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Meurtre chez les anges

De
148 pages
Meurtre chez les anges, c’est un assassinat hors de l’ordinaire survenu dans la salle d’urgence d’un hôpital de la Rive-Sud de Montréal. La victime est un chirurgien en esthétique maniaque des casinos, marié
à une ex-prostituée. L’enquête, menée par le jeune privé Bernie Matte, va le conduire jusqu’à Cancún au Mexique. Elle va provoquer un attentat sanglant contre
son nouveau partenaire, l’ex-patron de l’Escouade des homicides, et va être truffée de rebondissements, dont un amour improbable qui finira dans le sang.
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Copyright © 2017 Bernard Tétrault Copyright © 2017 Éditions AdA Inc. Tous droits réservés. Aucune partiede ce livre ne peut être reproduite sous quelque forme que ce soit sans la permission écrite de l’éditeur, sauf dans le cas d’une critique littéraire. Éditeur : François Doucet Révision linguistique : Daniel Picard Correction d’épreuves : Nancy Coulombe, Émilie Leroux Conception de la couverture : Mathieu C. Dandurand Illustration de la couverture : Getty Images Mise en pages : Kina Baril-Bergeron ISBN papier 978-2-89786-164-3 ISBN PDF numérique 978-2-89786-165-0 ISBN ePub 978-2-89786-166-7 Première impression : 2017 Dépôt légal : 2017 Bibliothèque et Archives nationalesdu Québec Bibliothèque et Archives nationalesdu Canada
Éditions AdA Inc. Diffusion 1385, boul. Lionel-Boulet Canada :Éditions AdA Inc. Varennes (Québec) J3X 1P7, Cana:D.G. Diffusionda France Téléphone : 450 929-0296 Z.I. des Bogues Télécopieur : 450 929-0220 31750, Escalquens — France www.ada-inc.comTéléphone : 05.61.00.09.99 info@ada-inc.comSuisse :Transat — 23.42.77.40 Belgique :D.G. Diffusion — 05.61.00.09.99 Imprimé au Canada
Participation de la SODEC. Nous reconnaissons l’aide financière du gouvernement du Canada par l’entremise du Fonds du livre du Canada (FLC) pour nos activités d’édition. Gouvernement du Québec — Programme de crédit d’impôt pour l’édition de livres — Gestion SODEC. Conversion au format ePub par:
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DU MÊME AUTEUR
Bernie Matte enquêteBye, bye la police !, Éditions AdA, 2017
Johnny Aspiro, détective très privéDes histoires d’infidélité,Éditions AdA, 2017.
Matricule 728Servir et se faire salirMon histoire, Éditions AdA, 2015.
e M Jean-Pierre RancourtLes confessions d’un criminaliste,Éditions Stanké, 2015.
Claude Poirier10-4, Éditions Stanké,2013.
Confidences d’un agent doubleEn mission à 14 ans, Éditions Publistar, 2009.
Claude PoirierSur la corde raide, Éditions Stanké, 2007.
PROLOGUE
Il arriva sur les chapeaux de roue. Freinant frénétiquement son bolide fumant en faisant crisser les pneus, son cœur s’arrêta de battre un m oment tellement il eut un affreux pressentiment. En voyant une des grosses portes en chêne massif de l’imposante demeure ouverte aux quatre vents de sa cliente, ses craintes se multiplièrent à la vitesse que tournaient les 350 chevaux de sa Corvet te quelques secondes auparavant. Sorti de sa torpeur, il s’arracha à sa caisse et se mit à courir vers la maison sans se soucier des clés laissées dans le démarreur et de l a portière restée grande ouverte. Il ne s’était pas trompé. Dès qu’il mit le pied sur le palier… l’horreur ! Trois cadavres gisaient dans une immense flaque de sang déjà partiellement 1 coagulé, et l’odeur de la mort planait jusque dans l’entrée. Ex-policier, il en avait pourtant vu du sang. Des cadavres. Des corps disloq ués. Il était immunisé aux boucheries de la route, aux mâchoires cassées et au x femmes battues. Mais c’était la première fois que le jeune privé Be rnie Matte connaissait une des victimes aussi intimement…
1.Bernie Matte enquête– Bye bye La poLice, Éditions AdA, 2017.
PREMIÈRE PARTIE
Le Mike Hammer
du Québec
– 1 –
Bernie était devenu privé après sept années ardues comme policier dans les rues pas toujours paisibles de Montréal, la ville cosmopolit e à majorité francophone d’environ deux millions d’habitants — sans compter sa grande banlieue — où il était né et avait grandi. Il l’appelait affectueusement son mini New York parce qu’elle avait encore, comme sa consœur américaine, un authentique centre- ville avec son quartier des affaires, ses boutiques, ses théâtres, ses restaura nts, ses bars et tous les problèmes découlant d’une vie nocturne pratiquée comme un spo rt national qui ne se terminait chaque nuit qu’aux petites heures. Tous ses amis, du moins ceux qui l’étaient encore, savaient qu’il avait détesté faire partie du plus gros corps policier du Québec. Pour la pure et simple raison qu’il avait viscéralement tout le mal au monde à se soumettre à toute autorité. Il avait en revanche apprécié au centuple le bagage d’expérience inestim able qu’il en avait tiré. Il y avait décroché une véritable maîtrise en connaissance des bas-fonds de sa ville. Un doctorat sur la face peu reluisante de plusieurs de ces anim aux urbains détraqués que toutes les associations de droits de l’homme persistent à nommer êtres humains. Il avait toujours senti, durant ces années d’apprentissage à la dure, que ces facettes de son expérience policière lui serviraient un jour pour s e réaliser pleinement dans le seul métier dont il rêvait depuis qu’il était adolescent. Depuis la découverte dans la bibliothèque poussiére use de son père des romans policiers de l’Américain Mickey Spillane et de son héros sans peur, mais non sans reproche, le privé Mike Hammer, il avait rêvé de de venir son émule québécois et, malgré ses jeunes 33 ans, il y était arrivé. Enfin presque. Il n’était pas encore le Mike Hammer idéalisé. Ses seules mésaventures, semblable s à celles de son héros — assommé dans une ruelle alors qu’il était encore pa yé par l’argent des contribuables municipaux et percé de deux balles de revolver qui l’avaient laissé avec l’annulaire gauche en moins à son tout premier jour comme privé —, il les avait déjà enfouies dans son inconscient. Il avait obtenu son permis officiel de détective pr ivé dûment émis par le ministère de la Sécurité publique du Québec, et c’est ce qui lui importait. Il avait ouvert son propre bureau où il était affiché bien en vue dans un cadr e en aluminium brossé. Et ce bureau n’était pas situé n’importe où. C’était sur la rue Saint-Paul Ouest, en plein cœur de la métropole du Québec, dans le Vieux-Montréal. À deux pas du Palais de justice où sévissent les tribunaux en matière civile et crimin elle. À quatre pas de l’édifice du quartier général qui abritait son ex-employeur, le Service de police de la ville de Montréal, quand il était étudiant en techniques pol icières. Cet édifice historique loge maintenant la Cour municipale où se jugent les caus es d’infractions routières et sommaires, tandis que le QG de la police est rendu sur la rue Saint-Urbain, tout près de la Place des Arts, ce qui lui vaut chez certains ma lfaisants le titre peu flatteur de Place des Porcs. Bernie avait déniché, pour le seconder, une jeune e t aguichante secrétaire, tout comme celle de son modèle Mike Hammer, mais il la c onsidérait comme beaucoup plus séduisante que la célèbre Valda qu’il imaginai t n’être qu’une bombe sexuelle.
Shirley Graham n’avait pas la cuisse légère comme l a secrétaire de Hammer. Elle était à la fois sa secrétaire et sa partenaire en bonne e t due forme avec 30 pour cent des actions de leur entreprise, l’Agence de détectives Bernie Matte et associés, et elle tenait à ce que leur relation en demeure une profes sionnelle et amicale, même si lui fantasmait secrètement sur elle la nuit. Bernie avait déjà au menu quelques mini-enquêtes ré ussies chez des commerçants aux prises avec des employés aux doigts croches et chez des particuliers aux prises avec des problèmes d’infidélité. Du gâteau pour le jeune détective. Il les avait démasqués tellement rapidement qu’il était presque gêné de déposer les sommes gagnées aussi facilement dans le compte de banque d e l’agence, d’autant plus qu’il avait décidé de ne jamais facturer moins de 250 dol lars l’heure. Il avait, entre autres, participé à une enquête du privé montréalais Johnny Aspiro, devenu depuis un ami, et 2 qui avait tourné au drame .Mais c’est l’appel de service du propriétaire de ba r Costas Kostasdakis qui lui avait fait le plus plaisir et a vait vraiment donné le ton à sa toute jeune carrière. C’était sa première enquête à caractère criminel, e t il l’avait reçue comme un cadeau tombé du ciel dès le lendemain de l’ouverture de so n agence. Bernie connaissait bien le fils de Costas, Frankie, le leader du groupe pun k rockLes Minables. Il avait sauvé sa réputation quand il était toujours dans la police. Il l’avait ramené à son père sans procéder à son arrestation quand, drogué jusqu’aux oreilles, le jeune musicien avait refusé de payer les deux prostituées avec qui il s’ était payé untriptrois dans un à bordel du bas de la ville. Son papa était éternelle ment reconnaissant envers Bernie de lui avoir évité toute poursuite judiciaire, et ce n ’était pas surprenant qu’il ait fait appel à ses services quand son Frankie lui avait appris qu’ il était victime de chantage. Bernie entendait encore son appel de détresse en se dirige ant vers le bar où son groupe jouait. — On fait chanter mon fils Frank, le leader du grou peLes Minables, tu te souviens de lui ? avait crié Costas Kostasdakis dans son cel lulaire, la voix étouffée par la musique qui hurlait à tue-tête dans son bar. — Passe à mon bureau, rue Saint-Paul, demain matin pour m’expliquer tout cela en détail. Bernie avait répondu tout excité à ce précieux cont act qu’il s’était fait dans le Milieu montréalais quand il était policier et qui était pr opriétaire du bar de danseusesChez Aphroditeint-Laurent.situé rue Sainte-Catherine Est près du boulevard Sa Le lendemain, fier comme un paon de recevoir son pr emier client comme détective à la solde, Bernie lui avait dit qu’il se souvenait é videmment de son fils chanteur et, avant d’accepter sur-le-champ de lui porter secours, il a vait tenté de le calmer avec un brin d’humour. — Je me souviens de Frankie comme si c’était hier, Costas, mais tu dis qu’on le fait chanter ; ce n’est pas cela qu’il fait dans la vie, chanter ? — Oui, mais là, on l’oblige à chanter et pas juste à chanter. À cracher de l’argent en retour de son silence… — Et tu veux que je trouve ceux qui tiennent le mic ro, c’est ça ? Eh bien, je vais faire de mon mieux, mon ami.
Fin de la conversation et début d’une enquête qui p longea le tout jeune détective privé dans le milieuundergroundtMontréal, un monde marginal qu’il ne connaissai  de pas, mais qui l’avait toujours intrigué.