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Les nuits folles de Carlotta

De
108 pages
Qui se cache derrière Carlotta, la jeune, belle et brillante architecte passionnée de sculpture antique ? Un ange ou un démon ? Une dangereuse criminelle ? Une simple mythomane ? Une personne manipulée par un esprit fort et maléfique ? L'innocente victime d'une diabolique mise en scène ? A travers les amours nocturnes et délirantes de Carlotta, dans un roman policier ponctué de crimes curieux, la plume de Pierre Boxberger nous entraîne sur la piste d'un bien étrange serial killer.
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© L’Harmattan, 2014
5-7, rue de l’École-Polytechnique, 75005 Paris
www.harmattan.com
diffusion.harmattan@wanadoo.fr
harmattan1@wanadoo.fr
ISBN Epub : 978-2-336-70002-1
Pierre Boxberger







Les nuits folles de Carlotta


R o m a n













Du même auteur
L’Ecole impossible, Editions Baudelaire, 2011
Mes petits cauchemars au féminin, TheBookEdition, 2011
Le secret d’Alexandra, TheBookEdition, 2011
L’Evangile selon saint Moi-Même, TheBookEdition, 2011
Mes débuts dans le baby-boom, TheBookEdition, 2012
Aux disparus du quai de la Pêcherie, l’Harmattan, 2013
A Jeannine, ma chère maman, disparue en janvier 2014TROIS RECOMMANDATIONS
AUX LECTEURSPremière recommandation.
Je vous vois venir, vous, lecteurs impatients ou frénétiques. Quand vous aurez
lu les trois ou quatre premiers chapitres de ce roman, vous serez tellement
inquiets pour l’avenir du personnage principal que je suis sûr que vous irez vous
précipiter sur les dernières pages du livre pour savoir comment tout ça va bien
pouvoir se terminer. Surtout, je vous en conjure, ne le faites pas. D’ailleurs, pour
vous éviter ce regrettable geste, j’ai préféré prendre les devants et j’ai décidé de
placer ces fameuses pages au début…
… Commençons donc par la fin :
Hors d’haleine, écarlate, dégoulinant de sueur, le commissaire Boivin parvint en
courant au dernier degré des escaliers de bois qui menaient au grenier de l’ancienne
préfecture de police, avec sur ses talons ses deux officiers presque aussi cramoisis
que lui. D’un seul coup de son épaule gauche, propulsée par cent quarante-cinq kilos
de muscles, de graisse et d’os, le flic géant fit sauter la serrure qui verrouillait la porte
de chêne.
Trop tard.
Sans réelle surprise, il découvrit alors ce qu’il redoutait depuis qu’on l’avait prévenu
de la quadruple disparition, peu de temps auparavant.
Contre les quatre massives fermes de châtaignier de la monumentale charpente de
l’édifice en réfection, pendaient quatre corps sans vie, quatre corps fixés aux poutres.
Les trois hommes avaient été crucifiés dans une position qui rappelait les Christs
jansénistes, les bras tendus vers le haut, presque à la verticale, les pieds cloués
directement sur le plancher de chêne. Quant à la femme, ses chevilles étaient
maintenues à la poutre maîtresse, et elle était exposée nue, la tête en bas. Sa longue
chevelure de jais se répandait sur le plancher taché de sang et lui masquait le visage.
Elle portait, collée sur le ventre avec de l’adhésif de chantier, une plaquette de carton
sur laquelle avait été inscrite à la hâte et au marqueur rouge cette délicate remarque :
Elle n’a eu que ce qu’elle méritait, la salope.
Une cloueuse pneumatique de charpentier reliée à son compresseur par un tuyau
souple courant sur le plancher était abandonnée près des victimes, et c’est avec cet
engin diabolique que les malheureux avaient été fixés aux pièces de bois.
Boivin, mort d’inquiétude, s’approcha de la femme, s’accroupit et écarta de la main
les cheveux qui lui dissimulaient son visage. Dans quelques secondes, en identifiant la
victime, il connaîtrait du même coup l’auteur (ou peut-être les auteurs) de ce nouveau
massacre.
En découvrant l’identité de la malheureuse, il poussa un terrible soupir de
découragement, tandis qu’une monstrueuse grimace lui déformait le visage, trahissant
sa détresse, mais aussi sa colère. De grosses larmes roulèrent sur ses joues
rebondies, se mêlant à la sueur qui lui inondait maintenant le visage. Ainsi, il avait bien
raison, on n’avait jamais voulu l’écouter, on avait méprisé ses craintes et moqué ses
mises en garde. Il s’en voulait terriblement de ne pas avoir pu être plus convaincant