Maria Callas - P. L. 16258

Maria Callas - P. L. 16258

-

Livres
306 pages

Description

Rossini, Bellini et Donizetti avaient pris l’habitude de converser avec les esprits du Père-Lachaise. Ils s’étonnèrent, à juste titre, que l’emplacement que Maria Callas occupait au cimetière soit si commun.

Elle devait avoir un monument à sa mémoire qui soit à la hauteur de sa personne. Il leur fallait absolument trouver un moyen d’influencer quelque humain en mesure de les aider dans leur projet.

Wilhelm von Knoblauch fut cet homme. Il se trouvait devant la dernière demeure de la cantatrice lorsqu’il se sentit enveloppé d’une brise légère.

L’idée d’ériger un tombeau digne de la renommée de Maria Callas venait de germer dans son esprit...

Félix Guillermo Daglio est né à Buenos Aires en 1940. Son désir d’écrire est motivé par ses nombreux voyages à l’étranger et son amour pour les arts. Il est également l’auteur de plusieurs ouvrages, écrits en espagnol : Conte sur les origines de Mansion Vitraux, La fille Tchèque, Maria Callas – P.L. 16 258 ainsi que d’autres contes et poèmes.


Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 15 mars 2013
Nombre de lectures 7
EAN13 9791020324788
Licence : Tous droits réservés
Langue Français
Poids de l'ouvrage 1 Mo

Informations légales : prix de location à la page €. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Signaler un problème

cover.png

MARIA CALLAS – P. L. 16258

Félix Guillermo DAGLIO

Maria Callas
P. L. 16258

Éditions Baudelaire

© Éditions Baudelaire, 2013

Envois de manuscrits :
Éditions Baudelaire – 11, cours Vitton – 69452 Lyon Cedex 06

Le Code de la propriété intellectuelle interdit les copies ou reproductions destinées à une utilisation collective. Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite par quelque procédé que ce soit, sans le consentement de l’auteur ou de ses ayants cause, est illicite et constitue une contrefaçon sanctionnée par les articles L 335-2 et suivants du Code de la propriété intellectuelle.



Je dédie tout spécialement ce livre à tous les membres

de ma famille et amis dont le soutien me poussa à

mener à bien cette aventure.

TABLE DES MATIÈRES

I – Notes de l’auteur

II – L’objectif de l’œuvre

III – Introduction – Origines et données sur le Père Lachaise

Chapitre 1 : Von Knoblauch : ses origines et son histoire

Chapitre 2 : Les esprits

Chapitre 3 : Première réunion des esprits

Chapitre 4 : Deuxième réunion des esprits

Chapitre 5 : Troisième réunion des esprits

Chapitre 6 : Von Knoblauch et ses voyages – Premier voyage

Chapitre 7 : La première visite

Chapitre 8 : Bel Canto

Chapitre 9 : La deuxième visite

Chapitre 10 : La promenade de VK – La rencontre

Chapitre 11 : Le troisième voyage de Von Knoblauch

Chapitre 12 : Simonetta – Sa vie

Chapitre 13 : La tournée en Ukraine, Russie et Biélorussie Les péripéties du quatuor

Chapitre 14 : Minsk et le début des mésaventures de Simonetta – Fin de la tournée

Chapitre 15 : La crise dans la chambre 301 – Le départ

Chapitre 16 : Le voyage des esprits à Bastille

Chapitre 17 : Le Resto Bofinger à la sortie du concert

Chapitre 18 : Rouen. Département de Seine Maritime dans la région de Haute-Normandie

Chapitre 19 : Le voyage du quatuor de Paris à Rouen

Chapitre 20 : Simonetta Balducci et Ornella Scorza

Chapitre 21 : Richard Baptiste Demai

Chapitre 22 : La réunion finale des esprits – La décision

Chapitre 23 : Le retour à Halle

Chapitre 24 : La conclusion de l’écrit au Père Lachaise. Correspondance entre Demai, VK et Simonetta

Chapitre 25 : VK et Simonetta durant le pré « Aix-en-Provence »

Chapitre 26 : Aix-en-Provence

Chapitre 27 : Les au revoir à Aix-en-Provence

Chapitre 28 : Les contacts par email entre VK, SB, RBD, Post Aix

Chapitre 29 : Encore les Esprits

Chapitre 30 : Les cérémonies

Chapitre 31 : Simonetta à Venise

Chapitre 32 : Final – Von Knoblauch à Halle

Chapitre 33 : Post-final de film

I – Notes de l’auteur

Dans cette seconde création, l’auteur s’est inspiré cette fois-ci de ses voyages en France ; ici, Paris et ses émouvantes visites au cimetière du Père Lachaise ; son vécu a largement inspiré celui du personnage principal du livre.

Les premières idées germèrent puis prirent peu à peu forme sur les tables installées sur le trottoir, au Café, à l’angle de l’avenue Magenta et Lucien Sampaix et au Bar Bistro Pierre, à l’angle de l’avenue Magenta et de la rue Baudelaire, tous deux dans le dixième arrondissement, près de la Place de la République.

Ces bars se trouvent à peine à trois cents mètres du mystérieux canal Saint-Martin et de ses vieilles écluses. C’est ainsi que l’auteur en profitait pour faire chavirer là les idées naissant de ses pas qu’il effectuait sur les deux rives et les ponts de celui-ci.

De la même façon, le protagoniste de l’histoire fut affublé de quelques-uns des goûts musicaux de l’auteur qui, alors qu’il écrivait, se donnait du cœur à l’ouvrage tout spécialement en écoutant encore et encore la version de Jon Vickers et Maria Callas de l’aria « Dei tuoi figli la madre… », du premier acte de l’opéra Medea de Luigi Cherubini, dont le contenu dramatique lui fendait l’âme.

Et, comme il se disait en lui-même, comment ne pas être ému par cette version enregistrée en 1959, avec le professionnalisme et le sens artistique de l’orchestre et du chœur du Royal Opera House, Covent Garden à Londres, sous la direction de l’un des directeurs préférés de la Callas, Nicola Rescigno.

De plus, quelques aspects, commentaires et dialogues au sujet de certaines circonstances difficiles de la vie hasardeuse de la protagoniste surgirent de la lecture par l’auteur d’une enquête concernant un cas de harcèlement sexuel tiré de livres de jurisprudence, auquel il effectua naturellement les modifications nécessaires afin d’ajuster les faits à cette histoire.

II – L’objectif de l’œuvre

Ce roman a été écrit en hommage à tous les musiciens, poètes, chanteurs et amateurs d’art, de littérature et autres disciplines, à ceux qui aujourd’hui reposent en paix après tant d’efforts et de plaisir généré durant leur vie terrestre passée, dont l’héritage nourrit notre culture et qui ont contribué à sensibiliser tant d’hommes, comme ce fut le cas pour notre protagoniste Von Knoblauch. Ces êtres qui ont su recevoir et transmettre le message spirituel de tous ceux qui eurent, à l’intérieur d’eux-mêmes, l’art, la science, les savoirs. Ces êtres qui ont su, ou tout du moins essayé, à travers leur création, de trouver un sens à la vie qui leur a été offerte.

Je dois préciser que déjà, lors de précédents voyages, beaucoup des noms de ceux qui comme on dit « reposent en paix » au cimetière du Père Lachaise à Paris avaient attiré mon attention.

Quand l’un de mes amis apprit que le roman tournait autour du thème du cimetière et qu’une partie de l’histoire s’y déroulait, sans même connaître ni l’argumentaire, ni le plan selon lequel se déroulerait l’œuvre, il affirma avec présomption qu’il ne pensait pas que cela pût intéresser beaucoup de lecteurs.

Cette remarque me servit à trouver le nom d’un programme de radio dans lequel je pensais m’investir et qui s’appellerait « ce qui n’intéresse personne », comme titre trompeur, car ce qui était recherché avec ce futur programme, c’était qu’au contraire il y eut beaucoup d’intéressés pour savoir ce qui précisément n’intéressait personne.

Mon ami avait raison. En effet, les thèmes qui touchent, bien qu’indirectement, à quelque chose en relation avec la mort, produisent un certain rejet, car cela nous met tous face à ce moment de transition entre la vie que nous connaissons et cet au-delà inconnu, rencontrant ainsi l’absolue finitude de l’être humain.

Cependant, je me permets, avec ce roman, de donner au lieu le sens étymologique qui lui correspond. L’étymologie est, comme toujours, plus savante. Elle est l’origine de tout. En cela, le concept de cimetière est celui de chambre ou demeure : oui, la dernière demeure, de ce que nous savons nous, mortels.

Ainsi et de la même façon, j’ai pris la liberté de cet acte de respect envers toutes les personnes nommées qui se trouvent en leur demeure, mettant en doute que ce soit réellement la dernière, et si elle l’est, peut-être cela n’empêche-t-il pas ses habitants de continuer de vivre en partie les fantasmes qu’ils avaient dans leur vie terrestre ou bien d’autres encore.

C’est ainsi que j’ai créé une histoire, qui du fait de la nature anecdotique qui la caractérise pourrait être intéressante et en partie drôle. En fait, son développement n’est autre qu’une lutte contre cette finitude.

De plus, d’une certaine façon, je me suis senti légitimé par les mots du Cardinal Hume que j’ai lu alors que j’écrivais ces lignes :

« DEATH IS NOT THE END OF THE ROAD BUT A GATEWAY TO A BETTER PLACE ».

La mort n’est pas la fin d’un chemin mais l’entrée en un lieu meilleur.

Je dois peut-être confesser ici ne pas avoir une connaissance musicale très profonde, mais je confesse aussi avoir passé une grande partie de ma vie à accumuler des connaissances musicales de façon intuitive, à travers les concerts, les programmes de radio et toute autre source possible d’information, et bien sûr d’avoir compté avec un intérêt qui peut-être m’a-t-on dit va au-delà de la limite du commun.

En cela, pour tenter de transmettre aux lecteurs les sensations que j’ai eues en écrivant ce livre, je me suis permis d’incorporer, suite à l’indice des chapitres de l’œuvre, l’indice musical, avec la musique que je recommande d’écouter tout en lisant.

Naturellement, il s’agit seulement d’une recommandation, et chacun pourra écouter ce qu’il désire s’il décide d’écouter de la musique pendant qu’il lit l’œuvre.

De façon récurrente, je me suis défini comme amateur de musique, et avec une certaine dose d’humour, je dirais que mon seul mérite fut, parmi une très longue liste d’opéras et concerts, d’avoir vu et avoir écouté diriger Beethoven par Otto Klemperer au Royal Festival Hall, en 1961.

De plus, j’ai pu apprécier d’avoir vu diriger et d’avoir écouté Kurt Masur avec l’Orchestre National de France le 27 novembre 2008 au théâtre du Châtelet, la troisième de Bruckner (appelée symphonie Wagner) et Totentanz (danse macabre) de F. Liszt et fondamentalement, avoir vu et avoir écouté mon ami Demir Lulja exécuter magistralement le concert pour violon de Chaikovski en 2006 dans la ville de Buenos Aires, en la Synagogue de la rue de la Liberté.

Faisant honneur à l’origine de son nom, en fait, « synagogue » en hébreu ne signifie pas autre chose que « lieu de réunion », c’est pourquoi les églises juive, musulmane et catholique apostolique romaine organisèrent ensemble, dans le style du grand Barenboim, une série de concerts dans chacun des sièges religieux, démontrant ainsi que la musique et les musiciens, comme la grande majorité des gens, peuvent être au-dessus des divisions religieuses et politiques stupides et incompréhensibles qui subsistent encore.

Bien souvent, j’ai comparé les fondamentalistes religieux et les politiques en général à des nains de jardin, me confortant dans cette comparaison, et suis tombé d’accord sur le fait qu’au moins, les nains de jardin remplissent une fonction décorative, eux.

Un autre de mes quelques maigres mérites fut d’avoir pris des cours de violoncelle avec l’inoubliable maître Ernesto Cobelli qui, nonobstant l’amour et l’effort mis dans la tâche, ne parvint pas à ce que son élève pût interpréter raisonnablement quelque chose de plus complexe que « Le Cygne » du Carnaval des animaux de Camille Saint-Saëns et le « Traumarei » des scènes infantiles de Robert Schumann.

La tentative de jouer la Suite Numéro 1 de J.S. Bach pour solo de violoncelle échoua inexorablement, et quand enfin je parvins à jouer raisonnablement le Prélude, j’abordai l’interprétation de l’Allemande, et alors que je l’avais bien apprise, je perdis la maîtrise du Prélude à laquelle j’étais parvenu.

III – Introduction : origines et dates concernant P.L.

P.L. est tout simplement le sigle du cimetière du Père Lachaise, le plus connu de Paris, de France, et peut-être d’Europe.

À un quelconque lecteur qui l’aurait visité, il resterait probablement peu de choses à ajouter à ce qu’il aurait pu ressentir.

Et je pense que, comme tout monument, il peut être visité simplement pour sa valeur historique et architectonique, mais aussi, et principalement, par des personnes dotées de quelque sensibilité, voulant se remémorer la vie et l’œuvre de chacun des illustres personnages de l’histoire qui reposent là.

Avec ses 43 hectares de superficie, ce lieu est, d’une certaine façon, le cimetière le plus vaste de Paris.

Au XVIIe siècle, les jésuites acquirent cet ancien domaine et lui donnèrent le nom de Mont-Louis. C’est là qu’ils édifièrent une villa de repos, dans laquelle le plus illustre hôte qui y séjourna fut le « Père de La Chaise », au moment de prendre sa retraite, d’où son nom. Rappelons qu’il avait été le confesseur du Roi Soleil Louis XIV.

Suite à l’attentat de Damien contre Louis XV, les jésuites furent expulsés du royaume et les constructions du lieu furent ensuite abandonnées aux créanciers.

Ce fut plus récemment Napoléon Ier qui fit racheter la propriété. Celle-ci, en 1804, se transforma en Cimetière de l’Est.

Ce n’est pas seulement une vaste zone de la capitale française, mais aussi un splendide parc boisé d’espèces rares et variées.

Quoi de mieux que de le découvrir de la façon que propose le dépliant que l’on se procure en commençant la visite, en le suivant seulement en partie ?

Pourrions-nous le qualifier de promenade ? Oui, sûrement, mais le réduire à un simple lieu touristique serait trahir sa vraie grandeur.

Plus qu’un jardin pittoresque, plus qu’une architecture complexe et variée, le Père Lachaise est un lieu extraordinaire, un authentique labyrinthe fantasmagorique, lieu dans lequel, si l’on se laisse abstraire du contexte, on a l’impression d’entendre le récital de Lelio, incorporé à la Symphonie fantastique d’Hector Berlioz, quand il dit entendre : «… une harmonie large et sinistre ; une lugubre mélodie ».

Enceinte mystique au milieu du bruit et des rumeurs de la grande ville, le Père Lachaise se nourrit de son histoire, de ses secrets et de ses légendes.

C’est aussi un pèlerinage pour des milliers d’adeptes. Pour certains, dans une volonté de parcours et de reconnaissance des tombes des plus illustres et pour se rendre compte de l’absolue vérité de ce que dit Manrique dans ces strophes :

« Non se engañe nadie, no

pensando que ha de durar

Lo que espera

Más que duró lo que vio,

Pues que todo ha de passar

Por tal manera.

Nuestras vidas son los ríos

que van a dar en la mar,

Qu’es el morir ;

Allí van los señoríos

Derechos a se acabar

E consumir ;

Allí los ríos caudales,

Allí los otros medianos

E más chicos,

Allegados son iguales

Los que viven por sus manos

E los ricos ».

C’est-à-dire que c’est là qu’ils font face, comme nous le disions auparavant, à l’absolue finitude de l’être humain.

Alors que certains se consacrent à des rites insolites, d’autres déposent des fleurs en hommage à Musset, Sarah Bernhardt et Édith Giovanna Gassión (Edith Piaf) ; d’autres fidèles vont simplement toucher le buste de bronze de Allan Kardec, le grand maître de la philosophie spiritualiste, dans l’espoir que, selon la tradition, leurs vœux s’accomplissent. Nous ignorons ici si c’est le cas.

Le promeneur ne pourra pas être indifférent à la beauté du site, à l’enchantement suscité par le nom évocateur des grands qui y reposent et dont il reste le monument, bien qu’ils ne soient plus là.

Ainsi, pour ne citer que quelques noms de la littérature, il y a Jean Baptiste Poquelin (Molière).

Mon vieux ! J’ai lu et vu jouer une partie de son œuvre et maintenant je suis là, en contact avec lui ; merde !

On trouve aussi La Fontaine et ses fables ; Gérard de Nerval et Oscar Wilde. Oui, Oscar Wilde avec son portrait et le temps qui ne passe pas ; des politiques comme Thiers ou des peintres comme George Seurat, son pointillisme, sa Grande Jatte et sa façon de voir le monde en points successifs.

Sarah Bernhardt ; Simone Signoret ; Édith Piaf ; Yves Montand ; Gilbert Bécaud ; Pierre Brasseur et d’autres.

Puis, il y a les musiciens comme Chopin et ses œuvres pour piano, toujours pour piano. Luigi Cherubini et sa Médée ; personne ne pourra discuter le fait que lorsqu’il la composa, certainement pensait-il à la Callas, bien qu’elle ne naîtrait qu’un siècle plus tard.

Il y a aussi Paul Dukas, son apprenti sorcier et son balai magique, Georges Bizet et sa Carmen, petite Carmen et le désir de liberté de la femme ; ses amours, toujours entiers, toujours définitifs sans vraiment l’être. C’est là qu’est le Bizet qui disait qu’« en tant que musicien je dis que si nous en terminions avec l’adultère, le fanatisme, le crime, le mal, le surnaturel, il n’y aurait pas de possibilité de composer une seule note ». Et moi, j’ajoute l’amour.

On trouve aussi Bellini et ses décorations célestes pour enlacer les différents airs, transcendant et rendant fertile le chemin pour Verdi, et Rossini avec son beau monument sur l’Avenue centrale et ses crescendo mémorables ; monstre prolifique d’une écriture jeune et enlevée, sans nécessité.

Mais Donizetti n’y est pas. Comment Donizetti n’y est pas ? Je ne sais pas comment ni pourquoi il n’y est pas, mais il n’y est pas.

La musique rock y est représentée par la présence de Jim Morrison.

Et là, oui, se trouve la demeure de Maria Callas, mais elle non plus n’y est pas. Elle s’y trouvait oui, mais ensuite, parce qu’il ne pouvait en être autrement, ses cendres furent jetées dans la mer Égée près de la Grèce et de ses parents qu’elle portait dans son cœur, dans son âme, et aussi près du lieu où naviguait son bien-aimé Onassis, à bord de son Yacht Cristina.

CHAPITRE 1

Cette partie fut écrite au café l’Étincelle sur la petite place qui se trouve dans le quatrième, rue Bourg Tibourg, entre d’un côté la Rue Rivoli et de l’autre la rue de la Verrerie et la rue du Roi de Sicile, dans le Marais.

Von Knoblauch : ses origines et son histoire

Wilhelm Von Knoblauch naquit en 1940 à Halle an der Saale, dans la Saxe-Anhalt, en pleine guerre mondiale.

Fils d’un apothicaire reconnu dans toute la ville, non seulement pour ses capacités de travail et aptitudes dans la préparation sans égal de recettes magistrales, mais aussi pour le constant rictus de sérieux et de surroccupation, dont on ne savait pas de source sûre s’il était authentique ou non, mais il était ce qu’il reflétait, et ceux qui le connaissaient le savaient.

Ce sérieux, cependant, ne l’empêchait pas de connaître les fesses de la grande majorité des femmes de son quartier ; on le sollicitait en effet, avec une fréquence exagérée, afin d’appliquer des injections de toutes sortes. Ainsi, parvenait-il à ce à quoi beaucoup de maris à cette époque ne parvenaient pas, en tout cas pas avec autant de fréquence, c’était d’être aussi proche des zones intimes de leurs femmes.

Nous devons rappeler qu’à cette époque, il n’existait pas sur le marché le 1 % des médicaments spécifiques ou génériques préparés par les laboratoires comme c’est le cas aujourd’hui. Il est probable que la santé fût semblable à l’actuelle, mais certainement moins chère.

Sa mère, Anne Marie Krankenhaus, comme il aurait pu en être difficilement autrement à ce moment-là, était entièrement dévouée aux tâches domestiques et fondamentalement à l’éducation de ses enfants, Wilhelm et Anna.

Pour quelque raison inconnue, soit sans qu’il y eût réellement d’antécédents familiaux connus, sa mère avait obtenu le diplôme de professeur de piano grâce à une formation entre autres dogmatique, ne laissant pas à ses élèves la moindre possibilité de création. Le seul précédent peut-être concernait une certaine Rosa Rivara ou Ribara, que l’on nommait fréquemment, mais qui était plus un mythe qu’une réalité.

C’est ainsi qu’elle voulut, avec une chance infime, voire quasi nulle, que ses enfants pussent grandir en étudiant la musique, et essentiellement le piano.

Étant donné le peu d’attachement des deux enfants pour l’étude de l’instrument, elle avait décidé de mettre le piano de maître Kaps très près de la cuisine, où elle s’activait la majeure partie de la journée, pour ainsi pouvoir contrôler la quantité et la qualité de l’accomplissement de l’étude de Czerny et Diabelli, méthodes par lesquelles ses cours commençaient toujours et selon lesquelles elle conduisait ses élèves à l’ennui le plus mortel.

Lorsqu’elle considérait que l’activité de ses enfants ou que ce qu’ils interprétaient ne remplissait pas ses expectatives, dont évidement on ne connaissait pas la teneur, elle parcourait simplement les quelques mètres qu’il y avait entre la cuisine et le hall où se trouvait le piano, et elle leur administrait la sanction de rigueur, un soufflet derrière la nuque, avec suffisamment de retenue, de sorte que celui qui le recevait le ressentait presque comme une démonstration d’affection. De plus, elle en profitait pour leur dire que cette conduite était une espèce d’offense à Czerny, dont on disait, de façon douteuse, qu’il avait été le propriétaire de l’instrument.

C’est ainsi que Von Knoblauch, comme nous le verrons, développa une sensibilité et un amour pour la musique, typique de la zone de la Saxe moyenne. Il put recouvrer tardivement son amour pour la musique pour piano, aux alentours de 40, 45 ans.

Ceux qui connaissent la psychologie disent que ces coups que l’enfant reçoit marquent pour toujours.

Halle était, sans nul doute, une ville importante, bien que la proximité avec Leipzig dans la proche Saxe (à sec) fît qu’elle en fût quelque peu dépendante.

Jean S. Bach avait passé une grande partie de sa vie à Leipzig, où on lui rend encore hommage aujourd’hui, le principal étant peut-être celui qui lui est rendu en l’église Saint Thomas.

On se souvient que Bach était, à un moment donné, tombé dans l’oubli, jusqu’à ce que Félix Mendelssohn Bartholdy fût nommé maître de chapelle de l’orchestre de la Gewandhaus, rendant un hommage spécial à Bach avec l’interprétation en 1829, de celle qui pour VK était l’une de ses œuvres magistrales : La Passion selon Saint Mathieu.

Il apparaissait amusant d’écouter VK dire, dans toutes les assemblées, toujours la même chose, récitée avec une passion fanatique presque convaincante qui apparaissait comme une certitude mystique : « Je ne sais pas si Dieu existe, mais s’il existe et écoute une quelconque musique sacrée, ce doit être sans nul doute, La Passion selon Saint Mathieu ou le Messie de Haendel ».

Cependant, Von Knoblauch, qui aimait aussi la musique de Bach, aimait plus encore l’œuvre de son contemporain, son voisin de Halle, Haendel.

Georg Friedrich Haendel était son préféré, et nous pourrions dire que c’était la sienne, la musique de fond qui l’accompagnerait une grande partie de sa vie.

Il écoutait aussi bien ses Concerti Grossi que ses oratorios et ses opéras.

Il vivait subjugué par la musicalité des opéras Rinaldo ; Jules César en Égypte, Acis et Galatea et Ariodante et l’oratorio le Messie.

Il ne comprenait pas, en parlant des Concerti Grossi, pourquoi ceux de Prete Rosso (Vivaldi) étaient beaucoup plus joués que ceux d’Archangelo Corelli, sachant que pour lui, ces derniers avaient un développement musical absolument supérieur à ceux de Vivaldi qui paraissaient très similaires entre eux.

Et, malgré le respect qu’il éprouvait pour les deux, il considérait que ceux de Haendel, son préféré, étaient infiniment plus agréables, qu’enfin, il croyait que personne n’avait fait de constructions musicales baroques comme celles des Concerti Grossi de l’Opus 6, seulement comparables, peut-être, au concert VIII en Sol mineur, fait pour la nuit de Noël de Archangelo Corelli.

C’est pour cela que Von Knoblauch avait, parmi ses projets de vie, celui d’étudier à fond la biographie de ses favoris et répéter le plus possible les chemins qu’ils avaient parcourus leur vie durant.

Von Knoblauch venait de divorcer d’Anne Sophie Kehl, une magnifique Rhénane, qui avait quinze ans de moins que lui.

La cause du divorce était que, selon elle, vingt-sept années de vie commune étaient trop pour n’importe quel être humain.

Bien que le fondement sembla extrêmement hystérique, lui, suite à une première tentative de maintenir la relation, accepta tout simplement le divorce qu’elle lui avait demandé.

Avec elle, il avait eu trois enfants : Constanze, âgée aujourd’hui de 28 ans ; Leopold de 25 ans et la plus jeune, Clara, de 23.

Il les avait baptisés ainsi en souvenir de la femme de Mozart pour la première ; du père de Mozart pour le second, et la dernière, de la femme de Robert Schumann. C’était, de plus, parce qu’il aimait ces prénoms.

Bien qu’il persévérât dans son attachement pour le travail et ses préoccupations concernant tout type d’art, il sentait que ses enfants avaient représenté et représentaient une part importante de sa vie.

En tant que propriétaire d’une galerie d’art dans le centre de Halle, il touchait un plus que raisonnable gagne-pain dans un milieu qui le maintenait en lien avec la peinture, thème qu’il étudiait constamment et qui lui permettait aussi de conserver son inégalable passion pour la musique. Nous pouvons dire que la musique classique était son refuge.

Ce titre ambigu de musique classique recouvrait musique de chambre, symphonie, opéras, oratorios et tout ce qui était en relation.

Naturellement, comme cela arrive en général, le temps qui passe et les circonstances de la vie élargirent ses goûts musicaux et ses auteurs, mais en maintenant toujours parmi ses prédilections, Haendel.

En réalité, il était passé par trois grandes étapes de préférence, la première pour Haendel, ensuite une période brahmsienne, et finalement une belcantiste.

Von Knoblauch, ce n’était pas seulement l’amour de la musique qui le faisait vibrer, mais il se trouvait aussi dans la constante nécessité d’obtenir des informations sur les biographies, histoires, lieux fréquentés, goûts et données sur la personnalité des différents auteurs.

Et cela, il ne le faisait pas par pur plaisir de se remplir d’informations, mais, en réalité, parce qu’il avait l’immense préoccupation, presque sans limites, de connaître les vraies raisons pour lesquelles ils s’étaient vus motivés, dans chaque cas, pour créer ce qu’ils avaient créé.

CHAPITRE 2

Cette partie fut écrite dans ma maison de Luis Guillon, une ville de la Province de Buenos Aires et dont la prononciation sonne française. C’est là que furent écrits les chapitres pour lesquels aucun autre lieu n’était mieux indiqué.

Les esprits

Maria Callas

Ceci n’est pas une biographie, mais simplement la tentative d’expliquer les raisons de ce qui succède.

Andrew Porter, dans le Financial Times du 22/1/1964, a dit :

« La Tosca de Callas, au Royal Opera House, Covent Garden, est arrogante.

Tout ce que nous cherchons – la beauté, la rapidité d’esprit, la féminité, les éclats soudains et tremblements pour son amour solide, l’angoisse, le courage – sont là. Et il y a aussi quelque chose d’autre qui ne peut pas être défini.

Cela a à voir avec le port et tout le reste, le timbre, le phrasé et l’émission des mots, tous combinés. Les qualités mystérieuses qui non seulement font d’elle « La Callas », mais aussi qui rendent différentes et indélébiles chacune des héroïnes qu’elle incarne. »

Aussi bien dans la vie de « La Callas » qu’avant même sa naissance, qu’au cours de sa vie, mais aussi dans ce livre, tout semble être de l’ordre d’une prédestination, dont je me suis inlassablement refusé de penser qu’elle était due au hasard.

Elle, selon sa mère, était née le 4 décembre 1923. Cependant, le médecin qu’elle consultait affirmait qu’il s’agissait du 2 et non du 4, et elle, devenue grande, fêtait son anniversaire le deux.

Elle venait occuper la place de Vasily, son frère, qui était décédé peu de temps avant, alors qu’il avait 3 ans.

Le désir de ses parents fut donc de chercher un nouvel enfant, de sexe masculin, tandis que l’aînée, Yacinthy (Jackie) avait 6 ans.

C’est-à-dire qu’ils cherchaient et désiraient un garçon, et une petite fille arriva.

Mais c’était sans nul doute la destinée, que sa mère se fût appelée Evangelia, et que, dans ses origines grecques, cela voulût dire « bonne nouvelle » ; et quelle meilleure nouvelle que la naissance de celle qui serait « La Callas » !

Et de plus, elle était la seconde fille, avec le poids que cela impliquait ; l’aînée s’appelait Jackie, le même prénom que celui de la femme qui viendrait assombrir son destin avec son bien-aimé Onassis, et qui aurait tant d’incidence sur la dégradation de sa santé physique et psychique et provoquerait sa mort à seulement 53 ans.

Mais aussi le fait qu’elle, celle qui incarnait toute la passion grecque était née aux États-Unis d’Amérique.

Ce fut aussi comme une prédétermination qu’elle fût baptisée :

Anna, qui signifie compassion.

Cecilia, qui est la patronne de la musique.

Sofia, qui est le savoir.

Et Maria, qui est l’élue.

Pourquoi celle qui irradiait tant par sa lumière avait-elle une peur exagérée de l’obscurité et d’être seule la nuit ?

Et son merveilleux registre de presque trois octaves, d’un Fa soutenu en dessous du pentagramme (typique des mezzos et des contraltos), jusqu’à un Mi au-dessus du pentagramme.

Ce fut ainsi que le sens de l’art lui fut enseigné par son meilleur ami et plus grand maître, Tullio Serafín, qui la guida aussi dans l’importance des pauses et des silences ; qui lui répétait encore et toujours qu’ils avaient encore plus d’importance que la musique elle-même, apprenant aussi les proportions du recitativo et les principes du bel canto.

Sa dernière romance avec son compagnon de chant Giuseppe di Stefano, les derniers temps, la fit se sentir à nouveau désirable.

Elle mourut à Paris le 16 décembre 1976, et le paradoxe final fut, pour elle qui n’avait jamais voulu chanter Carmen de Georges Bizet, qu’elle reçut le service funèbre en l’église orthodoxe de la rue Bizet.

Et comme le dit Anne Edwards dans son livre Maria Callas intime :

« Callas était un phénomène à sa propre façon, une force du monde de l’opéra. Sa carrière fut relativement brève, mais son impact durable. Elle fut l’une des rares chanteuses d’opéra à se connecter avec son public, émotionnellement. Elle donna vie aux femmes qu’elle interpréta : Norma, Tosca, Violetta. Bien que ses voix pussent avoir été techniquement meilleures, aucune autre chanteuse d’opéra du XXe siècle ne parla aux gens comme elle le fit. Elle changea l’opéra, ouvrit son cœur, révéla ses sens cachés et sa trace perdure. Écouter Callas dans n’importe laquelle des nombreuses douzaines d’enregistrements qu’elle fit, c’est comme ouvrir une fenêtre et laisser la vie entrer dans la pièce. La vie a beaucoup d’imperfections tout comme Maria en tant que femme. Mais la vie continue, survit. Et la même chose passera avec Callas : inoubliable, distincte, la première donna absolue et pour toujours. »

Gioacchino Rossini

Il naquit à Pesaro, en Italie, le 29 février 1792 et mourut à Paris le 13 novembre 1868.

Il reposa au Père Lachaise jusqu’en 1887 quand il fut transféré à Florence, où il repose en l’église Santa María de Santa Croce, près de Dante ; Galilée ; Michel-Ange, entre autres.

Il écrivit son premier opéra, Guillaume Tell, en 1829 et cessa d’écrire bien qu’il lui restât quarante ans à vivre.

Le Cygne de Pesaro, tel qu’il était connu, s’était marié en 1822 avec Isabella Colbrán, fameuse chanteuse espagnole, se sépara en 1837, et alla vivre avec Olympe Pélissier, avec laquelle il se maria en 1846, après la mort de sa première femme.

Auteur d’une grande quantité d’opéras, parmi eux, nous mentionnerons : Le Barbier de Séville ou L’inutile precauzione ; la Cenerentola ; L’Italienne à Alger et Le Turc en Italie, un phénomène du bel canto et de toute la musique.

Vincenzo Bellini

Il naquit en Catane, Italie, le 3 du mois de novembre 1801, et mourut à Paris le 23 septembre 1835.

Il reposa au Père Lachaise jusqu’en 1876 puis fut transféré dans sa ville natale.

Vers 1833, il entra en contact à Paris avec Rossini, Cherubini, Donizetti et Berlioz.

Il est l’auteur de beaucoup moins d’opéras que Rossini et Donizetti, mais presque la même quantité d’entre eux sont connus.

Ses principaux opéras, qu’il écrivit à l’époque de son amitié avec celui qui serait son excellent librettiste, Felice Romani, furent Norma, La somnambule et I Capuletti e I Montecchi.

Et enfin, avec un très mauvais livret de Carlo Pépoli, l’une de ses plus belles compositions, I Puritani du livre de Sir Walter Scott.

Pour conclure, un autre phénomène.

Gaetano Donizetti

Il vit le jour un 29 novembre de 1797 à Bergame, Italie, et mourut dans la même ville le 8 avril 1848.

Durant plusieurs années de sa vie, il déambula dans Paris, comme tout musicien qui se respectait à cette époque.

Il écrivit soixante-quinze opéras en seulement douze ans, le plus connu étant L’elisir d’amore, dans lequel on peut entendre la fameuse aria « Une furtive larme », « Lucia de Lammermoor », sur le roman de Walter Scott, et « La Favorite ».

Marié avec Virginia Vasselli, il eut trois enfants, mais aucun ne survécut. Atteint de la syphilis, et après avoir été envoyé à Paris pour être traité, il ne put être soigné et plusieurs de ses amis, dont Verdi, conseillèrent de l’emmener de nouveau à Bergame, où il mourut pris de folie, lui qui justement avait composé une excellente musique sur la folie de Lucie.

Il fut plus prolifique que les précédents, ses opéras importants égalent seulement en nombre ceux de Rossini et Bellini.

Luigi Cherubini

En réalité, María Luigi Carlo Zenobio Salvatore Cherubini naquit à Florence le 14 septembre 1760 et mourut à Paris le 15 mars 1842.

Professeur au conservatoire, il eut comme disciples importants Auber et Halévy.

Il composa divers opéras, mais aucun n’eut beaucoup de succès, à part Médée, qui fut rejoué et interprété par Maria Callas en 1953.

Comme je l’ai dit auparavant, il semblait qu’il l’eut composé pour elle, plus de cent ans avant qu’elle ne naquît.

Paul Dukas

Il naquit à Paris en 1865 et mourut dans la même ville en 1935. Il fut un compositeur extrêmement exigeant avec ses œuvres, que pour la majeure partie, il ne publiait pas, ne les jugeant pas dignes de l’être.

Son œuvre la plus connue et qui fit de lui un quasi-expert en sorcellerie fut l’Apprenti Sorcier, diffusé mondialement grâce au film Fantasia de Walt Disney.

L’apprenti sorcier repose sur la ballade de Goethe avec un balai enchanté ; l’œuvre est entre autres connue pour le passage dans lequel l’apprenti sorcier demande à un balai enchanté d’aller chercher de l’eau et reçoit en retour une inondation.

Eugenio Scribe

Il fut le librettiste le plus remarqué de son époque, il naquit à Paris en 1791 et mourut dans la même ville en 1861.

Il conçut presque soixante livrets pour opéras qui attirèrent la classe moyenne montante de Paris. Durant plus de trente ans, ses livrets avec histoires qui avaient pour habitude d’explorer l’héroïsme dans un cadre historique servaient de sauf-conduit aux compositeurs qui cherchaient une entrée sûre dans le vénérable Opéra de Paris.

Il fit des livrets pour Rossini, Donizetti, Bellini, Verdi.

Allan Kardec

Il naquit à Lyon, en France le 3 octobre 1804 et mourut à Paris le 31 mars 1869.

Son nom est le pseudonyme d’Hippolyte Leon Denizard Rivail et c’est le représentant suprême du spiritisme ; il fit ses premières études dans sa ville natale, et ensuite en Suisse, avec le célèbre professeur Pestalozzi.

Il publia un livre qui marqua le début de l’explication du spiritisme et qui s’appelle Le livre des esprits.

Dans celui-ci, il exprime sa théorie selon laquelle l’âme ou esprit survit après la mort du corps physique, et la possibilité de communiquer avec les défunts, par différentes voies.

Samuel Hahnemann

Il naquit à Dressen, Saxe, en Allemagne en 1755 et mourut en 1843.

Il développa le système de soin par l’homéopathie. Ce système reçut beaucoup de critiques dans son pays natal, il compta ensuite sur un grand appui en France, où ses théories trouvèrent un écho important.

CHAPITRE 3

Cette partie fut écrite au café Neuilly-Paris, sur la Place Parmentier à Neuilly-sur-Seine. Un lieu de rêve.

Première réunion des esprits

Rossini et Bellini marchaient sur l’avenue principale, parlant en italien, la langue maternelle des deux, parce qu’en français, ils n’étaient pas même capables de demander une baguette à la boulangerie.

ROSSINI : (qui bien qu’il eût été emmené à Florence, préférait rester flâner avec son esprit à Paris, car cela avait été un lieu très spécial dans sa vie musicale et c’était une ville qu’il aimait passionnément.) Je te dis que j’en ai marre. Sérieusement, j’en ai plus que marre, et c’est toujours la même chose depuis tellement longtemps. Tous les jours de visite, le lieu le plus visité c’est le sien et celui de Frédéric, le Polonais, et ils insistent constamment sur le fait que Maria Callas repose ici au Père Lachaise.

BELLINI : (qui tout comme Rossini avait été emmené dans sa Catane natale, et qui lui aussi préférait flâner dans Paris et ses alentours.) Oui, et ce qui attire le plus mon attention, c’est que tant de gens lui rendent visite ; il est dommage qu’elle soit dans cet endroit lugubre qu’elle occupe dans le premier sous-sol du Colombarium. Et tu sais, je m’arrête toujours pour écouter ce qu’ils disent, leurs commentaires. En général, s’il arrive qu’ils disent quelque chose concernant les richesses de son chant et de son jeu d’actrice, la majeure partie des commentaires se réfèrent à sa vie privée.

En plus, comme tu abordais le cas de Frédéric, je te dis que j’ai dû supporter, depuis qu’ils l’ont amené ici en 1849 jusqu’à ce qu’ils m’emmènent moi à Catane en 1876, presque vingt-sept ans de visites et encore des visites, et comme je vis à quelques mètres de lui, je t’assure que les...