Le commissaire Besnard paie ses dettes

Le commissaire Besnard paie ses dettes

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126 pages

Description

Le commissaire Besnard est appelé à l'aide par une jeune femme dont le mari a été tué devant elle. Ce mari avait, il y a des années, sauvé la vie de Besnard fait prisonnier en Amérique du Sud. Affaire d'espionnage et de chantage cruel. Comment Besnard va-t-il s'en sortir tout à son avantage ?

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Date de parution 08 février 2019
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EAN13 9782140113123
Langue Français

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ROse Péquignot
Le cOmmIssaIre BesNard paIe ses deTTes
Roman
© L’Harmattan, 2019 5-7, rue de l’École-Polytechnique, 75005 Paris www.editions-harmattan.fr ISBN : 978-2-343-16897-5 EAN : 9782343168975
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Le commissaire Besnard paie ses dettes
Rose PÉQUIGNOTLe commissaire Besnard paie ses dettes Roman
CHAPITREI
Au revoir ma chérie, je rentrerai vers midi trente, embrasse les enfants. L’homme sourit, déposa un baiser tendre sur la joue de sa femme, saisit sa serviette et sortit rapidement de la chambre. Il était nerveux et inquiet. Depuis plusieurs jours, il recevait des menaces, chez lui ou à son bureau. Il savait bien pourquoi mais espérait déjouer les plans des hommes à ses trousses. Il ouvrit la porte de la villa et jeta un coup d’œil dans la rue, au-delà du petit jardin fermé par une grille. Sa voiture était garée le long du trottoir d’en face, juste de-vant ses yeux. D’autres voitures stationnaient un peu plus loin. Tout était paisible dans cette petite rue proche du seizième arrondissement, bordée de villas et de petits immeubles modernes. Il était à peine huit heure du matin, l’homme sortit dans le jardin et se retourna. Il vit, se penchant à la fe-nêtre du premier étage, le visage souriant de sa jeune femme. De la main il lui envoya un léger baiser puis il franchit la grille et traversa la rue.
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A l’instant même où il posait le pied sur la chaussée, une lourde voiture noire aux vitres teintées démarra en trombe et le faucha, le tuant net. Le hurlement de la femme au balcon fit s’ouvrir nombre de fenêtres aux alentours. On se précipita : l’homme était bien mort, broyé par le poids de la voi-ture qui avait pris la fuite. Les sirènes des voitures de police emplirent la rue calme et le corps fut emporté sur une civière. La jeune femme, vêtue à la hâte, livide et sanglotante ne voulut pas quitter le corps de son mari. Dans la villa, les vieux serviteurs serraient dans leurs bras deux enfants bouleversés qui appelaient leur père : une fille de douze ans et un garçon de dix ans. Peu à peu les voisins se dispersèrent, commentant le drame. D’ailleurs personne n’avait rien vu, il était trop tôt. Personne ne mettait en doute "l’accident". On sait bien que dans les rues vides, les chauffards roulent trop vite. Et sans doute la victime avait dû traverser sans re-garder. Seule la jeune femme avait été témoin du drame, mais pour elle aussi le mystère restait complet. Cepen-dant elle avait vu malgré les vitres colorées de la voiture, quatre visages déterminés et avait compris qu’on "vou-lait tuer son mari. Si cela avait été un accident, la voiture aurait tout de même freiné sur l’obstacle et se serait ar-rêtée. Mais lorsqu’elle fut interrogée par la police, elle garda le silence sur ses doutes. Elle était quasiment sûre qu’on ne la croirait pas.
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L’histoire de l’homme tué devant chez lui remontait à plusieurs années. De nombreuses années auparavant, Jean Valton avait créé, très jeune, une affaire d’export-import qui marchait très bien. Il avait peu de collabora-teurs et se déplaçait beaucoup lui-même car il aimait les voyages et l’aventure. C’est cet esprit aventureux qui l’avait poussé à mettre son nez dans certaines affaires secrètes, ce qui avait fait de lui un "agent secret" ama-teur. Il avait pris contact avec les services français qui lui avaient ri au nez. Vexé et sûr de la valeur de ses renseignements, il était allé offrir ses services aux Américains. Ce n’était pas que pour l’argent, bien que les liasses de dollars remises de la main à la main lui fissent toujours plaisir. Ils les entassait dans une cache sûre, comme "trésor de guerre" pour le jour où cela irait mal ! Jean Valton était resté veuf très jeune ; alors qu’il était au loin, sa femme avait eu une crise cardiaque, bien qu’elle n’eut que trente ans. Elle souffrait d’une cardio-pathie grave que deux grossesses n’avaient pas arrangée. Il s’était trouvé veuf avec deux enfants qu’il avait élevés de son mieux. Il avait fait venir de chez lui, en Auvergne, un couple de serviteurs très attachés à sa famille et tout allait le mieux possible. Une jeune fille venait, chaque soir, surveiller leurs devoirs, et leur enseignait le piano. Elle était fort jolie et gracieuse. Les petits l’adoraient et lui obéissaient très bien.
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