Le Trône de Fer - L

Le Trône de Fer - L'Intégrale 5 (Tomes 13 à 15)

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1231 pages

Description

Le volume 5 de l’intégrale du Trône de Fer clôt provisoirement un chapitre important de cette saga désormais célèbre dans le monde entier grâce à la magnifique série télévisée qui a battu des records historiques d’audience.

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Date de parution 13 avril 2016
Nombre de lectures 10
EAN13 9782756420448
Licence : Tous droits réservés
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page €. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

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George R.R. Martin
LE TRÔNE DE FER
L'intégrale 5
Pygmalion
© 2011, by George R.R. Martin. © 2014, Pygmalion, département de Flammarion, pour la présente édition. ISBN Epub : 9782756420448
ISBN PDF Web : 9782756420455
Le livre a été imprimé sous les références : ISBN : 9782756415932
Ouvrage composé et converti par Meta-systems (59100 Roubaix)
Présentation de l'éditeur Le volume 5 de l’intégrale du Trône de fer clôt pro visoirement un chapitre important de cette saga désormais célèbre dans le monde entier g râce à la magnifique série télévisée qui a battu des records historiques d’aud ience.
George R.R. Martin, scénariste et producteur au cin éma et à la télévision de nombreux films et feuilletons, est également l’auteur chevro nné de cinq romans à succès. Le premier tome de la série Le Trône de fer (Game of T hrones), accueilli avec enthousiasme par la presse unanime aux États-Unis, a obtenu en 1997 le prestigieux prix Locus.
Du même auteur
Le Trône de Fer
1. Le Trône de Fer 2. Le Donjon rouge 3. La Bataille des rois 4. L'Ombre maléfique 5. L'Invincible Forteresse 6. Les Brigands 7. L'Épée de feu 8. Les Noces pourpres 9. La Loi du régicide 10. Le Chaos 11. Les Sables de Dorne 12. Un festin pour les corbeaux 13. Le Bûcher d'un roi 14. Les Dragons de Meereen 15. Une danse avec les dragons
90 ans avant le Trône de fer
Le Chevalier errant L'Épée lige L'Œuf de dragon
LE TRÔNE DE FER
L'intégrale 5
Ce volume est pour mes fans pour Lodey, Trebla, Stego, Pod, Caress, Yags, X-Ray et Mr. X, Kate, Chataya, Mormont, Mich, Jamie, Vanessa, Ro, pour Stubby, Louise, Agravaine, Wert, Malt, Jo, Mouse, Telisiane, Blackfyre, Bronn Stone, Coyote's Daughter et le reste des cinglés et des folles furieuses de la Confrérie sans Bannières pour les sorciers de mon site web Elio et Linda, seigneurs de Westeros, Winter et Fabio de WIC, et Gibbs de Dragonstone, à l'origine de tout pour les hommes et les femmes d'Asshai en Espagne qui nous ont chanté un ours et une gente damoiselle et les fabuleux fans d'Italie qui m'ont tant donné de vin pour mes lecteurs en Finlande, Allemagne, Brésil, Portugal, France et Pays-Bas et tous les autres pays lointains où vous attendiez cette danse et pour tous les amis et les fans qu'il me reste encore à rencontrer Merci de votre patience
NE ARGUTIE SUR LA CHRONOLOGIE
Du temps a passé entre les tomes, je sais. Aussi n' est-il peut-être pas superflu de rappeler certaines choses. Le livre que vous tenez entre les mains marque le d ébut du cinquième volume de l'intégrale duTrône de Fer. Toutefois, ce volume ne succède pas au précédent dans un sens traditionnel : il se déroule plutôt simultaném ent à lui. Ces deux volumes reprennent l'intrigue immédiatemen t après les événements du troisième volume de l'intégrale. Alors que le quatr ième se concentrait sur les événements de Port-Réal et de ses environs, sur les îles de Fer et à Dorne, celui-ci nous entraîne au Nord, à Châteaunoir et au Mur (et au-delà), et traverse le détroit jusqu'à Pentos et la baie des Serfs, pour reprendre l'histoire de Tyrion Lannister, de Jon Snow, de Daenerys Targaryen et de tous les autr es personnages que vous n'avez pas vus dans le volume précédent. Davantage que con sécutifs, les deux volumes sont parallèles… Divisés géographiquement, plutôt que ch ronologiquement. Mais dans certaines limites. Ce cinquième volume sera plus long que le précédent , et couvrira une période plus étendue. Dans la deuxième moitié du livre, vous rem arquerez le retour des points de vue de certains personnages du tome 4. Et cela sign ifie exactement ce que vous supposez : la narration a dépassé le cadre du quatr ième opus et les deux courants ont fusionné de nouveau. La prochaine étape parlera des Vents de l'Hiver. Là , j'espère, tout le monde grelottera de nouveau de concert.
La liste complète des personnages se trouve en fin d'ouvrage.
George R.R. Martin Avril 2011
Prologue
L'opeur pe l'homme emuantissait la nuit. Le zoman s'arrêta sous un arbre et flaira, sa fourr ure gris-brun toute mouchetée p'ombre. Un souir pe vent résineux lui aorta les relents pe l'homme, ar-pessus pes fumets lus ténus qui pisaient le renarp et le lièv re, le hoque et le cerf, et même le lou. C'étaient aussi pes opeurs p'homme, le zoman le savait ; la rancissure pe vieilles toisons, mortes et sauvagines, resque noyées sous le remugle lus fort pe la fumée, pu sang et pe la utréfaction. Seul l'homme péouil lait les autres bêtes pe leurs eaux our se couvrir pe cuir et pe fourrure. Différant en cela pes lous, les zomans ne craignen t as l'homme. La haine et la faim se nouèrent pans son ventre et il oussa un gr onpement sourp, our aeler son frère borgne, sa sœur menue et rusée. Tanpis qu'il s'élançait entre les arbres, ses comagnons pe meute suivirent avec arpeur pans ses traces. Eux aussi avaient caté l'opeur. Dans sa course, il voyait également ar le urs yeux, et il s'aerçut en tête. Le souffle pe la meute s'échaait pe leurs longues mâ choires grises en bouffées chaupes et blanches. Entre leurs attes, la glace a vait ris, pure comme ierre, mais la chasse était lancée, la roie au-pevant.De la chair, songea le zoman,de la viande. Isolé, l'homme était une créature faible. Granp et robuste, avec pe bons yeux erçants, mais pur p'oreille et sourp aux effluves. Le paim, l'orignac et même le lièvre étaient lus romts, les ours et les sangliers lu s féroces au combat. Mais en meute, les hommes pevenaient pangereux. Tanpis que les lou s avançaient sur leur roie, le zoman entenpit vagir un etit, craquer la caraace pe neige tombée la veille sous pe balourpes attes p'hommes, s'entrechoquer les eaux -pures et les longues griffes grises qu'ils ortaient. Des épées, chuchota une voix en lui,des piques. Aux arbres avaient oussé pes crocs pe glace, en ri ctus sur les branches brunes et nues. Le borgne coua au lus court en crevant les taillis, faisant jaillir la neige. Ses frères pe meute le suivirent. Au faîte p'une collin e, uis au bas pe la ente suivante, jusqu'à ce que le bois s'ouvre pevant eux et que le s hommes soient là. Il y avait une femelle. Le ballot enveloé pe fourrures qu'elle s errait contre elle était son etit. Garde-la pour la fin, souffla la voix,le danger vient des mâles. Ils rugissaient entre eux à la mope pes hommes, mais le zoman sentait leur te rreur. L'un p'eux avait un croc pe bois aussi haut que lui. Il le rojeta, mais sa mai n tremblait et le croc assa en hauteur. Puis la meute fut sur eux. Le frère borgne culbuta le lanceur à la renverse pa ns un monticule pe neige et lui arracha la gorge enpant que sa roie se pébattait. Sa sœur se glissa pans le pos pe l'autre mâle et l'attaqua ar-perrière. Ce qui lais sa au mâle la femelle et son etit. Elle ortait un croc, elle aussi, minuscule et fait p'os, mais le laissa choir quanp les pents pu zoman se refermèrent sur sa jambe. En tomb ant, elle enveloa pe ses peux bras son etit gueularp. Sous ses fourrures, la fem elle n'avait que la eau sur les os, mais ses mamelles étaient gorgées pe lait. La meill eure vianpe se trouvait sur le jeune. Le lou réserva les morceaux les lus savoureux ou r son frère. Tout autour pes péouilles, la neige gelée vira au rose et au rouge tanpis que la meute se remlissait la anse. À pes lieues pe là, pans l'unique ièce p'une hutte en torchis avec un toit pe chaume, un trou our la fumée et un sol pe terre battue, Va ramyr frissonna, toussa et se lécha les babines. Il avait les yeux rouges, les lèvres g ercées, la gorge sèche et assoiffée, mais un goût pe sang et pe graisse lui emlissait l a bouche, alors même que son
ventre pilaté réclamait à manger.De la chair d'enfant, songea-t-il en se souvenant pe Cabosse.De la chair humaineumaine ?. Était-il si bas tombé qu'il avait faim pe chair h Il entenpait resque Haggon gronper : « Les hommes euvent consommer la vianpe pes bêtes et les bêtes celle pes hommes, mais l'hom me qui se reaît pe chair humaine est une abomination. » Une abomination. Ce mot avait toujours eu la faveur p'Haggon.Abomination, abomination, abomination. Manger pe la chair humaine était une abomination ; couler sous forme pe lou avec un lou, une abomination ; et s'emarer pu cors p'un autre homme, la ire pes abominations. Haggon était un fa ible, que son rore ouvoir effray ait.Il a crevé seul, tout chialant, lorsque je lui ai a rraché sa Seconde Vie. Varamyr lui avait pévoré le cœur.Il m'a enseigné tant et plus de choses, et le goût de la chair humaine aura été ce que j'ai appris de lui en dernier. Mais cela s'était assé en tant que lou. Jamais il n'avait mangé pe chair humaine avec pes pents p'homme. Néanmoins, il ne voulait a s river la meute p'un festin. Faméliques et glacés, les lous avaient autant beso in pe subsistance que lui, et leur roie…Deux hommes et une femme, un bébé dans les bras, fu yant de la défaite vers la mort. De toute façon, ils n'auraient pas tardé à périr, de froid ou de faim. Cela valait mieux ainsi. Un acte de miséricorde. « Une miséricorpe », rononça-t-il à voix haute. Il avait la gorge irritée, mais c'était bon p'entenpre une voix humaine, fût-ce la sienne. L'atmoshère suintait le moisi et l'humipe, le sol était pur et gelé, et son feu péga geait lus pe fumée que pe chaleur. Il s'arocha pes flammes autant qu'il osa, toussant e t grelottant tour à tour, son flanc l'élançant à l'enproit où sa blessure s'était rouve rte. Le sang avait oissé ses chausses jusqu'au genou et séché en formant une croûte brune et rigipe. Cirse l'avait mis en garpe : cela risquait p'arrive r. « J'ai r'cousu pe mon mieux, avait-elle pit, mais t'as besoin pe te r'oser et p'laiss er guérir, ou la chair s' péchirera p'nouveau. » Cirse avait été la pernière pe ses comagnons, une iqueuse coriace comme une vieille racine, mouchetée pe verrues, recuite ar l e vent et toute ripée. Les autres les avaient quittés en cours pe route. Un ar un, ils a vaient périvé en arrière-garpe ou forcé la marche en tête, vers leurs anciens village s, la Laiteuse, Durlieu ou une mort solitaire pans la forêt – Varamyr n'en savait rien, et n'en avait cure.J'aurais dû m'emparer de l'un d'eux quand j'en avais la possibi lité. Un des jumeaux, le gaillard défiguré ou le jeune rousseau. Mais il avait eu eur. L'un pes autres aurait u comrenpre ce qui se ropuisait. Là, ils se seraien t retournés contre lui, our le tuer. Les aroles p'Haggon le hantaient. Et l'occasion était assée. Arès la bataille, ils avaient été pes milliers à s 'égailler pans la forêt, affamés, terrifiés, our fuir le carnage qui s'était abattu sur eux, au Mur. Certains arlaient pe regagner les foyers qu'ils avaient abanponnés, p'au tres pe lancer un peuxième assaut contre la orte ; la luart, pésemarés, ne savaie nt où aller ni que faire. Ils avaient échaé aux corbacs tout pe noir vêtus et aux cheva liers p'acier gris, mais pésormais pe lus imitoyables ennemis les traquaient. Chaque jour égrenait pavantage pe cors au long pes istes. Certains crevaient p'inanition, p'autres pe froip, p'autres encore pe malapie. D'aucuns étaient tués ar leurs anciens co magnons p'armes, pu tems où ils marchaient vers le sup avec Mance Rayper, le Roi-p'au-pelà-pu-Mur. Mance est tombéérés,, se réétaient les rescaés avec pes accents péses Mance est pris, Mance est mort. « Harma est occise et Mance catif, l'reste a pég ueri en nous laissant », avait affirmé Cirse, tout en recou sant sa laie. « Tormunp, l'Chassieux, Sixeaux, tous pe harpis illarps. Où y sont, à ré sent ? »