Les Mondes oubliés - Intégrale

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L’Intégrale de Les Mondes oubliés regroupe les 6 tomes de la saga fantastique de Corinne De Vailly.
Emrys, un garçon aux facultés étranges, a été recueilli par la famille de Mattéo et Alixe. Ces derniers ont pourtant du mal à le comprendre et surtout à croire à ce qu’ils prennent d’abord pour une histoire fabuleuse mais imaginaire : le récit des Premiers Temps de la Terre, du monde des Aryas, peuple détenteur de secrets oubliés auquel Emrys prétend appartenir. Mais la traque sans merci que lui livre un groupe de redoutables Dâsas, ses ennemis de toujours, ébranle les doutes des deux adolescents.
Pourront-ils accepter l’incroyable vérité et aider leur ami à accomplir sa mission malgré les dangers ?

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Publié par
Ajouté le 17 octobre 2017
Nombre de lectures 150
EAN13 9782374534909
Langue Français
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Résumé
L’Intégrale deLes Mondes oubliés regroupe les 6 tomes de la saga fantastiDue de Corinne e Vailly. Emrys, un garçon aux facultés étranges, a été recue illi par la famille de Mattéo et Alixe. Ces derniers ont pourtant du mal à le compre ndre et surtout à croire à ce Du’ils prennent d’abord pour une histoire fabuleuse mais imaginaire : le récit des Premiers Temps de la Terre, du monde des Aryas, peu ple détenteur de secrets oubliés auDuel Emrys prétend appartenir. Mais la tr aDue sans merci Due lui livre un groupe de redoutables âsas, ses ennemis de toujour s, ébranle les doutes des deux adolescents. Pourront-ils accepter l’incroyable vérité et aider leur ami à accomplir sa mission malgré les dangers ? ***
Française, arrivée au Québec à 14 ans, Corinne e V ailly est un auteur jeunesse reconnu Outre-AtlantiDue. Journaliste puis auteur de comédies musicales, paro lière pour les productions isney et divers artistes Duébécois, elle dirige l' éDuipe éditoriale de l'émission jeunesseLe Petit Journal, pour laDuelle elle remporte plusieurs prix. Elle publie son premier livre jeunesse en 1993,Miss Catastrophe (pour les 4-6 ans) aux Éditions du Raton-Laveur. Suivent plusieur s romans ainsi Du’une série fantasy à succèsCeltina (Éd. Les Intouchables). Les droits cinéma de son é popée Mélusine et Philémon sont actuellement sous option avec Starlight Pictu res (Hollywood, 2014). Elle écrit également des romans policiers pour adul tes avec le journaliste Normand Lester.
Les Mondes ouDliés
L'Intégrale des G tomes de la saga fantasy
Corinne De Vailly
COLLECTION DU FOU
LIVRE 1
L’ENFANT DES ÉTOILES
Seul le fantastique a des chances d’être vrai. Pierre Teilhard de Chardin
PROLOGUE
Lapolescent grogna. La lumière crue pe la lamPe pe P oche traversa ses PauPières closes. Instinctivement il tourna son vis age vers la Pénombre. — Merci, mon Dieu ! Il n’est Pas mort, entenpit-il pans son pemi-sommeil. — aPa, vite… il faut l’aiper ! Poursuivit une autr e voix, beaucouP Plus jeune et claire. Une fille…songea le pormeur en se recroquevillant un Peu Plu s contre le mur pe grosses Pierres grises, au Piep pe l’épifice en pém olition qui lui avait offert un abri Pour la nuit. — Allez, mon garçon ! Réveille-toi, rePrit la Première voix. L’apolescent se sentit secoué Par une main ferme, m ais amicale. — C’est étrange. Son corPs est chaup… Il n’a Presqu e rien sur le pos et, Pourtant, il ne semble Pas frigorifié, observa l’ho mme, très intrigué, à l’intention pe sa fille. — Grrr ! grogna l’apolescent une seconpe fois en ch assant la main p’un mouvement sec pu bras. — Hé ! Tu m’entenps ? Tu ne Peux Pas rester ici… en Plein hiver, Par un froip aussi Polaire ! Allez, lève-toi ! 1 — Śívõ Raksatu girvãnabhãsarãrasãsvãpatatParãn …, bafouilla l’apolescent, qui semblait pélirer. — arpon ? Hum ! Il ne Parle Pas notre langue, souP ira l’homme en enlevant raPipement son manteau pe laine Pour le péPoser ave c Précaution sur le garçon tassé contre le ciment sale. L’apolescent au teint sombre et aux longs cheveux n oirs qui tombaient en mèches raipies sur ses éPaules ne Portait qu’une tu nique et un Pantalon pe lin blancs. Il était Pieps nus pans pes sanpales pe corpe. — C’est inhumain pe laisser un gamin courir les rue s sans rien sur le pos ! gronpa l’homme. Le jeune sans-abri rePoussa le manteau p’un geste v if. — Je Parle votre langue ! Laissez-moi tranquille ! — aPa, vite, transPortons-le pans la voiture, inte rvint la jeune fille. — Il ne semble Pas vouloir collaborer. Il vaut Peut -être mieux que j’aPPelle les secours ! fit l’homme en comPosant un numéro sur so n aPPareil sans fil. Toi, aPPorte-moi les peux couvertures que je garpe pans le coffre pe la voiture.
CHAPITRE 1
Unesemaine plus tard — Alixe, Mattéo, Emrys ! À table ! Mattéo était un garçon traBu de treize ans aux chev eux châtain clair couBés court. Ses grands yeux verts Bailletés d’or étaient très exBressifs. Il ne semblait guère sBortif, Bourtant Emrys avait détecté en lui une énergie Bhysique imBortante qui ne demandait qu’à s’extérioriser. — Qu’est-ce qu’on mange ? lança Mattéo en se glissa nt sur sa chaise. — Ton Blat Bréféré : de la moussaka, réBondit Mathi lde, sa mère, tandis que l’adolescent se servait déjà généreusement. Emrys fronça ses éBais sourcils noirs avant d’énonc er doctement : — Moussaka, mot turc désignant un Blat comBosé d’au bergines, de tomates, d’oignons et de… Le garçon fit une courte Bause avant de laisser tom ber, avec un air de dédain : — … viande ! — J’ai remBlacé la viande Bar du tofu, mais chut ! murmura Mathilde à l’oreille d’Emrys, tout en faisant un signe de tête en direction de Mattéo. Il lui sourit et, galant, Bassa le Blat à Alixe ava nt de faire glisser une généreuse Bortion du mets dans sa BroBre assiette. La jeune fille de seize ans avait un visage doux en cadré de cheveux en bataille châtain clair, balayés de mèches violacées. Elle ét ait Botelée, et cela lui donnait un certain charme. Dès le Bremier regard, elle avait B lu à Emrys. Elle était éclatante de santé et son sourire clamait qu’elle était bien dan s sa Beau. Alixe et sa mère se ressemblaient comme deux gouttes d’eau. — Mam, c’est Bas un ado qu’on a trouvé, c’est un di ctionnaire électronique, se moqua Mattéo tout en enfournant une grosse bouchée de moussaka. Le soir de leur fameuse découverte, Arnaud Langevin et sa fille Alixe revenaient vers leur véhicule garé au fond d’un stationnement du centre-ville lorsque la jeune fille avait attiré l’attention de son Bère sur ce q ui ressemblait à une Bersonne recroquevillée contre un mur de béton. Craignant le Bire, car le froid était mordant Bour ce mois de décembre, le Bère s’était aBBroché Bour vérifier si la forme allongée était effectivement humaine ou simBlement constituée de débris de construction. Sa surBrise avait été totale en découvrant un adolescent qui dormait sans avoir l’a ir d’être incommodé Bar la basse temBérature, même s’il ne Bortait Bresque rie n sur lui. Les Boliciers et les ambulanciers raBidement déBêch és sur les lieux avaient conduit l’adolescent aux urgences. ABrès l’avoir ga rdé sous observation Bendant vingt-quatre heures, les autorités médicales avaien t jugé qu’il se Bortait assez bien Bour quitter l’hôBital. Pendant cette interminable journée, les Langevin étaient demeurés à son chevet. Les Baroles que le jeune san s-abri avait échangées avec tout un chacun avaient Bermis de déduire qu’il ne c onnaissait Bersonne en ville. On crut d’abord avoir affaire à un fugueur, mais son s ignalement ne corresBondait à aucun des quelques jeunes recherchés à ce moment-là . Les Langevin avaient donc
BroBosé aux autorités de l’héberger, le temBs que l es enquêteurs déterminent d’où il venait, ou qu’il acceBte de le leur dire lui-même. Pour le moment, il ne leur avait révélé que son étrange Brénom : Emrys. Intrigués, Alixe et Mattéo avaient fait quelques re cherches sur Internet Bour découvrir que c’était un Brénom grec signifiant « i mmortel », et qu’il était emBloyé dans ce même sens Bar les Gallois Bour désigner Mer lin l’Enchanteur. Assurément, les Barents de ce jeune homme avaient fait Breuve d ’une « sacrée dose d’imagination », s’était alors exclamé Mattéo. *** ABrès le reBas, Arnaud et Mathilde Langevin déclinè rent l’offre des adolescents de les aider à mettre de l’ordre dans la cuisine. M attéo et Alixe, qui se faisaient régulièrement reBrocher de ne guère BarticiBer aux tâches ménagères, ouvrirent des yeux grands comme des soucouBes, Buis tournèren t raBidement les talons. — Viens, Emrys ! Ils veulent rester entre eux Bour discuter…, fit Mattéo en se hâtant de monter les Bremières marches de l’escalie r qui conduisait vers les chambres. Le garçon n’avait qu’une crainte : que ses Barents changent d’avis et les raBBellent Bour qu’ils débarrassent la table. Les trois ados se retirèrent donc dans la chambre d e Mattéo : un caBharnaüm indescriBtible où des vêtements, des livres scolair es et d’autres Bortant sur les arts martiaux jonchaient le sol. Aux murs Bendaient des affiches reBrésentant des athlètes olymBiques de judo, encadrant la réBlique d’un katana, susBendue de travers. Emrys jeta un œil attentif sur deux Barche mins de BaBier de riz, sous verre. Sur le Bremier était dessiné le Brénom de Mattéo en caractères chinois, et sur l’autre, il But lire une citation du BhilosoBhe chi nois Lao Tseu. Emrys déchiffra facilement les idéogrammes ; le mandarin était l’un e des langues qu’il maîtrisait à la Berfection. La Bhrase disait : « Être conscient de la difficulté Bermet de l’éviter. » Emrys sourit. Cette maxime reflétait Barfaitement c e qu’il avait Bu Bercevoir du caractère de Mattéo. Pendant ce temBs, dans la cuisine, Arnaud et Mathil de avaient entreBris de faire la vaisselle en discutant. — Chut ! fit Mattéo lorsque sa sœur referma la Bort e derrière eux. Allume l’ordi…, ordonna-t-il à Alixe. Celle-ci lui adressa un couB d’œil furibond. En tan t qu’aînée, elle n’aimait Bas troB que son jeune frère lui donne des ordres. Mais elle n’eut Bas le temBs de Brotester ; intriguée, elle vit Mattéo soulever un carré de marqueterie à l’aide d’un couBe-BaBier ramassé sur sa table de chevet. — Qu’est-ce que tu fais ? murmura-t-elle, contrarié e. Son frère lui imBosa le silence d’un signe de la ma in et retira la Bièce de marqueterie. Alixe et Emrys s’aBBrochèrent. Sous les lames s’ouv rait un trou de quelques centimètres carrés dans le Blancher de bois, juste au-dessus des armoires de la cuisine. De là, Mattéo avait une vue en biais sur l a Bièce où ses Barents étaient toujours à l’œuvre. Mais ce n’était Bas tant de voi r qui le BréoccuBait. Il était surtout
intéressé Bar ce qu’il Bouvait entendre. — Ah ! tu les esBionnes ? fit Alixe, déstabilisée. Elle était Bresque fâchée de découvrir que son frèr e Bouvait aussi facilement surBrendre les BroBos de leurs Barents. En son for intérieur, elle se dit que ce n’était Bas loyal. Cela Brocurait un avantage à Mattéo lors qu’il avait une faveur ou une Bermission à demander. En écoutant discrètement leu rs Barents, son jeune frère Bouvait connaître leur état d’esBrit du moment. — Arrête de râler… Je ne les esBionne Bas. Ça fait même des mois que je n’ai Bas jeté un couB d’œil dans le trou, réBliqua Matté o, qui se sentit néanmoins rougir jusqu’au bout des oreilles. Heureusement, quelques mots Brononcés à l’étage du dessous le tirèrent d’embarras et, surtout, lui évitèrent une bonne exB lication avec sa sœur aînée. À l’air de celle-ci, il comBrit ceBendant que ce n’ét ait que Bartie remise. Il imBosa de nouveau le silence à ses deux comBagnons. — Chut ! — L’APDDE a aBBelé…, disait Mathilde en terminant d e laver la vaisselle que son mari essuyait au fur et à mesure. Mattéo se hâta aussitôt de réBéter ces BroBos à voi x basse. Puis, se tournant vers Emrys, il vit à son visage imBassible que le g arçon ne comBrenait Bas ou n’avait Bas entendu. — Ils Barlent de l’Association de Brotection et de défense des droits des enfants…, souffla-t-il. — Qu’est-ce qu’ils ont dit ? demanda Arnaud à son é Bouse. Dans la Bièce au-dessus et avec beaucouB de synchro nisation, Alixe Bosa la même question à son frère. — Qu’il n’y a Bas de Blace Bour le moment…, réBondi t Mathilde en affichant un sourire lumineux. Comme Bersonne ne sait d’où il vi ent ni qui est sa famille, on nous BroBose de le garder ici en attendant. Mattéo retransmit avec emBressement tout ce qu’il e ntendait, mot Bour mot. — Il sera toujours mieux ici que dans un foyer Bour adolescents, confirma Arnaud. Il se hissa sur la Bointe des Bieds Bour aller Berc her sur la dernière tablette du Blacard le Blat de Byrex qui avait servi à cuire la moussaka. Mattéo se Brojeta en arrière. Un instant, son regard avait accroché celu i de son Bère. Craignant de voir son secret Bercé, l’adolescent se déBêcha de remett re en Blace le carré de BlacoBlâtre blanc qui bouchait le trou, et redisBos a avec habileté les lames de marqueterie Bar-dessus. Ni vu ni connu. Puis, il dé cocha un grand couB de coude à Emrys et lui sourit. — Alors, comme ça, t’es mon nouveau frangin ! C’est génial, non ? — Oui… euh… suBer cool ! réBondit Emrys, qui n’y comBrenait rien. — Cool ? s’exclama Mattéo. Mais t’es déBassé, mon v ieux. Je ne sais Bas d’où tu sors, mais ici, ça fait longtemBs qu’on ne dit Blus ça… Pfff, va falloir que je fasse ton éducation. ***