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Le jardin interdit, tome 1, épisode 4 (Bekhor)

De

Debbie Cohen est à la fois émerveillée par ce qu’elle découvre dans le jardin interdit et fascinée par la personnalité de ce jeune homme du nom de Bekhor.

Alain Ruiz est un auteur franco-canadien de plusieurs romans vendus à près de 120 000 exemplaires. (Ian Flix, Les chroniques de Braven Oc, Bekhor...).


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Édition - 2017
Alain Ruiz
LE JARDIN INTERDIT
Copyright © Alain Ruiz
ISBN : 979-10-96633-32-6
Tome 1
Episode 4
Du même auteur
Les enquêtes de Frank Meyer (ebooks)  1. Meurtre à la ligne  2. L'assassin du vendredi  3. Meurtre en 50 nuances de gris
Les femmes préfèrent les hommes qui choisissent le côté gauche du lit
Journal d'un hot-dog
Cool Raoul!
Octave s'habille selon les saisons
Série Les chroniques de Braven Oc (romans) - série existe aussi en BD 1.L’Épée de Galamus 2.Le Cri des Eaux salées 3.L'académie des homoplantes
Série Ian Flix, l'écumeur des mers (Ian Flibus au Québec) L'Île aux treize os Les Joyaux de Pékin La Ligue des pirates La Terre des Géants L'Escarboucle des sages Les Oubliés de la Cité d'Or Les Larmes du maharadjah
Episode 4
Chapitre 13
Bekhor et Debbie traversèrent l’arboretum sans se h âter, marchant côte en côte en silence. Le tigre apprivoisé était sur leurs talons . Bientôt, au détour d’un mur de ronces naturelles, apparut une immense vallée verte et lux uriante. Debbie stoppa brusquement, ébahie devant le spectacle qui s’offra it à elle.
— Mais ce sont de véritables dinosaures ! s’exclama -t-elle. Des diplodocus, si je ne me trompe pas. C’est ça que tu appelles des longues qu eues ?
Debbie avait du mal à croire que ces géants herbivo res de l’ère jurassique puissent se dresser là, devant elle. Pourtant, ces bêtes brouta ient bel et bien ou s’abreuvaient au bord d’une rivière qui serpentait dans la vallée…
De nouveau surpris par les mots utilisés par Debbie , Bekhor demanda
— Diplodocus ? C’est de cette façon que vous nommez les longues queues dans ton monde — Oui, répondit Debbie, toujours émerveillée par la scène à laquelle elle assistait. Je comprends maintenant pourquoi tu les appelles comme ça… Ouah ! Je n’en reviens pas ! Ils sont magnifiques ! En voir de si près, c’ est vraiment impressionnant. J’avais du mal à imaginer qu’ils pouvaient être aussi gigan tesques. — Attends de voir les autres espèces… — Les autres espèces ? Car il y a d’autres dinosaures dans ton monde ?
Cette fois-ci, Bekhor ne répondit pas. Ressentant s oudain l’envie de manger, il s’éloigna. Debbie ne remarqua pas son départ, ni mê me le fait qu’elle se retrouvait encore seule avec le tigre, qui semblait d’ailleurs apprécier sa présence. Elle était en pleine admiration devant le troupeau de diplodocus.
— Tiens, je t’ai apporté une pomme, annonça Bekhor quelques instants plus tard.
En voyant la main tendue de Bekhor, Debbie ne put s ’empêcher de trouver une troublante ressemblance avec ce qu’elle avait appri s au catéchisme. Un sourire taquin aux lèvres, elle commenta :
— C’est très gentil, mais en te voyant m’offrir cet te pomme, là, je me demande si c’est vraiment Ève qui a tenté Adam avec le fruit défendu .
Le plus sérieusement du monde, Bekhor rétorqua :
— Je n’ai pas été témoin de ce qu’ils ont fait avec le fruit défendu, mais les deux ont quand même choisi d’y goûter, non ? Alors c’est de leur faute à tous les deux, je pense. — Tu as raison, approuva Debbie, impressionnée par la réflexion de Bekhor. — Cela dit, la pomme n’est pas un fruit défendu dan s le jardin d’Éden, tu sais. — Ah ! Tant mieux, car c’est mon fruit préféré… — Moi aussi, avoua Bekhor, en caressant du regard D ebbie.
« Nous voilà un point commun ! », songea-t-elle, le cœur renversé par le charme naturel qui se dégageait du jeune homme. Ce garçon était vraiment loin d’être ordinaire. Il était doux, gentil, charismatique… Ét range aussi, c’est vrai, mais drôle. Et tellement beau, avec son visage d’Apollon, ses chev eux noirs épais et luisants, son torse et ses abdominaux parfaitement dessinés, ses lèvres en cœur… Elle effleura le bras que lui tendait Bekhor et s’immergea quelques instants dans ses yeux. Elle y lut tout d’abord de l’innocence, puis une flamme de dés ir intense. Elle en éprouva un certain malaise, comme si elle venait brusquement d e trahir les sentiments qui la liaient en secret à Félix. Un peu honteuse, elle s’ écarta de Bekhor et croqua vigoureusement dans sa pomme.
— Hum ! Elle est juteuse comme je les aime, jeta-t-elle pour dissimuler ses émotions. — Tu es troublée ?
Debbie ne répondit pas à la question. Elle préféra se tourner vers le tigre en lui tendant sa pomme et dit à la blague :
— Tu as faim, toi aussi ? Tiens, je te donne le res te.
Sans se faire prier, le félin croqua dans le fruit de ses dents bien acérées et l’engloutit en moins de deux secondes. Debbie resta stupéfaite. Sa proposition avait juste pour but de changer de sujet. Elle demanda aussitôt à Be khor :
— Est-ce que tous les animaux carnivores sont comme lui dans ton monde ? — Oui, pourquoi ? Tu sembles étonnée, fit remarquer Bekhor. — Non, enfin oui, d’une certaine manière… Je ne m’a ttendais pas à ce qu’un tigre mange des fruits. Mais c’est loin de me déplaire, t u peux me croire. Je suis moi-même végétarienne… — Cela fait donc un autre point commun entre nous !
Debbie s’arrêta sur ces paroles, en se rappelant tr ès bien ne pas avoir fait allusion à voix haute au premier point commun avec la pomme. S e pouvait-il réellement que Bekhor ait lu dans ses pensées ? Elle y réfléchit u n instant avant de se dire qu’il s’agissait d’une simple coïncidence. Curieuse d’en savoir plus sur sa vie dans ce jardin et, il faut l’avouer, sur son bel habitant, elle de manda :
— Sans vouloir être indiscrète… si cette créature m ’a attirée jusqu’ici pour que je devienne ta compagne, ça veut dire que tu étais seu l jusqu’à présent ?
Bekhor hocha la tête, le regard au loin :
— J’ai été le seul être humain à habiter ce jardin jusqu’à ce que les gardiens de...