La pâle cavalière

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Description

Au plus fort de l’hiver, lors d’une nuit au froid sans précédent, Élie tente de survivre dans sa cahute de bois. Gelé jusqu’aux os, il s’efforce de se réchauffer par tous les moyens, quand il entend le bruit d’un cheval qui progresse avec peine.
Éprouvant de la pitié pour le pauvre voyageur pris dans la tempête de glace, Élie invite ce dernier à venir se réfugier dans son maigre abri. C’est avec surprise qu’il découvrira à sa porte une belle et pâle cavalière...

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EAN13 9782372270724
Langue Français

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LAPÂLECAVALIÈRE
Nouvelle de Macha Tanguy Couverture de Karen Nadine
LAPÂLECAVALIÈRE
Au plus fort de l’hiver, dans une modeste bourgade au nord de la prospère Lyon, où s’étaient épanouis soies et livres, une tempête hur lante s’était abattue depuis l’aurore. Charriant en des vents violents grêlons et froid mo rdant, elle avait contraint les habitants à se calfeutrer dans leurs chaumières, se blottissant les uns contre les autres pour conserver leur chaleur, et à allumer des feux incandescents. La nuit tombait à présent, mais le mauvais temps ne semblait pas s’ap aiser, bien au contraire. Dans sa cahute de bois adossée à l’ancien mur d’enc einte, Élie grelottait. Le jouvenceau de vingt ans vivait seul, ses parents ét ant morts depuis des années sans autre enfant survivant que lui. Il était devenu réc emment compagnon chez l’unique imprimeur de la petite ville. Frigorifié, il rajout a quelques branches dans le foyer central, creusé à même la terre battue. Il avait en filé tous ses vêtements, mais ils ne constituaient qu’une protection toute relative face au vent qui sifflait entre les planches disjointes de certains murs. Il jeta un regard pens if sur ses trois précieux livres alignés sur un coffre, son unique meuble hormis la paillass e qu’il avait tirée le plus près possible du foyer. Non, à la réflexion, il préférer ait encore avoir des engelures plutôt que de brûler un trésor si cher à son cœur… Malgré la tempête, un bruit lui fit soudain dresser l’oreille et secouer sa chevelure blonde, celui d’un cheval qui progressait pénibleme nt sur la route longeant sa cabane. Lui et son cavalier venaient probablement d’entrer en ville par la porte Ouest. Élie ressentit une vive compassion...