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La reine rouge

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286 pages
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Description

En route pour un weekend à Las Vegas avec ses amis, Jessie Ralle n’a qu’un seul souci: comment survivre au voyage en voiture avec son ex-petit ami, Jimmy Kelter — le gars qui lui a brisé le cœur il y a cinq mois lorsqu’il l’a plaquée sans raison. Le gars qui est en n prêt à lui expliquer pourquoi il a agi ainsi, parce qu’il veut qu’elle revienne à lui.
Mais ce dont Jessie ne se rend pas compte, c’est que Jimmy est le dernier de ses problèmes.
À Las Vegas, elle rencontre Russ, un étranger fascinant qui lui montre à jouer et qui semble ne jamais perdre. Curieuse, Jessie souhaite connaître son secret. Elle le suit donc dans sa chambre d’hôtel, où il lui enseigne un jeu qui lui ouvre une porte sur une autre réalité.
Celle du monde des sorcières.
Jessie découvre qu’elle a basculé dans un univers où certaines personnes ont le pouvoir d’accomplir l’impossible et où d’autres ne sont peut-être même pas humaines. Pendant un moment, elle craint d’avoir perdu l’esprit. Les sorcières existent-elles vraiment? Est-elle elle- même une sorcière?

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Ajouté le 26 août 2016
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EAN13 9782897673598
Langue Français
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Copyright © 2012 Christopher Pike Titre original anglais : Red Queen Copyright © 2016 Éditions AdA Inc. pour la traduction française Cette pulication est puliée en accord avec Simon & Schuster, Inc., New York, NY. Tous droits réservés. Aucune partie de ce livre ne peut être reproduite sous quelle que forme que ce soit sans la permission écrite de l’éditeur sauf dans le cas d’un critique littéraire. Éditeur : François Doucet Traduction : Renée Thivierge Révision linguistique : Féminin pluriel Correction d’épreuves : Nancy Coulome Conception de la couverture : Matthieu Fortin Illustrations de la couverture : © Thinkstock Mise en pages : Catherine Bélisle ISBN livre : 978-2-89767-357-4 ISBN PDF : 978-2-89767-358-1 ISBN ePu : 978-2-89767-359-8 Première impression : 2016 Dépôt légal : 2016 Biliothèque et Archives nationales du Quéec Biliothèque nationale du Canada Éditions AdA Inc.Diffusion 1385, oul. Lionel-Boulet Canada : Éditions AdA Inc. Varennes (Quéec) J3X 1P7, CANADAFrance : D.G. Diffusion Téléphone : 450 929-0296 Z.I. des Bogues Télécopieur : 450 929-0220 31750 Escalquens — France www.ada-inc.com Téléphone : 05.61.00.09.99 info@ada-inc.com Suisse : Transat — 23.42.77.40 Belgique : D.G. Diffusion — 05.61.00.09.99
Imprimé au Canada
Participation de la SODEC. Nous reconnaissons l’aide financière du gouvernement du Canada par l’entremise du Fonds du livre du Canada (FLC) pour nos activités d’édition. Gouvernement du Quéec — Programme de crédit d’impôt pour l’édition de livres — Gestion SODEC. Catalogage avant pulication de Biliothèque et Archives nationales du Quéec et Biliothèque et Archives Canada Catalogage avant pulication de Biliothèque et Archives nationales du Quéec et Biliothèque et Archives Canada Pike, Christopher, 1955-[Red Queen. Français] La reine rouge (Le monde des sorcières ; tome 1) Traduction de : Red Queen. Pour les jeunes de 13 ans et plus. ISBN 978-2-89767-357-4 I. Thivierge, Renée, 1942- . II. Titre. III. Titre : Red Queen. Français. PZ23.P555Re 2016 j813'.54 C2016-940978-3
À Abir, bien sûr
CHAPITRE1 J ’ai déjà cru Du’il n’y avait rien Due je voulais plus Due l’amour. QuelDu’un Dui se préoccuperait de moi plus Due de lui-même. Un gars Dui ne me trahirait jamais, ne me mentirait jsurtout, Dui ne me Duitterait jamais. Oui, c’était ce Due je désirais le plus, ce Due lesamais, et gens appellent généralement « le véritable amour ». Je ne sais pas si ça a vraiment changé. Pourtant, je me demande maintenant si je ne veux pas tout autant autre chose. Vous devez vous demander ce Due c’est… C’est la magie. Je veux Due ma vie soit remplie du mystère de la magie. Idiot, hein ? La plupart des gens diraient Due ça n’existe pas. Mais bon, la plupart des gens ne sont pas des sorciers. Pas comme moi. J’ai découvert ce Due j’étais lorsDue j’avais 18 ans, deux jours après avoir obtenu mon diplôme d’études secondaires. Avant, j’étais une adolescente typiDue. Le matin, je me levais, je me rendais à l’école, je regardais fixement mon ex-petit ami dans la cour du campus et jce serait s’il revenait dans ma vie. J’allais à la bibliothèDue du Duartier où je’imaginais ce Due triais des livres pendant Duatre heures, je rentrais chez moi, je regardais la télévision, je lisais un peu, je pensais encore à Jimmy Kelter, puis je m’endormais et je rêvais. Mais j’ai l’impression Due DuelDue part dans mes rêves, je me sentais différente des autres filles de mon âge. Alors Due je m’égarais dans les royaumes crépusculaires de mon inconscient, il me semblait souvent Due j’existais dans un autre univers, un monde comme le nôtre, pourtant distinct. Un lieu où je possédais des pouvoirs Due mon Moi normal et Duotidien pouvait à peine imaginer. Je crois Due ce sont ces rêves Dui m’ont fait désirer ardemment cette chose insaisissable Dui est aussi extraordinaire Due le véritable amour. Il m’est difficile d’en être certaine, je sais seulement Du’il m’est rarement arrivé de m’éveiller sans ressentir un terrible sentiment de perte. Comme si mon âme avait été coupée en morceaux et éparpillée dans le monde. Il est difficile de décrire la sensation d’être à « l’extérieur ». Tout ce Due je peux dire, c’est Du’au plus profond de moi, une partie de mon être a toujours mal. Je pensais Due c’était à cause de Jimmy. Il m’avait plaDuée tout d’un coup, sans raison. Il m’avait brisé le cœur, l’avait extrait de ma poitrine et l’avait écrasé en m’annonçant Du’il m’aimait vraiment beaucoup, Du’on pouvait encore être amis, mais Du’il ne pouvait pas rester. Je lui en voulais de m’avoir fait souffrir. Pourtant, la douleur était là avant Due je tombe amoureuse de lui, il devait donc y avoir une autre explication. Maintenant, je sais Due Jimmy n’était Du’une partie de l’éDuation. Mais je vais trop vite. Permettez-moi de commencer DuelDue part au début. Comme je le disais, j’ai pris conscience Due j’étais une sorcière le même week-end où j’ai obtenu mon diplôme d’études secondaires. À l’époDue, je vivais à Apple Valley, près de l’autoroute 15, entre Los Angeles et Las Vegas. Comment ce bled paumé a hérité de ce nom, je n’en sais rien. Apple Valley est situé au beau milieu du désert. Je n’exagérerais pas si je déclarais Du’il est plus facile de croire aux sorciers Due de penser Du’il pousse des pommiers dans ce lieu perdu. Pourtant, c’était mon chez-moi, le seul Due je connaissais depuis mes six ans. epuis l’époDue où mon père, Dui était médecin, avait décidé Due « garde Betty » — comme l’appelait
ma mère — comprenait mieux ses besoins Due ma mère. e la naissance à six ans, j’habitais dans une belle demeure Dui donnait sur le PacifiDue, dans une enclave de Malibu bondée de vedettes de cinéma et de producteurs Dui les avaient rendues célèbres. Ma mère devait avoir DuelDu’un de moche comme avocat de divorce, parce Due même si elle avait travaillé d’arrache-pied pour Due mon père fasse ses études en médecine, et encore, pendant Du’il faisait sa résidence de six ans pour devenir l’un des meilleurs chirurgiens cardiaDues de la côte ouest, elle a été expulsée du mariage avec à peine assez d’argent pour acheter une maison de deux chambres à Apple Valley. Et avec des températures estivales d’une moyenne de plus de 37 degrés, les demandes en immobilier n’ont jamais été très élevées dans notre ville. J’avais la chance d’avoir une peau Dui supportait volontiers le soleil. Elle était douce, et je bronzais profondément sans peler. Mon teint devait être un atout. Mon arbre généalogiDue est essentiellement européen, mais le mélange Dui inclut l’Indien d’AmériDue date d’avant la guerre de Sécession. ChefPlume fière.Vous pourriez vous demander comment je connais son nom, et c’est bien — continuez de vous poser des Duestions, et vous le découvrirez, ça fait partie de mon histoire. Il était Hopi à cent pour cent, mais étant donné Due c’est en DuelDue sorte un parent éloigné, il ne m’a transmis Du’une petite portion de ses attributs. Mes cheveux sont bruns avec un soupçon de roux. À l’aube et au coucher du soleil, ils sont plutôt marron. J’ai des taches de rousseur et les yeux verts, mais pas le vert d’une vraie rousse. Mes taches de rousseur sont rares, souvent perdues dans ma peau bronzée, et mes yeux sont si sombres Due le vert semble aller et venir en fonction de mon humeur. Là où j’ai grandi, il n’y avait pas beaucoup de verdure. Les branches assoiffées des arbres de notre campus paraissaienttoujours se tendre vers le ciel à prier pour de la pluie. J’étais assez jolie ; d’ailleurs, je le suis encore. Comprenez, il y a longtemps Due j’ai atteint mes 18 ans. Pourtant, j’ai toujours la même apparence. Je ne suis pas immortelle, je suis juste trèsdifficile à tuer. Bien sûr, je pourrais mourir ce soir, Dui peut le dire ? Comme élève de terminale brillante et séduisante, il était étrange Due je ne fusse pas particulièrement populaire. Apple Valley High était une petite école — on était à peine 200 diplômés dans notre classe. Je connaissais tous les étudiants de la classe terminale. J’avais mémorisé le prénom et le nom de famille de tous les beaux gars de la classe, mais il était rare Due l’un d’entre eux m’invite à sortir. Cette situation me rendait perplexe. Je me demandais surtout pourDuoi James Kelter m’avait plaDuée après seulement 10 semaines de ce Due j’avais senti être la relation la plus extraordinaire au monde. J’allais le comprendre lorsDue notre classe entreprit cet infortuné voyage à Las Vegas. Notre week-end à Sin City était censé être l’éDuivalent de notre nuit blanche après la remise des diplômes. Je sais, à première vue, ça semble stupide. Une fête dure habituellement une soirée, et nos parents croyaient Due nous allions passer la nuit à l’hôtel Hilton. Mais selon le plan, chacun des 200 étudiants devait appeler ses parents en privé le matin pour leur dire Du’il venait d’être invité par des amis pour faire du camping dans les montagnes Dui séparent notre désert du bassin de Los Angeles. La combine était pitoyable. Avant la fin du week-end, la plupart de nos parents auraient découvert Due nous n’étions nulle part près des montagnes. Ce n’était pas important. En fait, c’était le but du voyage. En tant Due classe, nous avions décidé de laisser toute prudence au vestiaire et de briser toutes les règles. Comment un aussi grand groupe pouvait-il arriver à prendre une décision aussi dingue ? C’était facile à comprendre si vous considériez l’endroit insolite où nous vivions. Apple Valley
n’était rien de plus Du’un arrêt routier coincé entre la deuxième plus grande ville du pays — Los Angeles — et sa ville la plus amusante — Las Vegas. Pendant la majeure partie de notre vie, surtout le vendredi et le samedi soir, nous observions le passage de milliers de voitures Dui filaient à toute allure en direction nord-est le long de l’autoroute 15 pour aller se payer du bon temps, pendant Due nous restions piégés dans une ville au nom de fruit alors Du’il n’y avait à cet endroit aucun arbre fruitier. Alors, Duand la Duestion s’était posée sur l’endroit où nous voulions célébrer la remise de nos diplômes, toutes nos années de frustration avaient explosé. Personne ne s’était soucié du fait Du’il fallait avoir 21 ans pour jouer dans les casinos. Nous n’avions pas tous l’intention de jouer, et ceux Dui voulaient le faire avaient tout simplement payé Ted Pollack pour obtenir une fausse pièce d’identité. Ted me confectionna gratuitement ma pièce d’identité. C’était un vieil ami. Il habitait à un pâté de maisons de chez moi. Il avait un terrible béguin pour moi, ce Due je n’étais pas censée savoir. Le pauvre Ted confiait toutes ses affaires de cœur à sa sœur Pam Dui savait garder un secret aussi bien Due le perroDuet gris âgé de 50 ans Dui vivait dans leur cuisine. Il était dangereux de parler en présence de cet oiseau, tout comme c’était le comble de la bêtise de se confier à Pam. Je ne comprenais pas vraiment pourDuoi Ted s’intéressait autant à moi. Bien sûr, je ne comprenais pas pourDuoi je m’intéressais autant à Jimmy. À 18 ans, je comprenais très peu de choses à l’amour, et c’est dommage Due je n’aie pas eu l’occasion d’en découvrir plus avant de changer. Voilà DuelDue chose Due je regretterai toujours. Ce vendredi-là finit par se transformer en un dépotoir de regrets. Après une cérémonie de remise des diplômes de deux heures Dui avait établi un triste record de canicule et d’ennui accablant, j’avais appris de ma meilleure amie, Alex Simms, Due Ted et Jimmy monteraient tous les deux en voiture avec nous pour nous rendre à Las Vegas. Alex me le dit précisément 10 secondes après Due j’eus ramassé mon mortier de finissant bleu et or sur le terrain de football — après Due notre classe les eut collectivement lancés dans les airs — et exactement une minute après Due notre directeur d’école nous a déclarés diplômés à part entière. — C’est une blague, non ? demandai-je. Alex balaya ses courts cheveux blonds de ses yeux bleus lumineux. Elle n’était pas aussi jolie Due moi, mais ça ne l’empêchait pas d’agir comme si elle l’était. Chose étrange, dans son cas, c’était efficace. Même si elle n’avait pas de petit ami régulier, elle fréDuentait beaucoup de gars, et à l’école, pas un seul ne lui aurait refusé Duoi Due ce soit au moindre bonjour de sa part. Charmeuse naturelle, elle pouvait toucher la main d’un gars et lui donner l’impression Du’il était en train de caresser ses seins. Alex était un spécimen rare, un moulin à paroles compulsif Dui savait Duand se taire et Duand écouter. Elle était vive d’esprit — certains diraient mordante — et sa confiance en elle était légendaire. Elle avait fait une demande d’admission à l’UCLA avec une moyenne de B+ et un résultat légèrement supérieur à la moyenne à l’examen d’entrée à l’université, et on l’avait acceptée — soi-disant — grâce à la force de son entrevue. Alors Due ebbie Pernal, une de nos bonnes amies, avait été refusée à la même école en dépit d’une moyenne de A et d’un résultat très élevé à l’examen d’entrée. ebbie croyait Du’Alex avait séduit l’un des doyens durant une entrevue. ans l’esprit de ebbie, on ne pouvait expliDuer autrement la façon dont Alex avait été acceptée. ebbie en avait parlé à Dui voulait l’entendre, ce Dui constituait finalement l’ensemble des étudiants. Ses remarDues avaient déclenché un raz de marée de rumeurs : « Alex est une pute accomplie ! »
Bien sûr, le fait Du’Alex ne se soit jamais donné la peine de nier l’insulte n’avait pas arrangé les choses. Au contraire, elle y prenait un grand plaisir. Et ces deux-là étaient des amies. ebbie nous accompagnerait également en voiture pour Las Vegas. — Il y a eu un malentendu, dit Alex, sans grande conviction, en essayant d’expliDuer pourDuoi Jimmy montait dans la même voiture Due nous. Nous n’avions pas prévu Due les deux viennent. — PourDuoi DuelDu’un de sensé nous aurait-il placé Jimmy et moi dans la même voiture ? demandai-je. Alex laissa tomber toute prétention. — Se pourrait-il Due j’en aie plus Du’assez de t’entendre te plaindre de la manière dont il t’a larguée Duand tout était siparfait entre vous deux ? Je la foudroyai du regard. — Tu es ma meilleure amie ! Tu es censée m’écouter Duand je me plains. Ça ne te donne pas le droit d’inviter la personne Dui m’a brisé le cœur à faire un voyage en voiture avec nous. — Quel voyage en voiture ? Tout ce Due nous lui offrons, c’est un transport de trois heures. Tu n’es pas obligée de lui parler si tu ne veux pas. — Parfait. Nous allons être entassés tous les cinD dans ta voiture pendant la moitié de l’après-midi, et ce sera tout à fait normal si je ne dis pas un mot au premier et dernier gars avec Dui j’ai eu des relations sexuelles. Alex fut tout à coup intéressée. — Je ne savais pas Due Jimmy était ton premier. Tu as toujours agi comme si tu avais couché avec Clyde Barker. Clyde Barker était le Duart-arrière de notre éDuipe de football et il était tellement beau Du’aucune des filles Dui allaient aux matchs — moi y compris — ne se souciait Du’il soit incapable de faire une passe pour sauver sa peau. Il avait le Q.I. d’un casDue fissuré. — C’était juste de la comédie, répondis-je avec un soupir. — Écoute, peut-être Due ça ira mieux Due tu le penses. Selon mes sources, Jimmy ne voit presDue pas Kari. Ils ont peut-être rompu. Kari Rider avait été la petite amie de Jimmy avant moi, et après moi, ce Dui m’avait donné beaucoup de raisons de haïr la garce. — PourDuoi ne pas nous en assurer et inviter aussi Kari ? dis-je. Elle pourrait s’asseoir sur mes genoux. Alex se mit à rire. — Avoue Due tu es un tout petit peu heureuse Due j’aie fait tout ça derrière ton dos. — Je suis un tout petit peu en train de songer à ne pas y aller du tout. — Ne t’avise pas. Ted serait dévasté. — Ted va être dévasté Duand il va voir Jimmy entrer dans ta voiture ! Alex fronça les sourcils. — Tu marDues un point. C’est ebbie Dui l’a invité, pas moi. En plus de tout le reste, ebbie avait le béguin pour Ted, le même Ted Dui avait le béguin pour moi. Le trois heures vers Las Vegas menaçait d’être long. — ebbie a-t-elle pensé Due ce serait une bonne idée Due Jimmy monte avec nous ? demandai-je. — Bien sûr. J’étais consternée. — Je ne peux pas le croire. Quelle salope !