La Moitié de la Terre - Tome 1

La Moitié de la Terre - Tome 1

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Livres
182 pages

Description

Quatre présidents. Quatre continents. Un super ordinateur en régisseur de la planète. Une démographie à son seuil critique et un ennemi invisible. Tous ces ingrédients, aux résonances de la société actuelle, constituent cette aventure aux prémices du vingt-sixième siècle, dans un monde aseptisé et sur-informatisé. Ce livre, le troisième de l'auteur, est une odyssée fantastique d'anticipation qui dénonce avec pertinence les dangers d'une science sans limite qui ne respecte pas les lois de la nature. Riche en rebondissements, cet ouvrage forcera le lecteur à réfléchir. Inquiet de l'avenir que se construit l'humanité, Jean Ribot, en partant des conclusions actuelles, a construit un monde futuriste où 50% des humains ne sont que des clones et où la planète est sous le contrôle d'un ordinateur central qui élit ses dirigeants. "La Moitié de la Terre" est un roman de science-fiction, mais des allusions et résonances le rattachent à notre société actuelle, ce qui lui donne une dimension supplémentaire. Ses considérations sur les libertés individuelles dans notre société sont un atout incontestable du livre.

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Informations

Publié par
Date de parution 03 avril 2014
Nombre de lectures 38
EAN13 9782342021271
Langue Français
Poids de l'ouvrage 1 Mo

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Jean Ribot LA MOITIÉ DE LA TERRE Tome I
Mon Petit Éditeur
Retrouvez notre catalogue sur le site de Mon Petit Éditeur : http://www.monpetitediteur.com Ce texte publié par Mon Petit Éditeur est protégé par les lois et traités internationaux relatifs aux droits d’auteur. Son impression sur papier est strictement réservée à l’acquéreur et limitée à son usage personnel. Toute autre reproduction ou copie, par quelque procédé que ce soit, constituerait une contrefaçon et serait passible des sanctions prévues par les textes susvisés et notamment le Code français de la propriété intellectuelle et les conventions internationales en vigueur sur la protection des droits d’auteur. Mon Petit Éditeur 14, rue des Volontaires 75015 PARIS – France IDDN.FR.010.0119454.000.R.P.2014.030.31500 Cet ouvrage a fait l’objet d’une première publication par Mon Petit Éditeur en 2014
« Au-dessus de ces nombreuses races d’animaux fut placé l’homme dont la main destructrice n’épargne rien de ce qui vit. Il tue pour se nourrir, il tue pour se vêtir, il tue pour se parer, il tue pour at-taquer, il tue pour se défendre, il tue pour s’instruire, il tue pour tuer, il tue pour s’amuser. »
Les Soirées de Saint-Pétersbourg. 1821.Joseph de Maistre.
« Science sans conscience n’est que ruine de l’âme ! »
Pantagruel1532.François Rabelais.
« Regardez mes petits, là-bas dans la nuit Cette boule qui brille était pleine de vie, Les hommes de naguère en étaient fiers, et l’avaient baptisée la Terre. »
« Humanahum » Eurovision 1981.Jean Gabilou.
Avant-propos Nous sommes la dernière année du vingt-cinquième siècle et l’histoire qui va vous être racontée ne se déroule pas sur une planète gravitant à des années-lumière, au fin fond de la galaxie – contrairement à la plupart des ouvrages d’anticipation et de science-fiction. Non ! C’est sur la Terre que je vous invite à ef-fectuer ce voyage. En ce temps-là, elle ne mérite plus le qualificatifde « Planète bleue » qu’on lui a jadis donné. Il n’y a plus de couche d’ozone et un bouclier protège les Terriens des rayons solaires. Les océans, quant à eux, ne donnent plus de vie, et ils sont oxygénés par un procédé artificiel pour éviter que l’eau ne croupisse. Quelques espèces animales et végétales, qui ont pu être sauvegardées, sont élevées et cultivées dans des parcs, sous haute surveillance. Celles-ci attendent le moment propice pour repeupler la planète quand, aux dires de certains spécialistes, les conditions favorables seront de nouveau réunies. Toutes les maladies ont été éradiquées; l’homme meurt entre sa quatre-vingt-dixième et sa quatre-vingt-onzième année, dans des établissements qui lui offrent les meilleures modalités de partance. Mais les scientifiques, dans leur insatiable quête à faire de cette planète un lieu à leur goût et à braver les lois de la nature, ont négligé un problème important: la surpopulation. À plu-sieurs reprises, durant les vingt-cinq dernières années, son seuil critique a été signalé, sans qu’aucun changement n’intervienne, malgré les avertissements et les conseils de baisse de natalité. Au
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dernier recensement, dix jours avant le début de cette histoire, le seuil critique s’est transformé en situation de dangerosité. On dénombre quatorze milliards d’individus. Les hommes politiques des siècles précédents se sont tou-jours abstenus d’aborder cette difficulté et d’envisager la moindre réforme, pour des considérations d’ordre religieux, culturel, moral, et de liberté personnelle. Mais aussi par crainte de déclencher une révolte. En l’an 2500, deux hommes et deux femmes sont choisis pour gouverner la planète. L’essentiel de leur tâche consistera à régler ce problème. Pas question cette fois-ci de s’y dérober, de quelque façon que ce soit. Passée cette page, c’est le combat pour la vie qui commence. Sera-ce le « dernier espoir » ?
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1 Onze heures. Troisième jour de la première décade. L’heure de toute la planète est basée sur le temps universel coordonné (U.T.C. En 1972). Sans décalage, hormis les fuseaux horaires. Un vaisseau en forme de gros tube, arrondi aux extrémités, survolait l’Europe du Nord et filait vers le pôle nord géogra-phique, avec à son bord Maxime Hélios, le nouveau président de l’Europe. Il avait été nommé quatre jours auparavant. Un homme grand, svelte, une longue chevelure châtain, un visage triangulaire sans barbe. Il n’était là ni par la volonté du peuple, ni par le miracle d’un scrutin. Le droit de vote, cet avantage acquis par ses ancêtres à la force du poignet, au prix du sang, n’avait plus cours depuis le vingt-troisième siècle. Les postulants étaient choisis par l’ordinateur central, le régisseur de la Terre, en fonction de cri-tères psychologiques, intellectuels, philosophiques et politiques. À la prochaine période, la neuvième, Maxime Hélios attein-drait sa quarantième année: âge limite pour une première investiture et dernière chance pour lui de devenir gouvernant. Lorsqu’il reçut, la veille, un message lui signifiant qu’il devait se rendre le lendemain au Palais présidentiel pour prendre ses fonctions, il fut soulagé, éprouva une profonde satisfaction. Il avait vécu ces quatre jours d’attente dans un mélange de joie et d’appréhension. Enfin! il avait atteint son objectif : avoir un rôle actifdans l’avenir de la planète et de l’humanité. Le calendrier grégorien, introduit en 1582, avait été abrogé depuis 2300. L’année civile, depuis lors, se composait de neuf
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périodes, remplaçant les mois. Aux semaines leur succédaient les décades, au nombre de quatre par période. Seuls les années et les jours avaient gardé leur appellation. La première, la deuxième, la cinquième tous les quatre ans, la septième, la huitième et la neuvième périodes comportaient quarante-et-un jours. Cette année était gravée dans tous les esprits, quoique aucun d’eux ne fût témoin de ce qui s’y était déroulé. Durant la sixième décade de la sixième période, une immense catastrophe dévasta une partie de la planète, rendant les États-Unis et l’Amérique Centrale inhabitables, faisant du continent africain un immense désert. Maxime, coulé sur un long siège, laissait vagabonder son re-gard çà et là quand un pressentiment l’envahit, lui soufflant le caractère particulier de cette journée, sans rapport avec ce que les gouvernants précédents avaient connu. Un fait, à cet effet, retint ses pensées. Il se produisait chaque jour de Nouvelle Lune, pendant vingt-quatre heures, depuis six périodes. Une maxime écrite en latin, au caractère d’avertissement, apparaissait sur tous les écrans d’ordinateur de la planète : «Popularishumanitas, numérus excessus. Natalis minus, si non périculum ! »Tous les informaticiens de la planète s’évertuaient à croire à un incident technique, bien qu’aucun dégât ne fût à déplorer. Pas même un bug. Excepté cette inexplicable inscription, tous les ordinateurs fonctionnaient à la perfection. Un détail, néan-moins, les intriguait, les inquiétait. Toutes les recherches, toutes les analyses s’achevaient sur le même constat, épaississant le mystère :ce phénomène n’avait pas de cause matérielle et in-formatique. Mais, à défaut de résoudre cette énigme, ils s’entêtaient dans leur idée initiale. D’aucuns, parmi le peuple, étaient d’un avis différent ; ils at-tribuaient cette intervention à un écrivain et occultiste
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