Les Anges de l'Ombre

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173 pages
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Description

Seriez-vous prêts à chatter sur le Net avec un ...vampire ? À acheter un cercueil sur un site d’occasions ? Ou bien à goûter une délicieuse soupe préparée par un mort-vivant aux talents culinaires quelque peu inquiétants ?
Succombez à la mystérieuse musique d’un vampire mélomane, le long des falaises battues par les vents et les ténèbres, ou entrez dans les noires pensées d’une goule épuisée par sa propre résurrection... Mais surtout, méfiez-vous des corbeaux aux yeux luisants et des charrettes aux roues geignantes !


Ce sont là quelques-uns des terribles voyages que vous propose ce recueil : treize histoires de vampires mariant effrontément l’horreur absolue à la poésie la plus décadente. Treize nouvelles gothiques au style puissant et macabre, dont les images fortes ne vous laisseront pas indemnes...


***



Malaïka Macumi nous offre son premier recueil de nouvelles, réunissant des œuvres inédites ainsi que quelques récits déjà publiés. Découvrez cette plume sombre, teintée de sang et d’horreur, satinée de poésie et de mélancolie. Quand le macabre devient exquis...

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Publié par
Date de parution 15 février 2013
Nombre de visites sur la page 31
EAN13 9782919550395
Licence : Tous droits réservés
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0052 €. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

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Les Anges de l'Ombre
Malaïka Macumi
Éditions du Petit Caveau - Collection Sang de Brume
Avertissement
Salutations sanguinaires à tous ! Je suis Van Crypting, la mascotte des éditions du Petit Caveau. Je tenais à vous informer que ce fichier est sans DRM (sauf chez certains revendeurs que la bienséance nous interdit de citer...), parce que je préfère mon cercueil sans chaînes, et que je ne sui s pas contre les intrusions nocturnes si elles sont sexy et nues. Dans le cas c ontraire, vous aurez affaire à moi. Si vous rencontrez un problème, et que vous ne pouv ez pas le résoudre par vos propres moyens, n’hésitez pas à nous contacter par mail ou sur le forum en indiquant le modèle de votre appareil. Nous nous chargerons de trouver la solution pour vous, d'autant plus si vous êtes AB-, un cru si rare ! En téléchargeant cet ebook vous contribuez à encour ager les auteurs francophones et les petites maisons d'édition. Merci à vous ! Nous en profitons également pour remercier toutes l es personnes qui ont contribué de près ou de loin à l'élaboration de cet ebook.
Table des matières Les Anges de l'Ombre Avertissement Le retour du guerrier Athénaïs Prologue La Louve Le Vampire Dans le noir La Louve Le Jardin des Morts Réminiscences La Louve Confessions Brouillard La Louve Démence Épilogue Le dévoreur de tête Ad vitam æternam Balthus Délires nocturnes Première Partie : Le monde est un vampire. Deuxième Partie : Déboires posthumes. Adagio pour un vampire La Grand’Cherrée L'encre et le venin Conte vénitien Les Marques du Vampire De Profundis La Nymphe des Tombeaux Ceci est mon corps Frères de sang Aveux charnels À l’Inaccessible Le Legs du Corbeau Prologue : Ballade pour Lénore Lettre de Lénore de Bastide à Louise de C*** , Paris le 27 octobre 1835. Extrait du Journal d’Albert de Bastide, 30 octobre 1835. Lettre de Lénore de Bastide à Louise de C*** , Paris le 3 novembre 1835. En Corps Extrait du Journal d’Albert de Bastide, 4 novembre 1835. Le Visage du Bourreau Extrait du Journal d’Albert de Bastide, 8 novembre 1835. Amour Carminé Visqueuses Coulures Le Corbeau Note Remerciements
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Àma famille bretonne et burundaise, à vous que j’aime du fond du cœur…
À Grand-Mère.
Àvous lecteur mortel ou vampire qui ouvrez ce livre, Ce recueil est né d’une passion que j’ai depuis tou jours et qui ne s’est nullement altérée avec le temps, à savoir mon étran ge fascination pour les vampires. Cet ouvrage est tout simplement le fruit de ma fascination envers ces êtres de la nuit auquel j’ai lié mon goût pour l’écriture. Ces nouvelles, écrites au fil du temps et de mon in spiration, sont aussi bien destinées à tout mordu de vampires qui se respecte qu’à un néophyte. En effet, ce recueil contient non seulement mes propres visions du vampirisme – l’être noir, lyrique et décadent, au romantisme décalé car rongé par une humanité perdue, mais il est aussi le reflet de mes propres question s concernant l’épouvantable frontière entre la vie et la mort. Le vampire est la part macabre et cachée de notre moi désastreux, la partie interdite qui désire la jeunesse éternelle et l’immortalité par la chair ; il représente et idéalise tout ce que la vie nous refuse. Et il demeure ainsi pour moi la seule créature, à la fois si tort urée et si douloureusement inhumaine, qui peut encore nous permettre de rêver quand la réalité se montre bien plus terrifiante que les monstres hideux cachés sous nos lits. Ces histoires sont ce que nous murmure la nuit au creux de l’oreille, elles sont ce que chuchotent les tombes à travers le mystère sublime et effrayant de la mort. C’est pourquoi je tiens par ce recueil à rendre hom mage à cette créature d’une aussi noble noirceur, au monstre de tout temps le p lus troublant qui nous ait été donné d’imaginer. Avec ces quelques nouvelles, vous allez pénétrer dans mon univers morbide et chaotique, tout en espérant que mes chers petits bu veurs de sang réussiront à vous vampiriser… Vous avez éteint toutes les lumières ? Parfait. À présent, couvrez votre gorge : vous allez pénétrer dans le sombre royaume des morts-vivants…
M. Macumi
Leretour du guerrier
(parution dans La Salamandre n° 6, printemps 2006)
Une nuit brumeuse avait drapé de son suaire d’encre l’abrupt massif des Carpates, voilant les sombres murs de la forteresse d’Arges. L’ombre des créneaux qui ajouraient les hautes tours séculaires tranchait sur le bleu velouté du ciel crépusculaire. Les eaux du petit fleuve luisai ent doucement au pied des grands murs de l’antique bâtiment, charriant la poussière lumineuse des étoiles. Dans une chambre dévorée par la nuit, veillait une femme. Vêtue d’une longue robe de velours, elle songeait près d’une fenêtre, le regard tourné vers la lune rousse, le menton délicatement posé sur le dos de sa main frêle, un vieux livre d’heures ouvert sur ses genoux. Quelque part, dans un coin de la large pièce, une b ougie vacillait sous le souffle des spectres qui se tenaient, évanescents, invisibles, glacés, parmi les ombres de la chambre. Ou bien était-ce ces courants d’air froid propre aux lieux chargés d’histoire, aux murs décrépits dont les pie rres et les boiseries lézardées par le temps, laissent filtrer la brise ; à l'insta r de ces languissants nuages que percent amoureusement les pâles rayons du soleil, dans la clarté d’un soir d’été. Il manquait pourtant de la couleur à ce lieu noir e t gris, rongé de solitude, où planait encore l’ombre des morts et des souvenirs. La lueur de la petite bougie luttait faiblement contre l’avidité des dévorantes ténèbres. Le visage de la rêveuse, tache de craie sur la noir ceur d’un tableau, s’éveilla soudain de sa morne contemplation : un étranger venait de franchir le pont-levis et s’acheminait à présent dans la cour intérieure. La femme eut juste le temps de jeter sur ses épaules un vieux châle aussi doux qu’un linceul, avant de se précipiter au-devant de l’inconnu, le bruissement curieux des fantômes sur ses talons. Ses pas légers semblaient à peine effleurer le sol de pierre. Sans un bruit, sans un souffle, elle se dissimula derrière une porte dérobée et darda ses grands yeux tristes sur l’homme qui venait ainsi de pénétrer dans son domaine. C’étaitlui. Du premier coup d’œil, elle l’avait reconnu, à sa démarche pleine de noblesse, à son front pâle relevé avec fierté, enca dré d’une épaisse chevelure aussi noire que l’aile d’un corbeau. Ses yeux hardis scintillaient dans les ténèbres, tels ceux d’un chat ; ses lèvres frémissaient sous une longue moustache brune. Une ancestrale épée lui ceignait la taille dans un fourreau incrusté de pierreries, marqué du sceau du Dragon. — Holà ! lança-t-il d’une voix de stentor. Il y a quelqu’un ? — Moi, si vous le voulez bien Monseigneur, fit une petite voix vibrante d’émotion. La femme surgit de sa cachette pour s’offrir au regard surpris du visiteur. — Cneajna ! s’écria ce dernier en frissonnant. Par le Diable ! — Je vous croyais mort, mon Prince, dit-elle en le rejoignant. On dit que les Turcs eurent votre tête à la dernière bataille que vous avez livrée. Je n’ose croire mes yeux ! Il faut que Dieu ait écouté mes prières mouillées de larmes car vous êtes vivant ! Vlad, je vous ai attendu, entourée de fantômes, noyée de solitude, et je vous suis restée fidèle. Envahi à son tour par l’émotion, le prince serra la fragile jeune femme entre ses bras. Mais aucun son ne parvenait à franchir la barrière de ses lèvres pincées.
Ignorant les lugubres plaintes des esprits tourment és qui virevoltaient à ses côtés, la jeune femme l’invita à s’asseoir près de l’âtre de la grande salle. Se penchant mystérieusement près du foyer, elle souffla sur ses mains diaphanes ; aussitôt de puissantes flammes s’élancèrent du néant et ne tardèrent pas à lécher les vieilles bûches craquelées par l’humidité. La lumière ardente du feu mordoré se