Le Sablier de l'oubli

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Nos greniers contiennent de fabuleux trésors... Du moins, c'est ce qu'aimerait penser Arnaud quand, après avoir hérité d'un lointain oncle, il se lance dans l'inventaire des objets entassés sous les combles du vieux château, espérant pouvoir en retirer un bon prix... Une tâche dans laquelle il est aidé par Charlotte, spécialiste ès antiquités, avec qui il découvrira le singulier fonctionnement d'un sablier qui avait déjà attiré son attention... Et pour cause, ce sablier s'écoule en défiant toutes les lois?! Et ce n'est pas là la moindre de ses capacités... Roman fantastique s'emparant du thème de la manipulation du temps, "Le Sablier de l'oubli" suit, de la Normandie au Pacifique, le couple Arnaud-Charlotte qui trouvera en cet objet un allié inattendu... Non pas un moyen de s'enrichir... mais de poursuivre, sains et saufs, leurs aventures autour du monde, Gilbert Ade nous disant ainsi qu'il n'est sans doute rien de plus précieux que la vie.

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Date de parution 08 novembre 2012
Nombre de visites sur la page 17
EAN13 9782748396096
Langue Français

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Le Sablier de l’oubli
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Chapitre 1. Le château des misères Dans un hameau perdu, quelque part en Normandie, au bout d’une route caillouteuse, peu fréquentée, un vieux château délabré s’élevait au fond d’un parc sombre. Un corps de logis de deux étages était flanqué de deux tourel-les crénelées, imposantes et massives Pour accéder à cette demeure, il fallait traverser une futaie aux arbres bicente-naires par une allée fâchée avec la ligne droite. L’ombre régnait en maître sur ce parc et, seule, une girouette grin-çante donnait une direction valable, du moins en hiver lorsque les branches et les feuilles ne la cachaient pas. Sitôt sorti de la forêt, une esplanade envahie par des her-bes folles laissait s’étaler un perron en queue de paon d’une dizaine de marches. Il y avait longtemps que le parc n’avait été entretenu, le dernier propriétaire n’en ayant pas les moyens. Une impression étouffante de peur saisissait toute personne traversant le bois et s’évanouissait à peine devant la façade du château assez rébarbative. Une porte cloutée soutenue par des paumelles forgées, défendait un hall de belles dimensions qui desservait les pièces du rez-de-chaussée : un salon, une bibliothèque aux rayonnages vides et, de l’autre coté, une salle à manger lambrissée avec, en son centre, une table longue et étroite, vermoulue, qu’accompagnaient six chaises aux dossiers armoriés, el-les aussi en très mauvais état. Au fond du hall, un escalier encore majestueux, en pierre, permettait, par deux volées et un palier, d’aller au premier étage. Accrochés de guin-gois, des tableaux représentaient des personnages, peut-être les ancêtres de l’occupant. Leur noble allure, magni-
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fiée par un peintre complaisant se voyait encore malgré les déchirures et les lambeaux pendants qui cachaient le ma-rouflage des murs… Sous l’escalier, une porte basse donnait sur les cuisines. Celles-ci avaient été fonctionnel-les et magnifiques, un vieil âtre, en brique, permettait la cuisson d’un chevreuil. En avant de cette cheminée, une cuisinière que n’aurait pas reniée Landru, était entourée d’une rampe de cuivre vert-de-grisée. Au-dessus de l’âtre quelques ustensiles anciens, eux aussi en cuivre, auraient bien permis une cuisson facile s’ils n’avaient été aussi sales. À part la table et les chaises de la salle et aussi un vieux bureau dans la bibliothèque, il n’y avait pas de mo-bilier. Probablement que l’occupant désargenté avait dû revendre quelques meubles pour survivre. Au premier étage, deux chambres de part et d’autre du palier ne conservaient chacune qu’un lit, dont les couver-tures pleines d’accrocs s’effilochaient. Les lits étaient surmontés d’un baldaquin orné de quatre plumets poussié-reux, grisâtres. Dans un coin, un cabinet de toilette succinct ne comprenait qu’un broc et une cuvette émaillés. Les chambres tapissées de papiers peints anciens ne rece-vaient le soleil que par une fenêtre étroite aux carreaux de couleur, protégée par des volets que l’on ne fermait ja-mais. Cela eut été dangereux car les gonds n’étaient pas au complet, et les jours de grand vent l’un des volets claquait, ajoutant encore un bruit qui faisait sursauter, à l’aspect sinistre des lieux. Le deuxième étage était plus clair, les fenêtres y étant pourvues de verres transparents, toutefois sales et pleins de toiles d’araignées. Les chambres étaient vides et il fal-lait faire attention où l’on posait le pied, le plancher se révélant assez abîmé. On pouvait accéder à ce second étage par un escalier en bois encore solide car fabriqué en chêne du pays. Les deux tourelles ne constituaient qu’un prolongement inutile des pièces, voulu certainement par l’architecte qui souhaitait donner au château une fausse
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