dans une sorte de rêve dans lequel chaque image a son importance. En écrivant ce livre, je voulais vous donner l’impression que vous preniez part aux aventures de ses personnages comme si vous é&ez au plus près d’eux. A ce &tre, je vous invite à vous imaginer dans une salle de cinéma, à imaginer qu’à chaque début de chapitre commence un nouvel épisode de votre série préférée. Je vous invite à plonger au cœur de la vie des personnages de La légende de la reine Ilya et à « regarder » leurs aventures. J’espère que cee histoire vous plaira et que vous aurez eu autant de plaisir à lire et « contempler » ce livre que moi j’ai eu à l’écrire. Bonne lecture les amis ^^. Joren
Episode1 :
La mort d'une reine
Quelque part dans le monde. Dans une grande ville, une très grande ville aux allures médiévales, plus précisément un style s'apparentant à celui du moyen-âge japonais. Dans une large rue, notre aenon se posa sur un vieil homme. Arborant un aspect différent de celui des autres personnes marchant dans la rue, nous le suivîmes, tout en le dévisageant. Il portait sur lui un imposant manteau noir. Un manteau qui descendait jusqu'en dessous de ses genoux. Une sorte de trois quarts élégant qui masquait sensiblement son pantalon blanc et ses bottes de marche marron. Blanc, tout comme ses cheveux, coupés assez courts et plaqués en arrière. Il arborait également un bouc parfaitement taillé. Alors que nous le suivions, nous le vîmes s'arrêter devant une maison dont la porte coulissante en bois était ouverte. Il y entra, après avoir pris un moment pour la contempler. A l'intérieur, il retrouva un autre homme âgé, apparemment de la même tranche que lui. A peine entré, il demanda à ce dernier : — Bonjour Yoshi. Tu voulais me voir ? L'homme, un commerçant derrière son comptoir, se retourna et le vit. Il lui répondit alors en souriant, paraissant heureux de le voir : — Salut, mon ami. Oui, en effet, je voulais te voir. — Pour quelle raison ? lui demanda l'homme en manteau noir. Le commerçant afficha alors une expression penaude sur son visage. Quelques secondes plus tard, il lui annonça : — La reine Ilya vient de mourir. L'homme aux cheveux grisonnants sembla alors comprendre le sens de l'expression faciale de son ami. Il afficha ensuite une certaine compassion, puis lui demanda : — Ah. Nous la savions malade, il est vrai. Tu crains que la guerre ne recommence du coup
? — Oui, en effet. L'homme en manteau noir sourit alors et lui assura : — Je ne pense pas que les guerres vont reprendre. Cee histoire a créé une sorte d'héritage dont je suis convaincu qu'il va perdurer. Son interlocuteur fut surpris par sa confiance en l'avenir. L'homme en manteau sourit alors largement, puis regarda vers l'extérieur en disant, comme amusé et égayé par d'anciens souvenirs : — D'ailleurs, je connais quelqu'un qui serait du même avis que moi. Dans une grande ville portuaire, de nombreuses années auparavant. Nous nous retrouvâmes sur les quais d'une grande cité, au même style architectural que la première. Non loin de la mer, devant une sorte de kiosque fait de planches de bois, nous vîmes une jeune fille brune aux cheveux lisses et aux yeux possédant de beaux iris marron. Elle était coiffée en catogan. Un chouchou blanc aachait ses cheveux en les plaquant sensiblement vers l'arrière pour faire une queue de cheval dont la base était placée assez haut sur son crâne, laissant tout de même deux grandes mèches passer sur les côtés de ses tempes. Sur elle, elle portait une paire de fines chaussures noires, un pantalon en ssu noir plutôt ample comportant quelques mofs et aux jambes évasées, une tunique blanche à manches longues très simple, serrée à sa taille par une ceinture noire semblable à celle d'un karatéka. Devant cet étrange kiosque, elle demanda à un homme, de l'autre côté de ce qui lui servait de comptoir : — Quoi ? Je peux pas acheter un bateau avec ce que j'ai comme argent ? L'homme, bedonnant, au crâne dégarni et au nez rougi par l'alcool, lui confirma sèchement : — Eh nan gamine ! Tu n'as que deux cents saphirs dans ta bourse. C'est loin d'être suffisant. — Bah ? M'en faudrait combien ? L'homme lui montra alors un vieux rafiot complètement pourri, gisant non loin et aaché au quai, avec son index. Ceci fait, il lui demanda : — Tu vois ce magnifique et fier navire là-bas ? Elle se retourna et vit le magnifique et fier navire. Une sorte de barque avec une voile trouée attachée à un mat tordu. Elle lui répondit alors :
— Ouais... je le vois. Et ? — Eh ben, cee merveille coute la minuscule somme de deux mille saphirs. Alors avec tes deux cents, soit sure que t'es loin du compte. La jeune fille se retourna alors vers le vendeur et prit sa bourse avec rage en fronçant le regard, tout en lâchant, dépitée : — OK. C'est bon, j'ai compris. Nous la quittâmes là, partant du kiosque en affichant une grande déception sur son visage. Nous la retrouvâmes quelques heures plus tard, sur un chemin traversant une dense forêt. Elle marchait vers nous, les mains derrière la nuque en tenant un sac en toile pendouillant par une simple corde maintenue par sa main droite. Alors que les rayons du soleil traversaient magnifiquement les branchages, elle se parlait à elle-même, se disant : — Eh ben. Je pensais pas que ça coutait aussi cher un bateau. Continuant son chemin, elle soupira longuement, puis ajouta : — Bon. Ben maintenant, je vais devoir me débrouiller pour trouver de la thune. C'est alors qu'elle entendit un étrange bruit, non loin d'elle. Intriguée, elle s'arrêta en libérant un petit gloussement, puis tourna sa tête sur la droite. Elle percevait un tout pet son. Etrangement, elle remarqua que ce bruit ressemblait sensiblement à celui d'une respiration pénible, comme si quelqu'un souffrait. Se demandant ce que cela était, elle décida d'aller voir et quia le chemin par la droite pour s'enfoncer dans les fourrés. Elle chercha alors autour d'elle, tentant de trouver la source de cette faible respiration. Au bout de quelques minutes, tandis que ce petit bruit perdurait, elle constata : — Bah. Y'a personne. D'où ça vient alors ? Soudain, une petite voix de femme l'interpela pour lui répondre : — Ici. Je suis ici. Surprise, elle tourna la tête sur la gauche et vit, étendu sur le sol, un tout pet être possédant des ailes semblables à celles d'une libellule. Une toute pete femme en robe verte et possédant de longs cheveux blonds. En la voyant, la jeune fille se recula tout de suite en grossissant ses yeux, comme apeurée, et s'exclamant : — Bordel ! Une fée ! Il s'agissait effecvement d'une fée. Malgré les craintes de la jeune fille, celle-ci lui garant :
— N'ais pas peur, je t'en prie. Je ne te ferai aucun mal. — Aucun mal ? Ca reste à prouver, ça ! Vous êtes légèrement nos ennemis quand même ! Peinant fortement à respirer, blessée, la fée lui accorda : — Oui, c'est vrai, nous sommes ennemis en théorie. Elle inspira rudement, puis ajouta : — Mais... je n'ai aucune animosité envers les coxiens. Alors, tu ne crains rien. Se décrispant un peu, la jeune fille en tunique blanche se plaça devant elle. Elle la regarda ensuite longuement, la voyant souffrir horriblement. Au bout d'un moment, elle lui demanda : — Que t'est-il arrivé ? — Je suis tombée sur un groupe de soldats coxiens. Contrairement à toi, ils n'ont point hésité à m'attaquer. La jeune fille lui lâcha alors : — Bah en même temps, venir sur Coxia alors qu'on est originaires des iles Aurinko, c'est pas vraiment l'idée du siècle. — Oui, je le sais. Mais, je souhaitais voir une amie à moi pour l'emmener loin de là. — Une autre fée ? — Oui. Une fée qui vit depuis longtemps dans cee forêt et dont je n'ai plus de nouvelles depuis plus d'un an. Après ces explicaons, la jeune fille au catogan lui demanda, sensible à la douleur de sa petite interlocutrice : — Je peux faire quelque chose pour toi ? Tu veux que je t'emmène chez un médecin ? — Non, c'est trop tard. Je suis fichue. Et puis, ton médecin refuserait sûrement de me soigner. Là, la jeune fille afficha sur son visage une expression qui traduisit son accord avec les propos de la fée. Quelques secondes plus tard, cette dernière lui dit : — Par contre, tu peux tout de même faire quelque chose pour moi. — Quoi donc ? lui demanda la jeune fille, surprise. — Mets-toi à genoux et approche ton visage de moi. Je vais t'expliquer doucement pour qu'on ne nous entende pas. Elle ne comprit pas trop pourquoi elle devait faire cela. Surtout que personne ne semblait se trouver dans les environs. Toutefois, elle ne tergiversa pas trop et fit ce qu'elle lui demandait.
Elle se mit à genoux et se pencha pour placer son visage juste au-dessus de la fée. Une fois dans cette position, elle lui dit : — C'est bon. Tu peux me dire ce que tu attends de moi. — Comment t'appelles-tu ? Surprise, la jeune fille mit un petit moment avant de lui répondre : — Je m'appelle Fuyuki. Là, la fée sourit. Elle ferma les paupières avec délicatesse, puis lâcha : — Prends ceci, Fuyuki, ma jeune amie. Soudain, une lumière jaune part subitement du corps de la fée pour entrer dans la bouche de la jeune fille qui fut propulsée en arrière avec force, sa tête basculant et ses fesses tombant au sol. Puis, elle sembla souffrir énormément. Elle se nt le ventre avec ses bras en fermant les yeux avec force et serrant les dents. Subissant cette terrible douleur, elle hurla : — Saleté de fée ! Qu'est-ce que tu m'as fait ? Péniblement, elle rouvrit son œil droit pour regarder vers la fée, qu'elle voyait allongée avec ses yeux encore clos. N'obtenant aucune réponse de sa part, elle insista en répétant : — Oh ! Tu m'as fait quoi ? Toujours aucune réponse de la part de la fée. Enervée qu'elle ne lui réponde pas, mise sous pression par la douleur, Fuyuki lua pour se mettre à genoux et frappa le sol avec son poing droit en hurlant de colère : — Garce de fée ! Dis-moi ce que tu m'as fait ! Là, nous nous mîmes juste devant son poing droit et le vîmes frapper le sol avec force. Nous vîmes alors une légère lumière jaune encerclée par quelques pets éclairs entourant sa main. Fuyuki s’effara, ne s'attendant à cela. A cet instant, la douleur qui l'envahissait semblait soudainement avoir disparu. Interpelée, elle se remit debout lentement en levant son bras droit pour regarder sa main, paume vers elle. Les iris tremblants, elle fixa ensuite la fée. Elle la vit alors avachie sur le sol, complètement dénuée de vie. Elle reposa ensuite son regard sur sa paume. Ne parvenant à y croire, elle se murmura :