La Prophétie

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289 pages
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Description

" Plongez dans l’épopée passionnante d’Akade !”



Annabelle, Karen, Angèle, David et Éric pensaient être des enfants normaux jusqu'au moment de leur rencontre le jour de leur entrée en seconde. Chacun va développer des dons exceptionnels avant d'apprendre qu'ils sont les descendants de la famille royale de la planète Vénizy et qu'ils ont été envoyés sur Terre dès leur naissance car leur vie était menacée.



En effet, le frère du Roi compte bien prendre le pouvoir par la force afin de faire régner le Mal à tout jamais sur Vénizy. Pour ce faire, il a besoin de l'Héritière, fille du Roi.
Qui est-elle ? Que va-t-elle choisir ? Sauver une planète qu'elle n'a jamais connue ou se laisser aller à la délicieuse tentation de faire le Mal ?

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Nombre de lectures 5
EAN13 9782368323052
Langue Français

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AKADE
LA PROPHÉTIE
La SAS 2C4L - NOMBRE 7, ainsi que tous les prestataires de production participant à la réalisation de cet ouvrage ne sauraient être tenus pour responsable de quelque manière que ce soit, du contenu en général, de la portée du contenu du texte, ni de la teneur de certains propos en particulier, contenus dans cet ouvrage ni dans quelque ouvrage qu'ils produisent à la demande et pour le compte d'un auteur ou d'un éditeur tiers, qui en endosse la pleine et entière responsabilité.
Anne-Lyse Blasco
AKADE
LA PROPHÉTIE
Science-fiction
Ce livre est une œuvre de fiction.
Les noms, les personnages et les événements sont le fruit de l’imagination de l’auteur et toute ressemblance avec des personnes
vivantes ou ayant existé serait pure coïncidence.
CHAPITRE 1
LA PROPHÉTIE SE RÉALISE
Au-delà des huit planètes de notre système solaire, à seulement quelques années lumières de la Terre, il existe une petite planète du nom de Vénizy, sur laquelle il y a de la vie. Les habitants de cette planète vivent presq ue comme ceux de la Terre.
Cependant, on trouve tout de même certaines différe nces importantes sur Vénizy, qui se trouve être bien plus avancée que notre plan ète à tous les niveaux.
Pour commencer, les véniziens connaissent notre exi stence depuis plusieurs centaines d’années. Ils ne nous ont jamais donné de signes de vie car ils ne pensent pas que les habitants de la Terre soient réellement prêts pour ça.
Ensuite, la planète entière est dirigée par une fam ille royale respectée depuis des millénaires pour sa clémence et sa sagesse.
Mais ce qui diffère le plus est l’existence de la m agie. Les véniziens ont chacun cinq petits pouvoirs, tous les mêmes. Ils ont de grands réflexes, la faculté de se reconnaître au son de leur voix même s’ils ne se sont vus qu’un e seule fois, ils peuvent choisir de programmer l’heure de leur réveil, faire vivre leurs dessins et déclencher des sonneries.
La famille royale et ses proches ont, eux, de grand s pouvoirs, mais aucun n’est comparable à ceux du roi. Chacun d’entre eux en a t rois en plus de ses cinq véniziens. Des pouvoirs différents et plus puissants.
Le roi a lui aussi trois pouvoirs, mais sa puissanc e est bien plus importante que celles de tous les autres réunis. Chaque roi transm et sa puissance à son fils lorsque celui-ci monte sur le trône, et sa femme hérite de la moitié de son énergie le jour de leur mariage.
On reconnaît donc le couple royal à sa puissance.
La couleur de cette planète est la couleur bleue, l aquelle décore les murs du château depuis le règne du tout premier roi de la première ère. La peau même des habitants présente une teinte bleutée.
Concentrons-nous un moment sur son Histoire. Les vé niziens cohabitèrent durant des millénaires avec les démons, provoquant un équi libre parfait entre le bien et le mal. Cet équilibre convenait à tout le monde, car chacun savait que pour que le bien puisse prospérer, le mal devait exister également. Ils véc urent ainsi pendant les quatre premières ères de leur Histoire.
Mais il y a de cela mille ans, un homme profita de cette situation, faisant ainsi vivre à Vénizy sa période la plus sombre.
Une terrible guerre eut lieu entre les véniziens et les démons, menée par cet homme. Le roi au pouvoir à cette époque avait été tué et l ’homme put monter sur le trône, instaurant ainsi un ordre de terreur sur toute la p lanète.
Le fils de l’ancien roi réussit à le stopper après de nombreuses batailles et la lignée des rois véniziens revint au pouvoir, marquant le d ébut de la cinquième ère de Vénizy. La paix avait été ramenée, une paix instable cela d it. Le peuple vivait toujours dans la peur. La peur que cet homme qui les avait tant tort urés, physiquement et moralement, ne parvienne à revenir un jour.
Le nouveau roi était parvenu à rétablir un équilibr e après quelques années. Mais la peur n’avait jamais quitté le cœur des véniziens et elle s’était transmise de générations en générations.
Aujourd’hui, Vénizy vit paisiblement depuis plusieu rs dizaines d’années, et en particulier depuis le mariage du prince héritier, D amien, avec sa jeune fiancée, Clara, qui eut lieu il y a six ans.
Ce soir-là, la paix sembla être menacée de nouveau lorsque la reine accoucha à minuit d’un deuxième enfant : une petite fille. Cet événement, qui aurait pourtant dû être heureux, déclencha la panique dans le château.
Dans les couloirs, sombres en raison de l’heure, de s bruits de pas se firent entendre. Les sons ainsi produits avaient quelque chose d’ang oissant. Peut-être était-ce dû au fait que les deux personnes couraient ? Ou qu’ils n ’avaient pas même pris le temps de mettre des chaussures ? Ou les deux réunis ? Mais l ’on pouvait dire que les bruits quasiment imperceptibles de ces pieds nus courant s ur le dallage en marbre reflétaient la panique de ceux qui les produisaient.
— Dépêche-toi Clara !
— Damien, comment comptes-tu lui dire ?
— De la meilleure manière possible !
— Tu es sûr qu’il le faut ?
— Si Jonathan entre dans le palais alors que nous s ommes en b a s , Tom sera en danger et nous ne pourrons rien faire. Vite!
— J’arrive ! Il ne faut pas la réveiller ! dit la Reine en regardant sa fille.
Dans une chambre dont les murs étaient recouverts d ’un papier bleu marine avec des dessins faits de fil d’or représentant des astr es allant d’une étoile lointaine à des galaxies, en passant par des planètes, un petit gar çon avec des cheveux d’un noir de jais dormait paisiblement. Avant de s’endormir, le petit prince avait donné vie à l’un des systèmes solaire gravé sur les murs, qui désormais virevoltait tout autour de la chambre. Certaines étoiles clignotaient, telles des veilleuses.
Rien ne laissait indiquer sur son visage si harmoni eux qu’il se doutait de ce qui allait se passer. Il n’avait que cinq ans, il ne pouvait i maginer que toute sa vie se trouvait sur le point d’être bouleversée.
Au moment où son réveil indiqua une heure, Damien e t Clara entrèrent dans la pièce. Tous deux avaient des cheveux d’un noir ébèn e, Damien avait les yeux verts et Clara les yeux bleus. On pouvait distinguer les cer nes sous leurs yeux et leur regard
trahissait de la peur. Leur peau, comme celle de le ur fils et du bébé, avait une teinte de bleu. Ils étaient en habits de nuit, de couleur ble u marine. Clara tenait son bébé dans ses bras et Damien se précipita vers le jeune garço n. Sur son chemin, se trouvait le système solaire qui tournoyait dans la chambre, il fit un simple geste de la main pour le dissiper. En arrivant au chevet de son fils et en l e voyant ainsi, le Roi reprit son calme car il savait ce qu’il devait faire.
— Tom ! dit le Roi en secouant gentiment son fils p our le réveiller, Tom, c’est moi, ton père ! Réveille-toi ! Vite ! Il nous faut partir d’ici au plus vite !
Tom ouvrit les yeux, et l’on pouvait désormais voir qu’ils avaient un mélange de la couleur de ceux son père et ceux de sa mère, ce qui les rendait très beaux. Ils brillaient dans la nuit, tels des saphirs traversés par le sol eil. Mais ses traits étaient brouillés par la fatigue. Il ne comprenait pas pourquoi ses paren ts venaient le réveiller alors qu’il ne faisait pas encore jour. Puis, il aperçut le bébé q ue sa mère tenait dans ses bras.
— Papa? Mon petit frère est né ?
— Les médecins se sont trompés, lui répondit son pè re. C’est une fille !
— Quoi ? s’écria Tom, comme si la nouvelle l’avait réveillé d’un coup. Ça veut dire que…
— Oui ! Les cinq enfants doivent venir au monde dan s les mois qui suivent, lui apprit Clara. La première est née et il faut faire quelque chose avant la naissance des autres. Maintenant même ! Les quatre autres couples ont été mis au courant et nous rejoignent en bas.
— Tu crois que Jonathan va essayer de nous faire du mal ? dem anda Tom de sa petite voix innocente.
— C’est une évidence, lui répondit son père. Dès qu ’il l’apprendra. D’ailleurs, je suppose qu’il doit déjà être au courant. Il faut pa rtir ! Tout de suite !
Sans poser plus de questions, le roi, la reine et l eurs deux enfants s’échappèrent de la tour principale du palais et descendirent dans l es cachots. Lorsque Damien poussa la porte d’une vieille salle, la lumière y fut éblo uissante. Contrairement aux autres salles du château, elle était de couleur jaune soleil. Ce n’était pas que les murs qui provoquaient cette sensation, c’était comme si une étoile y brillait en permanence. Cette salle à elle seule était magique.
Avant d’entrer, Tom se cacha les yeux derrière ses mains pour s’habituer peu à peu à la luminosité de cette salle car elle pouvait brû ler les yeux si on n’y était pas préparé.
Ils descendirent un petit escalier qui les fit rejo indre quatre couples. Tous avaient un lien de parenté avec eux. Sûrement les parents des quatre enfants dont Clara avait fait référence à son fils quelques minutes plus tôt.
On pouvait remarquer que les quatre femmes étaient enceintes. La première de deux mois –la seule chose qui laissait deviner qu’elle é tait enceinte était la façon dont elle se caressait le ventre et l’air déchiré qui était affi ché sur son visage, elle était aussi d’une pâleur extraordinaire. La deuxième femme était ence inte de cinq mois– elle avait l’air d’avoir à peine quinze ans–, la troisième de six mo is et la quatrième de huit mois. Une chose était sûre, ils étaient tous autant angoissés les uns que les autres. Les femmes enceintes sur Vénizy perdaient leur couleur bleutée .
Lorsque le roi arriva à leur niveau, il leur dit :
— Attention! Écartez-vous ! Seul le Roi a le pouvoi r d’ouvrir cette porte ! Il n’y avait guère le temps d’être diplomate. Ils devaient agir au plus vite. Tous reculèrent, le Roi s’avança vers le mur. Arrivé à côté, il posa sa mai n à un endroit précis et se concentra longuement. Au bout de quelques secondes, le mur se mbla s’effacer petit à petit. Il s’assombrissait sur une largeur de trois mètres et une hauteur de deux mètres, jusqu’à ce qu’il disparaisse totalement, laissant place à u ne machine, ayant la capacité de contenir cinq personnes.
Elle s’actionna alors. Des dizaines de boutons lumi neux tout autour de la machine d’une couleur gris vert, composée d’un alliage que nous ne connaissons pas sur Terre, s’illuminèrent alors et la porte de la machine coul issa pour nous permettre de voir l’intérieur. Il y avait quatre sièges avec des harn ais de sécurité qui faisaient le tour de la paroi Au centre, se trouvait un petit couffin.
— Mes ancêtres ont construit cette machine en conna issance parfaite de la Prophétie. Ils l’ont fait en prévision de cette nui t. Leurs efforts n’auront pas été vains, nous sauverons notre fille ainsi que cette planète. Les véniziens n’auront pas tout sacrifié depuis mille ans en vain. Jonathan ne gagn era pas. Gwladys ?
La femme enceinte de deux mois s’avança à l’intérie ur de la machine. Juste avant qu’elle n’y entre, Damien la fit s’arrêter le temps d’y inscrire une date. Elle entra ensuite et s’assit sur le premier siège, mit son harnais et attendit. La porte de la machine se referma.
— Rose ? Isabelle ? Margot ?
A l’appel de son nom, chaque femme posa sa main sur le carreau prévu à cet effet. Il devint tour à tour bleu, vert, gris et rouge, et la machine s’ouvrait, comme si elle reconnaissait celle qui voulait entrer et la laissa it faire. Damien inscrivait une date pour chacune.
— Voilà, dit le roi, les dates de naissance de vos quatre enfants sont programmées. Sur Terre, certains d’entre eux seront déjà nés à l’heure qu’il est ici. Êtes-vous prêtes ?
D’un même geste, les quatre femmes approuvèrent d’u n signe de tête. Mais elles n’avaient pas l’air d’avoir envie que cela se produ ise. Le roi ferma donc la porte de la machine et appuya sur un bouton. Un éclair se produ isit à l’intérieur après que la porte se soit refermée. Lorsque la porte se rouvrit, les quatre femmes sortirent. Elles n’étaient plus ni blanches, ni rondes. Elles avaient toutes p erdu leur enfant et retrouvé leur teinte de couleur bleutée. Plus aucune d’entre elles n’éta it enceinte.
Damien se tourna vers sa femme et lui demanda.
— Clara ? Il faut que tu me donnes notre fille.
— Non, dit-elle alors en faisant quelques pas en ar rière. J’ai changé d’avis, je ne veux pas la laisser partir.
Damien avait bien entendu anticipé cette réaction. Après tout, aucun pouvoir n’était aussi fort que l’instinct maternel. Même si Clara a vait conscience que sa fille devait être envoyée sur Terre, il était évident que cette situa tion n’était pas facile à accepter pour elle. Cela dit, elle était la reine et devait montrer l’exemple. Voir partir sa fille n’était pas facile pour Damien non plus, mais ils n’avaient pas le choix. Le temps pressait.
— Tu préfères la voir mourir sous tes yeux ? lui dit-il alors en perdant le calme dont il avait fait preuve depuis son entrée dans la chambre de son fils. Ou bien peut-être préfères-tu qu’elle soit la dernière chose que tu p ourras voir de ta vie quand elle te tuera ?
— Comment va-t-elle survivre sans nous ? Elle est s i petite !
Clara regardait tendrement son bébé qui dormait si calmement, sans avoir conscience de toute l’agitation qui régnait autour d’elle. Damien s’approcha et regarda sa fille. Comme c’était dur de laisser s’en aller c e petit ange. Mais le choix ne leur appartenait vraiment pas. Le devoir passait avant tout.
— La seule famille qui aura un lien avec les quatre autres dans lesquelles nous avons placé les enfants, est un couple de trente et un ans. Ils sont jeunes mariés et veulent avoir un enfant. Ils recevront notre fille dans moins de deux heures. Ils l’accepteront volontiers, ne t’inquiète pas.
Clara n’était toujours pas décidée. Tom, qui n’avai t encore rien osé dire et s’était assis dans un coin, se leva, se dirigea vers son pè re et lui dit :