144 pages
Français

Les Naufragés de Bréançon

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Description

Qu’est-ce qui fait chuter Michel dans les bois? Un animal? Non. La forme des créatures miniatures est trop proche de celle des humains. S’agit-il alors de quelques farfadets ou figures sylvestres? Encore moins. Michel aurait-il donc perdu la raison? Non plus. Ce professeur est tout simplement confronté à des individus de son espèce, venus du futur à bord d’un appareil malheureusement presque irrécupérable. Trois scientifiques échoués qu’il accepte d’aider afin qu’ils regagnent leur époque. Michel est ainsi embarqué dans l’engin, de nouveau opérationnel, de ses compagnons d’infortune. Direction le XXVIIIe siècle où, à la fascination première, succédera le malaise… Une nouvelle vie dans une société quasiment utopique permet-elle d’oublier le passé? Un individu libre peut-il évoluer au sein d’une civilisation fortement normée? Et les tragédies peuvent-elles être inversées? S’inscrivant dans une filiation science-fictionnelle et plus précisément dans la littérature du voyage dans le temps, "Les Naufragés de Bréançon" diffusent, par-delà le face-à-face entre un contemporain et un monde aseptisé, une réflexion sur le devenir d’une humanité qui voit dans les avancées scientifiques les conditions de son bien-être. Et si l’amour était le seul ingrédient véritablement nécessaire? nous demande Marcel Dumas à travers son roman d’anticipation.

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Nombre de lectures 59
EAN13 9782748349375
Langue Français

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Marcel Dumas Les Naufragés de Bréançon
Marcel Dumas Les Naufragés de Bréançon
Publibook
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Vendredi, 7 octobre 2005 – 20 h 30 Cette année-là, l’automne était arrivé prématurément. Un ciel de plomb, tourmenté, enveloppait depuis quel-ques jours le petit village de Bréançon. Les averses se succédaient et vivifiaient les teintes crues de la campagne alentour. Presque toujours, à l’approche du crépuscule, des nuées d’étourneaux montaient des champs et vibrionnaient en un frénétique ballet, frôlant parfois à l’extrême les toits de terre cuite. Les rues ruisselantes, striées de coulées de boue ocre s’épanchant des talus, s’étaient vidées de leurs âmes à la tombée de la nuit. A l’entrée du hameau, une vieille maison de pierre cou-verte de tuiles à l’ancienne, résonnait de rires et de joie. Elodie et Michel nageaient dans le bonheur depuis le jour où ils s’étaient rencontrés, deux ans auparavant, un matin de septembre. Tous deux dans l’enseignement, la rentrée leur avait paru pleine de promesses, dès le premier regard. Quelques semaines plus tard, sûrs d’eux, ils avaient décidé d’acquérir un toit, au beau milieu de la nature, pour capa-raçonner leur amour. Originaire d’un village voisin, Elodie se satisfaisait pleinement de sa vie campagnarde. La ville n’était pas au centre de ses préoccupations et elle préférait de loin les boutiques et marchés des bourgs alentour où elle était connue de tous pour son éternel sourire et sa gentillesse. Parisien de naissance, Michel s’était accoutumé aux vastes étendues verdoyantes et aux forêts du Vexin au cœur des-quelles il foulait régulièrement le sol, surpris par la vie intense qu’il était loin de soupçonner dans les rues de sa jeunesse. La ville et ses divertissements se rappelaient parfois à son souvenir. Adolescent, les salles obscures faisaient de loin sa préférence.
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Le week-end était enfin arrivé et, comme tous les ven-dredis soir, Michel proposa à sa compagne d’aller « se faire une toile géante » à Cergy-Pontoise. Harassée par les premiers jours de la rentrée, Elodie fit mine de réfléchir avant d’afficher son plus beau sourire et refuser l’invitation. et tuMais… le dernier Spielberg est à l’affiche m’as pourtant dit que tu l’attendais !insista le jeune homme.— Je sais, mais ce soir je préfère ranger quelques bricoles, prendre une bonne douche bien chaude et aller me glisser sous les draps. Vas-y, toi ! Même mori-bond, je sais que rien ne pourrait t’arrêter ! À demain matin… et ne profite pas de ton célibat pour faire de nouvelles conquêtes ! La jeune institutrice s’était emparée des clés de la mai-son sur le buffet et elle s’avança, souriante, agitant le trousseau devant les yeux. !Embrasse-moi et file, voyou lança-t-elle à l’homme de sa vie, le regard malicieux.Michel enveloppa la jeune femme de ses bras vigou-reux et l’attira contre sa poitrine. Il se pencha vers son doux visage, lui remonta ses lunettes sur le front et l’embrassa avec fougue. Voilà, pour te faire regretter de ne pas avoir vou-lu m’accompagner.lui chuchota-t-il à l’oreille, en se saisissant des clés.— À plus tard ! J’y vais à présent pour ne pas rater le début. Tu sais que j’ai une saintehorreur de ça.Aller, file ! Et perd l’habitude de me réveiller en rentrant pour me raconter le film. J’ai bien l’intention d’aller le voir une autre fois ! Michel lui adressa un clin d’œil et, en quelques enjam-bées, il se retrouva sur le perron. Il donna deux tours de clés à la porte d’entrée et fila vers la voiture.
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