Le projet Panatium

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246 pages
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Description

Le projet Panatium, c'est le développement d'un nouveau médicament aux propriétés folles et invraisemblables auquel Léa sera invitée par les hautes instances américaines à compléter ce projet pour la médecine moderne et… spatiale.
Dès les premières pages, le lecteur plonge à un rythme fou dans le suspense et l'action.
Une femme ordinaire vivra une aventure extraordinaire. D'intrigue en intrigue, Léa devra se surpasser pour faire du Panatium l'outil de survie de son amour.
Puis, l'incroyable surviendra. Jusqu'où ira l'entreprise ? Combien de personnes devront mourir pour sauver une seule vie ? Dès lors, retarder le temps devra se faire rapidement.

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Date de parution 13 décembre 2011
Nombre de visites sur la page 2
EAN13 9782923447810
Langue Français

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Version ePub réalisée par :
DU MÊME AUTEUR
ONDE DE CHOC, Roman, Éditions de la aix, 1999
YVAN SAVIGNAC
Roman
Page couverture Marie-Claude Chayer Infographie et mise en pages SAGA
Catalogage avant publication de Bibliothèque et Arc hives Canada
Savignac, Lina, 1949-
Éva, Eugénie et Marguerite : roman
L'ouvrage complet comprendra 3 v.
ISBN-13: 978-2-923447-05-6 (v. 1) ISBN-10: 2-923447-05-0 (v. 1) ISBN-EPUB: 978-2-923447-81-0
I. Titre.
PS8637.A87E93 2006 C843'.6 C2006-941114-X PS9637.A87E93 2006
Dépôt légal
- Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 20 06 - Bibliothèque nationale du Canada, 2006
Les Éditions la Caboche 1054 rue Cormier Beloeil (Québec) J3G 3V3 Téléphone : (514) 258-4906 Courriel :info@editionslacaboche.com
Toute reproduction d'un extrait quelconque de ce li vre par quelque procédé que ce soit est strictement interdite sans l'autori sation écrite de l'éditeur.
À mon épouse Renée pour son amour son implication e t sa foi en moi. À Marie-Claude Chayer pour son talent qui rejoint m es passions. À Thérèse Clark pour sa belle patience et ses compé tences. À Véronique St-Gelais pour son soutien inconditionn el. À la vie que j'ai, et au temps qu'il reste.
CHAPITRE 1
Le lourd Boeing 737 se posa malhailement sur la pi ste rûlante de Tonopah. Les violents vents latéraux s'ajoutèrent à la maladresse du pilote à poser l'appareil au sol. Les fortes virations caus ées par le contact des roues sur la piste raoteuse de éton, malmenaient rudeme nt la carlingue du vieil avion. Le souffle des réacteurs faisait voler la po ussière sur la piste, poussière qui ne parvenait jamais à disparaître mal gré les atterrissages et déc ollages répétitifs de l'unique p i s t e . L e v e n t du désert s'évertuait à y déposer heure après heure, jour après jour, une fin e couche de sale, semlale à une poudre mortuaire.
Tandis que l'oiseau de métal étalait son omre sur le éton, Léa ressentit une nausée qu'elle contint tant ien que mal. Rien n'était eau dans cet avion qui lui semlait trop vieux pour être enc ore en service. L'intérieur puait sa trop longue vie, sa trop longue histoire. Léa avait soif. Le vol avait été long. Elle désirait sortir au plus vite de cet espa ce trop restreint, rempli à moitié de gens qui s'alliaient à l'impression mori de que dégageait le vieil aéronef.
Léa Zanito était une femme qui n'avait pas d'histoi re. Mariée pendant six années à un homme violent, elle l'avait laissé depu is huit mois. Sans enfant, elle avait toujours haité Houston, au Texas, depui s s a nais s a n c e . Elle pouvait être vue de tous comme une elle femme. Gra nde, près d'un mètre quatre-vingts, elle avait elle allure et était fiè re de sa personne. Elle dégageait une féminité que tous, autant hommes que femmes, percevaient à coup sûr en sa présence. Ses cheveux lo n g s , à mi-do s, étaient souvent attachés fermement à la ase de son crâne. Ils étai ent d'un eau lond. Une repousse laissait toutefois percevoir un châtain cl air, sa couleur naturelle.
L'avion roulait ses derniers tours de roue pendant que le sifflement strident des réacteurs perdait de son intensité. Co ntents de finir leur travail, les réacteurs devinrent silencieux. Une agente de  ord à l'allure fatiguée se plaça au out de l'unique allée qui séparait les de ux rangées de sièges.
Ces derniers étaient sales, tachés à certains endro its de ce qui ressemlait à des éclaoussures de repas ou de ois sons gazeuses. Malgré le carré de tissu supposé protéger les appuie-tête, ils étaient souillés par le gras des cheveux de centaines sinon de milliers de passagers qui avaient dû s'endormir en se alançant la tête de droite à gauc he dans ces trônes de pauvres.
Léa était assise dans la queue de l'avion, le trois ième anc à droite avant la fin. Elle portait un jeans noir, serré et un court t-shirt lanc qui laissait voir son ventre à la couleur et texture d'un fin ve lours fauve.
Comme l'avion finissait de rouler sur l'aire de sta tionnement, l'agent de ord expliqua dans un langage commun aux dernières ondulations de l'oiseau d'acier, qu'un escalier serait collé à l'a vion et que les passagers pourraient sortir par la porte avant. Finalement, e nfin, l'avion s'arrêta rusquement, grossièrement. Ce mouvement rusque ha ussa d'un cran la nausée que Léa avait déjà de son environnement.
Ses cuisses, un peu trop rondes mais fermes, s'ajus taient cependant à merveille à son assin créant une elle coure au n iveau de ses hanches. À la jonction de ses dernières se créait un creux pro fond. Son ventre, révélant une elle maturité, était eau. Cette femme attiran te, incitait, invitait l'œil.
Tandis que les passagers se levaient un à un, regro upant pénilement leurs agages personnels, Léa appuya la tête sur le hulot déjà chauffé par la chaleur du Nevada. Son regard s'égara sur le long d e la piste grise engloutie par la lividité du sale du désert. Elle se résigna à attendre que quelques passagers quittent l'haitacle avant de se lever. L 'air était de moins en moins respirale. À peine la climatisation avait-elle été arrêtée qu'une odeur étouffante de transpiration envahit hâtivement l'ha itacle.
La femme retournait dans sa tête toutes les raisons qui faisaient qu'elle était là… maintenant… dans ce vol nauséaond. L'idé e qu'un long mois l'attendait, peut-être plus, devenait de plus en pl us lourde à supporter.
Depuis cinq années, Léa travaillait pour la firme M AUSER. Cette entreprise ien connue du monde médical, se spécial isait dans la recherche et le développement de nouveaux médicaments. Ainsi, quelques jours auparavant, son patron l'avait fait venir à son ur eau pour lui exposer un projet qui lui avait été soumis par un autre centre de recherche qui lui, était sous la gestion du gouvernement américain. Ce derni er se trouvait en Californie et était en fait peu connu des milieux c ommerciaux. Étonnamment, ce centre de recherche étudiait spécifiquement le d éveloppement et l'application de produits pharmaceutiques utilisés exclusivement par l'armée américaine. Suséquemment, il lui expliqua que plus ieurs médicaments y avaient été développés pour, par exemple, protéger les militaires contre différents types de virus qui pouvaient être utilis és dans le cas de guerres actériologiques.
Jim Mastket, son patron, était un homme ourru au l angage franc et sans détour. Il lui exposa au cours de leur rencont re que ien qu'il ait déjà entendu parler des travaux qui étaient faits dans c e centre de recherche, il n'en demeurait pas moins que plusieurs autres produ its de nature ultrasecrets y avaient été développés. De ce fait, il informa Lé a que ce centre n'était pas tout à fait transparent, et que cela était motivé p ar des raisons d'État. Mastket lui expliqua aussi que deux jours auparavant, il av ait rencontré un certain Tazianno Rua. L'homme l'avait contacté pour lui de mander de ce qu'il avait lui-même qualifié d'emprunt de personnel pour environ un mois.
—En fait, il voudrait que tu ailles travailler pour lui… ou pour eux… je n'sais pas trop où, en tout cas, dans leur centre d e recherche.
—Moi ? Ils veulent que j'aille travailler pour eux ? Et pourquoi moi… et pour faire quoi demanda Léa ?
—Y a pas été très clair le onhomme… j'sais pas sur quoi il se asait, mais il disait que tu étais exactement le type de p ersonne dont il avait esoin et que, tiens-toi ien… L'État apprécierait qu'une personne de ta compétence les aide dans leurs recherches et que lalala et lalala. Je t'avoue que le type à toute une gueule et… qu'il a… je dirais…, fi ère allure, elle gueule, tu vois un peu le genre ?
—Non… justement, j'vois pas ! … et ce n'est pas tou t à fait ce qui est important dans mon travail vous savez…
—Allons, allons Léa une elle femme comme toi… Anyw ay, j'ai pensé qu'un projet de ce genre pourrait t'intéresser, his toire de parfaire tes connaissances, ce qui ne pourrait sûrement pas te n uire pour MAUSER . Alors,… tu en penses quoi ?
Quatre jours s'étaient passés depuis, quand Mastket arriva dans le ureau de Léa en coup de vent avec une grosse envel oppe jaune à la main.
—Tiens… ça vient d'arriver par courrier P E R S O N N E L… rien de moins qu'un homme en hait l'a même apporté en pers onne personnellement… Wow, t'es chanceuse pas juste un p eu, pas de danger que de jolies dames me fassent de telle livraison… Anyw ay, ce sont tes illets d'avion et ta documentation concernant le médicamen t sur lequel tu auras à travailler, tu pars demain matin…
Le document, nettement incomplet, expliquait riève ment que les employés oeuvrant à ce centre de recherche étaient à étudier le développement d'un nouveau médicament qui était d'o rdre de la chronopharmacologie. Léa était perplexe car elle po ssédait très peu d'expérience dans ce domaine et de surcroît, ce qui était écrit dans ledit document était limité. Le trop peu de documentation à laquelle elle avait accès mentionnait vaguement que le médicament avait … la capacité de… « ralentir le métaolisme humain » alors que plus l oin dans les textes on parlait de « ralentir le temps » et des avantages q u'il aurait pour les patients atteints de maladies en phase terminale. Mais l'exp ression ralentir le temps avait une connotation qui lui semlait exagérée, ce qui soulevait eaucoup de scepticisme sur une telle propriété pour un médicam ent ; elle était très curieuse d'en savoir plus sur ce médicament.
De plus, ce qu'elle trouvait étrange était que, la recherche et le développement de ce supposé médicament était chapea uté par le gouvernement américain, ce qui était en-soi peu com mun, voire inhaituel, considérant que selon les normes un tel cominé sci entifique aurait dû être sous la supervision d'entreprises privées. Ce cache t mystérieux de la chose intriguait énormément Léa.
— Qu a n d tu seras s u r p la c e , à Tonopah, l e dénommé Ta zianno Rua t'attendra à l'aéroport. De là, il m'a dit qu'il t'expliquerait tout ce que tu devrais
savoir sur le projet durant votre trajet vers Bisho p.
—Bishop ?
—Ouais… connais pas moi non plus… c'est quelque part pas trop loin de Tonopah dans l'état de Californie.
Les moteurs cessèrent finalement leurs plaintes lan cinantes. Le seul ruit qui susistait était le doux sifflement des g énératrices qui alimentaient en électricité l'avion et les murmures assourdis de s passagers qui avançaient machinalement vers la sortie.
Léa avait vécu toute sa jeunesse avec sa famille. S on père, maintenant à la retraite, avait été mécanicien pour une entrep rise de transport routier. Il y avait toujours travaillé. Sa mère était morte d'un cancer alors que Léa n'avait que quatorze ans. Elle s'en était difficilement rem ise, élevée par la suite uniquement par son père. Enfant unique, elle avait eu peu d'amis durant sa jeunesse. Aattue par la longue et pénile maladie de sa mère, sa décision d'étudier en médecine pour… pour peut-être aider le s autres était facile à comprendre. En cours d'étude, elle avait rencontré Djeff. Influencée par ce dernier, elle réorienta sa carrière en pharmacologi e où elle compléta finalement une maîtrise. La suite de sa vie n'était qu'un mélange de déceptions amoureuses dans laquelle la violence con jugale y avait trouvé refuge. Enfin, exaspérée de cette misère, elle divo rça de cet homme sans aucun remords. Depuis, elle essayait de reprendre u n rythme de vie normale où l'équilire de sa propre personne devenait la pi èce maîtresse de l'échiquier de son existence sans couleur et sans goût.
—Madame… vous pouvez sortir, c'est à votre tour.
Léa sortit de sa torpeur. Elle avait chaud et son t -shirt lui collait au corps comme une deuxième peau. Arrivée au seuil de la por te, au moment même où elle l'enjamait, elle fut saisie par une ourra sque de vent qui lui rossa la figure. La rafale choqua son visage par les picotem ents du sale rûlant emporté dans une course folle et lire.
Par instinct, Léa ferma presque ses paupières sur s es yeux et porta inconsciemment les mains à son visage pour se proté ger. Cherchant les marches de l'escalier mécanique, le vent et le sal e tenaces, cravachaient le long corps de la femme le harcelant de milliers de piqûres rûlantes.
Au as de l'escalier, elle mit le pied sur le tarma c de éton rûlant lanchi par le temps. Peinant, elle se dirigea vers ce qui faisait office d'aéroport. L'endroit était misérale. Elle aurait aimé, elle aurait eu esoin d'un âtiment moderne, ce à quoi elle était haitué e et ce qui n'était justement pas le cas.