Là où vont nos pensées

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230 pages
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Où vont nos pensées? Que deviennent nos prières? Qui ne s'est jamais posé ces questions? Et si les réponses se trouvaient au large du continent, sur l'île de Cherstrum? C'est sur cette plaque terrestre de l'océan Atlantique qu'un médecin, Connors Lewis, découvrira certains rouages secrets de la vie en ralliant la confrérie de l'antiquaire Robert Zimmermann... Une confrérie secrète, une source miraculeuse, des machines extraordinaires... L'île de Cherstrum abrite décidément bien des mystères. Cocktail détonant d'ésotérisme et de fantastique, les intrigues insulaires de Samuel Fessard vous proposent un voyage fascinant aux confins de la psyché humaine.

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Date de parution 05 juin 2014
Nombre de visites sur la page 43
EAN13 9782342023947
Langue Français

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Là où vont nos pensées
Du même auteur L’Éphémère renaissance d’une fleur rêvant d’éternité,2012
Samuel Fessard Là où vont nos pensées
Publibook
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Le silence a parfois plus de poids que les mots. Il est d’or, et les mots s’envolent telle la plume qui n’a su les fixer.
1 Le rude hiver s’étant abattu sur l’île de Cherstrum avait pris fin depuis quelques jours déjà. Les premiers rayons de soleil significatifs du printemps faisaient leur entrée sur le devant de la scène, celle du magnifique spectacle qu’offre cette période de l’année. Les colorations apposées sur les ailes des papillons mi-grateurs, la végétation renaissante, le vent caressant les jeunes feuilles des arbres et laissant une douce chaleur sur les visages, composaient ce requiem. Le ciel bleu emmenait les amoureux de la nature dans des rêvasseries renouvelées, mises en pause durant l’hiver, suivant le rythme des saisons. Diverses espèces végétales cohabitaient sur cette île de l’Atlantique, située à cinquante milles marins à l’est du continent. Cherstrum s’étalait sur environ dix mille kilo-mètres carrés et était entourée d’une eau turquoise, cela pouvait sembler étonnant pour une île n’évoluant pas sous des latitudes tropicales. La liaison entre Cherstrum et le continent n’était qu’assurée par le transport maritime. La surprise des personnes découvrant cette île était principalement liée au fait qu’aucune plate-forme aéropor-tuaire n’avait été établie sur celle-ci. Elle semblait déconnectée du reste de la planète, à part. Le charme incomparable de cette plaque terrestre posée sur l’océan faisait oublier à certains, l’inconvénient de son accessibilité restreinte afin de les inviter à y venir vivre.
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Connors Lewis faisait partie de ceux-là. Ce médecin âgé d’une quarantaine d’années était venu y habiter avec son épouse Rebecca, quant à elle originaire de l’île. Il avait suivi des études de médecine afin de marcher sur les pas de son père Steve, faisant auparavant lui aussi partie du corps médical. Connors avait passé son enfance à Normacity, sur le continent, dans un quartier pavillonnaire favorisé. Ce der-nier dénotait de l’environnement traditionnel des grandes villes, et les parcelles, sur lesquelles étaient établies les habitations, faisaient penser être à la campagne, en pleine agglomération. Les avantages de la ville étaient cependant à quelques enjambées de ce petit coin de paradis. Connors avait toujours été rêveur et faisait souvent preuve d’introspection, ce qui l’amenait à se poser énor-mément de questions sur le sens de la vie et sur les facultés inexploitées de l’homme. Les deux enfants de Connors et Rebecca, Kevin et Naomi, âgés respectivement de dix et douze ans, étaient tous deux nés à la maternité de l’hôpital de Boalcity, ville se situant au sud-est de Cherstrum. Boalcity se trouvait également être la ville permettant aux jeunes collégiens et lycéens des environs de faire leurs études. Malgré une distance de vingt-cinq kilomètres les séparant de Shirley-Ville, le trajet était assuré par un car desservant les établissements scolaires fréquentés. La rue principale de Shirley-Ville était jalonnée de peti-tes maisons jumelées n’offrant que des surfaces de terrain exiguës. Même si ces maisons disposaient d’un box, les véhicules restaient la majorité du temps sur l’allée de ces garages servant bien souvent de lieux de stockage. À l’in-térieur on pouvait y trouver du matériel de jardinage mais
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