Le gobe-mots

Le gobe-mots

-

Livres
74 pages

Description

Au Royaume de Sucredor, les gens cherchent leurs mots et ne les retrouvent plus ! Le mal se répand même au palais. Seuls les dragons ont été épargnés. Quel étrange phénomène… Mais celui qui se cache derrière cela l’est encore plus._x000D_
_x000D_
Epub à images fixe

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 08 mai 2013
Nombre de lectures 17
EAN13 9782896956340
Licence : Tous droits réservés
Langue Français
Poids de l'ouvrage 3 Mo

Informations légales : prix de location à la page €. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Signaler un problème
Le gobemots
Les éditions de la courte échelle inc. 160, rue SaintViateur Est, bureau 404 Montréal (Québec) H2T 1A8
Révision : Hélène Ricard
e Dépôt légal, 2 trimestre 2013 Bibliothèque nationale du Québec Bibliothèque nationale du Canada
La courte échelle reconnaît l’aide financière du gouvernement du Canada par l’entremise du Fonds du livre du Canada pour ses activités d’édition. La courte échelle est aussi inscrite au programme de subvention globale du Conseil des arts du Canada et reçoit l’appui du gouvernement du Québec par l’intermédiaire de la SODEC.
La courte échelle bénéficie également du Programme de crédit d’impôt pour l’édition de livres — Gestion SODEC — du gouvernement du Québec.
Données de catalogage disponibles sur le site de Bibliothèque et Archives nationales du Québec
Meunier, Sylvain Sucredor, t.3 : le gobemots
ISBN 9782896951987 (version imprimée) ISBN 9782896956333 (PDF) ISBN 9782896956340 (EPUB)
Copyright © 2013 Les éditions de la courte échelle inc. www.courteechelle.com info@courteechelle.com
Sucredor
3 Le gobemots
Texte de Sylvain Meunier
Illustrations de Sophie PA
Chapitre 1
Le régime santé de Roupillon le Quatrième
Le roi de Sucredor, Roupillon le Quatrième, avait toutes les raisons du monde d’être de bonne humeur, et il ne s’en privait pas. Il rayonnait de bonheur. La vie dans son royaume était encore meilleure qu’auparavant, si une telle chose était imaginable. D’abord, sa succession était assurée par le prince ThomasNougat et la princesse SarahPraline, sa fille adoptive. Qui plus est, le couple, qu’il chérissait audelà de tout, lui avait fait part de son intention d’avoir bien tôt un bébé. En entendant cela, le roi s’était senti rajeunir de dix ans.
5
Comme il avait la ferme intention de jouer pleinement son rôle de grandpapa, il s’était promis de surveiller son poids et de faire un peu d’exercice. Au petitdéjeuner, il n’avalait donc plus ses rituelles huit tran ches de pain au chocolat, recouvertes de beurre de miel et parsemées de succulentes framboises givrées. Il n’en prenait plus que six ! Cette privation lui demandait un grand effort, mais il s’y tenait avec persévérance. De plus, chaque aprèsmidi, il troquait sa couronne pour un chapeau de paille et allait se promener d’un bon pas dans le bourg qui entourait le palais et sa grande place. Il n’amenait pour seule escorte que le grand chambellan, car Roupillon le Quatrième n’était jamais en danger au milieu de son peuple qui l’aimait tant. — Bonne promenade, Votre Majesté ! disaient simplement, en soulevant le bord
6
de leur chapeau, les Sucredoriennes et les Sucredoriens qui le croisaient. À Sucredor, pas besoin de faire des révé rences à répétition ! Et le roi répondait à ces salutations sur le même ton, comme l’aurait fait un aimable voisin. Après avoir longtemps marché, le roi avait l’habitude de s’arrêter boire un des jus
8