Le commencement

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230 pages
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Description

Lucille est loin d’imaginer que la rencontre avec cet homme de passage va à ce point chambouler sa vie.
Arrogant, froid, orgueilleux, il est tout ce qu’elle déteste chez un homme.
Mais parfois, la façade de ne reflète pas la véritable personnalité et Lucille l’apprendra à ses dépens.
Auprès de lui, elle va faire face à ses craintes, plonger dans un monde inconnu et incertain.
Cette relation charnelle, profonde, hors normes entre deux êtres si différents les mènera vers un avenir qu’ils sont loin d’imaginer, entraînant parfois de lourdes conséquences.



La découverte de soi passe souvent par l’acceptation de l’autre.

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Nombre de visites sur la page 13
EAN13 9791034809745
Langue Français

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Mes nuits dans ses ténèbres Tome 1
Lola T Mes nuits dans ses ténèbres Tome 1 Le commencement (Seconde édition) Couverture :Maïka Publié dans laCollection Imaginaire Dirigée parPauline Monsarrat
©Evidence Editions2018
Evidence Editions a été créée dans le but de rendre accessible la lecture pour tous, à tout âge et partout. Nous accordons une grande importance à ce que chacun puisse accéder à la littérature actuelle sans barrière de handicap. C’est pourquoi nos ouvrages sont disponibles en format papier, numérique, dyslexique, malvoyant, braille et audio. Tout notre professionnalisme est mis en œuvre pour que votre lecture soit des plus confortables. En tant que lecteur, vous découvrirez dans nos di%érentes collections de la littérature jeunesse, de la littérature générale, des témoignages, des livres historiques, des livres sur la santé et le bien-être, du policier, du thriller, de la littérature de l’imaginaire, de la romance sous toutes ses formes et de la littérature érotique. Nous proposons également des ouvrages de la vie pratique tel que : agendas, cahiers de dédicaces, Bullet journal, DIY (Do It Yourself). Pour prolonger le plaisir de votre lecture, dans notre boutique vous trouverez des goodies à collectionner ainsi que des boxes livresques disponibles toute l’année. Ouvrir un livre Evidence, c’est aller à la rencontre d’émotions exceptionnelles. Vous désirez être informés de nos publications. Pour cela, il vous su3t de nous adresser un courrier électronique à l’adresse suivante : Email :contact@evidence-editions.com Site internet :www.evidence-boutique.com
À l’amour et à l’espoir…
Prologue En ouvrant le journal ce matin-là, je savais pertinemment que ma journée n’allait pas être lumineuse et légère. Je détestais apparaître dans la presse, notamment lorsqu’il s’agissait d’un article monté de toutes pièces par l’instigateur de cette supercherie. Mon père ! Boris Mervil, cet homme politique qui venait d’annoncer quelques jours auparavant, à mi-mots, son intention d’être candidat aux futures élections présidentielles. Derrière cet homme qui frisait la cinquantaine, grand, &liforme, aux cheveux grisonnants, avec un regard charbon qui pouvait impressionner, toujours impeccable dans ses costumes trois-pièces coupés à la perfection, se cachait un personnage fourbe et manipulateur. Un père fantôme qui m’avait délaissée dès mon enfance. Je n’avais que huit ans lorsque ma mère avait brutalement perdu la vie en se noyant. Un drame horrible, survenu lors de nos vacances familiales. Mon père avait laissé ma mère partir seule en mer après une énième dispute. Refuser de faire avec elle toutes les propositions d’activités qu’elle lui suggérait était l’un des moyens futiles qu’il avait trouvés pour lui montrer son mécontentement sur le choix de la destination de nos vacances. Ma mère adorait passer l’été à Honeur où elle avait une villa. Une ville touristique, mais tranquille, loin des photographes et des mondanités. Elle aimait âner le long du port et parcourir les rues grimpantes de cette ville colorée. Alors que mon père a1ectionnait plutôt des endroits comme Saint-Tropez, là, où justement la presse se trouvait, ainsi que la haute société. La nuit s’était déjà annoncée lorsque des policiers étaient venus, l’air grave, s’entretenir avec mon père. Sans aucune émotion particulière, il nous avait expliqué le décès de ma mère. Mon frère avait lâché le livre qu’il lisait pour me prendre dans ses bras. Je me souviens de ses larmes s’écoulant dans mon cou. Trop jeune pour prendre réellement conscience de la gravité de cette nouvelle, son absence se &t plus douloureuse pour moi au fil du temps. Aucune larme ne souilla le visage de mon père. Aucune douleur ne le marqua. Il détourna juste les talons pour empaqueter nos bagages. Nous partîmes le lendemain matin. Un sénateur veuf, avec deux enfants en bas âge, fut à la une de tous les journaux dans les jours qui suivirent. Si mon frère, de trois ans mon aîné, eut les faveurs de notre père, moi, je fus écartée et envoyée dans des internats jusqu’à ma majorité. Les seuls moments qui furent empreints de joie furent ceux que je partageais avec ma grand-mère et ma tante Éloïse, la sœur cadette de ma mère. Elles me donnèrent tout l’amour qu’elles avaient en réserve, sans jamais remplacer celui de mon père que je ne voyais que très rarement. Au &l du temps, un fossé se creusa entre nous et les conits devinrent permanents. Heureusement, mon frère et moi avions gardé, même à distance, notre complicité. Nous nous adorions. Je chassai ces mauvais souvenirs pour me concentrer sur l’article : Mademoiselle Mervil fêtera, le 10 octobre prochain, ses vingt-cinq ans. Le sénateur a, pour cette occasion, organisé une réception somptueuse dans leur restaurant familial « Le Lyncoln ». Des invités prestigieux sont d’ores et déjà annoncés. Si aucun nom n’a (ltré, nous sommes persuadés que beaucoup donneraient cher pour avoir le privilège d’assister à cette soirée. Je levai les yeux du journal en le maudissant intérieurement. Une soirée dans un restaurant accueillant et simple avec mes deux amis, Léo et Amélia, aurait été un véritable plaisir. Comme toujours, mon père avait su contrer mes souhaits sachant très bien que je ne ferais rien pour perturber ma grand-mère maternelle à la
santé fragile. Il m’était inconcevable de la mettre dans une fâcheuse posture en refusant cette invitation lancée par le biais de la presse. Heureusement que mon frère avait eu la délicatesse de me prévenir avant sa parution. Mademoiselle Mervil est une jeune femme assez mystérieuse, dont on ne connaît que peu de choses. Nous avons appris récemment son implication dans une maison de couture. Mécène et associée du jeune créateur Léo Todd, ils auraient ouvert ensemble « L’atelier ». Son père nous a con(rmé que cela n’était en rien la future carrière de sa (lle, mais une passion, un engagement pur et simple envers un ami. Nous sommes certains, que bientôt, mademoiselle Mervil rejoindra son /ère et travaillera près de lui a(n de garantir un succès à la campagne du sénateur. Comment pouvait-on lancer autant de calomnies ? Combien mon père avait-il payé pour que cette journaliste, si l’on pouvait lui donner ce titre, fasse l’article qu’il souhaitait ? Car, si elle m’avait posé la question directement, elle aurait su que jamais je ne rejoindrais sa future campagne. Au grand désarroi de mon père, nous avions des avis divergents, et pas uniquement pour le plaisir de le contredire. Il était Pro-humain et j’étais une Conciliante. Il y avait de cela un peu plus de cinquante ans, les vampires étaient sortis de leurs tombes… cercueils ou cryptes… peu importait. Ce fut un choc pour le monde entier. Tous les regards se sont portés sur eux. On les a observés, jugés, traqués ou aimés. La population fut partagée. Les Conciliants pensaient que les humains pouvaient parfaitement s’entendre avec cette race différente. Alors que les Pro-humains faisaient d’eux une aberration de la nature. Des lois sont alors apparues avec chaque nouveau président. Selon la politique, ils étaient tolérés ou rejetés. Durant toutes ces années, les amendements se sont enchaînés et contredits selon le bon vouloir du chef de l’état. Pendant ce temps, loin des combats de politiciens, un scienti&que russe, Igor Pechkrova, inventa une bactérie nuisible à la race vampire. Il en &t une molécule injectable à l’humain et absolument ino1ensif pour lui. Toute personne le souhaitant pouvait se faire injecter cette souche à sa majorité. Ainsi, si un vampire prenait le sang d’un humain vacciné, il était contaminé. L’organisme du vampire recommençait à vieillir plus rapidement que s’il était humain et ses forces l’abandonnaient tout aussi rapidement. Il restait cependant un être de la nuit à part entière. N’ayant plus la vitalité pour sortir trouver du sang, bien souvent, il mourrait de faim. Une façon lente et cruelle d’exterminer cette race. Depuis douze ans, les présidents, qui se succédèrent au pouvoir, ont retiré l’injection de la vente. Les vampires ont obtenu des droits comme celui du travail, ou de se rendre dans des endroits publics sans en être inquiétés. Certains sont sortis de l’ombre, d’autres ont préféré rester discrets et ne pas dévoiler leur véritable identité. Dans tous les pays, « des bars de donneurs » ont vu le jour. Les vampires s’y rendent a&n de trouver du sang sain en toute sécurité. Les lieux sont protégés et les membres gardent précieusement toutes informations qui pourraient révéler leur emplacement. Léo est un adepte de ces endroits. Malheureusement, depuis environ trois ans, des meurtres assez violents ont été recensés. Meurtres, dont certaines presses se sont accaparées pour remettre en cause la crédibilité des vampires. La paix entre nos deux races n’a depuis cessé de s’effriter. Mon père, sans aucun scrupule, a su tirer pro&t de la situation. Faisant de cette insécurité due aux vampires, le point fort de sa politique. Il promit ainsi, s’il devenait chef de l’État, que la bactérie serait injectée à toute la population a&n d’éradiquer pour de bon ces monstres, et qu’en attendant leur destruction, toutes lois les concernant seraient immédiatement abolies. Je suis contre ses idées de dictateur. Pas seulement pour m’opposer encore une fois à lui, mais parce que je
dois la vie à l’un de ces monstres, comme il les nomme. Le jour de mes dix-huit ans, je rentrais dans mon tout neuf appartement, les idées un peu confuses par l’alcool, lorsque je ne vis pas une voiture arriver à vive allure en traversant la route. Deux bras m’encerclèrent la taille et un mouvement d’air plus tard, j’étais sur l’autre trottoir contre un mur, en sécurité. Je ne vis qu’une ombre et pas de visage. Cet inconnu m’avait sauvé la vie sans rien demander en retour. Un être malé&que aurait-il fait cela ? Je ne le pense pas et je réfute donc tous les amendements que mon père se ferait un plaisir de faire passer s’il était élu. La suite de l’article fut tout aussi désagréable à lire. Monsieur le sénateur Boris Mervil nous a con(é la joie de voir sa (lle devenir une femme responsable. Il a eu des mots très touchants en parlant d’elle, mais n’a pas souhaité qu’ils soient retranscrits, par pudeur certainement. Je vais me permettre une entrave à ma promesse et vous livrer quelques-uns de ses sentiments qui m’ont particulièrement émue lors de notre entretien et qui, j’en suis sûre, ne vous laisseront pas non plus insensible. En parlant des choix de mademoiselle Mervil, monsieur Mervil, larme à l’œil, s’est dit légèrement blessé du peu d’investissement qu’elle montrait envers sa carrière, tout en précisant qu’il comprenait la fougue de sa cadette. Elle est comme sa mère, avait-il dit tendrement, légère et aimant faire ce que bon lui semble. C’est pour cela que je l’encourage malgré tout dans ses engagements, tout en restant derrière elle pour la retenir en cas de déception. Car l’amusement ne dure qu’un temps. Bientôt, elle se rendra compte de l’importance de ses décisions et je serai là pour lui montrer la bonne voie. L’on comprend mieux pourquoi son (ls, Nathan Mervil, s’investit autant à ses côtés. Monsieur Mervil est non seulement un nom important de la politique, mais aussi un père aimant qui donnerait tout ce qu’il possède pour ses enfants. Mon Dieu ! Je jetai le journal au sol, furieuse. Cet homme n’avait donc aucun scrupule ? Ma vie n’était pas dénuée de sens, comme il aimait le laisser croire. J’assumais mes choix et même si, de par mon éducation stricte, je n’avais peut-être pas la légèreté des jeunes gens de mon âge, je m’épanouissais pleinement dans mon travail près de Léo. Toutes ces paroles fausses me rappelaient pourquoi je m’opposais à lui dès que cela était possible. Il voulut que je revienne près de lui dans la demeure familiale pour jouer à la famille forte et unie. Issue d’une famille aisée, l’héritage de ma mère me permit de prendre un appartement dès ma majorité. Il souhaita que je fasse des études de communication a&n de rejoindre son équipe dès mon diplôme obtenu. Je passai mon bac et devins l’associée de mon ami Léo afin de l’aider à réaliser son rêve. En&n, il me présenta des dizaines de jeunes hommes de bonne famille espérant me voir rapidement mariée et assagie. J’accumulais les aventures sans lendemain, me privant certes ainsi de la fougue amoureuse que je n’avais pas encore rencontrée. Tout nous séparait et la photo de moi à ses côtés, souriante – un montage de toutes pièces – &nit par rassurer mes convictions. Nous n’avions rien en commun. J’ignorais ce jour-là qu’une décision prise hâtivement à cause de cette soirée allait bouleverser mon existence tout entière… Et conduire ma petite vie bien rangée vers un avenir bien plus mouvementé.
Acte I La plénitude de ma vie