49 pages
Français

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Oh!Rorscope

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Description


Pitch



L’inspecteur Anigal Desperate, alias Desp, (cf. Killing Stilettoz) reprend du service avec un nouveau venu.



Des vagues de meurtres au summum de l’horreur, aux portes de la folie et de l’Enfer, sont perpétrés en ville.



Les méthodes utilisées sont toutes liées aux signes zodiacaux.


Si vous achetez le journal aujourd’hui, ne lisez pas votre Oh!Rorscope. Ca pourrait vous porter malheur !



Sur l’auteur



Influencé par les univers d’Edgar Poe et de Stephen King (pour l’histoire), de Quentin Tarantino (pour l’image), de Frédéric Dard, alias San Antonio, et de Michel Audiard (pour les dialogues), de Coluche (pour l’irrévérence), de Pierre Desproges et d’Alexandre Astier (pour le rythme) ; pour ce nouvel ouvrage, l’humour, le langage trash et cash sont toujours au rendez-vous. Vous aussi ?



Avertissement



L’auteur décline toute responsabilité quant à l’utilisation des méthodes, idées, suggestions et moyens ci-dessous décrits et, qui seraient utilisés dans la réalité de façon malveillante. Il s’agit, ici, d’une pure fiction où aucun être humain, aucun animal, aucun légume, aucun portable, n’a été molesté, torturé, tué, ou perdu dans quelque endroit que ce soit, dans la vraie vie. Merci !

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EAN13 9782957170197
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0037€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Chapitre 1Retour au commissariat
Inspecteur Anigal Desperate, alias Desp : « Mais, oui, Irma,je suis sure, mais, oui, j’te dis. Ils m’ont collé une nouvelle recrue. Aucune idée de qui cela peut être. Un mec, une nana, j’en sais rien. Ce sera la surprise…du Chef.
« Depuis queGinali a pris sa retraite, ils estiment, en haut lieu, que j’ai besoin d’un co-équipier. Tu connais la maison. Dès qu’ils voient qu’un inspecteur estun peu trop libre dans ses prérogatives, on lui colle un mouchard. C’est une sorte de bracelet électronique pour flic.
«Je m’en sortais très bien toute seule. Je vais devoir lui expliquer la b. a. ba du métier. La recrue sort juste de l’école de police. Ca promet.
«Je suis plus à l’aise avec les truands. Ils connaissent leurboulot, eux. J’ai rien à leur apprendre. C’est ça qui est marrant.
«Mais, l’autre, là, je vais me le coltiner du matin au soir, six jours sur sept. Je vais te le faire danser, le nouveau, ça me rappellera quand je suis arrivée dans le groupe. Bon, je te laisse, je dois répondre à un appel. »
Desp raccrocha et prit l’autre ligne.
Desp : «Yes, Marv’? »
Marvin, à l’accueil: «J’ai quelqu’un pour toi,à l’accueil. Il dit qu’il commence aujourd’hui et on dirait un jeune cadre dynamique qui n’aurait pasmis de lait dans ses corn-flakes. Un vrai constipé.»
Desp : «Ah, c’est un gars, finalement! C’estle bleuque les huiles m’envoient pour formation et déception. Vas-y, fais péter, Marvin. Je suis dans mon bureau, on va voir comment il s’en sort pour me trouver, sans balise Argos. Merci, mon Chéri ! »
Chapitre 3G. M. O.Un sur douzePremier jour, lundi
La première chose qui frappait, c’était l’odeur. Celle du boisdes planches. Celle de la sciure de bois. Celle de l’huile des rouages des énormes scies. Celle de l’ambiance d’une usine qui bossedur.Et, une odeur d’andouillettede Gaie-Mémé, mal lavée. D’excréments pas frais du jour.
Enfin, du cadavre, du cadavre,c’étaitdit. Il aurait plutôt fallu parler de deux vite cadavres. Enfin, de deux moitiés de cadavre.
Voilà, a priori, c’était un mec. Coupé en deux dans le sens de la longueur, comme quand on fait un hotdog, en coupant le pain allongé dans le milieu, si c’était pas déjà pré-coupé. Après, on met la saucisse. Y’en a qui mettent de la moutarde ET du ketchup ET de la mayo. Parfois, un peu de choucroute, mais là, pour la choucroute, on repassera. Y’avait plus la place.Quoi que, si.
Chapitre 8Madame IrmaQuatrième jour, jeudi matin
Les bottes étaient toujours là. Et, toujours aussi fleuries. Toujours aussi déjanté, le jardin de Madame Irma.
La guirlande de loupiotes était allumée, cela signifiait qu’Irma était chez elle à contempler son petit coin de verdure,à l’ombre de l’impasse de la rue de la Poupée-qui-tousse, à Green City.
Desp : « Aimo, je vais te présenter à une femme formidable. Elle est spéciale, un peu barrée, mais dans le bon sens. C’est quelqu’un de bien.Tu vasl’aimer.»
Irma était, comme prévu, en train d’arracher les mauvaises herbes et d’arroser ses bottes. En caoutchouc et de radis.
Lorsqu’elle vit Desp, elle lâcha arrosoir, gouge et râteau, et vint à sa rencontre.
IrmaMichouz, alias M’am Miam: « ! Tu as laissé ton portable, laAh, ben, ça alors dernière fois que tu es venue prendre le thé.C’était la semainepassée. Qu’est-ce qu’y t’arrive, tu viens me présenter ton petit frère? »
Desp : « Bien sûr que non, Irma, tu sais bienque je suis fille unique. Non, c’est un petit nouveau qui fait équipe avec moi, maintenant. Ses passe-temps, il mange des hotdogs, des œufs durs, boit dela limonade, fait de la moto vintage, et pète dans la bagnole. Parfois, tout ça en même temps. Mais,c’est un bon gars. Un peu silencieux depuis que cette nouvelle a été écrite, mais on va lui faire dire des choses à ce petit lapin. »
Irma : « Dis-moi ce qui t’amènes, ma chérie.»
Desp : « Figure-toi que nous sommes sur une affaire à tiroirs. »
Aimo : « Vous aviez raison. Elle est space, Madame Irma. On dirait une jeune de quinze ans dans un corps de vieille. Mais, elle est rudement impressionnante. »
Desp : « Ne te fis pas aux apparences, mon petit Aimo. Il y a cinquante ans, tu ne lui aurais pas dit non. C’était une beauté, une danseuse, et une sacrée bonne femme.»
Chapitre 9Vierge de tous soupçonsQuatrième jour, jeudi après-midi
Le Professeur Pierre-André Duplantin, éminent chirurgien esthétique, dermatologue, et chercheur, mondialement reconnu, ayant plusieurs cliniques, dont une, en Suisse, avait l’habitude, lorsqu’il était à Green City, de se plonger dans son jacuzzi, tous les jeudis soirs.
Il procéda donc, dans son petit maillot de bains à rayures, griffé par un célèbre créateur à bandes.
Il ne sentit pas tout de suite la douleur qui lui parcourut la jambe gauche. Il pensa qu’il avait réglé la température un peu trop chaude, ce soir-là.
Mais, il n’eut pas le temps d’aller changer le thermostat, car il était incapable de poser le pied sur le caillebotis de sa salle de sport. Il en était incapable parce que la chair de son pied avait fondu. Et oui, son pied n’était plus qu’un pied de squelettebien blanc, comme bouffé par des piranhas.
Il fut tellement surpris qu’il glissa, bascula dans le spa, et se perdit dans des abysses des bulles rouges de sa mort propre et nette.
Quand les flics vinrent sur les lieux, prévenus par l’amant du Professeur Duplantin, ils ne trouvèrent pas grand-chose à mettre dans le sac. Ou si, dans des doggy bags, peut-être. Avec une petite cuillère. Ca ressemblait à des restes de fraisier dans une assiette sale. Des petits bouts. Des bouts de bouts. Des mini-bateaux en caoutchouc largués après un naufrage. Mais, sans passagers dedans.
Et l’odeur. Mon Dieu, l’odeur! Ca aurait fait fuir une armée de rats gloutons scrofuleux. Pourtant, le rat, hein, ça bouffe tout, et c’est pas bégueule. Mais, là, de toutes façons, y’avait plus rien à becqueter.
Chapitre 11Comme un poisson dans l’eau,vendredi fin de matinée
Coroner Dick : « Salut, grande prêtresse du crime. Voilà le topo. Zoltan, Amy. Est-Européenne.Nurse à domicile. La cinquantaine. Venait faire son linge avec l’accord du patron du restod’en face. Noyée dans la machine à laver industrielle, avec de la lessive, de l’eau de javelet de l’assouplissant. Elle est toute propre et toute molle. J’ai rarement eu l’occasion de travailler avec des gants sans tâche. Ca ferafaire des économies à l’administration du conté.
«Elle a été enfournée vivante dans le cylindre et il n’y avait plus qu’à programmer le cycle, la chaleur et les ingrédients. Voilà, tu sais tout.
« Et, une carte, bien sûr, collée à la flotte sur le carreau de la lessiveuse. Les Poissons. »
Chapitre 12BélierSixième jour, samedi, après-midi
Patpat rentra en trombes dans le bureaude Desp. Comme d’habitude.
Patpat, le collègue : «Y’en a un autre. Sur les docks, cette fois.»
Desp : «Aaah, j’adore les docks. On voit des vrais mecs, des beaux cargos et des tankers. Et,plein de bittes d’amarrage. Aussi, faut-il avoir envie de s’amarrer. C’est toutel’histoire dema vie.
Ils prirent la voiture, cette fois. En arrivant sur le dock quarante-six, côté ouest, Port de Green City, ses odeurs caractéristiques diffusaient des relents de mazout, d’eaux brassées par les hélices des énormes monstres de métal, les senteurs de rouille acide, les effluves mécaniques des machines, qui chargeaient et déchargeaient les containers multicolores et internationaux de plusieurs tonnes.
Tout cela, elle aimait Desp. Ca lui rappelait les voyages qu’elle avaitfaits dans sa jeunesse, notamment, en Belgique, en France, en Grèce, au Maroc.
Et, c’était comme à la foire aux mecs, ici. Des pulls rayés, mal rasés, des débardeurs blancs avec les muscles saillants, ceux qui étaient torse-nu tout luisants, ceux qui avaient des gueules burinées, ou d’autresavec des traces de graisse noirâtre sur le visage et les bras. Les cheveux collés par la sueur. Ambiance Cargo du Nuit. Tout ça était très sexy.Et puis, les types vraiment baraqués, c’était là qu’on les trouvait.
Patpat, déjà sur les lieux : « On a une galette, maintenant. Le type a été aplati, comme un cancrelat sous un talon de botte, par un container en provenance de Stockholm.
Chapitre 18L’enveloppe
Desp ouvrit l’enveloppe kraft. Elle contenait des photos, des articles de journaux, des fiches sur chacune des victimes et un mot tapé à la machine.
« Dolly Rubson, mannequin,maîtresse de Mortimer Mulligan, lors d’un défilé à Milan, a poignardé avec un escarpin à talon aiguille, une concurrente qui lui faisait de l’ombre pour sa carrière et qui menaçait de révéler sa liaison avec Mulligan. Elle ne put être interrogée, car elle fut prévenue par Lars Bingum, ami de Mulligan, et quitta l’Italie avant d’être interpellée.»
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- La peau des scolopendres (Thriller, Irrévérence, Humour, Horreur, Aventure)
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Auteur : Nom de plume : Myriam H. La plume éphémère Editions Crédit photo / maquette : Nom de plume : Myriam H. Pages : 48 Langue : Français ISBN 978-2-9571701-9-7 EAN 9782957170197 Date : Mars 2020 Email : editionslaplumeephemere@gmail.com