La légende de la reine Ilya

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185 pages
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Description


Ni succès, ni échec, la bataille à la frontière entre Coxia et Jirem a plus laissé de doutes que de certitudes.



Même si les alliés n’ont pas essuyé une défaite, le bilan est lourd et personne n’a été en mesure de mettre en défaut les chevaliers des ténèbres.



Ce constat, mêlé à la découverte de l’identité de la prêtresse et celles de ses chevaliers ont plongé les Iruka Hoiru dans des méandres d’idées sombres.



Cependant, il faut agir. Nombre d’entre eux ont des comptes à régler avec ceux qui se sont présentés à eux. Accompagnés des Gardiens écarlates, ils sont déterminés à en découdre avec leurs ennemis, quel qu’en soit le prix.



Il est temps pour eux de passer à l’offensive.



Il est temps pour eux de commencer...



... la bataille de Chênaie-sur-mer.






Suite directe des évènements du volume 6, cet opus plonge le lecteur dans un océan d’action et de révélations dont il ne pourra s’extraire de la traversée avant de connaitre le rivage où Joren souhaite mener sa barque.

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EAN13 9791070001455
Langue Français

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La légende de la reineIlya
7 :Labataille de Chênaie-sur-
mer
Crééetécritpar : Joren
Illustrations : Shoury
Edité para: N nachi
LaRabatelière
w ww.nanachi.fr
IS BN:97 9-1 0 -70 0 0 -1 4 5 -5
Dépôt légal :08/2 0 1 9
Salut les amis ^^. Vous l’attendiez, la voilà ! L’heure de la confrontation avec la prêtresse des ténèbres. Ca va barder ! A la base, j’avais prévu que cette partie de l’hist oire tienne sur un tome. Mais, au fur et à mesure que les épisodes s’enchainaient en rédacti on, je me suis vite rendu compte que tout ne rentrerait jamais XD. Du coup, et sans même que je sois obligé de broder, cela tient sur deux tomes complets ^^. Vous allez d onc entrer dans un volume où bastons, révélations, péripéties vont s’enchainer. Et j’espère que tout ceci vous plaira ^^. Je préfère m’arrêter plutôt que d’en dire trop et de risquer de vous spoiler les trucs de ouf qui se passe dans cet opus. Allez, je vous l aisse les amis ^^. Bonne lecture à tous.
Joren
Episode1 :
En routepourCnaie-sur-mer
flots.
Quelque part sur l’océan, en l’an 1036.
N ous aperçûmes le dauphin volant, le navire des Iru ka Hoiru, en train de voguer sur les
Il ne faisait pas tellement beau ce jour-là. D’épais nuages masquaient le bleu du ciel et le soleil. Pour autant, l’océan paraissait plutôt calme.
Nous allâmes près du pont du navire.
De là, nous vîmes les pieds de Fuyuki en train de marcher vers l’avant du bateau.
Nous nous mîmes ensuite près d’elle, s'approchant de la proue.
Les cheveux au vent, elle regardait au loin, fixant droit devant elle.
Le vent marin, fort comme à son habitude, jouait av ec ses mèches. Elle respira profondément, avant de se murmurer :
— La terre se rapproche.
Elle fit ensuite demi-tour, rebroussant chemin vers l’arrière du navire.
Aucun bruit ne l'accueillit. Ce8e journée était déc idément bien morne... Elle prit tout de même la résoluon de passer ses troupes en revue. Un sourire en coin, elle leva la tête et sut que sa première intuition était bonne.
Soturi se trouvait en haut du mât, regardant au loi n en tenant son chapeau pour ne pas qu’il s’envole. Taringa, comme souvent, se trouvait sur son épaule gauche. Silencieuse elle aussi, elle semblait réfléchir.
Sur le pont, en bas du mât, nous retrouvâmes Erèbe, adossée les mains derrière le dos, et Zélina, bras croisés, appuyée sur la dune8e. Elles s'échangèrent un regard résolu, avant que Fuyuki ne jette un œil à l’intérieur.
Assise sur le sol, emmitouflée dans son boubou, N awra avait les yeux clos. Elle paraissait sensiblement concentrée. Rafa, Aiyanna, Van, Yoshi, et Lokesh se tassaient là également, à l'abri du froid mordant. Ils étaient tous présents. Sauf Ode.
Trop froide pour être sensible au climat, où désire use de rester à l'écart de ses chers camarades de clan, rigola intérieurement Fuyuki. Elle finit par l'apercevoir près de la barre, assise. Elle restait muette elle aussi, se concentrant sur les événements à venir.
En plus des Iruka Hoiru au complet, le bateau accueillait trois passagers supplémentaires : Hitomi, Gikanbo et Moriyasu, les Gardiens écarlates. El Rouquino n'était pas habitué à tant de
passagers, et crût un moment qu'il voyait tout en quatre fois dès le man. Il fut rassuré par une brève présentation et une gorgée directement prise à la bouteille, voir double était bien suffisant.
Sortant de ses songes, Fuyuki esquissa un sourire, avant de penser :
— C’est bizarre de les voir tous comme ça.
Elle cessa de sourire, avant d'ajouter :
— C’est comme si… la bataille avait déjà commencé.
Le jour suivant la conversation entre Fuyuki et Ode, cette dernière reprit les enseignements de Tahito. De leur côté, tous les autres membres du clan se livrèrent eux aussi à un entraînement rigoureux.
Cela dura de nombreux mois. Lorsqu’ils se considérèrent comme « prêts » à en découdre avec la prêtresse des ténèbres et ses acolytes, ils prirent la mer et se rendirent à Toshumi, sur Coxia.
De là, ils prévinrent les Gardiens écarlates de leur retour sur le connent, comme convenu lors de la première bataille à la frontière jireme.
Les membres du clan d’Hitomi les rejoignirent alors au port, où ils embarquèrent sur le navire. Ils avaient établi que le périple par la vo ie des eaux serait moins dangereux, et surtout moins éprouvant. Ils prirent la direcon des côtes jiremes, longeant les territoires de Kelnad, Wururahi et Fara pour s’y rendre.
L’accostage approchait. Ils ne tarderaient plus à a8eindre leur desnaon… et à entamer la bataille contre Ilya.
Sur le pont, Fuyuki regardait donc les siens en train de se préparer mentalement, et sans doute aussi un peu physiquement d’un sens, à ce terrible rendez-vous.
Pendant ce temps, ailleurs dans le monde.
N ous nous retrouvâmes dans une forêt dense. Une imp osante forêt majoritairement plantée de chênes centenaires, peut-être même séculaires pour certains.
A cet endroit, nous retrouvâmes Eliat, la tante de Fuyuki, se frayant un chemin dans la végétation.
Son arc dans le dos, elle affichait une expression sensiblement sérieuse, tout en se disant à voix haute :
— Je ne devrais plus être très loin, maintenant.
Avançant en restant sur le qui-vive, elle allait d’un pas néanmoins plutôt assuré.
En parallèle de cela, nous l’entendîmes penser, comme si elle nous expliquait :
— Après le départ de Fuyuki et des siens pour Ker-A nna, je suis restée sur le front avec l’armée de la Taigun.
Elle continuait de marcher sans discontinuer.
— Peu de temps après la première bataille, les armé es de la prêtresse des ténèbres a8aquèrent de nouveau. Au début, nous avons réussi à les contenir un peu. Mais rapidement, nous avons dû reculer, les laissant lentement pénétrer en terre coxienne.
Elle restait aux aguets.
— La brèche ouverte, ce fut de plus en dur de résister à l’ennemi. A chaque bataille, nous perdions des soldats que nous peinions à remplacer. De plus, les flots de nouveaux arrivants ne suffisaient pas toujours à compenser les pertes des jours précédents.
Il faisait sombre, les nuages gris recouvrant le soleil.
— En quelques mois, nous avons perdu des milliers et des milliers de comba8ants, face à la pression incessante de ces monstruosités.
Malgré l'obscurité relative, elle ne ralentissait pas.
— Mais, pour une raison restée inexpliquée, il y a environ deux semaines, les batailles ont cessé subitement.
Elle entendit alors un bruit lointain qui alerta ses sens.
— Du jour au lendemain, plus aucun combat. N i pour nous, les taiguns, ni pour les surajas, qui eux aussi étaient en grosse difficulté de leur côté.
Prudente, elle se hâta de sauter dans un arbre, trouvant refuge dans le feuillage.
— Ce changement d’atude soudain me fit penser que q uelque chose d'important se tramait. Il fallait que j'en sache plus.
Soigneusement calée contre les branches, elle a8rapa son arc et sort une flèche de son carquois.
— Je suis convaincue que la prêtresse a rappelé ses sbires…
En bas, elle vit deux soldats squelettes en train de patrouiller.
— … parce que Fuyuki s’approche.
Soudain, les deux entés ennemies furent aba8ues, les crânes fracassés par l'impact de ses flèches.
— Je suis certaine que c’est pour cette raison que les affrontements ont cessé.
N ous vîmes Eliat retomber sur le sol, se posant accroupie non loin des deux corps ennemis, son arc dans la main droite.
— La prêtresse prépare l’affrontement contre les Iruka Hoiru.
Elle se remit debout, affichant une grande concentration sur son visage.
— Et… pour ma part, je me rapproche également de Chênaie-sur-mer.
Elle reprit ensuite sa marche, avançant avec déterminaon dans la forêt se trouvant juste à l’ouest de la cité où la prêtresse avait établi ses quartiers.
Après presque deux semaines de marche pour traverser le royaume déserté et en ruine de Jirem, le membre des Chi-Tsuki s’approchait enfin de la ville où se trouvait l’ennemie jurée de tout Cyfandir.
Quelque chose attira son attention une seconde fois.
Rapidement, elle arma son arc d’une nouvelle flèche, se disant :
— En voilà d’autres.
Comme précédemment, elle se dissimula aisément et promptement. Depuis les hauteurs, elle vit ses ennemis squeleques approcher, lui confirmant qu’elle se rapprochait bel et bien de son objectif.
Elle inspira profondément, annonçant avec sérénité :
— Je vais leur montrer… pourquoi on m’appelle l’archère de la sylve.
Pendant ce temps, dans la ville.
Nous nous retrouvâmes sur un balcon tout fait de pierre.
Ici aussi, le soleil semblait refuser ses rayons à la scène. N ous pûmes tout de même reconnaître le balcon où Ilya aimait se reposer lorsque le colonel Taiseiki, qui n’était pas encore son chevalier à l’époque, venait lui rendre visite.
Elle était là, la main droite posée sur la rambarde de pierre.
Sa capuche rerée, elle regardait l'horizon, ses longs et fins cheveux noirs chahutés par le vent, à l’instar de sa robe.
Contemplant l'océan inlassablement, adoptant une expression ne traduisant la moindre émotion, elle restait immobile.
Néanmoins, au bout d’un moment, elle chuchota :
— Cela fait longtemps.
Elle esquissa ensuite un petit sourire, avant de compléter :
— Depuis… que tu m’as sauvé la vie, dans cette forêt.
Elle ne quittait la mer des yeux.
— J’attends ce jour… depuis tout ce temps.
Bien qu’elle ne la voie nullement, elle savait qu’elle approchait, avec les siens.
— Après ce que tu as fait pour moi, à ce moment-là…
Elle élargit alors son sourire, lui donnant un aspe ct sinistre, puis acheva sa phrase en estimant :
— … je peux bien te donner une chance…
Nous nous mîmes près de son œil gauche, voyant son iris sombre, presque noir.
— … Fuyuki, conclut-elle en fronçant sa paupière, lui donnant un aspect grave.
Sur l’océan, nous retournâmes auprès du dauphin volant.
N ous y retrouvâmes la coxienne en tenue noire et ja une, proche de la proue et fixant devant elle à nouveau.
N ous pouvions voir la ville se découper dans la bru me. Une ville dans laquelle elle était déjà allée, autrefois, en revenant de Fara avec ses compagnons, à l’époque où la cité était splendide et vivante.
Elle fronça les yeux et annonça :
— Tiens-toi prête, Ilya.
Elle serra ensuite le poing, ajoutant avec conviction :
— J’arrive !