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La Maison

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34 pages

Dans un parc très fréquenté, Jenny, son petit ami Cyril, Lila et Pépé s’égarent et entrent dans une maison qu’ils pensent être une attraction. Menés comme dans un manège, la Maison va les confronter à la réalité...


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Cet ouvrage a été composé par Edilivre

175, boulevard Anatole France – 93200 Saint-Denis

Tél. : 01 41 62 14 40 – Fax : 01 41 62 14 50

Mail : client@edilivre.com

www.edilivre.com

 

Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction,

intégrale ou partielle réservés pour tous pays.

 

ISBN numérique : 978-2-332-77565-8

 

© Edilivre, 2014

La Maison

– Oh non, mais j’ai vraiment envie de vomir, dit Lila.

– Je t’avais prévenu que ça tournait dans tous les sens, répondit Cyril. Va te passer un peu d’eau sur le visage, on t’attend devant le stand de tir.

– Ah ouais, on se tire quelques balles Cyril ?

Pépé, enthousiaste, tapa dans le dos de Cyril et imita le bruit de la mitraillette.

– Pépé, c’est juste de faux fusils de chasse, calme-toi, lança Jenny. Viens Lila je t’accompagne aux toilettes si tu veux, il y en a juste à côté de la grande roue je crois.

– Non ça va Jenny, je vais bien. J’ai juste besoin de reprendre un rythme cardiaque normal avant la prochaine attraction.

– Je vous avais dit qu’on n’aurait pas dû l’emmener la Lila, dit Pépé. Trop petite nature, elle souffre depuis ce matin !

– Mais non Pépé ça va. J’affronte mes limites.

Pépé la regarda d’un air sévère. Il se voulait protecteur avec la douce Lila qui était un bouc émissaire ambulant. Il avait pris l’habitude de la critiquer et la sous-estimer pour l’empêcher de s’investir dans des situations improbables pour elle, comme la fois où elle était certaine de pouvoir faire un saut à l’élastique. La simple pensée de sauter dans le vide l’avait rendu malade avant même de prendre le bus pour y aller.

Epuisé par cette journée à remonter et redescendre le parc d’attractions, les quatre jeunes s’assirent sur le premier banc qui se trouvait sur leur chemin. Ce banc était situé juste en face d’un glacier où toute une foule piétinait attendant son cornet de vanille ou fraise qui allait fondre aussitôt qu’il serait payé. Nous étions en août et l’une des semaines les plus chaudes de l’année. Alors que toute la petite bande essayait de se ventiler avec un plan du parc, Jenny, elle, restait à l’affut de la moindre attraction qu’ils n’avaient pas encore faite. Cyril, son petit ami, la regardait et se sentait déjà épuisé à l’idée de la suivre vers un nouveau manège qui rendrait malade la pauvre Lila.

– Allo ? Ouais Momo je suis au parc d’attractions, là. T’es allé au golf alors ou pas ce matin ? Bin, je sais pas Mauricette m’a dit que tu ne rentrais pas avant quinze heures. Quoi ? T’es sérieux ? T’étais en cours particulier ? Depuis quand t’as des cours particuliers toi ? Bon, vas-y tu me raconteras ça ce soir quand je rentre et dis à papa quand j’ai pris sa caisse pour venir avec mes potes. Ouais la rouge, là. Vas-y à ce soir, frérot !

Jenny sourit, elle était toujours amusée par les expressions de Pépé. Elle le connaissait depuis le primaire, lui ce jeune Marocain adopté par une famille aisée qui avait beaucoup d’influence auprès du maire de sa ville depuis des années. Pépé avait toujours été aimé par un père souvent en voyage pour affaires, une mère artiste-peintre, Mauricette la gouvernante et ancienne nourrice mais aussi par ses deux frères et sa sœur eux aussi adoptés à travers le monde. Elevé dans un milieu privilégié qu’il ne comprenait pas, Pépé avait pris la mauvaise habitude de « jouer » les mauvais garçons de banlieue. En entrant au collège, il vit que les gens qui lui ressemblaient ne faisaient pas de l’équitation et n’avait pas de bibliothèque chez eux. Ce décalage culturel, il l’a très mal vécu pendant quelques années. Il est passé des chemises blanches et vestes à épaulettes aux survêtements de toutes les couleurs. Et Jenny a toujours été là pour l’écouter, mais aujourd’hui encore...