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LE COMBLE ET L'AGONIE DU MAL ROMAN

De
114 pages
Mendem Menkem Angeline est une étudiante âgée de vingt-deux ans. Elle retourne à Anoumbong, son village natal, à la fin du premier semestre de l'année académique, au moment où la population, sous la houlette du chef S.M. Natemah, se prépare à aller en guerre contre des invisibles "mangeurs de la jeunesse". Elle découvre que le sida sévit gravement , et décide d'affronter le redoutable chef et une jeunesse, éprise de modernité, et noyée dans de perverses activités sexuelles.
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5-7,

rue

de

© L’Harmattan, 2011
l’Ecole-Polytechnique,

75005

http//www.liririehrmttn.com
diffusion.hrmttnwndoo.fr
hrmttn1wndoo.fr

B 978-2-296-55436-8
EA 9782296554368

Paris

Toutes

les

personnes
contre

À

engagées
le SIDA

dans

la

lutte

I.

ecrépusculevnçit irrémédilementdns le
villgeAnoumong.n pouvit encorepercevoirdes
silhouettes très géntesmêmede plus petits poussinsque
lgrosseoulede soleil sur le pointde secoucherà
l’uestdu villge projetit sur le sol.es oiseux
rejoignient leurs nids respectifsdns les grndsrres qui
entourient lvsteconcessiondedienkem.Au fond
de l cour dukemElise s’ostinitàfire rentrer s
volilledns le pouliller qui s’y trouvit.ncoq
réclcitrnt perché sur une termitière l’olige àretourner
àspoursuite ; elle vitlors s’pprocher une imge qui
dessinit progressivement lsilhouetted’une femme.
Celle-cipprutàl’nglede l’unedescsesde l
concession c’étit sfilleendemvisilement lssée
pr les péripétiesd’un long et pénile voyge.
e villgece soir-làétitppremment pisile.n
n’urit pscru quedeux joursprèsonssisteritux
osèquesd’une jeune filledécédée trois joursuprvnt
cr àAnoumonglmort étitdevenue l chose lmieux
prtgée.C’étit un jeudi «jiélh »jourdu grnd
mrché u moisde mrs.
dukem prit sfilledns sesrslserrtrès forttout
en lmssntchleureusement le longducorps.Elle ne
pouvit pscontenircette émotion violentelmême qui
l’emellissit toutes les fois qu’elle pouvit revoircelle
que l’école luivitrrchée et emmenéeàl cpitledu
meroun.
 concessiondedienkemvit qutrecsesssez
grndes construites sur le même pln ; en plusde l
grnde mison celleduchefde fmillequicchit une

porcheriesous lesrresetd’utres petitescses
secrètesqui restient toujours fermées.dukem entr
dns s csesuiviede sfille qui àl’inverseprissit
plus timide crispéecomme une mlde.nuit étit
complètement tomée.C’estlors quegndohrius et
Dongmortinlesdeuxutres filsdedukem âgésde
vingt etdix-septnsentrèrentdns lmisonu grnd
élouissementde leur sœurînéeendemqui se
demndit snsdoutece que pouvientien fireces
jeunes élèvesdesclssesd’exmendns le villge en
dehorsde leur slled’études. «Dongmo étitdns l
chmre.C’estce gillrd–dukem point gndoh –
qui se promènedns tout le villgemêmedns lnuit.
ui seul nousdir ce qui le fscine tnt là dehors ».
dukem s’ttelitvec céléritéàfire l cuisine pour
ses trois enfnts qu’ellevit rrement vus tousàlfois.
endem sortitccompgnéedeDongmo et revint une
trentinede minutes plus trdle tempsde firectede
présencechez son père etchez les troiscoépousesde s
mère
-’espère que tu n’es ps làuniquement pour les
osèquesde tonmie !nç dukem.
-C’est l’inter semestre et…
-’inter quoi ?
-En fit… jedois psser trois semines ici.
-Et les étudestu t’y prendsienmon père ?
-out v ien mmnréponditendemnon
intéressée prce sujet.Et si on prlit plutôtde lmortde
rh commentcelest-ilrrivé ?
d oooh »ukem fit un «de profondtéemtnnoenen se
tpnt en même tempsdns lesdeux mins ; et se
rpproch dvntgedu petit feudeois

8

-ous ne svons pluscomment vivre iciu villge.
mortdeoutepo est venue nous sortirdudouteonpu
voir l certitude qu’il y des gensdnsce villge qui en
veulentànos enfnts…
-De quoi prles-tu mmn ?ois plusclire s’il te
plît ; suppli endemen tressillnt.
rhoutepo étit lmeilleuremiedeendem.
Elles étient disit-onnées le même jour.lgré son
intelligence et sonmour pour l’écoleellevit été
oligéede mettre finàses étudesprès l clssede
troisièmesmère qui s’en étit toujours souciée ne
pouvit ps l’inscrireu lycéede lville.Aussi fut-il
rppeler que l’lphétistiondes filles étit l’inititivede
leurs mèresetcelles-cidevient pourcel ffronter leurs
mris et y investir les fruitsde leurs efforts quotidiens.
endeml’unique fillede smère vit prcontre eu l
chnced’ller enclssede seconde vnt que lecollège
d’enseignement secondired’Anoumong ne fût
trnsformé en lycée.lgrécette séprtionlesdeux
mies se revoyient pendnt les vcnces etplus trd
vecl’vènementdu téléphone portleu villgeelles
restient joignles.endem étitdéjàétudintedns l
grnde universitéde l cpitle kmerounise.Elle svit
uxdernières nouvellesque sonmievit quitté l
mison fmilile prce qu’ellevit refuséde prendre pour
époux un monsieur que luivient proposé ses prents
que son pèrevit même mencéde fire prtir smère
prce que urit-ilditellevit perverti sfille pr
l’école.Elle svitussi querhvit fit l
connissnced’un monsieur qui prétendit l’épousermis
qui mlheureusementvit rendu l’âme.Elle svit enfin
querh étit mldejuste mlde ; et ne mnquit ps
de prier pour qu’elle recouvrât lguérison.

9

rhoutepo étit morteàl’âgede vingt-deuxns.
Elleccrutinsi le nomrede jeunesdu villge
Anoumong qui trépssientsymuqitementàencroire les
villgeois.En effetil se répnditdnsce villge un
violent ventde soupçons quivitmené lechefà
consulter lesncêtres.uiteudécèsdedeuxutres filles
etd’un grçonélèvesdu lycée d’un jeunecouplelissnt
un nourrissondont l’éttde snté ne reluisit guèreles
villgeois s’étient moilisésutourde leurchef pour
retrouver lesssssinsde ljeunesse.oute une semine
ppelée « sòndè nzè’h»toutes lesctivités étient
interdites prce qu’il fllitlleràlrecherchedes
mngeursde ljeunesseetde nomreux scrifices furent
insi fitsàl’endroitdescrânes.l ressortitdeces
cérémonies qu’u villge des gensurient signédes
pctes stniquesvec desdémons quidemnderientdu
sng fris.Ces motscptésdns l’entourgeduchef
pendntcettecérémonie étientd’utnt plus véridiques
pour les villgeois queces jeunesdisprusdevenientàl
mort tous flsqueset squelettiques onne preuve qu’ils
urient étécopieusement sucésde leur sng.elon l
démrcheduchefil étit questiond’ordonner lreprise
desctivitésenttendnt lphse suivnte celleditede
« noú ngoú’h»quiconsisteà démsquer les sorciers lors
d’uneutrecérémonie.Entre-tempspersonne nedevit
quitter le villgeet tousceux qui se trouvientà
l’extérieurdevient y retournerpuisquecelui qui se
déplcerit ou refuseritde rentreru villge pour quelque
rison quece fût ne serit ps seulement suspectmis pris
pourcouple et éventuellementchâtiécomme tel.
jeunerhoutepo étit lénième victimedeces
sorciers vêtusde noir et enfouisdns les ténères.
dispritiondevitdonc nticiper l’ctiondu redoutle et
incontestétemh chefdu villgeAnoumong.
endem suivitttentivement le longdiscoursde smère

10

et se morditchque fois lesdoigts quidevenientde plus
en plus moitesu fur etàmesure qu’elle prlitde
sorcellerie.is quelquechose retint sonttention
l’spect squelettiquedeces soi-disnt victimesde
sorcellerie ; et elle voulut en svoirdvntge
-e sis qu’iciu villgevous vous fondez toujours sur
le mysticisme.our vousil n’existe psde mort nturelle
qund ien même vous svezussi que ltome est le
destincommunàtout le monde.énmoins c’est très
curieux que ljeunesse périssede lsorte.rh étit-elle
u moinsàl’hôpitl ?e ledemnde prce qu’iciles seuls
grntsde votreonne snté sont leschrltns et les
mrouts.
-n l’yemmenéemis ledocteur dit qu’elle ne
pouvit ps y être soignée.
escilsdeendem sedressèrent soudinet elle se
press de s’enquérirducsdesutres morts«u’en
étit-ildesutres ? »Demnd-t-elle irritéesoupçonnnt
quelquechose. –esdocteursdisent lmêmechose
poursuivitdukemqu’il n’existe psde tritement pour
cette mldie
-Etcomment se mnifeste lmld ?ie en question
Demndlpuvreendemjuste pour s’ssurerdece
qu’elle pensitdéjà.
-e t’ssure quec’est horrilemon père.En plusdecet
ssèchement quidessine tous les osdes victimesil fut
jouter l dirrhéeles vomissementsltouxchronique
des lésionscutnées des inflmmtionsdouloureuses et
eucoupd’utres symptômes.Figure-toi queoutepo
vitcomplètement noirci…u voisdoncqu’il est urgent
de mettre horsd’éttde nuirecesdémons tpisdns
l’omre !

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